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    • L’invalidité relève du Code de la sécurité sociale Elle n’est pas un motif de licenciement et n’a aucune incidence automatique sur le contrat de travail.
    • Le salarié n’est pas obligé d’informer son employeur de son invalidité ; il peut continuer à travailler et cumuler sa pension avec un salaire, dans la limite d’un plafond.
    • Après une absence d’au moins 60 jours pour maladie non professionnelle (30 jours pour un accident du travail), l’employeur doit organiser une visite médicale de reprise.

La reconnaissance de l’invalidité du salarié par la Sécurité sociale lui permet de percevoir une pension d’invalidité venant compenser la perte de salaire entraînée par l’état de santé. Cette reconnaissance d’invalidité n’aura aucune incidence sur le contrat de travail en cours (CDD ou CDI) du salarié.

Qu’est-ce que l’invalidité d’un salarié ? 

La notion d’invalidité relève uniquement du droit de la sécurité sociale : elle n’a pas d’implication directe sur le contrat de travail. Le classement en invalidité n’est donc pas un motif légitime de licenciement, même si une convention collective prévoit que l’invalidité justifie la résiliation du contrat.

L’état d’invalidité est constaté par le médecin-conseil de la sécurité sociale lorsqu’un accident ou une maladie non-professionnelle réduit d’au moins deux tiers la capacité de travail et de gain du salarié. Cela implique que la personne déclarée invalide ne puisse plus exercer son métier comme avant.

En outre, le médecin peut demander à ce que le salarié soir en temps partiel thérapeutique.

Afin de déterminer s’il y a ou non invalidité, le médecin-conseil prend généralement différents éléments en compte :

  • La capacité de travail restante,
  • L’état général,
  • L’âge,
  • Les facultés physiques et mentales,
  • Les aptitudes,
  • La formation professionnelle de l’assuré.

L’article L341-4 du Code de la sécurité sociale définit la notion d’invalidité en la divisant en 3 catégories :

  • 1ère catégorie : vise les personnes invalides capables d’exercer une activité rémunérée ;
  • 2ère catégorie : vise les personnes invalides absolument incapables d’exercer une profession quelconque ;
  • 3ème catégorie : vise les personnes invalides absolument incapables d’exercer une profession quelconque, et qui sont dans l’obligation de recourir à l’assistance d’une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie.

les 3 catégories d'invalidité
Il ne faut pas confondre invalidité et inaptitude. Seul le médecin du travail a compétence pour déclarer l’inaptitude d’un salarié à exercer un poste spécifique.

Distinction entre invalidité et inaptitude

L’invalidité du salarié est une notion qui renvoie au Code de la Sécurité sociale et qui est conditionnée par la décision du médecin conseil. Par conséquent, cette notion ne doit surtout pas se confondre avec la notion d’inaptitude qui relève, elle, d’une décision du médecin du travail.

L’inaptitude, contrairement à l’invalidité, s’apprécie en fonction du poste occupé et des possibilités d’aménagements de poste par l’entreprise.

Ainsi, la décision d’invalidité du médecin conseil de la Sécurité sociale et la décision d’inaptitude du médecin du travail sont totalement indépendantes : aucune des deux ne s’impose à l’autre. Un salarié inapte n’a par exemple pas systématiquement droit au versement d’une pension d’invalidité. De même, une personne déclarée invalide n’est pas systématiquement inapte au travail.

Ainsi, seul le médecin-conseil de la caisse primaire d’assurance-maladie est compétent pour apprécier l’état d’invalidité.

Le salarié est-il tenu d’informer son employeur de son invalidité ?

Un salarié déclaré invalide n’a en aucun cas l’obligation d’en informer son employeur. Par ailleurs, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) n’y est pas tenue non plus.

L’employeur ne pourra en aucune façon sanctionner un salarié qui ne l’a pas informé de son invalidité.

De cette façon, si le salarié continue à travailler normalement ou à fournir des arrêts maladie établis par son médecin, l’employeur pourra ne jamais avoir connaissance de la situation d’invalidité de son salarié. Le contrat de travail se poursuivra alors normalement.

Il est cependant important de noter que le salarié a parfois intérêt à faire part de son invalidité à l’employeur. C’est notamment le cas lorsqu’il peut bénéficier d’une prise en charge du complément de sa pension d’invalidité au titre d’un régime de prévoyance.

Peut-on continuer à travailler en invalidité ?

Travailler en invalidité : est-ce permis ?

Être reconnu invalide n’interdit pas de travailler. L’invalidité mesure une perte de capacité de gain, pas une interdiction d’exercer une activité. Un salarié en invalidité de 1re catégorie peut poursuivre une activité professionnelle, le plus souvent à temps partiel. En 2e ou 3e catégorie, l’exercice d’un emploi reste juridiquement possible si l’état de santé le permet, même si ces catégories visent en principe des personnes incapables d’exercer une profession. C’est l’avis du médecin du travail, et non la catégorie d’invalidité, qui détermine l’aptitude au poste.

Cumuler la pension d’invalidité et un salaire

La pension d’invalidité versée par la Sécurité sociale peut se cumuler avec un salaire. Ce cumul est toutefois plafonné. Depuis le 1er avril 2022, la caisse compare le total (pension + revenus d’activité) à un « salaire de comparaison ». Lorsque ce total dépasse ce seuil pendant deux trimestres consécutifs, la pension est réduite à hauteur du dépassement. Le salarié déclare ses revenus d’activité à sa caisse primaire d’assurance maladie pour que ce calcul soit appliqué.

Le salaire de comparaison correspond, en pratique, au salaire moyen perçu avant l’invalidité. Son montant est revalorisé chaque année.

Passer à temps partiel : l’avenant au contrat de travail

Si l’état de santé impose de réduire le temps de travail, l’employeur ne peut pas l’imposer seul. Une diminution des heures modifie un élément essentiel du contrat. Elle suppose l’accord du salarié, formalisé par un avenant au contrat de travail signé des deux parties. À défaut d’accord, le contrat se poursuit aux conditions initiales, ou la situation relève de la procédure d’inaptitude.

Les conséquences de la mise en invalidité du salarié sur le contrat de travail

Lorsqu’un salarié informe son employeur qu’il est invalide, ce dernier ne peut pas le licencier automatiquement. En effet, comme il a été détaillé plus haut : l’invalidité n’est pas une notion de droit du travail et à ce titre, n’est pas connectée au contrat de travail. Les différentes réactions possibles s’offrant à l’employeur dépendront ainsi de la situation du salarié.

Le salarié continue d’envoyer des arrêts de travail à son employeur

Dans le cas suivant, peu importe la reconnaissance de l’invalidité, le contrat de travail du salarié est dans tous les cas suspendu pour maladie, ou inaptitude physique. C’est le cas pour tout salarié disposant d’un arrêt maladie.

La suspension du contrat de travail n’affecte pas le statut du salarié, il reste compris dans l’effectif de l’entreprise.

L’absence du salarié, si elle perdure, pourra faire l’objet d’un licenciement personnel pour perturbation du bon fonctionnement de l’entreprise.

Le salarié qui ne fournit pas (ou plus) d’arrêts de travail, ne vient plus travailler et n’informe pas son employeur de son invalidité

Dans le cas d’un silence complet du salarié, il est fortement conseillé à l’employeur d’envoyer un courrier dans lequel il met en demeure le salarié de justifier son absence.  le courrier devra mentionner qu’en l’absence de justification par un certificat médical, le salarié devra reprendre son travail, et passer une visite médicale de reprise.  

A défaut de réaction du salarié à cette (ces) mise(s) en demeure, l’employeur pourra le licencier pour absence injustifiée (licenciement pour faute).

La visite médicale de reprise est obligatoire après une absence d’au moins 60 jours pour maladie ou accident d’origine non professionnelle, et d’au moins 30 jours pour un accident du travail ou une maladie professionnelle (article R4624-31 du Code du travail).

Cas du salarié qui informe son employeur de son état d’invalidité, et ne manifeste aucune volonté de reprendre le travail

Dans ce cas précis, la jurisprudence s’est prononcé en indiquant que l’employeur informé du classement en invalidité de son salarié doit organiser une visite médicale de reprise.

À défaut ou en cas de convocation trop tardive à cette visite médicale, l’employeur commet une faute engageant sa responsabilité et permettant au salarié de bénéficier de dommages-intérêts en fonction du préjudice subi.

Le salarié informe son employeur de l’état d’invalidité et demande une visite de reprise

Deux situations sont à distinguer selon que le salarié soit en arrêt de travail ou non au moment de l’annonce de la reconnaissance d’invalidité.

Dans le cas où le salarié est en arrêt de travail, son contrat est par principe suspendu. Or le salarié ne peut pas passer de visite médicale tant que son contrat de travail est suspendu : il devra donc l’effectuer après son arrêt maladie. 

Dans le cas où le salarié n’est pas en arrêt de travail, l’employeur est tenu de convoquer le salarié à une visite médicale de reprise. A défaut de planification de cette visite par l’employeur, le salarié peut demander la rupture de son contrat de travail auprès du Conseil des Prud’hommes. Cette rupture pourra alors s’analyser comme un licenciement abusif.

Cas du salarié qui informe son employeur de son invalidité mais ne se présente pas à sa visite de reprise

Le salarié qui ne se présente pas à une visite médicale commet une faute s’il n’est pas en mesure de justifier son absence à cette visite. A ce titre le salarié peut être sanctionné, la sanction pouvant aller jusqu’au licenciement disciplinaire si le contexte le justifie.

La visite médicale de reprise

La visite médicale de reprise est l’examen d’un salarié par le médecin du travail, effectué en vue de lui délivrer un avis d’aptitude médical afin qu’il puisse reprendre son poste dans l’entreprise.

L’employeur organise cette visite le jour de la reprise du travail, et au plus tard dans un délai de 8 jours qui suivent cette reprise. Elle est obligatoire après un congé de maternité, une absence pour maladie professionnelle, une absence d’au moins 30 jours après un accident du travail, ou une absence d’au moins 60 jours pour maladie ou accident d’origine non professionnelle.

A l’issue de cette visite de reprise, le médecin du travail pourra déclarer le salarié comme :

  • Apte à son poste et il pourra dans ce cas poursuivre son activité professionnelle normalement, bien qu’invalide ;
  • Inapte à son poste, et dans ce cas l’employeur pourra le licencierpour inaptitude en respectant strictement la procédure dédiée (2ème visite médicale, recherche de reclassement, convocation à entretien préalable, notification du licenciement etc.).

Le licenciement du salarié invalide : procédure et indemnités

L’invalidité peut-elle conduire à un licenciement ?

L’invalidité, à elle seule, ne justifie jamais un licenciement. En revanche, si le médecin du travail déclare le salarié inapte à son poste à l’issue de la visite de reprise et qu’aucun reclassement n’est possible, l’employeur peut engager un licenciement pour inaptitude. La procédure est strictement encadrée : recherche de reclassement, consultation du comité social et économique (CSE) le cas échéant, entretien préalable et notification du licenciement.

Quelles indemnités pour le salarié licencié ?

Lorsque l’invalidité débouche sur une inaptitude d’origine non professionnelle, le salarié licencié perçoit l’indemnité de licenciement légale, sans le doublement réservé à l’inaptitude d’origine professionnelle. Le préavis n’est pas exécuté et, pour une inaptitude non professionnelle, n’est en principe pas indemnisé (article L1226-4 du Code du travail), mais sa durée est prise en compte pour calculer l’ancienneté. Le montant de l’indemnité dépend de l’ancienneté et du salaire de référence du salarié.

    L’invalidité d’un salarié est une notion de sécurité sociale, sans effet automatique sur son contrat de travail : elle ne constitue pas un motif de licenciement et n’oblige pas le salarié à informer son employeur. Le salarié peut continuer à travailler, souvent à temps partiel après signature d’un avenant, et cumuler sa pension avec un salaire dans la limite du salaire de comparaison. Dès qu’il est informé de l’invalidité, l’employeur doit organiser une visite médicale de reprise, obligatoire après 60 jours d’absence pour maladie non professionnelle. Si cette visite débouche sur une inaptitude sans reclassement possible, un licenciement pour inaptitude peut être prononcé, ouvrant droit à l’indemnité légale de licenciement.

FAQ

En quoi consiste l'invalidité d'un salarié ?

L'état d'invalidité est constaté par le médecin-conseil de la sécurité sociale lorsqu'un accident ou une maladie non professionnelle réduit d'au moins deux tiers la capacité de travail et de gain du salarié. Cela implique que la personne déclarée invalide ne puisse plus exercer son métier comme avant.

Un salarié est-il tenu d'informer son employeur sur son état d'invalidité ?

Le salarié déclaré invalide par le médecin-conseil de la sécurité sociale n'est soumis à aucune obligation d'en informer son employeur. Aucune sanction ne pourra être appliquée par ce dernier pour défaut d'information.

Qu'est-ce qu'une visite médicale de reprise ?

La visite médicale de reprise est l'examen d'un salarié par le médecin du travail, effectué en vue de lui délivrer un avis d'aptitude médical à reprendre son poste dans l'entreprise.

Peut-on travailler en étant en invalidité ?

Oui. L'invalidité réduit la capacité de gain mais n'interdit pas de travailler. Un salarié en invalidité, y compris en 2e catégorie, peut exercer une activité, le plus souvent à temps partiel, si son état de santé le permet. C'est le médecin du travail qui apprécie l'aptitude au poste.

Peut-on cumuler une pension d'invalidité et un salaire ?

Oui, dans une certaine limite. Depuis avril 2022, si le total de la pension et des revenus d'activité dépasse le salaire de comparaison pendant deux trimestres consécutifs, la pension est réduite du montant du dépassement.

Quelle indemnité en cas de licenciement lié à une invalidité ?

L'invalidité n'est pas un motif de licenciement. Si elle entraîne une inaptitude non professionnelle sans reclassement possible, le salarié licencié perçoit l'indemnité légale de licenciement, sans doublement.
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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 18/06/2026

Sources de l'article

150 Commentaires
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Bonjour, je suis en invalidité catégorie 2 par rapport à mon cœur. Je travaille à temps partiel auprès d’une personne âgée ayant Alzeimher. Cette personne étant un poids mort, j’ai de plus en plus de difficulté à la relever et elle est de plus en plus instable sur ses jambes.
Mon médecin et mon cardiologue m’ont dit, la santé avant tout.
A cet effet puis-je me mettre en arrêt de travail et bénéficier d’un licenciement auprès de mon employeur qui est le fils de cette dame ?
Merci pour votre réponse.

Bonjour, L’arrêt de travail relève d’une décision médicale : si votre état de santé le justifie, votre médecin peut vous le prescrire, indépendamment de votre statut d’invalidité de catégorie 2, qui n’interdit pas en soi l’exercice d’une activité à temps partiel. En revanche, un salarié ne peut pas, à proprement parler, exiger d’être licencié. Lorsque la santé est en cause, c’est généralement le médecin du travail qui, après examen, peut constater une inaptitude au poste ; l’employeur doit alors rechercher un reclassement et, à défaut, peut être amené à prononcer un licenciement pour inaptitude. D’autres modes de rupture, comme la… Lire la suite »

Bonjour, je viens de signer un CDI a 35h dans un nouveau domaine de travail. En discutant avec ma patronne je lui dit que j’ai une pension d’invalidité 1.
Celle-ci me dit que j’aurai du l’ informée car elle doit déduire ma pension de mon salaire.
Je suis un peu surprise car je n’ai jamais rencontré se cas dans mon ancien travail.
Pourriez vous me renseigner svp

Bonjour, La pension d’invalidité relève du régime de sécurité sociale et est versée par la caisse primaire, conformément à l’article L.341-1 du Code de la sécurité sociale. Elle peut être cumulée avec un revenu professionnel dans les limites prévues à l’article L.341-12, sans que l’employeur n’ait à en assurer la gestion. Aucun texte n’autorise, en principe, l’employeur à déduire le montant de la pension d’invalidité du salaire contractuellement dû, le salaire étant régi par l’article L.3221-3 du Code du travail. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à… Lire la suite »

Bonjour, depuis le 1er Janvier 2026 je suis passé en invalidité de catégorie 1, et j’ai remarqué que sur ma fiche de paie de janvier 2026 mon salaire de base qui est lié à mon contrat de travail a était modifié en baisse, sans que je sois prévenu. Ils ont calculé mon salaire de base a 70% est ce normal, alors qu’avant j’avais un salaire de base à 100% et j’étais calculé en temps partiel ou il me décompté mes heures à hauteur de 30%. et je me rends compte que je perds plus est ce normal de baisser mon… Lire la suite »

Bonjour, Le classement en invalidité de 1re catégorie, prévu à l’article L.341-4 du Code de la sécurité sociale, n’emporte pas, par principe et par lui-même, modification du contrat de travail. La rémunération contractuelle ne peut être modifiée unilatéralement par l’employeur, une telle modification constituant un élément essentiel du contrat soumis à l’accord du salarié (article L.1221-1 du Code du travail et jurisprudence constante). Seule une réduction du temps de travail acceptée peut en principe justifier une adaptation proportionnelle du salaire. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre… Lire la suite »

Bonjour, Embaucher en 2000, je suis tombé malade fin 2010, d’une méningite à purpara fulminent. Suite à cela je suis amputée des 2 jambes au niveau tibial et greffé à 60 % du corps. Entraînement plusieurs mois et d’année d’hospitalisation. De 2010 à 2013 j’étais en maladie avec des indemnités journalières, en 2014 j’ai basculé en invalidité catégorie 2 , avec une pension d’invalidité de la CPAM et une rente trimestrielle de la prévoyance de mon employeur. En 2013, toujours en centre de rééducation à Berck sur Mer, nous nous sommes rendu sur mon entreprise avec l’ergonome de Comète -France.… Lire la suite »

Bonjour, Nous ne pouvons exposer que des règles générales de droit, sans les appliquer à une situation personnelle. L’ancienneté est définie par l’article L1234-1 du Code du travail et peut inclure, selon la jurisprudence, certaines périodes de suspension du contrat de travail, notamment en cas de maladie, d’invalidité ou d’accident, dès lors que le contrat n’est pas rompu. Les droits liés à l’ancienneté peuvent être précisés par la convention collective applicable. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous… Lire la suite »

Bonjour,
Je suis en invalidité 2 ème catégorie, si mon employeur me licencie pour inaptitude peut il m’imposer de poser les congés payés qu’il me doit si moi je souhaite qu’il me les paie ?

Cordialement.

Bonjour, Je suis en invalidité 2, je recois une indemnité de la sécurité sociale et de ma prévoyance, mon employeur est prévenu, dois je envoyer des arrêts de travail tous les mois?

Bonjour, Légalement, en situation d’invalidité de catégorie 2, i; n’y a pas lieu d’adresser des arrêts de travail mensuels à la Sécurité sociale, car l’individu n’est pas considéré comme étant en arrêt maladie mais reconnu en incapacité durable de travail, conformément à l’article L341-4 du Code de la sécurité sociale. Toutefois, certaines caisses de prévoyance exigent encore des justificatifs périodiques. Il est donc essentiel de vérifier les conditions précises du contrat de prévoyance. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une… Lire la suite »

Bonjour, j’ai été déclarée en invalidité 2 avec impossibilité de reclassement par le médecin du travail de la MSA au 06/01/25. Pour éviter une éventuelle perte de salaire entre mon licenciement et le versement de la pension d’invalidité, et en accord avec le médecin du travail j’ai demandé à mon employeur de me mettre en congés jusqu’à la date de mon licenciement. Suite à un contrôle du service invalidité, la MSA considère que j’ai repris mon travail un mois et réduit drastiquement ma pension, incluant mon indemnité de licenciement dans mes revenus. Est-ce légal sachant que même si je n’avais… Lire la suite »

Bonjour, La pension d’invalidité de 2ᵉ catégorie est en principe maintenue tant que l’assuré ne reprend pas une activité professionnelle effective. Or, l’exercice de congés payés en maintien de rémunération, même sans reprise de poste, peut être interprété par la MSA comme un revenu d’activité, sauf s’il s’agit d’un solde de congés postérieur à la reconnaissance d’inaptitude. L’inclusion de l’indemnité de licenciement dans les revenus peut également être contestée si elle n’est pas liée à une activité. Ce type de situation relève d’une appréciation de la caisse, susceptible de réexamen ou de recours en commission de recours amiable. Nous vous… Lire la suite »

J’ai été déclarée en invalidité catégorie 2 en 2023. J’ai informé mon employeur de cette situation et lui ai adressé tous mes arrêts de travail pendant cette période. J’ai eu 62 ans en septembre et j’ai repris mon activité professionnelle à temps partiel puisque mon état de santé le permettait. Au préalable j’ai demandé le report de ma pension retraite ainsi que la poursuite du versement de mon invalidité. Depuis la CPAM a cessé de me verser mon invalidité. L’assureur Prévoyance de mon employeur a également cessé de me verser mon complément de salaire. La CPAM peut-elle refuser la poursuite… Lire la suite »

Bonjour, La pension d’invalidité prend fin automatiquement à l’âge légal de départ à la retraite, sauf si l’assuré demande expressément le maintien de cette pension en poursuivant une activité professionnelle. Toutefois, cette demande doit impérativement être faite avant la date d’effet de la retraite. Si la CPAM a néanmoins interrompu le versement, cela peut résulter d’une mauvaise prise en compte de la demande ou d’un défaut de pièce. Il est impératif de vérifier que la demande de maintien a bien été formellement enregistrée avant vos 62 ans et accompagnée des justificatifs nécessaires. Concernant la prévoyance, l’assureur ne verse plus de… Lire la suite »

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris