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  • Le protocole d’accord préélectoral (PAP) est un accord négocié entre l’employeur et les syndicats. Il fixe l’organisation des élections du comité social et économique (CSE).
  • L’invitation à négocier le PAP doit parvenir aux syndicats au moins 15 jours avant la première réunion. En cas de renouvellement du CSE, elle part 2 mois avant la fin des mandats.
  • Le PAP est valable s’il est signé à la double majorité. Certaines clauses, comme la modification des collèges électoraux, exigent l’unanimité des syndicats représentatifs.
  • En cas d’échec de la négociation du PAP, la DREETS (l’administration régionale du travail) répartit le personnel et les sièges. Le juge judiciaire tranche les autres points de désaccord.

Le protocole d’accord préélectoral du CSE fixe, avec les syndicats, les règles des élections professionnelles dans votre entreprise. Bien négocié, il sécurise le scrutin et vous protège contre une annulation des élections devant le tribunal judiciaire.

Qu’est-ce que le protocole d’accord préélectoral du CSE ?

Le protocole d’accord préélectoral fixe les règles concrètes de l’élection des représentants du personnel au comité social et économique. Vous le négociez, en tant qu’employeur, avec les organisations syndicales invitées. On le désigne souvent par son sigle, PAP.

En pratique, le PAP répond aux questions suivantes :

  • Combien de collèges ?
  • Combien de sièges dans chacun ?
  • Quelles dates pour le dépôt des listes et pour le vote ?

Le Code du travail confie d’ailleurs à cet accord l’organisation et le déroulement des opérations électorales.

À quoi sert le protocole d’accord préélectoral ?

Le protocole d’accord préélectoral sert d’abord à adapter les règles électorales à la réalité de votre entreprise. Il tient compte de vos effectifs, de vos sites, de vos horaires et de la répartition de vos salariés par catégorie.

Ensuite, le PAP sécurise le scrutin. Un protocole clair et signé dans les règles limite les contestations, parce que chaque partie a validé à l’avance les modalités du vote. À l’inverse, un protocole bâclé ou mal négocié ouvre la porte à une annulation des élections.

Le protocole d’accord préélectoral est-il obligatoire ?

La négociation du protocole d’accord préélectoral est obligatoire dès que votre entreprise doit organiser l’élection de son CSE. C’est le cas dès 11 salariés, lorsque ce seuil est atteint pendant 12 mois consécutifs. Le calcul de l’effectif pour le CSE obéit d’ailleurs à des règles précises, qui intègrent par exemple certains salariés mis à disposition.

En revanche, la signature d’un PAP n’est pas toujours possible. Si aucun syndicat ne répond à votre invitation, vous fixez seul les modalités du scrutin. De même, dans les entreprises de 11 à 20 salariés, la négociation n’a lieu que si un salarié se porte candidat.

Un protocole d’accord préélectoral ne vaut que pour les élections qu’il organise. À chaque renouvellement du CSE, tous les 4 ans en principe, l’employeur doit donc engager une nouvelle négociation.

Quand négocier le protocole d’accord préélectoral du CSE ?

La négociation du protocole d’accord préélectoral démarre dès que vous informez le personnel de l’organisation des élections du CSE. Ensuite, le calendrier varie selon qu’il s’agit d’une première mise en place du CSE ou d’un renouvellement :

Étape Délai légal
Information des salariés Premier tour au plus tard 90 jours après l’information
Réception de l’invitation par les syndicats Au moins 15 jours avant la première réunion
Envoi de l’invitation en cas de renouvellement 2 mois avant la fin des mandats
Premier tour en cas de renouvellement Dans les 15 jours avant la fin des mandats
Candidature dans les entreprises de 11 à 20 salariés 30 jours après l’information des salariés

Le calendrier du protocole d’accord préélectoral

Le calendrier du protocole d’accord préélectoral suit un ordre chronologique précis, de l’information des salariés jusqu’au scrutin. Le calendrier de mise en place du CSE s’organise généralement ainsi :

  1. Vous informez les salariés de l’organisation des élections, par un moyen qui donne une date certaine (affichage daté, e-mail avec accusé de réception…) ;
  2. Vous invitez les syndicats à négocier le PAP et à présenter leurs listes de candidats ;
  3. Vous tenez une ou plusieurs réunions de négociation, au plus tôt 15 jours après la réception de l’invitation ;
  4. Vous faites signer le protocole par les syndicats présents ;
  5. Vous publiez les listes électorales, puis vous recueillez les candidatures ;
  6. Vous organisez le premier tour, puis un second tour si nécessaire.

Prévoyez une marge de sécurité. En effet, le premier tour doit avoir lieu au plus tard le 90e jour suivant l’information du personnel, et une négociation qui traîne réduit vite ce délai.

Le protocole d’accord préélectoral dans les entreprises de 11 à 20 salariés

Dans les entreprises de 11 à 20 salariés, la négociation du protocole d’accord préélectoral n’est pas automatique. L’employeur n’invite les syndicats à négocier le PAP que si au moins un salarié s’est porté candidat dans les 30 jours qui suivent l’information du personnel. Ce candidat est alors protégé contre le licenciement, comme un salarié protégé, dès que l’employeur a connaissance de sa candidature.

Sans candidat dans ces 30 jours, l’employeur de 11 à 20 salariés ne négocie pas de protocole. Pour autant, l’administration considère aujourd’hui qu’il doit quand même organiser les deux tours de scrutin. Ce n’est qu’en l’absence de candidat au second tour qu’il établit un procès-verbal de carence, le document qui constate l’absence de candidat, sur le formulaire CERFA n° 15248*05.

Qui inviter à négocier le protocole d’accord préélectoral du CSE ?

Le Code du travail liste précisément les syndicats que l’employeur doit inviter à négocier le protocole d’accord préélectoral. L’oubli d’un syndicat est l’une des premières causes d’annulation des élections du CSE, d’où l’intérêt de vérifier cette liste avec soin.

Les syndicats à convier au protocole d’accord préélectoral

Pour négocier le protocole d’accord préélectoral, vous devez inviter par courrier :

  • Les syndicats représentatifs dans votre entreprise ou votre établissement (ceux qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages aux dernières élections) ;
  • Les syndicats qui y ont constitué une section syndicale (un groupe d’adhérents du syndicat au sein de l’entreprise) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation représentative au niveau national et interprofessionnel (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC).

Par ailleurs, vous devez informer par tout moyen, par exemple par voie d’affichage, les syndicats qui remplissent trois conditions. Ils respectent les valeurs républicaines et l’indépendance, existent légalement depuis au moins 2 ans et couvrent votre secteur et votre zone géographique. Ces syndicats peuvent eux aussi participer à la négociation s’ils se manifestent.

Le courrier d’invitation au protocole d’accord préélectoral

Le courrier d’invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral comporte des mentions minimales depuis le décret du 6 juin 2024, codifiées à l’article D2314-1-1 du Code du travail. Il indique ainsi :

  • Votre nom et votre adresse, ainsi que l’établissement concerné le cas échéant ;
  • L’intitulé et l’identifiant (IDCC) de la convention collective de branche applicable, s’il y en a une ;
  • Le lieu, la date et l’heure de la première réunion de négociation ;
  • Toute autre information utile, comme la date envisagée du premier tour.

L’oubli des mentions obligatoires du courrier d’invitation n’entraîne pas automatiquement la nullité du scrutin. Toutefois, un syndicat pourrait s’en prévaloir pour soutenir qu’il n’a pas été valablement convoqué. Mieux vaut donc utiliser un courrier complet, envoyé en recommandé avec accusé de réception pour prouver la date de réception.

Un syndicat qui n’a pas été invité à négocier le PAP, ou qui a reçu l’invitation moins de 15 jours avant la première réunion, peut demander l’annulation des élections du CSE. Ce délai de 15 jours se calcule à partir de la réception du courrier, et non de son envoi.

Que contient le protocole d’accord préélectoral du CSE ?

Le protocole d’accord préélectoral du CSE comporte des clauses obligatoires, sans lesquelles les élections ne peuvent pas se tenir, et des clauses facultatives. Ces dernières permettent d’adapter le scrutin à l’organisation de votre entreprise.

Les clauses obligatoires du protocole d’accord préélectoral

Le protocole d’accord préélectoral fixe au minimum :

  • Le nombre et la composition des collèges électoraux ;
  • La répartition du personnel entre ces collèges ;
  • La répartition des sièges entre les catégories de personnel ;
  • La proportion de femmes et d’hommes dans chaque collège, qui détermine la composition des listes de candidats ;
  • Les modalités d’organisation du vote, comme les dates, les horaires et le lieu ;
  • Le calendrier des opérations électorales, du dépôt des listes à la proclamation des résultats.

Le nombre de sièges à pourvoir au CSE dépend de l’effectif de l’entreprise. Ainsi, une entreprise de 25 à 49 salariés élit 2 titulaires, tandis qu’une entreprise de 75 à 99 salariés en élit 5. Le nombre d’élus au CSE est fixé par un barème réglementaire, que le PAP peut seulement augmenter.

Les collèges électoraux du protocole d’accord préélectoral

Un collège électoral regroupe les salariés d’une même catégorie professionnelle, qui votent ensemble pour leurs propres représentants au CSE. Par défaut, le Code du travail prévoit deux collèges. Le premier réunit les ouvriers et employés. Le second regroupe les ingénieurs, chefs de service, techniciens, agents de maîtrise et assimilés.

Un troisième collège réservé aux cadres s’impose dès que l’entreprise compte au moins 25 ingénieurs et cadres. À l’inverse, lorsqu’un seul titulaire et un seul suppléant sont à élire, un collège unique regroupe tout le personnel.

Claire dirige une entreprise de logistique de 80 salariés. Elle compte 64 ouvriers et employés, et 16 techniciens, agents de maîtrise et cadres, dont 6 cadres. Avec moins de 25 cadres, deux collèges suffisent. Son entreprise élit 5 titulaires. Le PAP répartit les sièges en proportion des effectifs, soit 4 sièges pour le premier collège (64/80 × 5) et 1 siège pour le second (16/80 × 5). Les listes de chaque collège devront en plus respecter la proportion de femmes et d’hommes indiquée dans le protocole.

Les clauses facultatives du protocole d’accord préélectoral

Le protocole d’accord préélectoral peut aussi prévoir des clauses facultatives, au-delà du socle obligatoire. Les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Les modalités pratiques du vote électronique, lorsque ce mode de scrutin a été retenu par accord d’entreprise ou par décision de l’employeur ;
  • L’augmentation du nombre de sièges ou du volume d’heures de délégation par rapport au minimum légal ;
  • Les modalités du vote par correspondance ;
  • Le vote en dehors du temps de travail, possible uniquement avec l’accord de tous les syndicats représentatifs.

Par ailleurs, la durée des mandats des élus du CSE est de 4 ans par principe. Un accord de branche, de groupe ou d’entreprise peut toutefois la réduire à une durée comprise entre 2 et 4 ans.

La loi du 24 octobre 2025 a supprimé la limite de trois mandats successifs pour les élus du CSE, quel que soit l’effectif de l’entreprise. Le protocole d’accord préélectoral n’a donc plus besoin de prévoir une dérogation sur ce point, comme c’était le cas auparavant dans les entreprises de 50 à 300 salariés.

Quelles règles de validité pour le protocole d’accord préélectoral du CSE ?

Le protocole d’accord préélectoral du CSE est valable en principe s’il est signé à la double majorité. Certaines clauses obéissent cependant à des règles plus strictes, qui exigent l’unanimité des syndicats représentatifs.

Clause du PAP Majorité requise
Répartition du personnel et des sièges Double majorité
Modalités du scrutin et calendrier Double majorité
Modification du nombre ou de la composition des collèges Unanimité des syndicats représentatifs
Vote en dehors du temps de travail Unanimité des syndicats représentatifs
Recours au vote électronique Accord d’entreprise ou décision de l’employeur

La double majorité du protocole d’accord préélectoral

La double majorité exigée pour valider le protocole d’accord préélectoral repose sur deux conditions, posées par l’article L2314-6 du Code du travail. D’abord, le PAP doit être signé par la majorité des syndicats qui ont participé à la négociation. Ensuite, cette majorité doit inclure les syndicats représentatifs qui ont obtenu la majorité des suffrages exprimés aux dernières élections professionnelles.

Lors d’une première mise en place du CSE, les résultats des dernières élections ne sont pas disponibles. La seconde condition change alors, et il faut la signature de la majorité des syndicats représentatifs dans l’entreprise.

Kylian, DRH d’une société de 150 salariés, négocie le PAP avec trois syndicats représentatifs. Aux dernières élections, le syndicat A a obtenu 45 % des suffrages, le syndicat B 35 % et le syndicat C 20 %. Si A et B signent, la double majorité est atteinte, avec 2 syndicats sur 3 et 80 % des suffrages. En revanche, si seul A signe, le protocole n’est pas valable, faute de majorité en nombre de syndicats.

Les clauses du protocole d’accord préélectoral soumises à l’unanimité

Deux clauses du protocole d’accord préélectoral exigent l’unanimité des syndicats représentatifs. La première concerne la modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux. Par exemple, la création d’un collège supplémentaire ou la fusion de deux collèges suppose l’accord de tous ces syndicats.

De même, le vote doit en principe avoir lieu pendant le temps de travail. Le fixer en dehors de ces horaires nécessite là encore la signature de tous les syndicats représentatifs. Si un seul d’entre eux refuse, la règle légale s’applique.

Que faire si le protocole d’accord préélectoral du CSE échoue ?

L’échec du protocole d’accord préélectoral ne bloque pas les élections du CSE. La marche à suivre change toutefois selon qu’aucun syndicat ne s’est présenté ou que la négociation a eu lieu sans aboutir.

Aucun syndicat ne répond au protocole d’accord préélectoral

Lorsque aucun syndicat ne répond à l’invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral, vous fixez seul les modalités des élections. La loi vous autorise alors à répartir vous-même le personnel et les sièges entre les collèges. Vous organisez ensuite le premier tour, puis le second tour, ouvert aux candidatures libres.

Si aucun candidat ne se présente à l’issue des deux tours, vous établissez un procès-verbal de carence. Vous le portez ensuite à la connaissance des salariés et le transmettez à l’inspection du travail dans les 15 jours. Conservez toutes les preuves de vos démarches, car elles vous protègent en cas de contrôle ou de litige.

La négociation du protocole d’accord préélectoral n’aboutit pas

Lorsque la négociation du protocole d’accord préélectoral échoue alors qu’au moins un syndicat a répondu à l’invitation, la procédure se déroule en plusieurs étapes :

  1. Vous saisissez la DREETS (direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) pour la répartition du personnel et des sièges ;
  2. Cette saisine suspend le processus électoral, et les mandats en cours sont prolongés jusqu’à la proclamation des résultats ;
  3. La DREETS rend sa décision dans un délai de 2 mois ;
  4. Cette décision peut être contestée devant le tribunal judiciaire dans les 15 jours qui suivent sa notification ;
  5. Pour les autres points de désaccord, comme les modalités du vote, c’est le juge judiciaire qui tranche.
La saisine de la DREETS devient obligatoire dès qu’un syndicat, même non représentatif, a manifesté sa volonté de négocier le PAP sans qu’un accord soit trouvé. Organiser les élections du CSE sans cette décision expose le scrutin à l’annulation (Cass. soc., 20 septembre 2023, n° 22-60.114).

Peut-on modifier ou contester le protocole d’accord préélectoral du CSE ?

Le protocole d’accord préélectoral signé s’impose à l’employeur comme aux syndicats. Il peut être modifié par un avenant ou contesté devant le juge, dans des conditions strictes.

Modifier le protocole d’accord préélectoral après signature

Vous ne pouvez pas modifier seul le protocole d’accord préélectoral, même pour un simple décalage de date. Dans un arrêt du 8 juillet 2026 (n° 25-60.101), la Cour de cassation a jugé que la modification unilatérale du calendrier électoral suffit à faire annuler les élections. Cette solution s’applique même si le changement n’a eu aucune incidence sur les résultats.

Pour ajuster le PAP, vous devez donc conclure un avenant, c’est-à-dire un accord modificatif, avec les syndicats. Cet avenant respecte les mêmes règles de majorité que le protocole initial. En pratique, prévoyez dès la négociation une clause qui encadre les reports de date en cas d’imprévu.

Contester le protocole d’accord préélectoral devant le juge

Les contestations liées au protocole d’accord préélectoral et aux élections du CSE relèvent du tribunal judiciaire, saisi par requête. Les délais sont courts :

  • 3 jours après la publication de la liste électorale, pour une contestation qui porte sur l’électorat ;
  • 15 jours après l’élection, pour une contestation qui porte sur la régularité du scrutin.

Le délai de 15 jours pour contester la régularité du scrutin ne court qu’à compter de la proclamation des résultats (Cass. soc., 6 mai 2025, n° 24-11.292). Pensez donc à dater et à afficher précisément cette proclamation.

Faire obstacle à la mise en place du CSE, par exemple en refusant d’organiser les élections ou d’inviter les syndicats à négocier le PAP, constitue un délit d’entrave. L’article L2317-1 du Code du travail le punit d’un an d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende.
Le protocole d’accord préélectoral du CSE fixe, entre l’employeur et les syndicats, les règles des élections professionnelles. L’employeur doit inviter les syndicats au moins 15 jours avant la première réunion, avec un courrier qui comporte les mentions légales. Le protocole précise ensuite les collèges, la répartition des sièges et le déroulement du vote. Il est valable s’il est signé à la double majorité, sauf pour quelques clauses qui exigent l’unanimité. En cas d’échec, la DREETS et le juge judiciaire prennent le relais. Une fois signé, le PAP ne peut plus être modifié sans l’accord des syndicats.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 26/10/2026

FAQ

Existe-t-il un modèle de protocole d'accord préélectoral CSE ?

Il n’existe pas de modèle officiel de protocole d’accord préélectoral. Chaque PAP doit être adapté à l’effectif de l’entreprise, à ses collèges et à son organisation. Un modèle peut servir de trame, à condition de reprendre toutes les clauses obligatoires et de vérifier les règles de majorité.

Combien de temps dure un protocole d'accord préélectoral ?

Le protocole d’accord préélectoral ne vaut que pour les élections qu’il organise. À chaque renouvellement du CSE, l’employeur doit négocier un nouveau PAP. Pour les élections partielles du CSE organisées en cours de mandat, le protocole initial sert en principe de référence, sauf nouvel accord entre l’employeur et les syndicats.

Faut-il un protocole d'accord préélectoral dans une entreprise de moins de 50 salariés ?

Oui, la négociation du protocole d’accord préélectoral est obligatoire dès 11 salariés. Le CSE dans les entreprises de moins de 50 salariés suit les mêmes règles électorales. Seule exception, dans les entreprises de 11 à 20 salariés, l’employeur n’invite les syndicats que si un salarié se porte candidat dans les 30 jours.

Comment se présente le protocole d'accord préélectoral avec un collège unique ?

Le protocole d’accord préélectoral avec un collège unique concerne les entreprises qui n’élisent qu’un titulaire et un suppléant, soit en principe celles de 11 à 24 salariés. Dans ce cas, la loi prévoit un seul collège électoral, qui regroupe toutes les catégories de personnel. Le PAP est alors plus court. Il fixe le collège unique, le siège de titulaire et celui de suppléant, la proportion de femmes et d’hommes dans l’effectif, ainsi que les dates et les modalités du vote.

Peut-on prévoir le vote électronique dans le protocole d'accord préélectoral ?

Le vote électronique est possible pour les élections du CSE s’il est prévu par un accord d’entreprise ou, à défaut, décidé par l’employeur. Le protocole d’accord préélectoral en précise alors les modalités pratiques, comme le prestataire retenu, les dates d’ouverture du vote et les mesures de confidentialité.

Combien de réunions faut-il pour négocier le protocole d'accord préélectoral ?

La loi n’impose aucun nombre minimal de réunions pour négocier le protocole d’accord préélectoral. En revanche, l’employeur doit négocier loyalement, en transmettant aux syndicats les informations nécessaires, comme les effectifs par catégorie. Le nombre de réunions dépend surtout du nombre de syndicats présents et des points de désaccord.

Un syndicat signataire peut-il contester le protocole d'accord préélectoral ?

En principe, un syndicat qui a signé le protocole d’accord préélectoral sans émettre de réserves ne peut plus contester ses clauses. Il conserve toutefois la possibilité d’agir si le protocole méconnaît des règles d’ordre public, comme le secret du vote ou l’égalité entre électeurs.

Que risque l'employeur s'il ne négocie pas le protocole d'accord préélectoral ?

L’absence d’invitation des syndicats à négocier le protocole d’accord préélectoral expose d’abord les élections du CSE à l’annulation. Par ailleurs, ne pas organiser les élections constitue un délit d’entrave, puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende. Enfin, l’absence de CSE ou de procès-verbal de carence peut fragiliser certaines procédures, comme un licenciement pour motif économique.

Sources de l'article

2 Commentaires
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Sauriez-vous où je pourrais trouver un modèle de PAP pour les entreprise de moins de 25 salariés pour un collège unique ?

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
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En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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