Skip to content

La mise en sommeil d’une SCI permet de cesser l’activité de manière temporaire sans dissoudre ni radier l’entreprise. La SCI (société civile immobilière) est une forme juridique de société permettant de gérer un ou plusieurs bien immobiliers. Pendant la période de mise en sommeil, les associés doivent respecter leurs obligations fiscales et sociales. On fait le point avec vous sur cette procédure.

  • La mise en sommeil d’une SCI permet de suspendre temporairement son activité sans dissoudre la société, qui reste immatriculée et continue d’exister juridiquement ;
  • Cette suspension est limitée à 2 ans maximum et doit être déclarée sur le guichet unique de l’INPI, avec une publication au BODACC ;
  • Même en sommeil, la SCI doit encore respecter certaines obligations fiscales et comptables (déclarations, comptabilité, assemblées) ;
  • À la fin de la période, vous devez reprendre l’activité, dissoudre la société ou risquer une radiation d’office par le greffe.

Qu’est-ce que la mise en sommeil d’une SCI ?

Il est important de faire la différence entre dissolution et mise en sommeil. En effet, alors que la dissolution a pour conséquence la cessation définitive des activités, la mise en sommeil correspond à la cession temporaire de l’activité.

Ainsi, pendant cette période de mise en sommeil, la SCI conserve son immatriculation et doit respecter ses obligations fiscales et sociales.

En outre, la SCI ne doit pas connaître de difficultés financières pouvant entraîner une cessation des paiements.

Par ailleurs, la cessation temporaire d’activité est provisoire. En effet, la durée maximale de la mise en sommeil est en principe de 2 ans.

Pourquoi cesser temporairement l’activité de la SCI ?

La mise en sommeil d’une société peut être décidée pour diverses raisons. En général, cette décision est prise par le gérant de la SCI.

Ainsi, il est possible de cesser temporairement l’activité de l’entreprise dans les cas suivants :

  • Trouver un nouveau bien immobilier ;
  • En cas de vente du bien immobilier détenu, la SCI peut être mise en sommeil afin de réfléchir sur l’avenir de la société.

Il est important de noter que la procédure des règles de mise en sommeil n’a pas pour objectif de masquer les difficultés financières rencontrées par la SCI.

Par ailleurs, en cas d’existence d’un établissement secondaire, il est nécessaire de procéder à la fermeture de l’établissement secondaire avant de faire une demande de mise en sommeil.

Voici une vidéo pour mieux comprendre la mise en sommeil :

Le saviez-vous  : N’hésitez pas à confier la procédure de mise en sommeil de votre société à LegalPlace ! Notre équipe se charge alors de réaliser les démarches à votre place. Il vous suffit pour cela de remplir un formulaire en ligne et de nous transmettre les pièces justificatives requises.

Comment mettre en sommeil une SCI ?

La demande de mise en sommeil s’effectue selon la procédure suivante :

  • Prendre la décision de mettre en sommeil la société ;
  • Déclarer la cessation temporaire des activités ;
  • Mettre à jour les documents administratifs.

Etape n°1 : La décision de mise en sommeil

La décision de mettre en sommeil une société doit nécessairement émaner du représentant légal. Dans le cadre de la SCI, c’est au gérant de prendre la décision de cesser temporairement l’activité.

Etape n°2 : La déclaration de cessation temporaire d’activité

Dès lors que le gérant de la SCI prend la décision de mettre en sommeil la société, il doit réaliser les démarches pour déclarer la cessation temporaire d’activité. La procédure s’effectue en ligne sur la plateforme du Guichet unique.

Le gérant dispose d’un délai d’un mois à compter de la prise de décision pour réaliser les démarches liées à la mise en sommeil.

Etape n°3 : La modification du Kbis

Le dossier déposé sur le site de l’INPI est ensuite transmis au greffe afin de modifier l’inscription sur le RCS (registre du commerce et des sociétés).

Par ailleurs, pour que la mise en sommeil soit opposable aux tiers, elle doit faire l’objet d’une publication au BODACC.

Bon à savoir : S’agissant d’une mise en sommeil, la publication d’une annonce dans un support d’annonces légales est facultative.

Quelles sont les conséquences de la mise en sommeil ?

La mise en sommeil d’une SCI entraîne de nombreuses conséquences. En effet, cela a un impact sur le régime social et fiscal ainsi que sur les obligations comptables du dirigeant.

Les conséquences sociales

La mise en sommeil d’une SCI ne signifie pas automatiquement que vous devez payer des cotisations sociales.

En pratique, le gérant d’une SCI n’est généralement pas affilié à un régime social lorsque la société sert uniquement à gérer un bien immobilier, par exemple dans le cadre d’une location nue.

Toutefois, si la SCI exerce une activité particulière, comme certaines formes de location meublée, le gérant peut être affilié à un régime social et devoir payer des cotisations

Bon à savoir : Le gérant peut continuer de bénéficier de l’ACRE (exonération de cotisations sociales) pendant la période de mise en sommeil de la SCI.

Les conséquences fiscales

La cessation temporaire d’activité de la SCI entraîne également des conséquences fiscales telles que :

  • Le maintien de la cotisation foncière des entreprises (CFE) : la société reste redevable les 12 premiers mois de la suspension d’activité car l’exonération ne prend effet qu’à l’issue de ces 12 mois ;
  • L’obligation de déclaration de l’impôt sur les sociétés : pendant la période de mise en sommeil, la SCI doit effectuer la déclaration d’impôt en indiquant « néant » pour les bénéfices ;
  • L’exonération du règlement de la contribution économique territoriale (CET).

Les conséquences comptables

Pendant la période de mise en sommeil de la SCI, le gérant doit également respecter les obligations comptables.

En effet, les obligations telles que la tenue de la comptabilité et l’établissement de comptes annuels doivent être accomplies.

De plus, des assemblées générales doivent être organisées pour l’approbation des comptes annuels et leur dépôt.

Que se passe-t-il à la fin de cette période ?

Plusieurs solutions s’offrent aux associés de la SCI après la période de mise en sommeil de la société :

  • Reprise de l’activité ;
  • Cessation définitive de la société ;
  • Radiation d’office

Reprise de l’activité

Lorsque la période de mise en sommeil de la SCI prend fin, le gérant peut choisir de reprendre l’activité de la société.

Les démarches pour la réactivation de l’entreprise  s’effectuent en ligne sur le site du Guichet unique.

Cessation définitive de l’activité

Si le gérant ne souhaite pas poursuivre l’activité de la SCI, il peut décider de cesser définitivement l’activité.

Dans ce cas, il faut procéder à la dissolution de la SCI et à sa liquidation. Pour cela, il est nécessaire de suivre les étapes suivantes :

  • Dissolution votée en AG et une publication de la décision dans un JAL ;
  • Liquidation de la société ;
  • Radiation de la SCI des différents registres légaux (RNE et RCS).

Radiation d’office

Si, à l’expiration du délai de 2 ans, le gérant n’a pas entrepris les démarches pour la reprise de l’activité, le greffier peut demander la radiation d’office de la SCI.

Dans ce cas, le gérant est informé de la radiation de la SCI par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).

Bon à savoir : Le gérant peut également décider de vendre la SCI à la fin de la période de cessation temporaire d’activité. Les démarches pour la cession de la société ou du fonds de commerce s’effectuent sur la plateforme du Guichet unique.

Combien coûte la mise en sommeil d’une SCI ?

Le coût d’une mise en sommeil d’entreprise varient selon le type d’entreprise. Ainsi, la procédure de mise en sommeil d’une SCI engendre un coût financier. En pratique, le coût de la formalité se situe généralement entre 190 € et 200 €. Ce montant comprend les frais du greffe ainsi que la publication au BODACC. La mise en sommeil gratuite d’une SCI n’est donc pas possible.

Le montant inclut les frais d’insertion au Bodacc, les émoluments du greffe, la TVA ainsi que les frais de l’INPI. Par ailleurs, le paiement s’effectue à l’ordre du greffe du Tribunal de commerce dont dépend la société.

FAQ

Quelle est la durée maximale de mise en sommeil d’une SCI ?

La mise en sommeil d’une SCI peut durer au maximum 2 ans. Pendant cette période, la société reste immatriculée mais son activité est suspendue. À la fin de ce délai, vous devez soit reprendre l’activité, soit procéder à la dissolution de la société.

Comment déclarer la mise en sommeil d’une SCI ?

La déclaration de mise en sommeil se fait en ligne sur le guichet unique des entreprises géré par l’INPI. Le gérant doit effectuer cette formalité dans le mois qui suit la décision de suspension d’activité. Le greffe met ensuite à jour l’extrait Kbis de la société.

Une SCI en sommeil doit-elle continuer à faire des déclarations fiscales ?

Même en sommeil, la SCI doit continuer à respecter certaines obligations fiscales. Elle doit notamment déposer ses déclarations fiscales en indiquant l’absence d’activité lorsque c’est nécessaire.

Une SCI peut-elle louer un bien pendant la mise en sommeil ?

La mise en sommeil implique la suspension de l’activité de la société. Si la SCI continue à louer un bien ou à percevoir des loyers, elle est considérée comme active et ne peut donc pas être en sommeil.

Que se passe-t-il si la SCI ne reprend pas son activité après 2 ans ?

Si aucune démarche n’est effectuée à la fin du délai de 2 ans, le greffe peut engager une radiation d’office de la société. Les associés doivent alors soit reprendre l’activité, soit lancer une procédure de dissolution.

Mettre en sommeil ma sociétéMettre en sommeil ma société

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 13/03/2026

S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris