La mise à pied disciplinaire
Dernière mise à jour le 16/04/2024
- Qu’est-ce que la mise à pied disciplinaire ?
- Quelles sont les fautes ou comportements qui peuvent entraîner une mise à pied disciplinaire ?
- Quelles sont les caractéristiques d’une sanction disciplinaire ?
- Quelles sont les étapes à suivre lorsqu’une mise à pied disciplinaire est envisagée ?
- Est-il obligatoire pour l’employeur de suivre une procédure disciplinaire lorsqu’il souhaite sanctionner un salarié ?
- Quels sont les droits de l’employé au cours de la procédure ?
- Comment se déroule l’entretien disciplinaire ?
- Quelles sont les conséquences pour l’employé mis à pied ?
- Quels sont les objectifs de la mise à pied disciplinaire ?
- Comment contester une mise à pied disciplinaire ?
- L’employeur a-t-il un délai pour sanctionner l’employé ?
- Comment garantir une procédure légale et éthique ?
- FAQ
Lorsqu’une entreprise se trouve face à des situations de non-conformité, de fautes professionnelles, ou de comportement inapproprié de la part de ses employés, elle peut être conduite à prendre des mesures disciplinaires afin de préserver l’ordre et la cohésion au sein de l’organisation.
La mise à pied disciplinaire est l’une de ces mesures. Elle constitue un sujet essentiel dans le domaine des ressources humaines et du droit du travail.
Qu’est-ce que la mise à pied disciplinaire ?
La mise à pied disciplinaire est une mesure prise par un employeur à l’encontre d’un employé en réponse à un comportement ou à des actions considérés comme contraires aux règles, aux politiques ou aux normes de l’entreprise.
Elle constitue une réaction à des fautes professionnelles, des manquements aux obligations du contrat de travail, des comportements inappropriés au sein du lieu de travail, pour des absences sans motif ou abandon de poste.
Cette mesure a pour objectif de sanctionner l’employé pour son comportement répréhensible et de l’inciter à rectifier son attitude.
La mise à pied disciplinaire peut prendre différentes formes notamment :
- Mise à pied conservatoire : dans certains cas l’employeur peut décider de suspendre temporairement l’employé en attendant une enquête ou une procédure disciplinaire plus approfondie.
- Mise à pied pour une durée indéterminée : cette mesure peut être utilisée dans des situations graves, où l’employeur décide de suspendre l’employé jusqu’à ce que la situation soit résolue ou que des mesures plus définitives soient prises.
Avant d’appliquer une mise à pied disciplinaire, l’entreprise suit généralement une procédure interne. Au cours de celle-ci, l’employeur informe l’employé des allégations portées contre lui, lui offre la possibilité de se défendre, et lui donne l’occasion de s’exprimer sur les faits reprochés.
La décision de mise à pied repose souvent sur une évaluation objective de la situation, alignée sur les politiques et les procédures internes de l’entreprise, tout en respectant les lois et réglementations du travail en vigueur.
Quelles sont les fautes ou comportements qui peuvent entraîner une mise à pied disciplinaire ?
Les fautes ou comportements qui peuvent entraîner une mise à pied disciplinaire varient en fonction des politiques internes de l’entreprise et des lois du travail en vigueur.
En général, ils incluent des actions telles que :
- Absences non autorisées ou répétées au travail ;
- Comportement inapproprié, comme le harcèlement, la discrimination, l’insubordination ou des langages offensants ;
- Violation des politiques internes de l’entreprise, telles que la sécurité informatique, la confidentialité des données ou les politiques de gestion du temps ;
- Non-respect des procédures de sécurité au travail ;
- Mauvaise performance professionnelle ;
- Vol, fraude, falsification de documents ou mauvaise utilisation des biens de l’entreprise ;
- Utilisation inappropriée des médias sociaux en lien avec le travail ;
- Usage de drogues ou d’alcool sur le lieu de travail affectant la performance ou la sécurité ;
- Non-respect des normes de qualité ou de sécurité, notamment dans les secteurs réglementés ;
- Conflits d’intérêts non déclarés qui pourraient compromettre l’intégrité de l’entreprise ;
- Refus de se conformer aux procédures disciplinaires internes de l’entreprise lorsqu’une enquête ou une mesure disciplinaire est en cours.
Quelles sont les caractéristiques d’une sanction disciplinaire ?
La sanction disciplinaire doit être équilibrée par rapport à la faute commise par le salarié. Elle peut entraîner des répercussions immédiates ou différées sur sa présence dans l’entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération, à l’exception de l’avertissement.
L’employeur ne peut sanctionner deux fois la même faute, et les simples observations verbales ne sont pas considérées comme des sanctions disciplinaires.
Les sanctions peuvent revêtir différentes formes, telles que le blâme, la mise à pied disciplinaire, la rétrogradation, la mutation, le licenciement pour faute réelle et sérieuse, ou le licenciement pour faute grave ou lourde.
Il est impératif de suivre une procédure disciplinaire correcte, notamment en convoquant le salarié à un entretien préalable, où il a l’opportunité de s’exprimer sur les fautes qui lui sont reprochées.
Quelles sont les étapes à suivre lorsqu’une mise à pied disciplinaire est envisagée ?
Lorsqu’une mise à pied disciplinaire est envisagée, plusieurs étapes doivent être suivies pour garantir que la procédure soit équitable et conforme aux règles de l’entreprise ainsi qu’aux lois du travail.
Voici les étapes générales à suivre.
Analyse de la situation
L’employeur doit analyser la situation qui a conduit à envisager une mise à pied disciplinaire. Il s’agit de déterminer la gravité de la faute ou du comportement fautif et d’évaluer si une mesure disciplinaire est appropriée.
Notification à l’employé
Informez le salarié de la nécessité d’un entretien préliminaire. La notification doit inclure les raisons de la réunion, la date, l’heure et le lieu, ainsi que le droit du salarié d’être accompagné par un représentant du personnel.
Entretien préliminaire
Convoquez le salarié à un entretien préliminaire. Cet entretien vise à discuter de la situation, à entendre la version du salarié et à recueillir des informations supplémentaires. L’employeur doit expliquer les faits reprochés et informer le salarié de son droit à s’exprimer.
Enquête interne (si nécessaire)
Si les circonstances l’exigent, menez une enquête interne pour recueillir des preuves supplémentaires. Il est important de garantir que l’enquête soit impartiale et respecte la confidentialité.
Entretien disciplinaire
Organisez un entretien disciplinaire formel. Pendant cet entretien, l’employeur doit exposer clairement les faits reprochés, donner au salarié l’opportunité de répondre et envisager toute explication ou défense présentée.
Prise d’une décision par l’employeur
Après avoir pris en compte les informations de l’entretien disciplinaire et, le cas échéant, des résultats de l’enquête interne, l’employeur doit prendre une décision concernant la mise à pied disciplinaire.
Notification de la décision au salarié
Notifiez par écrit la décision de mise à pied au salarié. La lettre de notification doit inclure les motifs de la mise à pied, sa durée (si applicable), les droits du salarié, et les voies de recours disponibles.
Suivi et mesures correctives (si nécessaire)
Après la mise à pied, assurez-vous de suivre le salarié et, si nécessaire, mettez en place des mesures correctives. Cela peut inclure un accompagnement, une formation ou des discussions pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent.
- Analyse de la situation ;
- Notification à l’employé ;
- Entretien préliminaire ;
- Entretien interne ;
- Entretien disciplinaire ;
- Décision de l’employeur ;
- Notification de la décision au salarié ;
- Suivi et mesures correctives.

Est-il obligatoire pour l’employeur de suivre une procédure disciplinaire lorsqu’il souhaite sanctionner un salarié ?
L’employeur doit suivre une procédure disciplinaire spécifique pour sanctionner un salarié.
La procédure varie en fonction de la gravité de la sanction envisagée, que ce soit une sanction mineure (avertissement, blâme) ou une sanction lourde (mise à pied disciplinaire, rétrogradation, licenciement).
Sanction mineure
L’employeur n’est pas contraint de convoquer le salarié à un entretien préalable pour les sanctions mineures. La décision de l’employeur, spécifiant la sanction et les reproches, doit être écrite et argumentée.
Cette décision est notifiée au salarié soit par lettre remise en mains propres contre décharge, soit par lettre recommandée avec accusé de réception.
Sanction lourde
Pour les sanctions lourdes, l’employeur doit convoquer le salarié à un entretien préalable par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre.
Cette convocation doit être envoyée dans les deux mois suivant la découverte des faits reprochés.
Lors de l’entretien, l’employeur expose les motifs de la sanction envisagée et recueille les explications du salarié.
Un délai de réflexion est observé avant la notification de la sanction, avec un délai de 5 jour ouvrable dans le cas d’un licenciement.
La notification de la sanction doit être effectuée dans les 2 jours ouvrables suivant l’entretien, et au plus tard 1 mois après que l’entreprise ait adressé au salarié la décision écrite et argumentée par lettre recommandée ou remise en main propre.
Quels sont les droits de l’employé au cours de la procédure ?
Voici les droits généralement reconnus à l’employé au cours de cette procédure.
Droit à l’information
L’employeur doit informer clairement et en détail l’employé des raisons de la mise à pied disciplinaire. Il doit recevoir une notification écrite précisant les allégations contre lui, la durée de la mise à pied (le cas échéant), la date d’entrée en vigueur de la mesure, et les droits dont il dispose pendant la procédure.
Droit à la défense
L’employé a le droit de se défendre et de présenter sa version des faits. Il peut fournir des explications, des témoignages ou des preuves pour contester les allégations portées contre lui.
Droit à un représentant
L’entretien disciplinaire accorde à l’employé le droit d’être accompagné par un représentant syndical ou un conseiller. Ce représentant peut apporter un soutien et des conseils à l’employé pendant la procédure.
Droit à la confidentialité
Au cours de la procédure disciplinaire, il est impératif de traiter de manière confidentielle les discussions et les informations échangées, sauf si la divulgation s’avère nécessaire pour l’enquête ou la prise de décision.
Droit à l’équité
L’employé a le droit à une procédure équitable et impartiale. Cela signifie que la procédure doit être menée de manière objective, sans partialité ou préjugé envers l’employé.
Droit de contester la décision
Si l’employé est en désaccord avec la décision de mise à pied disciplinaire, il a le droit de la contester. Cela peut inclure le recours à une procédure interne d’appel ou à des recours légaux, le cas échéant.
Droit à l’intégrité personnelle
L’employeur doit traiter l’employé avec respect et dignité tout au long de la procédure, et il est généralement interdit de pratiquer le harcèlement ou la discrimination.
Droit de connaître les conséquences
L’employé a le droit de connaître les conséquences possibles de la mise à pied disciplinaire, y compris la durée de la suspension, les répercussions sur son emploi et les mesures de suivi, le cas échéant.
Droit de prendre des mesures correctives
En cas de suggestion ou de mise en place de mesures correctives, l’employé a le droit de coopérer et de travailler en vue de corriger son comportement ou sa performance.
Comment se déroule l’entretien disciplinaire ?
L’entretien disciplinaire est une étape essentielle dans le processus de mise à pied disciplinaire.
Il commence par une convocation officielle de l’employeur, suivie d’une communication préalable des allégations à l’employé.
Pendant l’entretien, l’employeur expose en détail les accusations, présente les preuves et permet à l’employé de répondre et de fournir des explications.
Les deux parties peuvent discuter des éléments et clarifier les points litigieux.
Après cet entretien, l’employeur prend une décision qu’il communique ensuite à l’employé, y incluant également la durée de la suspension si elle est maintenue.
L’employé a le droit de contester la décision en suivant la procédure interne de l’entreprise ou en engageant des recours légaux si nécessaire.
Il est recommandé de rédiger un procès-verbal récapitulant les points discutés afin de documenter de manière transparente la procédure.
Quelles sont les conséquences pour l’employé mis à pied ?
La mise à pied disciplinaire peut entraîner plusieurs conséquences pour l’employé, qui dépendent de la gravité de la faute, de la durée de la suspension du contrat de travail, des politiques internes de l’entreprise et des lois locales.
Voici certaines des conséquences possibles :
- Perte de salaire : pendant la période de mise à pied, l’employé ne perçoit généralement pas de salaire. Sauf disposition contraire dans le contrat de travail ou les conventions collectives.
- Impact sur la carrière : une mise à pied disciplinaire peut avoir un impact négatif sur la carrière de l’employé. Elle peut entraîner un avertissement ou des antécédents disciplinaires qui pourraient compliquer la recherche d’un nouvel emploi.
- Perte de prestations : la suspension peut également entraîner la perte temporaire de prestations. Telles que les avantages sociaux, les primes et les indemnités.
- Modification des responsabilités : à son retour au travail, l’employé peut se voir attribuer des tâches ou des responsabilités différentes en fonction des mesures correctives ou des plans d’amélioration mis en place.
- Impact psychologique : une mise à pied disciplinaire peut avoir un impact émotionnel et psychologique sur l’employé. Notamment en termes de stress, de démotivation ou de perte de confiance.
- Dommages à la réputation : la réputation professionnelle de l’employé peut être affectée par une mise à pied disciplinaire. Ce qui pourrait influencer sa relation avec les collègues, les clients ou les partenaires commerciaux.
- Conséquences légales : si l’employé estime que la mise à pied était injuste ou illégale, il pourrait engager des poursuites légales pour contester la décision.
Quels sont les objectifs de la mise à pied disciplinaire ?
La mise à pied disciplinaire a plusieurs objectifs au sein d’une organisation.
Ces objectifs varient en fonction de la nature de la faute commise et des politiques spécifiques de l’entreprise. Cependant ils visent généralement les points suivants :
- Correction du comportement : l’un des objectifs principaux de la mise à pied disciplinaire est de corriger le comportement inapproprié ou non conforme de l’employé.
- Dissuasion : la mise à pied disciplinaire sert également de dissuasion pour les autres employés.
- Protection de l’entreprise : en suspendant un employé dont le comportement pose un risque pour l’entreprise, celle-ci peut protéger ses intérêts, ses ressources et sa réputation.
Il est important de noter que la mise à pied disciplinaire est généralement considérée comme une mesure disciplinaire progressive. Cela signifie qu’elle précède souvent des mesures plus sévères, telles que le licenciement, si le comportement de l’employé ne s’améliore pas.
Comment contester une mise à pied disciplinaire ?
Pour contester une sanction disciplinaire, le salarié a tout intérêt à présenter ses explications à l’employeur. Que ce soit par écrit ou par l’intermédiaire des représentants du personnel.
En cas de désaccord persistant, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes.
Le conseil de prud’hommes joue un rôle déterminant dans l’évaluation de la régularité de la procédure disciplinaire et dans la détermination de la justification de la sanction infligée au salarié.
Pendant la procédure devant le conseil de prud’hommes, l’employeur se doit de présenter activement les éléments sur lesquels la sanction repose, contribuant ainsi à étayer sa position.
Il ne peut présenter d’autres griefs que ceux figurant dans la notification adressée au salarié.
Le conseil de prud’homme, en examinant ces éléments ainsi que ceux fournis par le salarié pour étayer ses allégations, forme sa conviction.
Il peut, le cas échéant, annuler la sanction, sauf dans le cas d’un licenciement où d’autres règles s’appliquent. Sauf si la loi prévoit la nullité, comme dans le cas d’un licenciement discriminatoire ou lié à une alerte lancée conformément à la loi, par exemple.
L’employeur a-t-il un délai pour sanctionner l’employé ?
L’employeur dispose d’un délai de 2 mois pour engager des poursuites disciplinaires à l’encontre d’un salarié.
Ce délai commence à courir à partir de la date à laquelle l’employeur a pris connaissance des faits reprochés.
En cas de fin de délai un samedi, dimanche, jour férié ou chômé, le délai est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.
Il est important de noter que l’employeur peut prendre en compte des faits identiques remontant à plus de 2 mois pour justifier une sanction. A condition que le comportement fautif du salarié se soit poursuivi.
Certains événements, tels que l’engagement d’une procédure pénale, peuvent prolonger le délai initial de 2 mois.
Comment garantir une procédure légale et éthique ?
La conformité aux lois du travail est impérative lors d’une mise à pied disciplinaire. L’observance des procédures internes, la justification adéquate de la décision, et le respect des délais légaux sont autant d’aspects cruciaux.
Pour éviter toute discrimination illégale, l’employeur doit s’assurer que la mesure disciplinaire repose sur des motifs légitimes. Excluant toute influence liée à la race, au genre ou à d’autres caractéristiques protégées.
Enfin, le respect des délais de préavis, le cas échéant, est essentiel pour éviter d’éventuelles sanctions.
FAQ
Qu’est-ce que la mise à pied conservatoire ?
Quelle est la différence entre mise à pied disciplinaire et licenciement ?
Quelles sont les alternatives à la mise à pied disciplinaire ?
Dernière mise à jour le 16/04/2024
Connexion
Bonjour l employeur de mon mari l a appelé en fin de journée pour l’avertir que le lendemain, il ne devait pas travailler car il était mis à pied. Nous n’ avons pas d écrit, pas de motif. Est ce légal?
Merci
Bonjour,
La mise à pied, qu’elle soit conservatoire ou disciplinaire, doit être notifiée par écrit au salarié pour être régulière, généralement par lettre remise en main propre ou par courrier recommandé.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour
j ai été mis à pied disciplinaire depuis le 16 février et j ai eu un entretien le 02 mars 2026
jusqu’a jusqu’à j ai toujours pas de réponse
Bonjour,
La procédure disciplinaire est encadrée par les articles L1332-1 et suivants du Code du travail. La sanction ne peut intervenir moins de deux jours ouvrables ni plus d’un mois après l’entretien préalable (art. L1332-2 C. trav.). À défaut de notification dans ce délai, la sanction ne peut en principe plus être prononcée pour les faits concernés.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.
Bonjour,
J’ai eut une mise à pied disciplinaire (pour 4 jours) après mon retour de congé (CP), est ce que mon employeur a-t-il le droit de divulguer ma mise à pied à aux reste de l’entreprise ainsi que les motifs de cette sanction.
Je ne sais pas si ma mise pied est une information confidentielle ou publique au sein d’une entreprise.
Bon week-end à vous.
Bien cordialement,
Bonjour,
Le pouvoir disciplinaire est encadré par les articles L1331-1 et suivants du Code du travail. L’employeur doit respecter la dignité du salarié (art. L1121-1 C. trav.). Les données relatives à une sanction constituent des données personnelles au sens de l’article 4 du RGPD (UE) 2016/679 et doivent être traitées conformément aux règles de confidentialité.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.
Bonjours j’ai etai mise a pied conservatoire j’ai etai a la convocation avec un représentant du délégue syndical le 28/01/26 et a ce jours le 09/02/26 toujours pas de nouvelles ma mise à pieds a commencé le 12/01/26 est t’il en leur droit sachant que je ne touche pas de salaire pour leur moments
Bonjour, La mise à pied conservatoire est une mesure provisoire dans l’attente d’une décision disciplinaire. Elle doit être suivie, dans un délai raisonnable, d’une procédure disciplinaire conforme aux articles L.1332-1 et suivants du Code du travail. En cas de sanction autre qu’un licenciement pour faute grave ou lourde, la mise à pied conservatoire doit être rémunérée. Les effets juridiques dépendent de la qualification finale de la sanction décidée par l’employeur. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »
Bonjour puis je être mis à pieds pour avoir abîmé le véhicule de l’entreprise (poids lourds) lors de mes livraisons merci de vo réponses
Bonjour,
En principe, un employeur peut décider de mettre à pied un salarié à titre conservatoire en cas de faute grave présumée, comme des dommages causés à un véhicule de l’entreprise, notamment s’ils résultent d’une négligence importante ou d’un manquement aux règles de sécurité. Cela peut précéder une éventuelle procédure disciplinaire.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour,
J’ai été mise à pied conservatoire sans salaire le 15.09 en fin de journée, puis j’ai reçu une convocation à un entretien préalable à licenciement daté du 16.09 pour entretien notifié à la date du 26.09.
Auriez vous la gentillesse de me préciser si c’est conforme à la procédure ?
Bien cordialement
Sam
Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, j’ai été mis a pied sans courrier ni avertissement au préalable, je suis caissiere en grande distribution on m’as demander au bureau du directeur et en suit une mise a pied de 10jours sans aucune autre explication. Ceci est legal? Je n’ai pas eu de convocation, aucun droit de m’expliquer.
Bonjour,
Légalement, une mise à pied disciplinaire sans convocation à un entretien préalable et sans notification écrite est irrégulière et contraire à la procédure prévue par l’article L1332-2 du Code du travail.
L’employeur doit obligatoirement convoquer le salarié, lui permettre de s’expliquer, puis notifier la sanction par écrit.
Il est possible de contester cette mise à pied devant le conseil de prud’hommes.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
J ai eu une sanction de 5 jours sur mes jours de repos mon employeur est il dans l égalité ??
Bonjour,
En principe, une sanction disciplinaire privant un salarié de jours de repos doit respecter le cadre légal. Si votre employeur vous a retiré cinq jours de repos (ex. RTT), cela ne peut se faire qu’en respectant la procédure disciplinaire prévue par le Code du travail (convocation, entretien, notification écrite et motivation). Le retrait de jours de repos constitue une sanction pécuniaire indirecte, prohibée par l’article L1331-2 du Code du travail, sauf si elle est prévue par accord collectif et encadrée.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.