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Test d'éligibilité complet et estimation chiffrée de votre exonération de cotisations sociales en 2 minutes. Outil gratuit, à jour de la réforme du 1er juillet 2026 qui fait passer l'exonération ACRE micro-entrepreneur de 50% à 25%.

Vérifié par l'équipe juridique LegalPlace. Données à jour LFSS 2026.

Question 1 / 7

Avez-vous déjà bénéficié de l'ACRE au cours des 3 dernières années ?

L'ACRE ne peut être obtenue qu'une fois tous les 3 ans, même si vous créez plusieurs entreprises.

Comment utiliser ce simulateur ACRE ?

L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales accordée aux créateurs et repreneurs d’entreprise qui remplissent certaines conditions. Notre simulateur ACRE gratuit répond à deux questions en un seul parcours : êtes-vous éligible ? Et si oui, combien allez-vous économiser ?

En 6 à 8 questions, l’outil analyse vos droits selon votre forme juridique, votre situation personnelle et votre chiffre d’affaires prévisionnel, et calcule votre économie en euros — en tenant compte de la réforme du 1er juillet 2026 qui modifie le taux d’exonération pour les micro-entrepreneurs.

  • Le simulateur couvre toutes les formes juridiques : micro-entreprise, EI au régime réel, SASU, SAS, EURL, SARL.
  • Il intègre la réforme 2026 et affiche le calcul de l’ACRE avant et après le 1er juillet si votre date de démarrage est incertaine.
  • Le résultat est une estimation indicative. Il ne remplace pas une étude personnalisée ni la demande officielle à déposer auprès de l’URSSAF.

Comment fonctionne le simulateur ACRE ?

Notre simulateur ACRE suit un parcours en entonnoir, ainsi chaque réponse oriente les questions suivantes, ce qui évite d’avoir à lire des conditions qui ne vous concernent pas.

Voici les étapes à suivre :

Étape 1 : La règle des 3 ans

Avez-vous déjà bénéficié de l’ACRE au cours des 3 dernières années ? Si oui, le simulateur s’arrête là car la loi interdit d’enchaîner deux fois l’ACRE sur une période de moins de 3 ans (article L131-6-4 CSS).

Étape 2 : Votre forme juridique.

Micro-entrepreneur, entrepreneur individuel au régime réel, ou société ? Ce choix détermine les questions suivantes et la méthode de calcul de l’exonération.

Étape 3 : Votre situation personnelle.

C’est ici que se joue l’essentiel de l’éligibilité à l’ACRE. Vous devez appartenir à l’une des situations prévues par la loi (demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA ou de l’ASS, jeune de moins de 26 ans, résident en QPV ou ZFRR, porteur d’un CAPE, bénéficiaire de la PreParE, repreneur d’entreprise en difficulté).

Si vous avez sélectionné le CAPE, pensez à vérifier si vous remplissez également l’une des conditions personnelles cumulables car le CAPE seul ne suffit pas.

Étape 4 : Le contrôle de la société

Pour les créateurs en société (SASU, SAS, EURL, SARL…), vous devez exercer un contrôle effectif du capital pour être éligible. Le simulateur vous guide parmi les 3 cas prévus par la loi.

Étape 5 : Le timing de démarrage pour les micro-entreprises

Pour les micro-entrepreneurs, cette question est déterminante. En effet, démarrer avant ou après le 1er juillet 2026 change significativement le montant de l’exonération.

Étape 6 : Votre activité

Vente de marchandises, prestations de services BIC, libérale BNC ou CIPAV ? Chaque activité a un taux de cotisations distinct en micro-entreprise, ce qui influe directement sur le montant de l’économie réalisée sur les cotisations sociales grâce à l’ACRE.

Étape 7 : Votre chiffre d’affaires ou revenu prévisionnel.

Saisissez votre chiffre d’affaires prévisionnel en micro-entreprise ou votre revenu annuel estimé en EI et en société. C’est à partir de ce chiffre que le simulateur calcule votre gain en euros.

Qui peut bénéficier de l’ACRE en 2026?

Pour obtenir l’ACRE, trois conditions doivent être réunies simultanément.

1. Ne pas avoir bénéficié de l’ACRE au cours des 3 dernières années. Ce délai se calcule à partir de la date de début d’activité de la précédente entreprise ayant bénéficié du dispositif.

2. Créer ou reprendre une entreprise et, pour les sociétés, en exercer effectivement le contrôle. La notion de contrôle effectif est précisément définie. Il faut détenir seul ou avec sa famille plus de 50 % du capital (dont au moins 35 % à titre personnel), ou être dirigeant avec un tiers du capital familial sous certaines conditions, ou encore détenir plus de 50 % avec d’autres demandeurs d’ACRE. Cette condition doit être maintenue pendant au moins 2 ans.

3. Se trouver dans l’une des 11 situations personnelles prévues par la loi :

  • Demandeur d’emploi indemnisé (ARE ou équivalent) ;
  • Demandeur d’emploi non indemnisé inscrit depuis plus de 6 mois dans les 18 derniers mois ;
  • Bénéficiaire du RSA ou de l’ASS ;
  • Jeune de 18 à 25 ans révolus (ou moins de 30 ans sans droits suffisants à l’assurance chômage ou reconnu travailleur handicapé) ;
  • Salarié ou licencié d’une entreprise en sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire qui reprend l’entreprise ;
  • Sans emploi, titulaire d’un CAPE et remplissant aussi l’une des conditions personnelles ci-dessus ;
    Créateur ou repreneur d’une entreprise en QPV (Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville) ;
  • Créateur en ZFRR (Zone France Ruralités Revitalisation) ;
  • Bénéficiaire de la PreParE (prestation partagée d’éducation de l’enfant).

Réforme ACRE 2026 : deux changements majeurs à connaître

1. Depuis le 1er janvier 2026 : la demande d’ACRE est obligatoire pour tous

Avant 2026, l’ACRE était accordée automatiquement aux micro-entrepreneurs qui remplissaient les conditions. Ce n’est plus le cas.

Depuis le 1er janvier 2026, tous les créateurs doivent déposer une demande auprès de l’URSSAF, dans un délai maximum de 60 jours à compter de la date de début d’activité. Passé ce délai, l’ACRE est définitivement perdue même si vous remplissez toutes les autres conditions.

2. À partir du 1er juillet 2026 : l’exonération passe de 50 % à 25 % pour les micro-entrepreneurs

Le décret du 6 février 2026 acte une baisse significative du taux de l’ACRE pour les micro-entreprises créées ou reprises à compter du 1er juillet 2026. Concrètement, au lieu d’être exonéré de la moitié de vos cotisations sociales, vous ne l’êtes plus que d’un quart.

Voici un tableau récapitulatif des taux de cotisations sociales applicables au régime micro-social :

Catégorie d'activité  Sans ACRE (taux normal) Avec ACRE à 50% avant le 1er juillet 2026 Avec ACRE à 25% après le 1er juillet 2026
Vente de marchandise (BIC) 12,30% 6,15% 9,23%
Prestations de services commerciales/artisanales (BIC) 21,20% 10,60% 15,90%
Prestations de services libérales (BNC) 25,60% 12,80% 19,20%
Professions libérales CIPAV (BNC) 23,20% 11,60% 17,40%
Location de meublés de tourisme classés 6,00% 3,00% 4,50%

Ce changement ne concerne que les micro-entrepreneurs. Pour les EI au régime réel et les sociétés, le barème d’exonération reste inchangé (exonération maximale de 25 % des cotisations concernées, dégressive jusqu’au plafond du PASS).

Si vous créez votre micro-entreprise avant le 1er juillet 2026, vous conservez le taux d’ACRE à 50 % pour toute la durée de l’aide. La date de création fait foi.

Méthodologie : comment le simulateur calcule-t-il votre économie ?

La méthode de calcul diffère selon votre forme juridique. Voici comment fonctionne chaque calcul, de façon transparente.

Pour les micro-entrepreneurs

Le simulateur applique la différence entre votre taux de cotisations normal et votre taux ACRE à votre chiffre d’affaires annuel.

Un consultant en prestations de services (BIC) avec 40 000 € de CA qui démarre avant le 1er juillet 2026 passe d’un taux normal de 21,2 % à un taux ACRE de 10,6 %.
L’économie annuelle est de : 40 000 € × (21,2 % − 10,6 %) = 4 240 €.

Si votre chiffre d’affaires dépasse les plafonds de la micro-entreprise (203 100 € pour la vente, 83 600 € pour les services), le simulateur affiche une alerte puisque vous seriez dans l’obligation de changer de régime, ce qui rendrait ce calcul caduc.

Pour les entreprises individuelles au régime réel et les sociétés

Concernant, les entreprises individuelles (EI) et les sociétés, le calcul est plus complexe car l’ACRE ne porte pas sur toutes les cotisations, mais uniquement sur certaines d’entre elles, à savoir : maladie, maternité, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales.

Le simulateur applique la formule exacte de l’article D131-6-1 du Code de la sécurité sociale :
Exo = (0,25 × E / 0,25 × PASS) × (PASS − R)
Où E représente les cotisations concernées calculées sur 75 % du PASS, et R votre revenu.

En clair :

  • Si votre revenu est inférieur à 36 045 € (75 % du PASS 2026 de 48 060 €), l’exonération s’applique à taux plein, soit 25 % des cotisations concernées ;
  • Entre 36 045 € et 48 060 €, l’exonération est dégressive donc plus votre revenu se rapproche du plafond, plus le gain diminue ;
  • Au-delà de 48 060 € (le PASS), l’exonération tombe à 0 €. Vous êtes éligible à l’ACRE, mais le calcul ne génère aucun gain à ce niveau de revenu. La demande reste utile à déposer en cas de baisse d’activité en cours d’année.

Le simulateur affiche une estimation médiane avec une fourchette (entre 22 % et 28 % de coefficient) qui reflète la variation selon votre régime social : TNS (gérant majoritaire de SARL/EURL) ou assimilé salarié (président de SASU/SAS).

Exemples d’utilisation du simulateur ACRE : Combien économise-t-on avec l’ACRE ?

Micro-entrepreneur en prestations de services : pourquoi démarrer avant juillet 2026 ?

Léa, 28 ans, demandeuse d’emploi indemnisée, crée une micro-entreprise de conseil en communication avec un CA prévisionnel de 40 000 €.

Si elle démarre avant le 1er juillet 2026, le taux ACRE est de 50 %. Le taux de cotisations sociales passe à 10,6 %. Elle réalise une économie de 4 240 €
Si elle démarre après le 1er juillet 2026, le taux ACRE est de 25 %. Les cotisations sont alors au taux de 15,9 %. Elle réalise une économie de 2 120 €

L’écart lié à la date de démarrage est donc de 2 120 € sur une seule année. Pour Léa, démarrer avant juillet représente concrètement deux mois de loyer.

Micro-entrepreneur en vente

Thomas, 24 ans (critère “moins de 26 ans”), ouvre une boutique en ligne de produits artisanaux avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 60 000 €.

Le taux normal de cotisations sociales en micro-entreprise pour une activité de vente est de 12,3 %.

  • Avec ACRE à 50 % (avant 01/07/2026), le taux d’ACRE passe à 6,2 %. Il économise 3 660 € sur ses cotisations sociales à l’année.
  • Avec ACRE à 25 % (après 01/07/2026), le taux d’ACRE est de 9,2 %. Il économise 1 860 € sur l’année.

Créateur de SASU : quand l’ACRE ne génère pas de gain chiffré

Karim, demandeur d’emploi indemnisé, crée une SASU de conseil stratégique en janvier 2026. Il détient 100 % du capital (contrôle effectif validé). Son salaire brut annuel prévisionnel est de 55 000 €.

Son revenu dépasse le PASS 2026 (48 060 €). Par la règle de dégressivité, l’exonération est ramenée à 0 €. Karim est bien éligible à l’ACRE, mais ne génère aucune économie à ce niveau de rémunération.

Dans ce cas, il est tout de même intéressant de déposer la demande d’ACRE dans les 60 jours. Ainsi, si l’activité est plus lente que prévu les premiers mois et que le revenu réel reste en dessous du PASS, l’ACRE pourra s’appliquer.

EI au régime réel : une économie réelle mais encadrée

Sandra, bénéficiaire du RSA, crée une entreprise individuelle au régime réel (activité de formation). Son revenu annuel prévisionnel est de 30 000 €.

Son revenu est inférieur à 36 045 € (75 % du PASS) donc l’exonération s’applique à taux plein. Avec un coefficient de cotisations d’environ 25 %, l’économie estimée est de 1 875 € (fourchette indicative : 1 650 – 2 100 € selon les taux effectifs appliqués).

FAQ

Que se passe-t-il si je ne fais pas la demande dans les 60 jours ?

Le délai de 60 jours est impératif depuis le 1er janvier 2026 pour tous les créateurs, quelle que soit leur forme juridique. Au-delà, vous ne pouvez plus prétendre à l'ACRE pour cette création, même en remplissant toutes les autres conditions. Il n'existe aucune dérogation.

Quelle est la durée de l'ACRE en 2026 ?

Pour les micro-entrepreneurs, l'ACRE s'applique jusqu'à la fin du 3e trimestre civil suivant la date de début d'activité. Pour maximiser la durée, démarrez en tout début de trimestre (janvier, avril, juillet ou octobre) : vous bénéficiez ainsi d'environ 12 mois pleins d'exonération. Pour les travailleurs indépendants au régime réel et les sociétés, l'ACRE dure 12 mois calendaires.

Puis-je cumuler l'ACRE avec le maintien de mes allocations chômage (ARE) ?

Oui, le cumul ACRE et ARE est possible : vous conservez vos allocations, dont le montant est réduit en proportion de vos revenus professionnels effectivement perçus. L'ACRE est également cumulable avec la NACRE et, sous conditions, avec l'ARCE (versement en capital de vos droits ARE). Notez que l'ARCE et l'ARE ne sont pas cumulables entre eux.

L'ACRE s'applique-t-elle à la CFE ou à la CFP ?

Non, l'ACRE exonère uniquement certaines cotisations sociales : maladie, maternité, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales. Elle ne s'applique ni à la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), ni à la CFP (Contribution à la Formation Professionnelle), ni à la CSG-CRDS, ni à la retraite complémentaire.

Je passe de micro-entreprise à société, puis-je redemander l'ACRE ?

Oui, à condition que le passage corresponde à une nouvelle création ou reprise (et non une simple transformation juridique) et que vous n'ayez pas déjà bénéficié de l'ACRE dans les 3 dernières années.

J'ai un CAPE, suis-je éligible ?

Le CAPE ouvre droit à l'ACRE uniquement si vous remplissez également l'une des conditions personnelles éligibles (chômage, RSA, ASS, jeune, handicap, repreneur, PreParE) au moment de la signature. Le CAPE seul ne suffit pas. Par ailleurs, les conditions géographiques (QPV, ZFRR) ne sont pas cumulables avec le CAPE.

L'ACRE est-elle applicable aux activités agricoles ?

Oui, sous réserve de remplir les conditions générales d'éligibilité. Les cotisations sont dans ce cas gérées par la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et non l'URSSAF.

Les résultats fournis par ce simulateur sont des estimations indicatives basées sur les textes officiels en vigueur (URSSAF, Service-public.gouv.fr, Code de la sécurité sociale). Ils ne remplacent pas une étude personnalisée par un expert-comptable ou juriste, ni la demande officielle à déposer auprès de l’URSSAF. Vérifié par l’équipe juridique LegalPlace — données à jour LFSS 2026.