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  • Seule une SCI soumise à l’impôt sur les sociétés verse des dividendes. Une SCI à l’impôt sur le revenu n’en distribue pas et impose ses associés par transparence, en revenus fonciers, sur leur quote-part de bénéfice, que celui-ci soit versé ou laissé dans la société.
  • Un associé personne physique est imposé sur ses dividendes au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sauf option pour le barème progressif.
  • La distribution de dividendes suppose un bénéfice distribuable, une trésorerie suffisante, un capital social entièrement libéré et un vote en assemblée générale dans les 6 mois de la clôture des comptes.

Les dividendes en SCI peuvent être distribués aux associés lorsque la société réalise des bénéfices. En principe, ils sont répartis entre les associés proportionnellement à leur apport dans le capital social de la société. Cependant, cette distribution ne peut se faire que dans certains cas notamment en fonction de la fiscalité de la SCI. Quoi qu’il en soit, elle ne doit pas être effectuée sans réflexion préalable. La même prudence est nécessaire pour les sommes prélevées sur les bénéfices en report à nouveau et sur les réserves. Il faut que les montants soient déterminés suivant des règles précises et consignées dans les statuts.

Quel régime fiscal pour la SCI ?

Les dividendes en SCI ne peuvent être distribués que si celle-ci est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Le taux n’est pas le même selon que la société ait choisi l’option à l’impôt sur le revenu (IR) ou à l’IS.

Taux d’imposition d’une SCI à l’IR

C’est la règle des revenus fonciers qui s’applique dans le cas d’une SCI à l’IR. La société n’est alors pas soumise à l’impôt sur les résultats positifs et les plus-values des ventes de biens immobiliers. Les associés seront, quant à eux, imposés à titre personnel quand ils effectueront leur déclaration de revenus, comme les personnes physiques détenant directement un bien.

Un impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 %, ainsi que des prélèvements sociaux de 17,2 %, s’appliquent aux plus-values immobilières.

Chaque associé est imposé à l’impôt sur le revenu sur la part des bénéfices qui lui revient, dans la catégorie des revenus fonciers.

Dans le cas où la société ait obtenu un résultat négatif ou nul, le déficit foncier peut être prélevé sur les revenus fonciers perçus pendant les dix dernières années, ou sur le revenu global de l’associé s’il est consécutif à des dépenses autres que les intérêts d’emprunt.

Impôt sur le revenu (19 %) Prélèvements sociaux (18,6 %)
Abattement à partir de la 6e année de détention du bien Abattement à partir de la 6e année de détention du bien
Exonération totale au-delà de la 22e année Exonération totale au-delà de la 30e année
Une SCI à l’impôt sur le revenu ne distribue pas de dividendes. Ses associés sont imposés chaque année sur leur quote-part de bénéfice dans la catégorie des revenus fonciers, que ce bénéfice leur soit effectivement versé ou laissé dans la société. La notion de dividende est réservée à la SCI soumise à l’impôt sur les sociétés.

Taux d’imposition d’une SCI à l’IS

Les associés qui optent pour l’IS font peser la fiscalité des revenus et des plus-values sur la société. Ils ne sont imposés que sur les dividendes de la SCI qu’ils ont perçus. L’IS est appliqué sur les bénéfices, tandis que les déficits sont prélevés sur les résultats futurs.

Le taux de l’IS dépend de l’assiette de calcul. En 2026, il est de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, sous réserve d’un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 10 000 000 € et d’un capital entièrement libéré détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Au-delà de 42 500 €, le taux normal de 25 % s’applique.

Pour les plus-values réalisées lors de la cession d’un bien, la règle applicable est celle des plus-values professionnelles. La part correspondant aux amortissements déjà déduits est réintégrée et imposée à l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun. Il n’existe pas, dans ce cadre, d’abattement pour durée de détention comparable à celui applicable aux particuliers.

Il est possible d’estimer le montant de l’impôt à payer pour la SCI à l’aide d’un simulateur de calcul de l’IS.

Imposition des dividendes en SCI

Les dividendes en SCI sont imposés différemment selon que l’associé est une personne physique ou une personne morale. Il existe cependant des moyens de réduire les impôts, voire de bénéficier d’une exonération.

Imposition des dividendes pour un associé personne physique

Les dividendes en SCI pour un associé personne physique sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) effectué par l’administration fiscale au terme de la déclaration de revenus.

En 2026, le taux du PFU est de 31,4 %, dont 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux. Cette hausse s’explique par le relèvement des prélèvements sociaux sur les revenus de placement, portés de 17,2 % à 18,6 % en 2026.

Lors du versement des dividendes, un acompte d’impôt sur le revenu de 12,8 % est prélevé à la source sur les dividendes bruts, puis imputé sur l’impôt finalement dû.

Cependant, un associé personne physique peut choisir le barème progressif de l’impôt sur le revenu qui lui fait bénéficier d’un abattement de 40 % sur les dividendes si cette option lui est plus favorable.

Bon à savoir : Dans tous les cas, les dividendes perçus sont déclarés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

Imposition des dividendes pour un associé personne morale

Les dividendes perçus par une personne morale sont soumis à l’IS. Et pour cause, la société est elle-même assujettie à l’impôt sur les sociétés. Le taux d’imposition est de :

  • 15 % pour un bénéfice inférieur ou égal à 42 500 € ;
  • 25 % pour un bénéfice supérieur à 42 500 €

L’associé personne morale peut bénéficier d’une exonération d’impôts sur les dividendes en SCI, mais seulement sous deux régimes fiscaux :

  • Le régime mère-fille où la société mère est exonérée à 95 % des impôts sur les dividendes perçus sur sa filiale ;
  • Le régime d’intégration fiscale où seul 1 % des charges et des frais est imposé.
Il est possible de changer le régime fiscal d’une SCI, à condition de respecter certaines formalités.

Dividendes ou compte courant d’associé : comment sortir de l’argent d’une SCI ?

Percevoir des dividendes n’est pas le seul moyen de récupérer la trésorerie logée dans une SCI. Le choix entre la distribution de dividendes et le remboursement d’un compte courant d’associé emporte des conséquences fiscales très différentes pour l’associé.

Se verser des dividendes depuis une SCI

La distribution de dividendes suppose une SCI à l’IS, un bénéfice distribuable voté en assemblée générale et une trésorerie suffisante. Versés à un associé personne physique, les dividendes supportent le PFU de 31,4 % en 2026, ou le barème progressif sur option. Cette solution a donc un coût fiscal immédiat pour l’associé.

Se faire rembourser un compte courant d’associé

Lorsqu’un associé a avancé des fonds à la société, ces sommes sont inscrites à son compte courant d’associé. Il peut s’en faire rembourser à tout moment, dès que la trésorerie de la SCI le permet. Ce remboursement n’est pas imposable, car il correspond à la restitution d’une avance, et non à un revenu. Seuls les intérêts éventuellement versés en rémunération du compte courant constituent un revenu imposable. Le compte courant d’associé est ainsi un levier fréquent pour sortir de l’argent d’une SCI sans déclencher l’imposition applicable aux dividendes.

Dans quel cas la SCI à l’impôt sur les sociétés est-elle intéressante ?

L’option pour l’impôt sur les sociétés peut être exercée dès la création de la SCI ou en cours de vie sociale. Depuis 2019, elle n’est plus définitive d’emblée. La SCI peut y renoncer jusqu’au cinquième exercice suivant celui de l’option, avant qu’elle ne devienne irrévocable.

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Le principal intérêt de l’IS est de pouvoir amortir les biens immobiliers, c’est-à-dire déduire chaque année une fraction de leur valeur du résultat imposable. Cet amortissement diminue le bénéfice soumis à l’IS, et donc l’impôt payé pendant toute la durée de détention du bien.
En contrepartie, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente, ce qui augmente la plus-value imposable. L’IS est donc surtout avantageux pour les associés qui se constituent un patrimoine immobilier sur le long terme, sans projet de revente rapide, ou lorsque les revenus locatifs comptent davantage que l’espoir d’une plus-value à la cession. C’est un choix particulièrement adapté aux investissements importants ou liés à une activité professionnelle.

Camille crée une SCI à l’IS pour acquérir un immeuble locatif de 300 000 €, dont 250 000 € de constructions amortissables sur 30 ans. Chaque année, elle déduit ainsi près de 8 300 € d’amortissement de son résultat, en plus des charges courantes. Sur 18 000 € de loyers annuels, le bénéfice imposable est ramené à quelques milliers d’euros seulement, taxés à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice. En revanche, si Camille revend l’immeuble quelques années plus tard, les amortissements déjà déduits viennent augmenter la plus-value professionnelle imposable.

Comment distribuer les dividendes en SCI ?

Le versement de dividendes en SCI n’est pas automatique. En effet, cela ne peut se faire que si les conditions suivantes sont réunies :

  • Trésorerie disponible ;
  • Capital social entièrement libéré ;
  • Assemblée générale des associés, au plus tard 6 mois après la clôture des comptes annuels.

Les comptes d’un exercice social écoulé doivent être approuvés par les associés lors d’une assemblée générale. Cependant, il faut aussi que celle-ci s’exprime sur l’affectation du résultat de la société et prenne acte de la disponibilité des montants distribuables, notamment le bénéfice et les revenus fonciers.

Par ailleurs, l’assemblée générale est tenue de procéder à la distribution des dividendes en respectant les dispositions des statuts de la société. Cette règle est applicable qu’il s’agisse d’une :

  • SCI de location meublée ;
  • SCI familiale ;
  • SCI classique.
Bon à savoir : L’assemblée générale est l’entité responsable de la fixation du montant des sommes à verser aux associés et de la date de paiement de celle-ci.

Comment déterminer le montant des dividendes en SCI ?

Lorsqu’une SCI réalise des bénéfices, elle peut distribuer des dividendes à ses associés en contrepartie de leur contribution au capital social. En principe, la règle de la proportionnalité est applicable. Si l’associé a apporté 25 % du capital, il encaisse ainsi 25 % des montants distribuables.

Il convient de noter que toutefois, la distribution proportionnelle des dividendes n’est pas obligatoire. Dans le cas où les statuts de la SCI l’aient prévu, les associés peuvent percevoir des dividendes sans tenir compte du nombre de parts sociales détenu par chacun. Mais quoi qu’il en soit, la détermination des montants des dividendes s’effectue sur la base du bénéfice imposable de la société. De ce fait, il est judicieux de se référer avant tout aux comptes annuels de la SCI pour l’exercice social écoulé. Cela permettra d’obtenir des montants précis, équitables et fiables.

En cas de démembrement des parts de SCI, fréquent en SCI familiale après une donation, la répartition des dividendes dépend des statuts et de la convention de démembrement. En principe, les dividendes prélevés sur le bénéfice de l’exercice reviennent à l’usufruitier, tandis que les sommes distribuées par prélèvement sur les réserves reviennent au nu-propriétaire, sauf stipulation contraire.

Rappel : qu’est-ce qu’un dividende en société civile immobilière ?

Un dividende en SCI peut se définir comme le bénéfice réalisé par la société et qui peut être distribué aux associés. La même définition s’applique aux montants distribuables provenant des bénéfices en report à nouveau ou des réserves.

Les bénéfices en report à nouveau correspondent à la part des bénéfices qui n’est ni distribuée sous forme de dividendes ni ajoutée aux réserves. Autrement dit, les dividendes d’une SCI, ce sont les bénéfices qui n’ont pas été affectés à :

  • La compensation des pertes relatives aux exercices sociaux antérieurs ;
  • La dotation de la réserve légale ;
  • La dotation des réserves statutaires ;
  • La dotation des réserves facultatives.

Pour rappel, seules les SCI soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent distribuer des dividendes. Aussi, celles qui sont assujetties à l’impôt sur le revenu ne peuvent et ne sont pas tenues de procéder à une distribution. Par ailleurs, les montants affectés aux réserves facultatives peuvent être ajoutés au capital social de la société si les associés décident d’augmenter celui-ci. Mais, quelle que soit l’option choisie, il est toujours permis à l’assemblée générale de se prononcer en faveur d’une distribution ultérieure sous forme de dividendes.

    Seule une SCI soumise à l’impôt sur les sociétés distribue des dividendes ; une SCI à l’impôt sur le revenu n’en verse pas, ses associés étant imposés par transparence en revenus fonciers sur leur quote-part de bénéfice, que celui-ci soit distribué ou laissé dans la société. Pour un associé personne physique, les dividendes relèvent du prélèvement forfaitaire unique, porté à 31,4 % en 2026, avec une option possible pour le barème progressif et son abattement de 40 %. La distribution reste subordonnée à un bénéfice distribuable, à une trésorerie disponible et à un vote de l’assemblée générale dans les six mois de la clôture. Lorsque la SCI ne peut ou ne souhaite pas distribuer de dividendes, le remboursement d’un compte courant d’associé offre une alternative non imposable pour récupérer des fonds.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 28/08/2026

FAQ

Quand peut-on distribuer les bénéfices d’une SCI ?

Après l’approbation des comptes en assemblée générale, les associés décident de la distribution.

Les acomptes sur dividendes sont-ils possibles ?

Non, en principe, la SCI ne verse pas d’acomptes, contrairement à certaines sociétés commerciales.

Faut-il déclarer les sommes perçues ?

Oui, chaque associé doit les déclarer dans sa déclaration de revenus au titre de sa quote-part.

Comment sont imposés les dividendes d'une SCI ?

Dans une SCI à l’IS, les dividendes versés à un associé personne physique sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu avec un abattement de 40 %. Pour un associé personne morale, ils relèvent de l’impôt sur les sociétés.

Une SCI à l'impôt sur le revenu peut-elle verser des dividendes ?

Non, une SCI à l’impôt sur le revenu ne verse pas de dividendes au sens fiscal. Ses associés sont imposés chaque année, par transparence, sur leur quote-part de bénéfice en revenus fonciers, que ce bénéfice soit versé ou laissé dans la société. Seule une SCI à l’impôt sur les sociétés distribue de véritables dividendes.

Les dividendes d'une SCI sont-ils soumis aux cotisations sociales ?

Non, les dividendes d’une SCI ne sont pas soumis aux cotisations sociales des travailleurs indépendants. Ils supportent uniquement les prélèvements sociaux de 18,6 %, déjà compris dans le PFU de 31,4 %.

Comment se verser de l'argent d'une SCI sans distribuer de dividendes ?

Un associé qui a consenti une avance en compte courant à la SCI peut s’en faire rembourser dès que la trésorerie le permet : ce remboursement n’est pas imposable, car il correspond à la restitution d’une somme prêtée, et non à un revenu. Seuls les intérêts éventuellement versés sur ce compte courant sont imposables.

Sources de l'article

29 Commentaires
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Bonjour une SCI à l’os peut elle distribuer à 2 associés des dividendes et le troisième laisser en compte courant? Mais est ce que celui ci doit les déclarer en revenu ou il le déclarera quand il recevra son argent?
merci

Bonjour, Votre demande suppose l’analyse d’une situation personnelle. Nous ne pouvons l’examiner. À titre général, les dividendes constituent des revenus distribués au sens des articles 109 et suivants du Code général des impôts. Ils sont imposables entre les mains de l’associé lorsqu’ils sont mis à sa disposition. Le compte courant d’associé constitue une créance distincte sur la société et obéit aux règles fiscales applicables aux distributions. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat fiscaliste afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe… Lire la suite »

Bonjour, j’aurais aimé savoir, dans un sci ( familiale ) a IR quand et comment peut-on distribuer de l’argent aux associés ? Est il possible, tous les mois, de faire des virements aux associés ? Sous quelle condition s’il y en a une?
Merci d’avance, vos questions réponses sont des nids d’informations ?

Bonjour, En principe, dans une SCI à l’IR, les sommes peuvent être distribuées aux associés à tout moment sous forme d’avances sur les résultats ou de prélèvement sur la trésorerie, à condition que cela respecte leur quote-part et la trésorerie disponible. Il est donc possible d’effectuer des virements mensuels, mais cela ne constitue pas un revenu fiscal distinct : les associés sont imposés chaque année sur leur part des bénéfices, qu’il y ait distribution ou non (article 8 du CGI). Il faut veiller à ne pas porter atteinte à l’intérêt social ou à la capacité de la SCI à faire face… Lire la suite »

Oui vous pouvez lorsque la trésorerie le permet prélever de la trésorerie sur la sci à concurrence des avances de trésorerie faites à la SCI, qui ont dû être comptabilisées dans un compte courant d’associé (compte 455) et qui retrace l’ensemble des sommes prêtées à la SCI. Ainsi vous devez enregistrer dans votre comptabilité la diminution de votre compte courant débit du compte 455 par le crédit de votre compte banque 512 pour acter du remboursement par la SCI de vos avances. Ces remboursements d’avances ne sont pas des revenus imposables.

L’article est intéressant, mais il faudrait mettre à jour les tranches d’imposition à l’IS au regard des taux de 15% et 25%. Il est indiqué que la distributions proportionnelles aux parts sociales des dividendes n’est pas obligatoire. Il faudrait y ajouter qu’il est également possible dans les statuts de préciser la répartition du résultat courant distinctement du résultat exceptionnel et d’indiquer la possibilité de dissocier les droits de vote des % de détention du capital. Ces deux aspectes sont à mon sens essentiels pour rendre compte de la souplesse du statut de SCI qui permet d’adapter son fonctionnement aux particularités… Lire la suite »

Bonjour, En effet, légalement, depuis le 1er janvier 2022, le taux normal de l’impôt sur les sociétés est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % applicable jusqu’à 42 500 € de bénéfices pour les sociétés répondant aux conditions de l’article 219, I-b du Code général des impôts. Par ailleurs, la liberté statutaire en SCI permet effectivement d’aménager la répartition du résultat, en distinguant notamment le résultat courant du résultat exceptionnel, ainsi que de dissocier les droits de vote de la répartition du capital, conformément à l’article 1844, alinéa 1 du Code civil. Cette souplesse statutaire constitue un… Lire la suite »

Dans le cadre d’une SCI familiale a l’IR, la SCI a vendu un bien. Le gérant s’est versé sur son compte personnel une avance sur le montant de la vente sans répartir le bénéfice entre les associés.
Quelle action engager à son encontre?
Comment récupérer la part de chaque associé si le gérant ne réponds pas aux sollicitations?

Bonjour,

Le gérant qui se verse seul le produit de la vente commet une faute de gestion (article 1850 du Code civil).

Il est possible de lui envoyer une mise en demeure de restituer et répartir les fonds.

Sans réponse, il faut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir la restitution et éventuellement sa révocation (articles 1851 et 1855 du Code civil).

Il est également possible de demander en référé un administrateur provisoire.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour, j’ai une SCI soumis a l’IS. Associé a 50/50 avec un ancien collègue. Les rapports se dégradant nous avons vendu un des bâtiments qui devait servir a racheter mes parts afin que je sorte de la sci. N’arrivant pas à nous mettre d’accord sur le pris de cession de mes parts, je reste co gérant de la sci. Je voudrais donc récupérer le montant me revenant, disponible du fruit de la vente, sous forme de dividende. Quelles sont les démarches et mon associé peut il s’y opposer ?
Merci d’avance

Bonjour, En tant qu’associé d’une SCI soumise à l’IS, vous pouvez effectivement percevoir des dividendes à partir des bénéfices réalisés par la société, y compris le fruit de la vente du bien. Toutefois, la distribution de dividendes nécessite l’accord des associés lors d’une assemblée générale, où la décision est prise en fonction des résultats financiers de la SCI. Votre associé peut s’opposer à la distribution si cela n’est pas conforme aux statuts ou si la situation financière de la SCI ne le permet pas. De plus, en tant que co-gérant, vous avez des obligations de gestion, mais la décision de… Lire la suite »

Bonjour, j’ai besoin de renseignement relatif à une sci. Si celle-ci était redevable de bénéfices à deux associés à 50/50 en 2020, qu’il n’est rester qu’une personne de 2020 à 2025 et qu’elle à du injecter de l’argent à titre personnel. Lors de la vente du bien comment se passe le calcul des bénéfices à verser et doit on déduire l’apport personnel injectée dans cette SCI? Cordialment

Bonjour, En cas de vente d’un bien par une SCI, le produit de cession est réparti entre les associés au prorata de leurs parts, sauf clause contraire dans les statuts. Si un associé est resté seul depuis 2020 et a injecté de l’argent à titre personnel, ces sommes peuvent être considérées comme un compte courant d’associé, remboursable avant la répartition des bénéfices. Il faut donc, avant tout calcul, rembourser les apports en compte courant, puis répartir le résultat net restant (après impôt le cas échéant) selon les parts détenues. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons… Lire la suite »

Bonjour
les dividendes peuvent-ils être distribués en fonction de leur % du capital qu’à certains associés et non aux autres , si cela est fait en accord entre tous les associés?

Bonjour,

Non, les dividendes doivent être répartis proportionnellement aux parts détenues par chaque associé, sauf si les statuts prévoient une répartition différente. Une distribution uniquement à certains associés, même avec leur accord, pourrait être requalifiée en abus de majorité ou en discrimination abusive. Pour une répartition inégale, il est possible d’aménager les statuts ou d’émettre des actions de préférence.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris