Quelle est la composition du CSE en 2026 ?
Dernière mise à jour le 06/10/2026
- Qui sont les membres qui composent le CSE ?
- Combien d’élus compte un CSE selon l’effectif ?
- Le bureau du CSE : secrétaire et trésorier
- Quelle est la composition du CSE selon la taille de l’entreprise ?
- Quelles sont les conditions pour devenir membre du CSE ?
- Qui participe aux réunions santé et sécurité du CSE ?
- Le CSE se compose de l’employeur, qui le préside, et d’une délégation de salariés élus qui compte autant de titulaires que de suppléants.
- Le nombre d’élus dépend de l’effectif, de 1 titulaire entre 11 et 24 salariés à 35 titulaires à partir de 10 000 salariés.
- Dès 50 salariés, le CSE désigne un secrétaire et un trésorier, et un représentant syndical peut y siéger sans droit de vote.
- Le mandat des élus du CSE dure 4 ans en principe et peut être renouvelé sans limite depuis octobre 2025.
Toute entreprise qui atteint 11 salariés pendant 12 mois consécutifs doit mettre en place un comité social et économique (CSE), l’instance qui représente les salariés face à la direction. La composition du CSE varie ensuite selon l’effectif, qu’il s’agisse du nombre d’élus, de la présence d’un bureau ou des personnes invitées aux réunions.
Qui sont les membres qui composent le CSE ?
Le CSE réunit deux parties. D’un côté, l’employeur préside l’instance. De l’autre, une délégation du personnel élue par les salariés porte leur voix. L’article L2314-1 du Code du travail pose ce principe, puis d’autres acteurs viennent compléter la composition du CSE selon la taille de l’entreprise.
Les membres du CSE n’ont pas tous le même poids lors des votes. Ceux qui disposent d’une voix délibérative participent aux votes du comité. À l’inverse, ceux qui disposent d’une voix consultative donnent leur avis mais ne votent pas.
| Membre | Mode de désignation | Droit de vote | Présent à partir de |
|---|---|---|---|
| Employeur (président) | De droit | Ne vote pas sur les avis rendus par les élus | 11 salariés |
| Collaborateurs de l’employeur | Choisis par l’employeur | Non | 11 salariés |
| Élus titulaires | Élections professionnelles | Oui | 11 salariés |
| Élus suppléants | Élections professionnelles | Oui, s’ils remplacent un titulaire | 11 salariés |
| Représentant syndical | Désigné par un syndicat représentatif | Non | 50 salariés |
| Référent harcèlement | Désigné par le CSE parmi ses membres | Celui de son mandat d’élu | 11 salariés |
| Médecin du travail et responsable sécurité | De droit, aux réunions santé et sécurité | Non | 50 salariés |
L’employeur, président du CSE
L’employeur préside le CSE, en personne ou par l’intermédiaire d’un représentant. Ce représentant, souvent un DRH ou un directeur d’établissement, doit avoir l’autorité et les informations nécessaires pour répondre aux élus.
Le président du CSE peut aussi se faire assister. Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, l’article L2315-23 du Code du travail l’autorise à venir avec 3 collaborateurs au maximum, qui ont une voix consultative. En dessous de 50 salariés, ses collaborateurs ne peuvent pas être plus nombreux que les élus présents à la réunion.
Les élus titulaires et suppléants du CSE
Les salariés élisent la délégation du personnel du CSE lors des élections professionnelles. Cette délégation compte toujours autant de titulaires que de suppléants. Ainsi, une entreprise qui doit élire 4 titulaires élit aussi 4 suppléants.
Les titulaires et les suppléants du CSE n’ont pas le même rôle au quotidien. Le titulaire siège à chaque réunion, vote et dispose d’heures de délégation, c’est-à-dire d’un temps rémunéré consacré à son mandat. Le suppléant, lui, n’assiste aux réunions qu’en l’absence d’un titulaire. Dans ce cas, il le remplace et prend part aux votes. Il reçoit tout de même l’ordre du jour, ce qui lui permet de suivre les dossiers en cours.
Le représentant syndical au CSE
Le représentant syndical au CSE porte la voix d’un syndicat au sein du comité. Il assiste aux réunions avec une voix consultative et ne vote donc pas. Sa présence dépend de l’effectif de l’entreprise.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, aucun représentant syndical ne peut siéger au CSE. Entre 50 et 299 salariés, le délégué syndical devient automatiquement représentant syndical au comité, sans désignation séparée. À partir de 300 salariés, en revanche, chaque syndicat représentatif peut désigner un représentant syndical distinct du délégué syndical. Il est alors choisi parmi les salariés de l’entreprise et doit remplir les conditions pour être élu.
Le référent harcèlement du CSE
Le CSE doit désigner parmi ses membres un référent harcèlement, chargé de la lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Les élus le choisissent par un vote en réunion, parmi les titulaires ou les suppléants. Sa mission dure aussi longtemps que le mandat des élus, soit 4 ans en principe. Concrètement, le référent informe et oriente les salariés qui s’estiment victimes ou témoins de tels faits.
Combien d’élus compte un CSE selon l’effectif ?
Le nombre d’élus du CSE augmente avec l’effectif de l’entreprise. L’article R2314-1 du Code du travail fixe ce barème, ainsi que le nombre d’heures de délégation dont dispose chaque titulaire par mois.
| Effectif | Titulaires | Heures par mois et par titulaire | Total d’heures par mois |
|---|---|---|---|
| 11 à 24 salariés | 1 | 10 h | 10 h |
| 25 à 49 salariés | 2 | 10 h | 20 h |
| 50 à 74 salariés | 4 | 18 h | 72 h |
| 75 à 99 salariés | 5 | 19 h | 95 h |
| 100 à 124 salariés | 6 | 21 h | 126 h |
| 125 à 149 salariés | 7 | 21 h | 147 h |
| 150 à 174 salariés | 8 | 21 h | 168 h |
| 175 à 199 salariés | 9 | 21 h | 189 h |
| 200 à 249 salariés | 10 | 22 h | 220 h |
| 250 à 299 salariés | 11 | 22 h | 242 h |
| 300 à 399 salariés | 11 | 22 h | 242 h |
| 400 à 499 salariés | 12 | 22 h | 264 h |
| 500 à 599 salariés | 13 | 24 h | 312 h |
| 1 000 à 1 249 salariés | 17 | 24 h | 408 h |
| 10 000 salariés et plus | 35 | 34 h | 1 190 h |
Au-delà de 500 salariés, le nombre d’élus au CSE continue de progresser par paliers, jusqu’à 35 titulaires au maximum. De plus, chaque titulaire est doublé d’un suppléant, qui ne dispose pas d’heures de délégation propres.
Comment calculer l’effectif pour la composition du CSE ?
L’obligation de mise en place du CSE naît lorsque l’entreprise compte au moins 11 salariés pendant 12 mois consécutifs. Pour vérifier ce seuil, le calcul de l’effectif ne retient pas tous les salariés de la même façon. Les salariés en CDI à temps plein comptent chacun pour une unité. Les salariés à temps partiel comptent au prorata de leur temps de travail. Les salariés en CDD et les intérimaires comptent selon leur temps de présence sur les 12 derniers mois, sauf s’ils remplacent un salarié absent. Enfin, le calcul exclut les apprentis et les dirigeants non salariés. Ce même effectif sert ensuite à fixer le nombre d’élus du CSE.
Modifier le nombre d’élus du CSE par accord préélectoral
Le barème légal du nombre d’élus du CSE n’est pas figé. Le protocole d’accord préélectoral, ou PAP, se négocie entre l’employeur et les syndicats avant chaque élection. Il peut modifier le nombre de sièges ou les heures de délégation de chaque élu, à condition que le volume global d’heures reste au moins égal à celui prévu par la loi. Par exemple, une entreprise de 80 salariés peut prévoir 6 titulaires au lieu de 5, à condition de garder au moins 95 heures de délégation au total.
Le protocole d’accord préélectoral sert aussi à répartir les sièges entre les collèges électoraux. Ce sont les groupes de salariés qui votent séparément, par exemple les ouvriers et employés d’un côté et les cadres de l’autre.
Le bureau du CSE : secrétaire et trésorier
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le CSE désigne un secrétaire et un trésorier parmi ses membres titulaires. Ces deux élus forment le bureau, souvent complété par des adjoints prévus dans le règlement intérieur du CSE. En dessous de 50 salariés, la loi n’impose pas de bureau.
Le rôle du secrétaire du CSE
Le secrétaire du CSE organise le travail du comité. Il fixe l’ordre du jour des réunions avec le président, puis rédige les procès-verbaux qui gardent la trace des échanges et des votes. Il gère aussi la correspondance du CSE et sert de relais entre les élus et la direction. De ce fait, le poste demande de la disponibilité, surtout dans les entreprises où le comité se réunit souvent.
Le rôle du trésorier du CSE
Le trésorier du CSE gère l’argent du comité. Il tient les comptes, suit les dépenses et participe chaque année à la validation des comptes. Il surveille en particulier les deux budgets du CSE versés par l’employeur, à savoir le budget de fonctionnement et le budget des activités sociales et culturelles.
Quelle est la composition du CSE selon la taille de l’entreprise ?
La composition du CSE s’étoffe à mesure que l’entreprise grandit. Les règles changent à trois seuils d’effectif, à 11, 50 et 300 salariés.
| Élément | 11 à 49 salariés | 50 à 299 salariés | 300 salariés et plus |
|---|---|---|---|
| Titulaires (autant de suppléants) | 1 à 2 | 4 à 11 | 11 à 35 |
| Collaborateurs du président | Pas plus que les élus présents | 3 au maximum | 3 au maximum |
| Bureau (secrétaire et trésorier) | Non obligatoire | Obligatoire | Obligatoire |
| Représentant syndical | Aucun | Le délégué syndical, de droit | Un par syndicat représentatif |
| CSSCT | Non | Non obligatoire, sauf site à risques | Obligatoire |
| Personnalité civile et budgets | Non | Oui | Oui |
Les missions du CSE changent également avec l’effectif. Le CSE des entreprises de moins de 50 salariés traite surtout les réclamations individuelles et collectives des salariés. Le CSE des entreprises de 50 salariés et plus est, lui, consulté sur la marche générale de l’entreprise.
Quelles sont les conditions pour devenir membre du CSE ?
Les conditions pour voter et être élu au CSE
Pour voter aux élections du CSE, le salarié doit remplir deux conditions.
- Avoir au moins 16 ans ;
- Travailler dans l’entreprise depuis au moins 3 mois.
Les conditions pour se porter candidat au CSE sont plus strictes. Le salarié doit avoir au moins 18 ans et un an d’ancienneté. Les proches de l’employeur ne peuvent pas se présenter, qu’il s’agisse de son conjoint, de son partenaire de PACS, de son concubin ou de ses proches parents. Les salariés qui disposent d’une délégation écrite d’autorité, c’est-à-dire d’un pouvoir de direction confié par écrit, ou qui représentent l’employeur devant le CSE, ne peuvent pas non plus être élus.
Les listes de candidats aux élections du CSE doivent aussi respecter un équilibre entre les femmes et les hommes. Chaque liste reflète la part de chaque sexe parmi les électeurs, et les candidats y alternent jusqu’à épuisement de l’un des deux sexes.
Durée du mandat au CSE et fin de la limite des 3 mandats
Les salariés élisent les membres du CSE pour 4 ans. Un accord de branche, de groupe ou d’entreprise peut toutefois fixer une durée plus courte, comprise entre 2 et 4 ans. À l’issue du mandat, l’employeur organise de nouvelles élections. Si l’effectif est resté sous 11 salariés pendant 12 mois consécutifs, le CSE n’est en revanche pas renouvelé.
Jusqu’en 2025, un élu du CSE ne pouvait pas enchaîner plus de 3 mandats successifs, sauf exceptions. La loi du 24 octobre 2025 a supprimé cette limite. Depuis fin octobre 2025, un titulaire ou un suppléant peut donc se représenter sans restriction, ce qui permet au comité de garder l’expérience acquise.
Qui participe aux réunions santé et sécurité du CSE ?
Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, certaines réunions du CSE portent sur la santé, la sécurité et les conditions de travail. D’autres acteurs que les élus y prennent alors part, avec un rôle qui varie selon leur fonction.
Les participants avec voix consultative au CSE
Deux acteurs assistent de droit aux réunions du CSE consacrées à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, avec une voix consultative.
- Le médecin du travail, qui peut se faire représenter par un membre qualifié de son équipe ;
- Le responsable interne de la sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, l’agent chargé de la sécurité.
Le médecin du travail et le responsable sécurité assistent aussi aux réunions de la CSSCT lorsque l’entreprise en a une. Leur avis éclaire les élus sur les risques professionnels. En revanche, ces deux participants ne votent pas.
Les invités aux réunions du CSE
L’agent de l’inspection du travail et les agents des services de prévention de la sécurité sociale, comme la Carsat, peuvent participer sur invitation à certaines réunions du CSE. Ils reçoivent une invitation aux réunions de la CSSCT, ainsi qu’aux réunions du CSE consacrées à la santé et à la sécurité, à l’initiative de l’employeur ou à la demande des élus.
L’invitation de l’inspection du travail et de la Carsat devient obligatoire après un accident du travail ayant entraîné un arrêt d’au moins 8 jours. Elle l’est aussi après une maladie professionnelle ou à caractère professionnel.
La CSSCT dans les CSE de 300 salariés et plus
À partir de 300 salariés, le CSE doit créer en son sein une commission santé, sécurité et conditions de travail, la CSSCT. Elle est aussi obligatoire dans les établissements distincts de 300 salariés et plus, c’est-à-dire les sites qui disposent d’une autonomie de gestion, ainsi que dans les sites industriels à risques, comme les installations nucléaires ou classées Seveso.
La CSSCT compte au moins 3 élus, dont un représentant des cadres ou des agents de maîtrise. Le CSE désigne ces membres parmi ses élus, par un vote en réunion, pour une durée qui prend fin avec leur mandat. La commission prépare les travaux du comité sur la santé et la sécurité. Pour autant, seul le CSE peut rendre les avis lors des consultations.
Dernière mise à jour le 06/10/2026
FAQ
Qui préside le CSE ?
L’employeur ou son représentant préside le CSE. Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, il peut se faire assister de 3 collaborateurs au maximum, qui ont une voix consultative.
Le représentant syndical a-t-il le droit de vote au CSE ?
Non, le représentant syndical n’a pas le droit de vote au CSE. Il assiste aux réunions avec une voix consultative. Il peut donc s’exprimer sur chaque sujet, mais il ne participe pas aux votes du comité.
Le secrétaire et le trésorier du CSE sont-ils obligatoires dans une entreprise de moins de 50 salariés ?
Non, le secrétaire et le trésorier du CSE ne sont obligatoires qu’à partir de 50 salariés. En dessous de ce seuil, les élus peuvent malgré tout se répartir ces tâches s’ils le souhaitent.
Un suppléant du CSE peut-il assister à toutes les réunions ?
Le suppléant du CSE ne siège en principe qu’en l’absence du titulaire qu’il remplace. Un accord collectif peut toutefois prévoir sa présence à toutes les réunions.
Quelle est la composition du CSE dans une entreprise de 50 salariés ?
Une entreprise de 50 à 74 salariés élit 4 titulaires et 4 suppléants. Chaque titulaire dispose de 18 heures de délégation par mois. Le CSE doit en outre désigner un secrétaire et un trésorier.
Un élu peut-il faire plus de 3 mandats au CSE ?
Oui, un élu du CSE peut faire plus de 3 mandats depuis la loi du 24 octobre 2025, qui a supprimé cette limite. Chaque mandat dure en principe 4 ans.
Le médecin du travail est-il membre du CSE ?
Non, le médecin du travail n’est pas un élu du CSE. Il assiste en revanche aux réunions consacrées à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, avec une voix consultative.
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Bonjour
Et si ce présente un RSS peut-il siéger au CSE?