Transfert du contrat de travail : conditions et conséquences
Dernière mise à jour le 01/04/2026
- Transfert du contrat de travail : que dit la loi ? (Articles 1224-1, 1224-2)
- Qui sont les salariés concernés par le transfert du contrat de travail ?
- Le transfert du contrat de travail entraîne-t-il sa modification ?
- Quels sont les différents cas de transfert du contrat de travail ?
- Quelles sont les conditions d’application du transfert du contrat de travail ?
- Quels sont les effets du transfert du contrat de travail ?
- Quelles obligations pour l’employeur ?
- Que faire en cas de refus du salarié ?
- Quelles sont les conséquences du transfert de contrat de travail ?
Le transfert de contrat de travail s’effectue lors d’un changement de situation juridique d’une entreprise. Il n’entraîne pas la modification du contrat de travail et s’applique quand une entité fait l’objet d’une :
- Fusion ;
- Cession ;
- Location-gérance ;
- Succession, etc.
Transfert du contrat de travail : que dit la loi ? (Articles 1224-1, 1224-2)
Le transfert du contrat de travail est encadré par les articles L1224-1 et L1224-2 du Code du travail. Ils affirment qu’un contrat de travail en cours est maintenu en cas de transfert d’entreprise. Ils définissent également le fonctionnement et les conditions d’application du transfert.
Ce que dit l’article 1224-1
L’article 1224-1 du Code du travail stipule qu’un transfert de contrat de travail a lieu en cas de transfert d’entreprise. Il informe que l’application du transfert concerne toute entité économique qui conserve son identité et poursuit son activité. L’article vient déterminer, en détail, les situations qui entraînent le transfert de contrat de travail (cession d’entreprise, fusion-acquisition, location-gérance…). Les textes affirment également la continuité du contrat de travail du salarié dans le cas d’un transfert d’entreprise.
Ce que dit l’article 1224-2
L’article 1224-2 du Code du travail évoque les obligations de l’ancien et du nouvel employeur. Il précise que les deux doivent respecter les mêmes obligations à la date de la modification d’entreprise sauf dans certaines situations. Les textes définissent bien évidemment les cas particuliers :
- L’entreprise fait l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire ;
- Un plan de sauvegarde a été établi dans l’entreprise ;
- Aucune convention n’a été établie entre les employeurs sur les sommes dues aux salariés transférés lors de la modification d’entreprise.
Qui sont les salariés concernés par le transfert du contrat de travail ?
Le transfert concerne le salarié disposant d’un contrat de travail en cours, quel que soit son type :
- Contrat de travail (CDI): Contrat à Durée indéterminée ;
- Contrat de travail (CDD): Contrat à Durée déterminée ;
- Contrat aidé ;
- Contrat d’apprentissage ;
- Contrat de VRP.
Les contrats de travail suspendus sont également concernés, quel qu’en soit le motif (congé de maternité, congé paternité, congé parental d’éducation, arrêt maladie…). Les salariés travaillant sous contrat profitent aussi d’un transfert de contrat de travail pendant leur préavis.
Le transfert du contrat de travail entraîne-t-il sa modification ?
En principe, il n’entraîne pas sa modification. À dire vrai, seul le changement d’employeur doit être notifié dans le document. Selon l’article L.1224-1 du Code du travail, le salarié peut refuser le transfert de son contrat de travail si celui-ci a fait l’objet de modifications substantielles. Toutefois, des modifications peuvent être apportées dans le contrat par le biais d’un accord commun entre le salarié et le nouvel employeur. Dans ce cas, il est nécessaire de rédiger un avenant de contrat de travail.
Les modifications ne nécessitant pas l’accord du salarié
Lors d’un transfert de contrat de travail, un changement de conditions de travail peut survenir. Les modifications autorisées sont celles prévues dans le contrat de travail et les modifications non substantielles. Il peut s’agir d’un changement de service ou d’un changement d’horaires non conséquent. Dans l’un de ces cas, le refus du salarié peut entraîner un licenciement pour faute grave.
Les modifications nécessitant l’accord du salarié
Les modifications substantielles non définies dans le contrat de travail nécessitent l’accord du salarié. Les éléments essentiels dans un contrat de travail nécessitant un accord concernent par exemple un changement:
- majeur sur l’horaire de travail (passage en horaire de nuit par exemple) ;
- de lieu de travail ;
- d’élément prévu dans une clause.
Refus de modification du contrat de travail par le salarié
Le salarié peut s’opposer aux modifications non substantielles de clauses dans son contrat de travail. Dans ce cas, trois situations peuvent se produire :
- Le salarié et le repreneur entament une négociation pour mettre en place un nouvel accord établi dans un avenant de contrat ;
- Le repreneur procède à un licenciement pour refus de modification d’éléments non essentiels du contrat. (Le salarié bénéficie d’un préavis et perçoit des indemnités de licenciement) ;
- Le salarié peut déposer sa démission ou demander une rupture conventionnelle, comme la rupture du contrat d’apprentissage ou la rupture de contrat de travail.
Quels sont les différents cas de transfert du contrat de travail ?
Il peut se faire de deux manières : transfert de plein droit et transfert partiel. Le transfert peut être automatique (si les situations de modification d’entreprise dans l’article L.1224-1 sont remplies) ou volontaire.
Le transfert de plein droit
Quand la situation juridique d’un employeur change, les contrats de travail en cours sont maintenus entre le salarié et le nouvel employeur (article L.1224-1 du Code du travail). Le changement peut être justifié par la:
- cession ou la vente de l’entreprise ;
- fusion entre plusieurs sociétés ;
- transformation du fonds ;
- succession ;
- mise en société de l’entreprise.
Si l’un de ces cas se présente, le transfert de plein droit du contrat de travail s’effectue entre le cédant et le repreneur. Ainsi, le salarié est protégé d’un éventuel licenciement pendant le processus de transfert d’entreprise.
Le transfert partiel
Le transfert partiel se produit quand une partie de l’entreprise (et non pas la totalité) a été cédée. Dans ce cas, le transfert de contrat de travail s’effectue proportionnellement à la partie transférée à un autre employeur. Si la cession des parts de l’entreprise n’affecte pas le contrat de travail du salarié, le transfert n’a pas lieu d’être. Si l’employé occupe une fonction au sein de la partie de l’entreprise cédée, son contrat de travail sera transféré dans sa totalité.
Le transfert volontaire
Un employeur peut procéder à un transfert volontaire quand les conditions d’un transfert automatique ne sont pas remplies. Dans ce cas, l’accord du salarié est nécessaire. Le transfert volontaire du contrat de travail peut se faire si, et seulement si, le salarié accepte une proposition de transfert dans une autre entreprise dirigée par le même employeur. L’ancien et le nouvel employeur doivent également réaliser les formalités nécessaires au transfert conventionnel du contrat de travail.
Transfert du contrat de travail d’un salarié protégé
Le transfert du contrat de travail d’un salarié protégé se fait selon quelques règles. Dans le cas d’un transfert de plein droit, il n’y a pas de formalités particulières à faire pour le transfert de contrat de travail des salariés protégés. Pour un transfert partiel, il faut demander une autorisation administrative auprès de l’Inspection du travail. Après obtention de l’autorisation, le transfert du contrat de travail du salarié se fait de plein droit au repreneur. Si l’autorisation n’a pas été accordée, le salarié peut demander de travailler au même poste chez son ancien employeur et profiter du même salaire.
Quelles sont les conditions d’application du transfert du contrat de travail ?
L’application de ce transfert est soumise à deux conditions qui se portent sur l’identité de l’entité transférée.
Condition 1 : l’entreprise transférée est une entité économique autonome
La première condition à remplir pour transférer un contrat de travail concerne l’entité transférée. Elle doit être une entité économique autonome. Autrement dit, elle doit permettre l’exercice d’une activité économique donnant lieu à des intérêts propres. Le transfert du contrat de travail peut alors se faire pour une activité accessoire, secondaire ou principale. Il peut être appliqué quand :
- Une entreprise confie une activité avec une organisation et un personnel à un tiers ;
- Une société cède un de ses établissements à une autre société ;
- Une mise en location-gérance de fonds de commerce se produit ;
Condition 2 : l’entité transférée conserve son identité
La deuxième condition à remplir pour l’application du transfert du contrat de travail concerne la conservation de l’identité de l’entité transférée. Autrement dit, le repreneur doit exercer la même activité que l’entité transférée ou une activité connexe similaire permettant de maintenir les emplois.
Quels sont les effets du transfert du contrat de travail ?
Ce processus n’affecte généralement pas les termes du contrat. Autrement dit, les conditions mentionnées dans le contrat sont maintenues. En principe, le salarié conserve également ses droits et ses avantages.
Droits, avantages et conditions
Dans le cadre d’un transfert du contrat de travail, le salarié bénéficie de la même rémunération, ancienneté et qualification. Il conserve également tous ses droits et avantages (logement, voiture de fonction…). Toutes les clauses insérées dans le contrat de travail (clause de non-concurrence, clause de mobilité…) restent en vigueur. Il est important de préciser qu’une modification de contrat de travail peut se faire si le salarié est d’accord.
Avantages non contractuels
Si le repreneur n’a pas révoqué ou dénoncé les avantages non contractuels, ils sont conservés après le transfert. Les usages, les accords unilatéraux et les accords atypiques mis en place avant le transfert sont maintenus. Les accords collectifs peuvent aussi être conservés sous conditions.
Avantages collectifs
Lors d’un transfert du contrat de travail, les avantages collectifs sont maintenus, sauf si le nouvel employeur dénonce certains usages. Autrement dit, le repreneur peut supprimer un usage comme le paiement d’un 13e mois au salarié.
Pour dénoncer un usage lié aux avantages collectifs, le nouvel employeur doit informer le ou les salariés sur la mesure prise en respectant le délai de préavis de 3 mois. Si ce cas se présente, les salariés peuvent demander une négociation afin d’adapter les accords selon le changement prévu. De nouveaux textes doivent être rédigés pour les formaliser dans un délai de 1 an après la dénonciation.
D’un autre côté, jusqu’à ce qu’un nouvel accord soit signé entre les salariés et le repreneur, les accords d’entreprise et les conventions collectives sont applicables jusqu’à la fin des 12 mois civils de négociation. Après ce délai, deux situations peuvent se présenter :
- Les anciens textes dans les accords seront remplacés ;
- L’ancien accord et la convention collective originale restent applicables quand la négociation a échoué.
Quelles obligations pour l’employeur ?
Ce processus fait naître des obligations pour l’ancien et le nouvel employeur. De manière générale, elles concernent la demande d’autorisation et l’obligation d’information.
Les obligations du cédant
Les obligations du cédant lors d’un transfert de contrat de travail concernent la demande d’autorisation de l’inspecteur du travail en cas de transfert partiel concernant des salariés protégés. Cette disposition a été établie pour prévenir les fraudes concernant la mutation d’un salarié.
Les obligations du repreneur
La principale obligation du repreneur concerne l’information. Celui-ci est tenu d’informer le personnel sur la modification de l’employeur.
Que faire en cas de refus du salarié ?
Le refus de transfert par le salarié peut être considéré comme une démission. Si ce cas se présente, le nouvel employeur peut :
- Faire de nouvelles propositions au salarié ;
- Procéder au licenciement pour abandon de poste (licenciement disciplinaire).
Quelles sont les conséquences du transfert de contrat de travail ?
Le transfert du contrat de travail n’est pas sans conséquence pour le salarié, le cédant et le repreneur.
Pour le salarié
Bien qu’il n’ait pas d’incidence majeure sur le contrat de travail du salarié, le transfert entraîne quelques changements concernant :
- son poste ;
- le lieu de travail ;
- Ses collaborateurs ;
- l’horaire de travail ;
- Ses supérieurs hiérarchiques ;
- Son environnement de travail .
Pour le cédant
Lors du transfert, le salarié conserve ses droits et ses avantages (ancienneté, rémunération, droits aux congés payés, droits à la formation, etc.). Le cédant doit verser les sommes dues au salarié au nouvel employeur pour que celui-ci puisse remplir les conditions mentionnées dans le contrat de travail. Il s’agit généralement du salaire, des indemnités de congés payés et des primes.
Pour le repreneur
Lors d’un transfert de contrat de travail, le repreneur doit mettre en place une organisation structurelle en vue de l’accueil des salariés. Si l’ancien employeur ou le cédant n’a pas pu verser les sommes dues au salarié, le repreneur est tenu de les payer en totalité. Bien évidemment, le cédant doit procéder au remboursement du nouvel employeur sauf si un accord a été fixé entre les deux parties.Créer mon contrat de travail
Dernière mise à jour le 01/04/2026
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Petit rajout personne ne paye le maintien de salaire
Cordialement.
Bonjour je suis en arrêt maladie depuis le 6/12/2025 mon arrêt est prolongé jusqu’à juin le site sur lequel je travaille en tant qu’agent de sécurité a changer de prestataire la nouvelle société m’a envoyé un avenant par mail que je n’ai pas signé car hospitalisé à ce moment ducoup ancien prestataire continue de m’envoyer fiche de paye et le nouveau silence radio que dois je faire .
Merci d’avance pour votre réponse
Bonjour,
À titre général, le transfert des contrats en cas de changement d’employeur est encadré par l’article L1224-1 du Code du travail, et l’arrêt de travail suspend le contrat sans le rompre.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour,je travaille dans l’entreprise depuis janvier 1999 en mars 2012 mon employeur a voulu me transférer dans une autre entreprise de la même entreprise.Ce n’est pas un groupe.je l’ai fait,par contre je n’ai pas voulu démissionner.A t il eu le droit .Il ne m’a pas indemnisé
Bonjour,
À titre général, le transfert du contrat de travail est encadré par l’article L1224-1 du Code du travail : « lorsque survient une modification dans la situation juridique de l’employeur (…) tous les contrats de travail en cours subsistent ».
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour Mon entreprise a été acheté. Suite à cet achat, il y a un changement du nom et le numéro de SIRET de l’entreprise. Aucun changement de mon poste ni mon lieu de travail car tous les contrats de travail des salariés restent identiques et étaient transférés automatiquement: je conserve même mes années anciennetés depuis le début de mon CDI. Cependant, pour mon dossier de renouvellement du titre de séjour salarié pluriannuel, la préfecture n’accepte pas l’ancienne autorisation de travail meme après le courrier explicatif de mon employeur et nous demande de fournir une nouvelle autorisation de travail. Or dans… Lire la suite »
Bonjour,
À titre général, en cas de transfert d’entreprise, les contrats de travail sont automatiquement transférés au nouvel employeur (art. L1224-1 C. trav.). S’agissant des travailleurs étrangers, l’autorisation de travail est encadrée par les articles L5221-2 et suivants du Code du travail et peut nécessiter une mise à jour en cas de modification de l’employeur.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit des étrangers afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, au 1er janvier 2025, mon entreprise à connue une fusion absorption avec un changement de lieu de travail prévu au 1er juillet 2026. Ce nouveau lieu de travail se trouve à 42.5 km du lieu de travail actuel. Cette nouvelle distance à parcourir est trop importante pour moi et engendrerait des frais que je n’ai pas actuellement. Puis je refuser de partir sur ce nouveau site et quels sont mes possibilités. Merci
Bonjour, Dans le cadre d’une fusion-absorption, votre contrat de travail est automatiquement transféré à la nouvelle entité. Concernant le changement de lieu de travail, votre possibilité de refus dépend de la présence d’une clause de mobilité dans votre contrat ou de la zone géographique de ce nouveau site. Si le nouveau lieu de travail se situe dans le même secteur géographique que l’actuel, ce changement constitue une simple modification des conditions de travail que l’employeur peut imposer ; un refus de votre part pourrait alors être qualifié de faute. À l’inverse, si le nouveau site est situé hors du secteur… Lire la suite »
Bonjour, Je viens d’être licenciée, mon contrat avait été transféré il y a moins d’un an et sur le contrat de travail, il n’est pas fait état de mes années passées pour mon ancien contrat. Mes futurs droits vont être entaché. Comment récupérer un sole de tout compte correspondant à mon ancien contrat? Dois je me retourner contre mes anciens employeurs ou ce dernier? Merci
Bonjour, En cas de transfert légal du contrat de travail, l’article L.1224-1 du Code du travail prévoit que le nouvel employeur est substitué de plein droit à l’ancien pour l’ensemble des obligations nées du contrat, y compris l’ancienneté acquise. Les droits attachés à cette ancienneté doivent en principe être pris en compte lors de la rupture. Le solde de tout compte est établi par l’employeur au moment de la cessation du contrat conformément à l’article L.1234-20 du Code du travail. Les obligations issues du contrat transféré incombent au nouvel employeur, sans rupture entre les contrats. Nous vous invitons à prendre… Lire la suite »
Bonjour
Merci pour votre réponse rapide.
Ils m’ont fait un nouveau CDI suite au transfert en conservant l’ancienneté. Mais ils ont démarré un nouveau contrat avec une nouvelle date.
Effectivement il n’y a rien de clair , je vais prendre contact auprès d’avocat.
Merci
Bonne soirée
Bonjour,
Nous prenons acte de votre message. En l’absence de question juridique générale portant sur un cadre légal abstrait, aucune précision supplémentaire ne peut être apportée sans analyse factuelle d’une situation individuelle.
Nous vous invitons effectivement à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, Je suis salarié dans une société qui était en redressement judiciaire, cette dernière a été racheté et nos contrats transférés, aujourd’hui ils veulent nous faire signer un nouveau contrat de travail (nouvelle convention collective qui prévoit un 13ème mois que nous n’avions pas, toutefois ils ne veulent pas nous l’apliquer et simplement créer prendre notre salaire actuel et le diviser sur notre bulletin de salaire avec un revenu mensuel net de base qui sera diminué et le restant sera créer sous une ligne 13ème mois, donc en gros notre revenut brut annuel n’est pas impacté modifié mais le revenu… Lire la suite »
Bonjour, En principe, lors du transfert d’un contrat de travail dans le cadre d’une reprise d’entreprise, les conditions essentielles du contrat initial doivent être maintenues, sauf accord exprès du salarié (article L1224-1 du Code du travail). La modification de la structure du salaire sans modification du montant brut annuel peut constituer une modification des modalités de paiement, soumise à votre accord. En cas de refus de signer un nouveau contrat modifié, ce refus ne constitue ni une faute grave, ni une démission, mais l’employeur peut engager une procédure de licenciement pour motif personnel, hors faute. Nous vous invitons à prendre… Lire la suite »
J’étais enseignante dans un CFA et mon CFA a été privatisé. J’ai refusé le transfert de mon contrat car le nouveau était différent. Donc j’ai été licenciée le 17 novembre 2020.
Mon licenciement a été annulé par un arrêt de la cour d’appel de Nantes. Maintenant mon employeur me réclame mes indemnités de licenciement et m’a réintégrée sans mon accord à la date qui lui convient est ce légal ?
Bonjour,
La réintégration d’un salarié après annulation de son licenciement ne peut en principe avoir lieu sans son accord, conformément à l’article L1235-3-1 du Code du travail. L’employeur ne peut pas fixer unilatéralement la date de reprise ni exiger le remboursement des indemnités sans décision judiciaire en ce sens. Il est recommandé de consulter un avocat pour apprécier la régularité de la situation.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Merci pour votre réponse.
J’ai encore une question. Quelle est la date qui compte dans une réintégration. Celle du lendemain du licenciement ou celle de la notification de la réintégration pour moi 4 ans plus tard.
J’ai reçu le courrier de mon employeur notifiant ma réintégration
4 ans après mon licenciement.
Quelle date est à prendre en compte pour une réintégration ?
Pouvez vous me donner cette information ?
Il me réclame mes indemnités de licenciement car il dit qu’il m’a réintégrée 4 ans après.