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  • La dissolution d’une SCI ne met pas fin immédiatement à son existence juridique. La société reste en vie le temps de la liquidation, puis disparaît définitivement à la radiation au Registre National des Entreprises.
  • La procédure comporte trois étapes successives et obligatoires que sont la dissolution, la liquidation SCI et la radiation SCI. Chaque étape conditionne la suivante et respecte un formalisme précis.
  • En 2026, les frais incompressibles d’une dissolution de SCI s’élèvent à environ 460 € HT, hors droits de partage et honoraires d’accompagnement éventuels.
  • Le boni de liquidation, c’est-à-dire la somme distribuée aux associés au-delà de leurs apports initiaux, est soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique de 31,4 % (taux 2026).

Que la décision de dissolution d’une SCI soit prise à l’amiable entre associés ou qu’elle résulte d’un événement extérieur comme un décès ou une mésentente profonde, la fermeture d’une SCI déclenche une procédure juridique encadrée. Que vous envisagiez simplement d’y mettre fin ou que vous hésitiez encore avec une transformation de la SCI, il est indispensable d’en comprendre les étapes, d’anticiper le coût de dissolution de la SCI et d’évaluer les conséquences fiscales.

En quoi consiste la dissolution d’une SCI ?

Dissoudre une SCI ne se résume pas à une simple décision entre associés. La fermeture d’une SCI déclenche une procédure en trois étapes successives et obligatoires, chacune ayant ses propres formalités et ses propres délais.

Définition de la dissolution d’une SCI

La dissolution d’une SCI est l’acte juridique par lequel les associés décident de mettre fin à l’existence de la société. Cette décision marque le point de départ d’un processus en trois étapes qui est la dissolution, la liquidation puis la radiation, mais elle ne suffit pas à elle seule à faire disparaître la SCI.

En effet, la société continue d’exister le temps de régler ses dettes, de répartir ses actifs et d’accomplir toutes les formalités administratives nécessaires à sa fermeture définitive.

Dissolution, liquidation et radiation : quelles différences ?

Ces trois termes désignent trois étapes bien distinctes, souvent confondues à tort.

D’un côté, il y a la dissolution qui est la décision de fermer la SCI.

De l’autre, il y a la liquidation qui est la phase opérationnelle pendant laquelle le liquidateur règle les dettes et répartit les actifs entre les associés.

La radiation, enfin, est l’étape administrative qui efface définitivement la SCI du Registre National des Entreprises. C’est uniquement à ce moment que la société cesse d’exister juridiquement.

Quelles sont les causes de dissolution d’une SCI ?

La fermeture d’une SCI peut intervenir pour des raisons très différentes selon la situation des associés. L’article 1844-7 du Code civil distingue trois grandes catégories de causes de dissolution de la SCI :

  • La dissolution volontaire ;
  • La dissolution automatique ;
  • La dissolution judiciaire.

À ces trois cas s’ajoute la situation de la réunion de toutes les parts sociales en une seule main.

La dissolution volontaire décidée par les associés

C’est la situation la plus fréquente. Les associés décident collectivement de mettre fin à la société, sans qu’aucun événement extérieur ne les y oblige.

Cette décision de fermeture de la SCI intervient souvent après la vente du bien immobilier, lorsque la société n’a plus d’objet concret.

En pratique, la fermeture de la SCI peut aussi résulter d’un désaccord entre associés, d’un changement de situation familiale ou d’une volonté de simplifier la gestion patrimoniale.

Il est toutefois impossible de revenir en arrière une fois que la décision en assemblée générale extraordinaire (AGE) est actée. C’est pourquoi il est important d’évaluer la fiscalité du boni de liquidation avant même de convoquer l’assemblée.

Sophie et son frère Thomas ont créé une SCI familiale en 2010 pour acheter un appartement destiné à la location. Après avoir vendu le bien en 2024, ils décident de dissoudre la SCI, devenue sans objet. Avant de voter la dissolution, ils consultent un expert-comptable pour évaluer le boni de liquidation et choisir le régime fiscal le plus avantageux.

La dissolution automatique de plein droit

Certaines causes de dissolution d’une SCI entraînent la fermeture sans que les associés aient besoin d’en prendre la décision formelle.

C’est le cas lorsque la durée de vie de la SCI prévue dans les statuts arrive à son terme, souvent fixée à 99 ans lors de la création. Toutefois, si les associés de la SCI souhaitent poursuivre l’activité, ils peuvent voter en assemblée générale la prorogation de la société avant le terme initial prévu.
La dissolution de la SCI est également automatique lorsque l’objet social est réalisé ou éteint, c’est-à-dire lorsque la SCI a accompli la mission pour laquelle elle avait été créée.

De même, certains statuts prévoient des clauses spécifiques, comme le décès d’un associé ou l’atteinte d’un certain seuil de pertes. Dans ces cas, la dissolution de la SCI intervient de plein droit.

Il reste néanmoins nécessaire de formaliser la procédure auprès du Guichet unique INPI pour déclencher officiellement la liquidation de la SCI.

La mise en sommeil de la SCI n’est pas une dissolution. La mise en sommeil de la SCI permet de suspendre l’activité sans fermer la société, pour une durée maximale de deux ans. Passé ce délai, la dissolution de la SCI peut être prononcée d’office si aucune reprise d’activité n’est déclarée.
La SCI Moreau avait été créée pour une durée de 30 ans afin d’acquérir et gérer un immeuble de rapport. À l’expiration de ce délai en 2025, la dissolution est automatique au sens de l’article 1844-7 du Code civil. Les associés doivent malgré tout initier les formalités de liquidation SCI et de radiation auprès du Guichet unique INPI.

La dissolution judiciaire prononcée par un tribunal

Enfin, un tribunal peut prononcer la dissolution d’une SCI dans plusieurs situations.

La première est l’illicéité de l’objet social. En d’autres termes, si la SCI a été créée pour réaliser des activités contraires à la loi, le juge peut alors prononcer l’annulation du contrat de société.

La deuxième situation est le blocage durable entre associés qui empêche la société de fonctionner normalement. Dans ce cas, tout associé peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la dissolution de la SCI.

En cas de dissolution judiciaire de la SCI, le tribunal peut désigner lui-même un liquidateur judiciaire si les associés ne s’accordent pas sur un choix. Cette situation est plus longue et plus coûteuse qu’une dissolution amiable. Elle peut aussi engager la responsabilité personnelle du gérant si des fautes de gestion sont constatées.

Le cas particulier de la réunion de toutes les parts en une seule main

Lorsqu’un associé détient l’intégralité des parts de la SCI, la société n’est pas dissoute automatiquement pour autant.

En effet, l’article 1844-5 du Code civil prévoit que tout intéressé peut demander la dissolution judiciaire si cette situation n’est pas régularisée dans un délai d’un an.

Concrètement, l’associé unique dispose alors de deux options :

  • Soit il cède une partie de ses parts à un tiers pour rétablir la pluralité d’associés ;
  • Soit il décide lui-même de procéder à la fermeture SCI.

Cette situation est particulièrement fréquente dans les SCI familiales en dissolution car elle survient souvent après le décès d’un associé ou après une série de donations de parts à un seul héritier.

La cession de parts en SCI constitue une alternative à la dissolution lorsqu’un associé souhaite quitter la société sans la fermer. En cédant ses parts à un tiers ou aux autres associés, l’associé sortant récupère la valeur de sa participation. Dans ce cas, la SCI continue d’exister avec sa nouvelle composition.

Voici notre vidéo si vous souhaitez en savoir plus sur la dissolution de la SCI :

 

Comment dissoudre une SCI étape par étape ?

La SCI reste juridiquement en vie tout au long de la procédure. Sa personnalité morale ne s’éteint qu’à la radiation définitive au RNE, et non pas dès la décision de dissolution. Attention toutefois car cette survie est uniquement destinée à permettre la liquidation. En dehors de cette procédure, la SCI ne peut plus rien faire. Elle ne peut pas, par exemple, acheter un nouveau bien immobilier.

Étape 1 : L’assemblée générale extraordinaire (AGE)

La dissolution amiable commence par la convocation d’une AGE. Les règles de majorité et les modalités de convocation dépendent des statuts. En l’absence de clause particulière, la dissolution de la SCI requiert l’accord unanime de tous les associés.

Un procès-verbal de dissolution est rédigé ensuite pour formaliser la décision. Ce document est central car sans lui, aucune formalité ultérieure ne peut aboutir. Il doit obligatoirement mentionner :

  • La décision de dissoudre la SCI ;
  • La date de prise d’effet de la dissolution de la SCI ;
  • L’identité du liquidateur SCI désigné pour conduire les opérations suivantes.

Sans ce document, aucune formalité ultérieure ne peut être accomplie.

Le liquidateur de la SCI est généralement l’un des associés ou le gérant. De ce fait, il n’y a aucune obligation de faire appel à un professionnel externe, mais dans les situations complexes, un avocat ou un expert-comptable sécurisera la procédure.

Étape 2 : La publication de l’annonce légale de dissolution de la SCI

Dans le mois suivant la tenue de l’AGE, la dissolution de la SCI doit être portée à la connaissance des tiers via une annonce légale dissolution SCI publiée dans un support habilité.

En 2026, le coût dissolution de la SCI pour cette première annonce légale est fixé à 152 € HT pour la France métropolitaine et à 179 € HT pour la Réunion et Mayotte. Cette publication informe officiellement les créanciers et les tiers de la décision de dissolution, et leur ouvre un délai pour faire valoir leurs droits.

De plus, l’annonce légale de dissolution de la SCI doit comporter plusieurs mentions obligatoires :

  • La dénomination sociale de la SCI ;
  • Son numéro SIREN ;
  • L’adresse de son siège social ;
  • La date de la décision de dissolution ;
  • L’identité du liquidateur de la SCI nommé.

Toute omission peut entraîner un refus du greffe et retarder l’ensemble de la procédure.

Étape 3 : Le dépôt du dossier au Guichet unique INPI

Désormais, toutes les formalités liées à la dissolution d’une société s’effectuent exclusivement via le Guichet unique INPI. Le dépôt au Guichet unique INPI doit intervenir dans le mois suivant la publication de l’annonce légale de dissolution de la SCI. Passé ce délai, la procédure peut être considérée comme caduque et imposer de tout recommencer depuis le début.

Après avoir tenu l’assemblée générale extraordinaire le 3 mars 2026, les associés de la SCI Leblanc publient l’annonce légale de dissolution de la SCI le 10 mars. Ils disposent jusqu’au 10 avril pour déposer le dossier au Guichet unique INPI. Par précaution, ils effectuent le dépôt dès le 15 mars.

De ce fait, le dossier de dissolution de la SCI comprend le procès-verbal de dissolution, l’attestation de parution de l’annonce légale de dissolution de la SCI et les documents d’identité du liquidateur désigné.

Une fois le dossier validé, la SCI reçoit la mention “en liquidation” sur son extrait Kbis. Concrètement, cette mention est obligatoire sur tous les actes et courriers émis par la société pendant toute la durée de la liquidation de la SCI.

Le saviez-vous ? Dissoudre une entreprise nécessite un PV de dissolution, une annonce légale et un dépôt au Guichet unique INPI. LegalPlace vous accompagne dans toutes ces étapes sans complexité, que vous fermiez une SAS, une SARL ou une SCI.

Comment se déroule la liquidation d’une SCI ?

La dissolution décide de fermer tandis que la liquidation s’occupe du reste, c’est-à-dire de régler les dettes, de vendre ou d’attribuer les biens, de répartir ce qui reste entre les associés. Pendant toute cette phase, la SCI conserve son existence juridique. La SCI ne disparaît pas à la dissolution mais seulement à la radiation de la SCI .

La mission du liquidateur

Le liquidateur de la SCI prend en charge l’ensemble des opérations. Il réalise l’actif (la vente ou attribution des biens immobiliers, recouvrement des créances, fermeture des comptes bancaires…) et règle toutes les dettes de la SCI avant de distribuer le solde.

Pendant toute la liquidation, il est le seul représentant légal de la société. Tout acte signé au nom de la SCI doit passer par lui.

Dès sa prise de fonction, il dresse un inventaire complet des actifs et des passifs, et décide de la meilleure façon de les réaliser.

Marie est désignée liquidateur lors de l’AGE de dissolution. Elle mandate une agence immobilière pour vendre l’appartement de la SCI, règle le crédit restant, ferme le compte bancaire et établit les comptes de clôture. La procédure lui prend environ quatre mois.

Boni ou mali de liquidation

À l’issue des opérations de liquidation de la SCI, deux situations sont possibles.

Si l’actif net dépasse les apports initiaux des associés, il y a un boni de liquidation. Cet excédent est réparti au prorata des parts, sauf clause contraire dans les statuts. C’est le boni de liquidation qui est imposé selon les modalités fiscales de la dissolution de la SCI.

Cependant, si les dettes dépassent l’actif, il y a un mali de liquidation. Les associés d’une SCI sont responsables des dettes sociales à proportion de leurs parts. Ils peuvent donc être appelés à combler ce déficit sur leurs biens personnels. En pratique, cette situation reste rare dans les SCI immobilières, car la valeur des biens a généralement progressé depuis l’acquisition.

Le bien immobilier détenu par la SCI dissoute n’a pas forcément à être vendu. Si un associé l’avait apporté en nature lors de la création, il peut le récupérer directement. Cette attribution génère malgré tout un droit de partage de 2,5 % calculé sur la valeur nette du bien.

L’assemblée générale de clôture

Une fois les dettes réglées et les comptes établis, le liquidateur de la SCI soumet les comptes définitifs au vote des associés. L’assemblée approuve les comptes et prononce la fin de la liquidation. Elle acte aussi la répartition du boni ou la prise en charge du mali si les comptes sont déficitaires.

Après cette assemblée, une seconde annonce légale doit être publiée. En 2026, le prix est de 110 € HT en métropole et de 128 € HT à La Réunion et à Mayotte.

Trois mois après la décision de dissolution, Julien et sa mère Isabelle tiennent l’assemblée de clôture. Ils approuvent les comptes, actent la répartition d’un boni de 80 000 € à parts égales, et donnent décharge à Julien, qui assumait les fonctions de liquidateur. La seconde annonce légale est publiée le lendemain.

Comment radier une SCI du Registre National des Entreprises ?

La radiation de la SCI est la dernière étape pour sa fermeture définitive. À partir de la publication de l’information au RNE, la SCI n’existe plus en tant que personne morale. Les associés n’ont donc plus aucune obligation comptable ni déclarative à son titre.

Le liquidateur dispose d’un mois après la publication de la seconde annonce légale pour déposer le dossier de radiation sur le Guichet unique INPI. Ce dossier comprend alors. :

  • Le procès-verbal de clôture
  • L’attestation de parution de la seconde annonce légale
  • Les comptes définitifs approuvés
  • L’acte de partage si un boni a été distribué.

Les frais de radiation s’élèvent à 9,19 € HT et c’est le poste le moins coûteux de toute la procédure, mais il est obligatoire.

Une fois validée, la radiation est publiée au BODACC. Cette publication vaut information officielle de la disparition de la SCI à l’égard de tous les tiers, c’est-à-dire les créanciers, les partenaires mais aussi l’administration fiscale.

Les associés de la SCI disposent d’un délai maximum de trois ans entre la décision de dissolution et la radiation définitive. Passé ce délai, tout intéressé peut saisir le tribunal pour faire prononcer la dissolution judiciaire et nommer un liquidateur d’office, ce qui génère des frais supplémentaires et une perte totale de contrôle sur la procédure.

Quel est le coût d’une dissolution de SCI en 2026 ?

Le coût se compose de deux grandes catégories qui sont les frais obligatoires, que personne ne peut éviter, et les frais d’accompagnement, qui varient selon la complexité du dossier.

Les frais incompressibles

Poste de dépense Montant 2026 (HT)
1ʳᵉ annonce légale dissolution 152 € en métropole
Frais de greffe (dépôt dissolution) 177,01 €
2ᵉ annonce légale (clôture liquidation) 110 € en métropole
Frais de radiation RNE 9,19 €
Total frais obligatoires environ 460 € HT
À La Réunion et à Mayotte, les annonces légales sont légèrement plus élevées. C’est entre autres 179 € pour la première annonce légale de dissolution et 128 € pour la clôture de liquidation.

Les frais d’accompagnement pour la dissolution d’une SCI

Type d’accompagnement Coût estimé
Expert-comptable (bilan de liquidation) 100 € à 600 €
Accompagnement en ligne LegalPlace À partir de 0 € + frais légaux
Notaire (acte de partage immobilier) Variable selon la valeur du bien
Avocat (situation conflictuelle) Variable selon la complexité

Quelles sont les conséquences fiscales de la dissolution d’une SCI ?

La fiscalité de la dissolution de la SCI est souvent une mauvaise surprise lors de la fermeture d’une SCI. Surtout quand la société détient un bien dont la valeur a grimpé depuis l’achat.

La taxation du boni de liquidation

Pour un associé personne physique, le boni de liquidation est imposé comme un dividende . Par défaut en 2026, il est soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (flat tax) de 31,4 % c’est-à-dire :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu
  • 18,6 % de prélèvements sociaux.

Il existe une alternative qui est d’opter pour le barème progressif de l’IR. Un abattement de 40 % s’applique alors sur la part soumise à l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du boni, sans abattement. Cette option est souvent plus avantageuse pour les associés faiblement imposés.

Le choix entre PFU et barème progressif se fait lors de la déclaration de revenus, pas au moment de la liquidation.

SCI à l’IS

Pour une SCI à l’IS, la dissolution génère deux niveaux de taxation successifs.

D’abord, la société est imposée à l’IS sur les plus-values latentes. En d’autres termes, c’est la différence entre la valeur actuelle des biens et leur valeur nette comptable après amortissements. En 2026, le taux normal de l’IS est de 25 %. Ainsi, plus la SCI a amorti ses biens, plus cette valeur nette comptable est basse et plus la plus-value imposable est élevée.

Ensuite, les associés sont à leur tour imposés sur le boni de liquidation qu’ils perçoivent, selon les mêmes règles que les dividendes. Cette double imposition rend la fermeture d’une SCI à l’IS particulièrement coûteuse pour des biens détenus depuis longtemps et fortement amortis.

La SCI Martin à l’IS a acquis un immeuble en 2010 pour 250 000 €. En 2026, sa valeur vénale est de 420 000 €, mais sa valeur nette comptable après amortissements est de 90 000 €. La plus-value latente imposable s’élève à 330 000 €. L’IS dû par la SCI : 82 500 €. Les associés sont ensuite imposés sur le boni de liquidation résiduel.

Le droit de partage

Le partage des actifs donne lieu au paiement d’un droit de partage de 2,5 % sur la valeur nette des biens distribués. Ce droit s’applique alors à toutes les SCI, qu’elles soient à l’IR ou à l’IS. Il est versé au service des impôts au moment de l’enregistrement de l’acte de partage.

La SCI Dupont distribue un appartement d’une valeur nette de 200 000 €. Le droit de partage : 200 000 € × 2,5 % = 5 000 €. Ce montant s’ajoute aux frais d’annonce légale et de radiation déjà engagés.

FAQ

Peut-on dissoudre une SCI sans vendre le bien immobilier ?

La vente du bien n'est pas obligatoire. Le liquidateur peut attribuer directement le bien à l'un des associés dans le cadre du partage actif SCI, sans passer par une vente. Un acte notarié reste nécessaire pour formaliser le transfert, et un droit de partage de 2,5 % s'applique sur la valeur nette du bien.

Peut-on mettre une SCI en sommeil plutôt que de la dissoudre ?

La mise en sommeil SCI permet de suspendre l'activité sans fermer la société, pour deux ans maximum. C'est une alternative utile quand l'avenir de la SCI est incertain à court terme. Passé ce délai sans régularisation, la dissolution de la SCI peut être prononcée d'office par le tribunal.

Combien de temps dure une procédure de dissolution de SCI ?

Entre trois et six mois en moyenne pour une dissolution amiable. La phase de dissolution prend un à deux mois, la liquidation SCI deux à quatre mois selon la complexité du dossier. Les associés disposent d'un délai maximum de trois ans pour finaliser la radiation SCI.

Comment fermer une SCI gratuitement ?

En réalisant toutes les démarches vous-même, vous limitez les coûts. Mais certains frais restent incompressibles comme les publications légales, la radiation. Fermer une SCI sans aucun coût est donc en principe impossible.

Quel coût pour fermer une SCI

En se limitant aux frais obligatoires, la dissolution et la liquidation coûtent entre 500 € et 1 000 €. Ce montant peut augmenter si vous faites appel à un notaire ou si le liquidateur est rémunéré.

Comment se passe la dissolution d'une SCI ?

La dissolution commence par une décision unanime des associés, formalisée dans un procès-verbal. Un liquidateur est désigné pour régler les dettes, vendre les biens et répartir le solde. Une annonce légale est publiée, puis un dossier déposé via le guichet unique. La radiation au RNE clôture définitivement la société.

Quelles sont les 3 étapes de la dissolution ?

D'abord, les associés votent la dissolution en assemblée générale et désignent un liquidateur. Ensuite, le liquidateur règle les dettes et réalise les actifs. Enfin, la SCI est radiée du Registre National des Entreprises.
Dissoudre ma SCI

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 06/05/2026

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Bonjour je voudrais savoir ce qu’on entend exactement par boni de liquidation :
calcul, et fiscalité, nous sommes 2 associés soumis à l’IR.
Le produit de la vente de l’immeuble objet de la SCI aura été distribué, il n’y a aucune dette, seulement une trésorerie comprenant des loyers non distribués (2025, et 2 loyers sur 2026). Les comptes 2025 sont clôturés, que devons-nous faire pour 2026?

Bonjour, Le boni de liquidation correspond à l’excédent d’actif net subsistant après règlement du passif et remboursement des apports (art. 1844-9 Code civil : « le partage (…) attribue à chaque associé (…) le solde »). Fiscalement, il est assimilé à un revenu distribué (art. 112, 1° CGI). En présence d’une SCI à l’IR, les résultats sont imposés selon les règles des revenus fonciers (art. 8 CGI). Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit fiscal afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une… Lire la suite »

Bonjour. SCI Familiale. Nous sommes quatre frères et une sœur et avons chacun 1 part ; les 95 autres parts sont en indivisions, et avons décidé de dissoudre et clôturer la SCI car il n’y a plus rien à gérer. Il reste sur le compte de la SCI un certain montant. Ma question est : puis-je récupérer ma part avant les démarches nécessaires pour la dissolution et la clôture ? Merci d’avance pour votre réponse. .

Bonjour,

En principe, aucune distribution des sommes disponibles ne peut avoir lieu avant la clôture de la liquidation, conformément aux articles 1844-8 et 1844-9 du Code civil. Le solde du compte de la SCI doit être réparti après apurement du passif et sur décision des associés, dans le cadre de l’assemblée de clôture. Tout versement anticipé pourrait être considéré comme irrégulier.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, nous avons acheté en 2024une maison à une sci en dissolution suite à la séparation des associés (jugement avec désignation de mandaire judiciaire en 2021) et nous avons constaté par commissaire de justice, l’existence de plusieurs vices dissimulés par le vendeur (faux mur cachant un mur porteur qui s’effondre, tubage cheminée inexistant,..) A ce jour, tout le monde se jette la balle, le propriétaire fait le mort, le liquidateur judiciaire dit que c’est pas de son ressort, l’associé dit qu’il fait plu partie de la sci depuis 2021,… Nous souhaitons l’annulation de l’achat car il y a beaucoup de… Lire la suite »

Bonjour, Légalement, en cas de vente par une SCI en cours de dissolution, c’est toujours la société elle-même, représentée par le liquidateur judiciaire, qui reste civilement responsable, conformément à l’article 1844-8 du Code civil. La dissolution ne met pas fin à la personnalité morale tant que la liquidation n’est pas clôturée. L’action en nullité pour dol (vices cachés dissimulés volontairement) relève des articles 1137 et 1139 du Code civil. Il est également possible d’agir sur le fondement de la garantie des vices cachés prévue à l’article 1641 du Code civil, sous un délai de 2 ans à compter de la… Lire la suite »

Bonjour
Je vous remercie pour les informations.
Si je comprends bien, les 2 propriétaires de la sci sont responsables mais il faut passer devant le liquidateur car c’est lui qui gère la sci ?

Depuis le début on nous dit (le liquidateur et le notaire) que c’est peine perdu car c’est une procédure coûteuse et perdu d’avance car la sci n’aurait plus de fond..

Que ce passe til si la sci n’a plus de fond pour nous dédommager ?

Le juge peut il refusé d’annulation de la vente ?

Bonjour
L’objet de notre SCI est la location d’un local commercial, en passe d’être vendu aux actuels loctaires.
Donc la liquidation aura lieu après la vente?

Bonjour, Oui, la liquidation de votre SCI pourra être engagée après la vente du local commercial, une fois que la société n’aura plus d’actif à gérer. La procédure se déroule en deux étapes : d’abord la dissolution, décidée par les associés lors d’une assemblée générale extraordinaire, puis la liquidation, qui consiste à régler les dettes éventuelles, répartir le produit de la vente entre les associés et radier la société du registre du commerce. Autrement dit, la vente du bien est une condition préalable à la liquidation, puisque tant que la SCI détient un patrimoine, elle reste en activité. Une fois… Lire la suite »

Cet article commence bien mais très très vite, il perd toute crédibilité car il n’y a plus aucune référence aux dispositions légales et fiscales applicables, donc il ne s’agit que d’affirmations invérifiables comme celles de Dr Google & co.
Dommage

Bonjour, je suis gérante d’une SCI qui a 2 actionnaires, toutes deux des Associations. Le seul bien immobilier de la SCI a été vendu, la SCI n’a pas de dettes. Une des deux associations est sur le point d’être fermée, de ce fait on voudrait aussi dissoudre la SCI qui n’aurait plus qu’un seul actionnaire. Dans quel ordre faut-il faire les démarches: fermeture de l’association puis dissolution de la SCI ou l’inverse? L’association qui ferme peut-elle dévoluer sa part à l’autre (qui détient les 99 autres parts) par décision de l’AG qui statuera de sa fermeture (les 2 associations ont… Lire la suite »

Bonjour, Dans le cadre d’une SCI détenue par deux associations, la dissolution de la SCI peut intervenir indépendamment de la fermeture d’une des associations. Cependant, la dévolution des parts sociales de l’association fermée à l’autre dépend des statuts de la SCI et des règles spécifiques régissant les associations concernées. En principe, une association ne peut céder ses parts sociales que selon les modalités prévues par la SCI, ce qui implique souvent une décision de l’assemblée générale de la SCI et l’accord des associés. Il est donc important d’examiner les statuts de la SCI ainsi que les dispositions statutaires des associations… Lire la suite »

Bonjour, s’agissant d’une SCI non soumise à l’impot sur les sociétés nous allons vendre son seul immeuble et dissoudre ensuite la société.
Le produit financier de la vente va être partagé entres les associés en fonction du nombre de parts.
Ce montant est-il concerné par le boni de liquidation taxé à 2.5%?
Par avance merci pour votre réponse.
DR

Bonjour,

La taxe de 2,5 % sur le boni de liquidation ne s’applique pas à une SCI non soumise à l’impôt sur les sociétés.

Le produit de la vente est imposé directement entre les mains des associés selon le régime des plus-values des particuliers, et la répartition de l’argent après dissolution n’est pas considérée comme un boni fiscal.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Je suis associée 50/50 dans une SCI. Nous avions apporté notre résidence principale à la SCI. Le bien immobilier a été vendu.
J’ai dissous ma SCI. Pour la clôture de liquidation, le boni de liquidation doit-il inclure le capital social qui est représenté par un bien immobilier qui a été vendu depuis ou puis-je faire Boni = total des capitaux propres – capital social ?

Bonjour,

Le boni de liquidation inclut le capital social. Il se calcule comme la différence entre les capitaux propres restants après la vente et le remboursement des dettes, et le montant des apports, capital social compris. Tout excédent après restitution des apports constitue le boni, soumis aux droits d’enregistrement de 2,5 %.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.