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  • Vous pouvez insérer une clause de non-concurrence dans un contrat de prestation de services, mais rien ne vous y oblige.
  • La clause de non concurrence n’est valable que si elle est limitée dans le temps, dans l’espace et proportionnée.
  • Contrairement au salarié, le prestataire freelance n’a droit à aucune contrepartie financière obligatoire.
  • En cas de non-respect de la clause de non-concurrence, le contrat prévoit en général une pénalité, que le juge peut réduire si elle est manifestement excessive.

La clause de non-concurrence dans un contrat de prestation de services interdit au prestataire d’exercer une activité concurrente susceptible de nuire à son client, pendant la mission et parfois après. Elle est facultative et n’est valable que si elle reste limitée et proportionnée. Vous découvrez ici ses conditions de validité, son utilité et les sanctions prévues en cas de manquement.

Contrat de prestation de service : définition

Un contrat de prestation de service est un accord écrit par lequel un prestataire (freelance, société, auto-entrepreneur…) s’engage à réaliser une mission pour un client, en échange d’une rémunération. Contrairement au contrat de travail, il ne crée pas de lien de subordination. Le prestataire reste autonome dans l’organisation et l’exécution de ses missions.

Ce type de contrat peut être utilisé pour des missions diverses et variées, développement informatique, consulting, marketing, graphisme, formation, etc.

Karim, développeur indépendant, signe un contrat de prestation avec une agence web. Il choisit librement ses horaires et ses outils. L’agence ne peut pas lui imposer un lien de subordination comme à un salarié, il reste autonome dans l’exécution de sa mission.

Qu’est-ce qu’une clause de non concurrence ?

La clause de non concurrence est une disposition contractuelle par laquelle le prestataire s’engage à ne pas exercer une activité concurrente susceptible de porter préjudice au client, pendant la durée du contrat et/ou après sa fin.

La clause de non-concurrence peut viser :

  • Des activités similaires ou identiques à celles confiées par le client ;
  • Des relations commerciales avec des clients ou prospects identifiés ;
  • Des projets concurrents sur un secteur ou une zone géographique définis.
Léa, consultante en marketing, accepte une clause qui lui interdit de travailler pour les concurrents directs de son client pendant la mission et durant les douze mois qui suivent, sur le territoire français. Elle reste libre d’accepter d’autres missions sans lien avec ce secteur.

Pourquoi demander l’insertion d’une clause de non concurrence dans un contrat de prestation de services ?

Il est fréquent dans un contrat de prestation de services ou contrat de freelance, en particulier lorsque ces services portent sur des prestations informatiques, que l’entreprise commanditaire exige qu’une clause de non-concurrence y soit stipulée, valable pendant et après la mission du prestataire ou du freelance.

Cette demande s’explique facilement. Le client craint que le prestataire reproduise son travail pour un concurrent. Il redoute aussi de voir partir un savoir-faire que le prestataire a parfois acquis grâce à la mission elle-même.

Aucune règle ne vous oblige à intégrer une clause de non-concurrence. Elle reste totalement facultative.

Si vous souhaitez rédiger un contrat de prestation de services, certaines formalités et mentions sont obligatoires. Pour alléger vos démarches et éviter toute erreur ou oubli, LegalPlace vous propose un modèle de contrat de prestation de services ! Il vous suffit de remplir un formulaire et le contrat vous sera remis conforme et adapté à vos besoins.

Peut-on insérer une clause de non-concurrence dans un contrat avec un micro-entrepreneur ?

L’entreprise peut tout à fait se protéger en insérant une clause de non concurrence dans un contrat avec un prestataire de service, y compris un micro-entrepreneur. Cela se produit en général lorsque le client a peur d’une forme de concurrence déloyale de la part de l’entrepreneur.

Le client, notamment dans le cas d’une sous-traitance, est également parfaitement légitime à demander une telle clause de non concurrence par crainte de voir le prestataire traiter directement avec le client final.

Quelles sont les conditions de validité de la clause de non-concurrence ?

Pour être valable entre professionnels, une clause de non-concurrence doit réunir trois conditions cumulatives, être limitée dans le temps, limitée dans l’espace, et proportionnée à l’intérêt légitime du client au regard de l’objet du contrat. La proportionnalité est le critère décisif, pour l’apprécier, le juge regarde notamment l’étendue des activités interdites. Une clause trop large, ou qui empêche le prestataire d’exercer son métier, peut être annulée.

Attention, toutefois ces conditions de validité ne doivent pas être confondues avec les conditions de validité de la clause de non concurrence concernant un salarié au titre d’un contrat de travail, bien plus lourdement réglementée.

Hugo, consultant SEO, signe une clause limitée à son secteur, à la région Île-de-France et à dix-huit mois. Elle est jugée valable. À l’inverse, une clause lui interdisant « toute activité de conseil partout en France pour une durée illimitée » serait annulée, faute de proportionnalité.

Quelles sont les pénalités en cas de non respect de la clause de non concurrence d’un contrat de prestation de services ?

En général, le contrat prévoit un mécanisme de pénalités forfaitaire en cas de violation de la clause de non concurrence par le prestataire, afin d’être plus efficaces et de dissuader ce dernier à ne pas la respecter.

Les parties fixent librement le montant des pénalités, à condition de les inscrire noir sur blanc dans le contrat. Il s’agit d’une clause pénale, si la somme prévue est manifestement excessive, le juge peut la réduire, comme le prévoit l’article 1231-5 du Code civil.

La lettre de résiliation de contrat de prestation de service est un document grâce auquel un prestataire de service met un terme à sa relation avec un client, ou vice-versa.

Il existe d’autres clauses généralement utilisées dans les contrats de travail, qu’il va être possible d’utiliser également dans le cadre d’un contrat de prestation de services ou pour un contrat de sous traitance comme la clause de mobilité ou la clause d’exclusivité.

Inès, traductrice freelance, viole la clause de non-concurrence de son contrat. Celui-ci prévoit une pénalité forfaitaire de 10 000 €. Estimant la somme excessive au regard du préjudice réel, le juge décide de la réduire, comme l’y autorise le Code civil.

Exemple : modèle de contrat de prestation de service

Vous cherchez à vous inspirer d’un contrat de prestation de service pour un freelance ? Voici un modèle à télécharger et à remplir par vous-même.

    La clause de non-concurrence d’un contrat de prestation de services reste facultative et se négocie librement entre le client et le prestataire. Elle n’est valable que si elle est limitée dans le temps, limitée dans l’espace et proportionnée à l’intérêt légitime du client, sans jamais empêcher le prestataire d’exercer son métier. Contrairement au salarié, le freelance n’a droit à aucune contrepartie financière obligatoire. En cas de manquement, le prestataire s’expose aux pénalités prévues au contrat, que le juge peut réduire si elles sont excessives.

FAQ

La clause de non-concurrence d'un contrat freelance doit-elle prévoir une indemnité ou une contrepartie financière ?

La clause de non-concurrence d’un contrat de prestation de services n’impose aucune contrepartie financière obligatoire, à la différence du contrat de travail. Le client et le prestataire peuvent en prévoir une, mais rien ne les y oblige. Pour être valable, la clause doit rester limitée dans le temps, limitée dans l’espace et proportionnée à l’intérêt légitime du client.

Comment lever une clause de non-concurrence ?

Une clause de non-concurrence d’un contrat de prestation de services peut être levée par le client, qui en est le bénéficiaire. Pour sécuriser cette renonciation, mieux vaut la formaliser par un accord écrit et signé entre le client et le prestataire.

Peut-on interdire totalement à un freelance de travailler pour d’autres clients ?

Non, un client ne peut pas interdire totalement à un freelance de travailler pour d’autres clients, sauf clause d’exclusivité expressément définie. Une interdiction trop large ou non justifiée serait jugée disproportionnée et pourrait être annulée.

Quelle durée pour une clause de non-concurrence dans un contrat de prestation de services ?

Aucune durée maximale n’est fixée par la loi pour une clause de non-concurrence dans un contrat de prestation de services. Une à deux années sont fréquentes en pratique. La durée retenue doit rester proportionnée à l’intérêt légitime du client : une clause sans aucune limite de temps est nulle.

Que risque un prestataire qui ne respecte pas la clause de non-concurrence ?

Un prestataire qui ne respecte pas la clause de non-concurrence doit verser les pénalités prévues au contrat et peut être condamné à des dommages-intérêts si le client prouve un préjudice. Cette pénalité est une clause pénale (article 1231-5 du Code civil) : le juge peut la réduire si elle est manifestement excessive.

La clause de non-concurrence est-elle obligatoire dans un contrat de prestation de services ?

La clause de non-concurrence n’est pas obligatoire dans un contrat de prestation de services : elle reste totalement facultative. Le client et le prestataire décident librement de l’intégrer. Lorsqu’elle est prévue, elle doit être limitée dans le temps, limitée dans l’espace et proportionnée pour produire ses effets.
Facture de prestation de services

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 19/06/2026

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5 Commentaires
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Bonjour, j ai eu un contrat en prestaaire de service pour de la formation. sur le contrat il y a noter que j’ai une clause de non concurence “Obligation de non-concurrence La formatrice occupe le poste de formatrice en tant que prestataire et est ainsi soumis en cas de rupture de son contrat et quel qu’en soit le motif, à une obligation de non- concurrence. Et ne pourra reproduire pour elle-même ou une tierce personne la ou les formation(s)” Il me semble que il devrait y avoir une date raisonnable pour la fin de la clause mais égelement une indenmnité… Lire la suite »

Bonjour,
Effectivement, pour être valide, la clause de non concurrence doit être limitée dans le temps et dans l’espèce et ce de manière raisonnable. Une contrepartie financière doit être également être expressément prévue. Dans votre cas, vous pouvez entamer une procédure au conseil de prud’hommes en apportant la preuve de la nullité de cette clause.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonsoir je suis free-lance avec un montage un leu particulier. Je travaille pour une grosse société mais pour être aux achats il faut être prime style cap , devoteam, and consorts… ce prime a sous traite la mission et moi je suis en contrat avec la petite SSII à qui est sous traite le contrat .. La clause de non concurrence est porté par cette dernière.. m’interdisant de passer par une autre société pour évoluer non seulement dans le cadre du contrat mais les 12 mois qui suivent.. en gros impossible de bouger … on a donc un 12 mois… Lire la suite »

Bonjour,
Je me trouve actuellement dans la même situation que vous.
avez-vous eu une réponse ou comment avez-vous fait ?
Je vous remercie par avance.

Bonjour,
Pour ne pas être abusif, la clause de non concurrence doit être limitée dans le temps et dans l’espace en fonction de la situation en l’espèce. Pour plus de précisions, nous vous conseillons de vous rapprocher d’un avocat.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.