Qu’est-ce qu’un code ROME ?
Dernière mise à jour le 24/04/2026
- Le code ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) est un identifiant composé d’une lettre et 4 chiffres qui classe les métiers en 14 familles professionnelles gérées par France Travail.
- Le code ROME est principalement utilisé dans le secteur de l’emploi et de l’orientation.
- Chaque fiche métier ROME contient les compétences requises, les conditions de travail et les possibilités d’évolution professionnelle, utiles pour valider votre concept d’entreprise.
- Le code ROME est à ne pas confondre avec le code APE.
Créé en 1974, le code ROME est un identifiant alphanumérique (1 lettre + 4 chiffres) qui classe les métiers en 14 familles professionnelles. Il est géré aujourd’hui par France Travail. Ce référentiel est utile aux créateurs d’entreprise qui souhaitent bâtir un projet solide.
Qu’est-ce que le code ROME ?
Code ROME : définition
Le code ROME (Répertoire opérationnel des métiers et des emplois) est un outil de classification des métiers, regroupés par familles professionnelles. Il se présente sous la forme d’un code alphanumérique composé d’une lettre et de quatre chiffres. Sa nomenclature s’accompagne de fiches dédiées à chaque métier recensé, détaillant les missions, les compétences requises et les conditions d’accès à la profession.
Qui a créé le ROME et qui le maintient ?
Le code Rome a été créé en 1974 par l’agence nationale pour l’emploi (ANPE). Aujourd’hui, il est maintenu et mis à jour par France Travail (anciennement Pôle emploi). Ce travail d’actualisation est mené en co-construction avec différents acteurs du marché de l’emploi, tels que les branches professionnelles, l’APEC (L’association pour l’emploi des cadres) ou encore l’OPCO (L’opérateur de compétences).
Quel est le rôle du code Rome ?
L’objectif du code ROME est d’apporter un cadre et un vocabulaire commun pour décrire les métiers du marché du travail. Il facilite la mise en relation entre les offres d’emploi et les candidats, l’accompagnement à l’orientation professionnelle et, plus largement, l’analyse du marché du travail. Ce référentiel est utilisé par France Travail, les entreprises, les organismes de formation et les personnes en reconversion ou en quête d’évolution professionnelle.
Comment fonctionne la structure d’un code ROME ?
Chaque profession est identifiée grâce à un code alphanumérique composé d’une lettre et de quatre chiffres.
La lettre (famille de métier)
Le code ROME démarre par une lettre, comprise entre A à N. Chaque lettre correspond à une famille de métier. Il en existe 14 au total.
Le tableau suivant recense les principaux domaines couverts :
| Lettre de référence | Domaines |
|---|---|
| A | Agriculture et Pêche, Espaces naturels et Espaces verts, Soins aux animaux |
| B | Arts et Façonnage d’ouvrages d’art |
| C | Banque, Assurance, Immobilier |
| D | Commerce, Vente et Grande distribution |
| E | Communication, Média et Multimédia |
| F | Construction, Bâtiment et Travaux publics |
| G | Hôtellerie-Restauration, Tourisme, Loisirs et Animation |
| H | Industrie |
| I | Installation et Maintenance |
| J | Santé |
| K | Services à la personne et à la collectivité |
| L | Spectacle |
| M | Support à l’entreprise |
| N | Transport et Logistique |
Les deux premiers chiffres (domaine professionnel)
Les deux premiers chiffres du code ROME précisent le domaine professionnel en le divisant en sous-domaines. Ils affinent ainsi la typologie et le champ d’activité.
Par exemple, pour la lettre M (métiers du support à l’entreprise), les sous-catégories sont les suivantes :
| Sous-domaine de la lettre M | Sous-domaines |
|---|---|
| 11 | Achats |
| 12 | Comptabilité et gestion |
| 13 | Direction d’entreprise |
| 14 | Organisation et études |
| 15 | Ressources humaines |
| 16 | Secrétariat et assistance |
| 17 | Stratégie commerciale, marketing et supervision des ventes |
| 18 | Systèmes d’information et de télécommunication |
Les deux derniers chiffres (catégorie spécifique)
Les deux derniers chiffres du code ROME permettent d’identifier précisément un métier au sein d’un sous-domaine. Il s’agit du niveau de détail le plus fin du classement.
Par exemple, le code M13 (Direction d’entreprise) se décline de la manière suivante :
| Code ROME | Métier associé |
|---|---|
| M1301 | Dirigeant / Dirigeante d’entreprise privée |
| M1302 | Responsable de Petite ou Moyenne Entreprise -PME- |
| M1303 | Directeur / Directrice de filiale |
| M1304 | Directeur / Directrice d’unité de services au public |
| M1305 | Fablab Manager |
Notez qu’un même code ROME peut regrouper des métiers exercés dans des secteurs très variés. Ces regroupements s’expliquent par la proximité des compétences et des missions, indépendamment du secteur d’activité.
Exemple : le code M1302 (responsable de PME) peut correspondre à des fonctions telles que :
- Chef / Cheffe d’agence commerciale ;
- Chef / Cheffe d’agence de voyages ;
- Directeur / Directrice de centre de profit ;
- Directeur adjoint / Directrice adjointe de PME-PMI ;
- Dirigeant / Dirigeante de Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOP) ;
- Responsable d’agence commerciale ;
- Responsable d’agence de placement ;
- Responsable d’agence de travail temporaire ;
- Responsable d’entreprise d’insertion par l’économie ;
- Responsable d’entreprise de nettoyage ;
- Responsable de centre de profit ;
- Responsable de Petite ou Moyenne Entreprise (PME).
Où trouver les familles de métiers ?
Si vous cherchez à comprendre les familles de métiers, vous pouvez vous appuyer sur la classification du code ROME, disponible dans les ressources officielles de France Travail ou sur data.gouv.fr. Vous avez accès à plusieurs modes de lecture de cette classification, selon votre besoin :
- Une arborescence classique, qui liste les métiers par ordre alphanumérique chronologique.
- Une arborescence par secteur d’activité (tels que les activités juridiques, comptables ou le commerce et la distribution).
- Une arborescence par centre d’intérêt, avec 30 catégories en tout (comme “J’ai le sens des affaires” ou “J’ai le sens du contact”) qui permettent de relier des métiers à vos appétences.
Comment trouver votre code ROME ?
Utiliser le moteur de recherche France Travail (MétierScope)
Pour retrouver un code ROME, vous pouvez utiliser la plateforme MétierScope, créée par France Travail. Il est possible de mener votre recherche de plusieurs façons :
- En saisissant un mot-clé dans la barre de recherche (la plateforme vous propose plusieurs professions si la recherche est trop large) ;
- Via une liste alphabétique, en sélectionnant la première lettre du métier ;
- Par secteur d’activité, afin d’affiner la recherche par domaine ;
- Par centre d’intérêt, pour relier vos compétences ou préférences aux métiers existants.
La plateforme propose également des métiers liés aux grandes transitions actuelles, notamment écologique, numérique et démographique. Cela vous permet d’anticiper les métiers d’avenir.
Consulter la fiche métier détaillée pour identifier le code ROME
Une fois que vous avez sélectionné un métier depuis la plateforme MétierScope, vous pouvez consulter sa fiche détaillée. Pour trouver le code ROME associé à cette profession, vous devez télécharger sa fiche du métier. Elle est en principe disponible en haut à droite de la page, en cliquant sur le bouton “Télécharger la fiche”. Le code ROME apparaît clairement dans l’en-tête du document, au-dessus du nom principal de la profession.
Exemple concret : trouver le code ROME pour un consultant en RH
Vous vous demandez comment identifier le bon code ROME pour un métier précis ? Prenons l’exemple d’un consultant en ressources humaines. Rendez vous sur la plateforme MétierScope. Tappez ensuite le mot-clé “consultant RH” dans la barre de recherche. Vous obtenez plusieurs choix, notamment Consultant/ Consultante en gestion de ressources humaines, et consultant/ consultante SIRH en ressources humaines. Sélectionnez le métier le plus proche de votre activité réelle.
Il vous suffit ensuite de télécharger la fiche pour découvrir le code ROME de votre profession en haut du document. Dans le cas des désignations, il s’agit du code :
- M1508 (Conseiller / Conseillère en gestion de carrière) pour un conseiller en gestion de carrière ;
- M1806 (Consultant fonctionnel / Consultante fonctionnelle des systèmes d’information) pour un consultant SIRH ressources humaines.
Que faire si votre métier est hybride ou en évolution ?
Le référentiel du code ROME évolue en permanence pour s’adapter au marché du travail. Dans la réalité, il se pourrait que votre activité corresponde à plusieurs codes. Dans ce cas, lisez les fiches et les compétences associées pour identifier le code le plus adapté à votre situation. C’est la cohérence entre vos missions réelles et la fiche métier qui doit guider votre choix.
Que contient une fiche métier ROME ?
Description générale du métier
La fiche associée à chaque code ROME commence par détailler les missions principales de la profession. Elles sont souvent listées de manière structurée sous forme de puces. Vous y retrouvez aussi le niveau de responsabilité (cadre, ouvrier, technicien, etc.) et le secteur d’activité concerné. Ces informations permettent de comprendre le cœur principal de la profession. Notez que les tâches listées sont génériques, et peuvent varier selon le contexte.
Vous pouvez aussi découvrir les intitulés alternatifs du poste. Par exemple, un conseiller en gestion de carrière peut aussi être appelé coach en développement des compétences ou talent manager. Ces terminologies sont utiles pour élargir les recherches d’emplois et mieux comprendre les usages du marché.
Conditions de travail
La fiche du code ROME détaille ensuite les conditions d’exercice du métier. Elles permettent de se projeter dans le quotidien du métier. Elles sont toutefois amenées à évoluer selon les structures ou le contexte d’exercice (en salarié ou en indépendant).
Le document détaille notamment les éléments suivants :
- L’environnement de travail et les éventuels risques ;
- Les horaires et l’organisation du temps de travail ;
- Le type de public accompagné ;
- Le statut d’emploi (Salarié du secteur privé, travailleur indépendant, etc.) ;
- Les structures qui recrutent ce profil.
Compétences (savoir-faire, savoir-être)
La fiche ROME détaille ensuite l’ensemble des compétences professionnelles attendues. Elle distingue à la fois :
- Les compétences techniques (savoir-faire) ;
- Les compétences comportementales (savoir-être) ;
- Les connaissances théoriques utiles, liées à la formation ou à l’expérience.
Accès à la profession
La fiche associée à chaque code ROME indique si une profession est réglementée ou non. Vous y retrouvez les formations et diplômes permettant d’exercer la profession, ce qui vous aide à évaluer la faisabilité de votre projet. Certains métiers sont accessibles sans diplôme, tandis que d’autres nécessitent une qualification obligatoire (accessible via une formation spécifique ou une validation des acquis de l’expérience).
Les métiers proches
Enfin, la fiche accessible en ligne sur la plateforme MétierScope propose une liste de métiers similaires. Ils partagent des compétences ou des secteurs d’activité avec l’activité détaillée. C’est une section particulièrement intéressante pour élargir vos perspectives professionnelles si vous envisagez une reconversion ou une évolution de carrière. Elle permet d’identifier des passerelles possibles avec votre activité actuelle.
Code ROME et création d’entreprise : quel lien ?
Un outil utile pour structurer votre projet
Lorsque vous créez votre entreprise, le code ROME peut vous aider à clarifier votre projet.
En vous appuyant sur les compétences et les conditions d’exercice du métier, vous pouvez mieux évaluer la réalité du terrain et vérifier que votre offre est cohérente avec le marché. Vous pourrez aussi identifier des opportunités ou des offres complémentaires et affiner votre positionnement. Cela vous permet d’avancer plus sereinement dans votre étude de marché, une étape clé pour poser les fondations de votre entreprise.
Code APE (NAF) et code ROME : ne pas les confondre lors de votre déclaration à l’INPI
Le code ROME n’est pas demandé au moment de l’immatriculation de votre entreprise. En revanche, l’INSEE vous attribue automatiquement un code APE (ou code NAF) après avoir accompli les formalités de création de votre entreprise via le site du Guichet unique. Composé de 4 chiffres et d’une lettre, ce code identifie la branche principale de votre activité.
Pour bien différencier ces deux codes, notez que :
- Le code APE sert à classer les entreprises et à des usages administratifs et statistiques (convention collective, cotisations, aides, etc.). Il est obligatoirement mentionné sur les bulletins de fiche de paie.
- Le code ROME décrit un métier et ses compétences, principalement dans une logique d’orientation et d’emploi.
Le code ROME a-t-il un impact sur le régime fiscal ?
Non, le code ROME n’a pas d’impact direct sur votre régime fiscal. C’est un outil avant tout descriptif. Il n’est pas utilisé par l’administration fiscale pour catégoriser votre activité et déterminer votre régime d’imposition. C’est la nature de l’activité et le statut juridique sélectionné qui impactent directement la catégorie d’imposition de l’entreprise (BIC/BNC) ainsi que ses modalités d’imposition (TVA, impôt sur le revenu ou sur les sociétés, etc.)
Toutefois, le code ROME permet de mieux définir votre secteur d’activité. Cette clarification peut indirectement vous aiguiller par la suite dans vos choix.
Quel est le lien du code ROME avec le statut juridique ?
Certains métiers associés à des codes ROME correspondent à des professions réglementées. Dans ce cas, vous devez fournir les justificatifs nécessaires lors de votre immatriculation.
Selon votre profession, certains statuts juridiques seront peut-être plus adaptés que d’autres. Par exemple, une profession libérale réglementée peut être exercée en société d’exercice libéral (SEL). Ce type de structure vous permet d’ouvrir une société de capitaux tout en prenant en compte les spécificités de votre profession. Cette situation vous concerne si vous êtes médecin, avocat ou encore expert-comptable.
Artisan, commerçant, profession libérale : ce que change le code ROME
Le fait d’être indépendant ne change pas votre code ROME. Ce dernier s’attache vraiment à votre profession. D’ailleurs, les fiches précisent lorsqu’une activité peut être exercée en salariat ou en indépendant.
Cependant, selon votre activité :
- Les métiers artisanaux peuvent relever de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) ;
- Les activités commerciales impliquent une immatriculation au RCS (registre du commerce et des industries) en plus du RNE (registre national des entreprises) ;
- Les professions libérales relèvent souvent des BNC, ou des BIC selon la nature de l’activité.
D’ailleurs, de nombreux professionnels libéraux démarrent leur activité en tant que micro-preneurs. Ce statut est plébiscité pour sa facilité de création et de gestion.
Les erreurs à éviter quand on utilise le code ROME
Ne pas consulter la fiche métier avant de se lancer
Il demeure intéressant de lire la fiche métiers associée à votre code ROME pour vérifier les compétences listées, ainsi que les conditions d’accès (formations obligatoires notamment) et d’exercice de votre activité avant de lancer votre projet. Cela vous permet d’éviter un décalage entre votre idée et la réalité du terrain, et vous aidera lors de l’élaboration de votre étude de marché. Vous pourrez approfondir si nécessaire certaines compétences pour vous lancer sereinement.
Notez que la plateforme MétierScope vous propose aussi des métiers proches en fonction de vos centres d’intérêts ou de vos compétences. Ils peuvent être intéressants si votre profil ne correspond pas tout à fait à votre projet initial, mais que vous souhaitez toutefois exercer une activité dans le même secteur ou avec une intention similaire.
Confondre code APE et code ROME
Le code APE désigne l’activité de l’entreprise, tandis que le code ROME s’intéresse à la description du métier et des compétences associées. Dans votre gestion administrative, seul votre APE vous sera parfois demandé, notamment par votre expert-comptable. C’est d’ailleurs l’INSEE qui vous l’attribue automatiquement au moment de votre immatriculation.
De son côté, le code ROME reste un outil d’analyse et d’orientation. Il ne vous sera pas demandé lors de vos déclarations administratives, mais il peut vous être utile pour bâtir votre étude de marché et identifier des opportunités d’évolution en matière de posture ou d’offres.
Si votre activité évolue, votre code APE peut être modifié. L’INSEE vous attribue un nouveau code après les déclarations de changement auprès du Guichet unique. Le code ROME associé à votre nouveau métier peut donc également changer indirectement.
FAQ
Le code ROME est-il obligatoire pour créer une entreprise ?
Peut-on avoir plusieurs codes ROME pour une même entreprise ?
Où consulter les fiches métiers ROME en détail ?
Mon activité n'existe pas dans le répertoire ROME, que faire ?
Est-ce que le code ROME change si je transforme mon entreprise ?
Quel code ROME pour une micro-entreprise de services ?
Le code ROME détermine-t-il mon régime fiscal ?
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