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Simulateur de statut juridique gratuit

Vérifié par l'équipe juridique LegalPlace. Données à jour LFI 2026.

Question 1 / 6

Vous créez votre entreprise…

Le nombre d'associés détermine les structures juridiques accessibles.

Pourquoi utiliser un simulateur de statut juridique ?

Quand on se demande quel statut juridique choisir, on se retrouve à comparer les formes juridiques entre elles (micro-entreprise, entreprise individuelle, SASU, SAS, EURL, SARL, etc.). Mais au final, il reste difficile de savoir quel statut est réellement le plus approprié en fonction de sa situation et de son projet spécifique. Utiliser un simulateur de statut juridique permet de gagner en clarté, mais aussi de gagner du temps.

Le comparateur de statut juridique vous aide à faire un premier tri pour ne retenir que les statuts juridiques les plus compatibles avec vos contraintes et vos exigences. Il vous indique également quelle est la forme juridique la plus adaptée a priori.

Comment utiliser le simulateur de statut juridique LegalPlace ?

Le simulateur de statut juridique LegalPlace est très simple d’utilisation. Vous obtenez la liste des statuts juridiques les plus adaptés à votre situation spécifique en 2 minutes à peine.

Pour faire une simulation avec notre outil de choix de statut juridique, il vous suffit d’indiquer :

  • Si vous souhaitez entreprendre seul ou à plusieurs ;
  • La nature de votre activité, car certaines activités ne sont pas compatibles avec tous les statuts juridiques ;
  • Le chiffre d’affaires prévisionnel pour la première année d’activité ;
  • Le mode de rémunération que vous préférez entre une rémunération régulière similaire à un salaire, des dividendes une fois par an, ou un mix des deux ;
  • Le niveau de protection de votre patrimoine personnel que vous souhaitez, car certains statuts juridiques engagent davantage votre responsabilité ;
  • Si vous préférez le moins de gestion comptable et administrative possible, ou si vous préférez avoir plus d’avantages même si cela implique plus de gestion de votre part.

Et voilà ! Le simulateur vous indique le statut juridique qui semble le plus compatible avec votre projet et les alternatives envisageables, le cas échéant.

Quels sont les enjeux liés au choix du statut juridique de son entreprise ?

L’impact fiscal du choix du statut juridique

Choisir le statut juridique de son entreprise n’est pas une simple formalité. En effet, le choix de la forme sociale a de nombreuses conséquences notamment en matière fiscale. Par exemple, car certains statuts permettent d’être imposé à l’impôt sur le revenu (IR), d’autres à l’impôt sur les sociétés (IS), et d’autres de choisir entre les deux sous certaines conditions. Or, le choix de votre régime fiscal va avoir des conséquences directes sur votre déclaration de revenus personnelle, vous pouvez être amené à changer de tranche fiscale à la hausse si vous réalisez d’importants bénéfices, ou à la baisse si vous essuyez des déficits que vous pouvez déduire. De plus, le taux d’imposition n’est pas le même à l’IR (barème progressif) et à l’IS (25 % en 2026).

L’impact sur votre régime social et votre protection

Le choix du statut juridique a également une incidence majeure sur votre régime social. En fonction du statut choisi et de votre mode de rémunération, vous pouvez relever du régime des travailleurs non-salariés (TNS) ou du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié. Si vous êtes TNS le taux de cotisation sociale est de 45 % (hors micro-entreprise), tandis que si vous êtes assimilé salarié, le taux de cotisation est de 82 % mais vous bénéficiez d’une protection sociale étendue. Et dans certains cas, comme le président de SAS ou de SASU non rémunéré, vous n’avez aucune couverture sociale.

L’impact sur le fonctionnement de l’entreprise

Enfin, le statut juridique de votre entreprise définit également le fonctionnement de l’entreprise, les relations entre les associés, et le développement de l’activité. Par exemple, en SARL, vous ne pouvez pas être plus de 100 associés, et une clause d’agrément s’applique pour l’entrée d’un nouvel associé au capital social. De son côté, la SAS offre davantage de liberté aux actionnaires, mais ils doivent veiller à bien rédiger les statuts de la société pour anticiper les litiges et éviter les situations de blocage.

Quels critères pour choisir son statut juridique ?

Pour déterminer quel statut juridique est le plus adapté à votre projet de création d’entreprise, plusieurs critères sont à prendre en compte :

  • Votre volonté de vous associer à une ou plusieurs personnes ou non ;
  • Votre volonté de créer une société (personne morale) ou d’exercer votre activité en nom propre (entreprise individuelle ou micro-entreprise) ;
  • La nature de votre activité, et notamment s’il s’agit d’une activité réglementée ;
  • Le chiffre d’affaires prévisionnel et les perspectives de développement ;
  • Le régime social souhaité ;
  • Le régime fiscal souhaité, notamment en fonction de la situation spécifique de votre foyer fiscal ;
  • La protection du patrimoine personnel souhaitée.

Simulation de mon statut juridique : et après ?

Une fois votre statut juridique identifié, les démarches de création varient selon la forme choisie. Pour une micro-entreprise ou une entreprise individuelle, l’immatriculation s’effectue directement en ligne sur le guichet unique INPI en quelques clics. Pour une société (SARL, SAS, EURL, SASU), plusieurs étapes sont à prévoir : rédaction des statuts, dépôt du capital social, publication d’une annonce légale, puis dépôt du dossier d’immatriculation sur le guichet unique INPI. Ces formalités prennent en moyenne entre 5 et 15 jours ouvrés selon la forme juridique et le mode d’accompagnement.

Si votre situation est complexe (plusieurs associés, activité réglementée, patrimoine personnel à protéger), il est préférable de vous faire accompagner par un professionnel avant de finaliser votre choix.

 Le saviez-vous ? Vous pouvez prendre rendez-vous avec l’un de nos experts pour étudier en détail votre situation et votre projet d’entreprise, afin de choisir le meilleur statut juridique pour vous.

Tableau comparatif des statuts juridiques

Forme juridique Responsabilité Fiscalité Régime social du dirigeant
Micro-entreprise Limitée aux biens professionnels Impôt sur le revenu Travailleur non-salarié
Entreprise individuelle (EI) Limitée aux biens professionnels Impôt sur le revenu (option pour l’impôt sur les sociétés) Travailleur non-salarié
EURL Limitée aux apports Impôt sur le revenu (option pour l’impôt sur les sociétés) Travailleur non-salarié si associé unique
SARL Limitée aux apports Impôt sur les sociétés (option pour l’impôt sur le revenu pour les 5 premières années) Travailleur non-salarié (gérant majoritaire) ou assimilé salarié
SASU Limitée aux apports Impôt sur les sociétés (option pour l’impôt sur le revenu pour les 5 premières années) Assimilé salarié si rémunéré
SAS Limitée aux apports Impôt sur les sociétés (option pour l’impôt sur le revenu pour les 5 premières années) Assimilé salarié si rémunéré
SA Limitée aux apports Impôt sur les sociétés Assimilé salarié si rémunéré
SCI Indéfinie proportionnelle aux parts Impôt sur le revenu (option pour l’impôt sur les sociétés)
SEL (SELARL / SELAS) Limitée aux apports Impôt sur les sociétés Travailleur non-salarié ou assimilé salarié selon la forme

FAQ

Le simulateur de statut juridique est-il fiable ?

Le simulateur de statut juridique vous permet d’obtenir une première orientation pour choisir la forme juridique compatible avec votre projet. Toutefois, il s’agit d’un outil d'aide à la décision. Il ne remplace pas un conseil juridique personnalisé. Pour toute situation complexe (patrimoine important, plusieurs associés, profession réglementée), il est préférable de consulter un professionnel du droit.

Est-ce que LegalPlace peut m’aider à choisir mon statut juridique ?

Oui, vous pouvez prendre rendez-vous avec un expert LegalPlace pour étudier votre situation et votre projet d’entreprise, et identifier le statut juridique le plus adapté à vos besoins

Quel est le meilleur statut pour créer une entreprise seul ?

Pour créer une entreprise seul, plusieurs statuts juridiques sont envisageables : micro-entreprise, entreprise individuelle, SASU ou EURL. Il n’y a pas un statut juridique mieux que l’autre de manière générale. Cela va dépendre de votre business model, de votre chiffre d’affaires prévisionnel, de la protection du patrimoine personnelle attendue, du fonctionnement souhaité, etc.

Est-ce que LegalPlace peut m’aider à créer mon entreprise ?

Oui, LegalPlace peut vous accompagner à toutes les étapes de création de votre entreprise, y compris réaliser le dépôt de votre dossier d’immatriculation sur le guichet unique Inpi. Nos experts vous accompagnent quel que soit le statut juridique que vous avez choisi (micro-entreprise, entreprise individuelle, SASU, SAS, EURL ou SARL).

Quelle différence entre la micro-entreprise et l'entreprise individuelle ?

La micro-entreprise est en réalité un régime simplifié de l'entreprise individuelle (EI), et non une forme juridique distincte. La principale différence réside dans le plafond de chiffre d'affaires : la micro-entreprise est limitée à 188 700 € pour les activités de vente et à 77 700 € pour les prestations de services (seuils 2026). Au-delà, vous basculez automatiquement vers le régime réel de l'EI. La micro-entreprise offre une comptabilité allégée et des cotisations sociales calculées uniquement sur le CA encaissé. L'EI au régime réel impose une comptabilité complète, mais permet de déduire les charges professionnelles et offre plus de souplesse fiscale.

Comment choisir entre SAS et SARL ?

Le choix entre SAS et SARL dépend principalement de deux critères : le régime social et la liberté de fonctionnement. En SARL, le gérant majoritaire relève du régime TNS (cotisations d'environ 45 % du revenu net), ce qui allège les charges mais offre une protection sociale plus limitée. En SAS, le président est assimilé salarié (cotisations d'environ 82 %), avec une couverture sociale complète. La SAS offre également plus de liberté dans la rédaction des statuts et est mieux adaptée à l'entrée d'investisseurs. La SARL convient davantage aux projets familiaux ou aux entrepreneurs souhaitant optimiser leurs charges dès le lancement.

Quelle différence entre SASU et micro-entreprise ?

La SASU et la micro-entreprise sont toutes deux adaptées à un entrepreneur seul, mais elles s'adressent à des profils différents. La micro-entreprise est idéale pour démarrer avec peu de formalités et un chiffre d'affaires limité (77 700 € en services, 188 700 € en vente). La SASU n'a pas de plafond de CA, permet de déduire les charges réelles, et offre une meilleure protection du patrimoine (responsabilité limitée aux apports). En revanche, elle implique une comptabilité complète et des formalités de création plus lourdes. La SASU est également recommandée si vous souhaitez vous rémunérer en assimilé salarié ou anticiper une levée de fonds.

Quel statut juridique choisir pour exercer une activité en parallèle d'un emploi salarié ?

Pour exercer une activité secondaire tout en conservant un emploi salarié, la micro-entreprise est généralement le statut le plus adapté : formalités réduites, création en quelques clics sur le guichet unique INPI, et cotisations sociales uniquement si vous réalisez du chiffre d'affaires. Si votre activité secondaire dépasse les plafonds de la micro-entreprise ou nécessite de déduire des charges, la SASU peut être envisagée. Avant de vous lancer, vérifiez que votre contrat de travail ne contient pas de clause d'exclusivité ou de non-concurrence, et assurez-vous que votre activité n'est pas incompatible avec votre statut de salarié.

Quel statut juridique pour une activité réglementée ?

Certaines activités réglementées imposent un statut juridique spécifique ou des conditions particulières. Les artisans doivent s'immatriculer au Registre des Métiers et justifier d'une qualification professionnelle. Les professions libérales réglementées (médecins, avocats, experts-comptables, architectes…) peuvent exercer via une Société d'Exercice Libéral (SEL : SELARL ou SELAS), qui offre les avantages d'une société tout en respectant les règles déontologiques de la profession, ou en entreprise individuelle. Les agents immobiliers et les agents généraux d'assurance sont également soumis à des conditions d'accès strictes. Dans tous les cas, vérifiez les exigences spécifiques auprès de l'ordre ou de l'organisme professionnel compétent avant de choisir votre statut.

Peut-on changer de statut juridique après la création de son entreprise ?

Oui, il est possible de changer de statut juridique après la création, mais cela implique des formalités et des coûts. Les transformations les plus courantes sont le passage de micro-entreprise à entreprise individuelle au régime réel, ou la transformation d'une EI en société (EURL ou SASU). Il est également possible de transformer une EURL en SARL, une SARL en SAS, ou encore une SASU en SAS lors de l'entrée de nouveaux associés. Ces démarches nécessitent en général une assemblée générale, la rédaction de nouveaux statuts, une annonce légale et un dépôt au guichet unique INPI. Le coût varie entre 300 € et 1 000 € selon la transformation