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  • Pour la SNC, il faut au moins deux associés, tous commerçants, et la responsabilité est indéfinie et solidaire ;
  • Aucun capital social minimum n’est requis : c’est vous qui en définissez librement le montant dans les statuts ;
  • Par défaut, la SNC est imposable au titre de l’impôt sur le revenu, mais elle peut choisir d’être imposée à l’impôt sur les sociétés ;
  • Les associés sont rattachés au régime des travailleurs non salariés (TNS).

La société en nom collectif est l’un des statuts juridiques les plus anciens du droit français. Si elle reste aujourd’hui peu répandue, elle offre un cadre particulièrement adapté aux associés qui se font pleinement confiance et souhaitent gérer leur activité ensemble.

Qu’est-ce qu’une société en nom collectif (SNC) ?

SNC : définition

La société en nom collectif, ou SNC, est une société de personnes qui repose sur un principe fondamental : la confiance entre les associés.

En cela, elle se distingue nettement des sociétés de capitaux comme la SARL ou la SAS, où la personnalité des associés importe peu.

Dans une SNC, tous les associés ont la qualité de commerçant. Ils participent activement à la vie de la société et répondent personnellement des dettes sociales.

Bon à savoir : C’est précisément cette solidarité totale entre les associés qui constitue à la fois la force et la limite de cette forme juridique.

La SNC est dotée d’une personnalité morale propre, distincte de celle de ses membres. Elle est inscrite au Registre du Commerce des Sociétés (RCS) et peut agir en son nom : passer des contrats, posséder des biens, agir en justice.

Quelles sont les caractéristiques de la SNC ?

La SNC repose sur trois éléments clés qu’il est important de bien comprendre avant de vous lancer.

D’abord, vous devez être au moins deux associés, sans maximum imposé. Tous doivent avoir la qualité de commerçant : vous devez donc être majeur, capable juridiquement et ne pas être interdit de gérer. Une société peut également être associée.

Ensuite, la SNC ne prévoit aucun capital social minimum. Vous pouvez donc la créer avec un faible apport. Toutefois, il est préférable de prévoir un capital cohérent avec votre activité afin de rassurer vos partenaires.

Enfin, la SNC se distingue par un point essentiel : votre responsabilité. Vous êtes indéfiniment et solidairement responsable des dettes. Concrètement, si la société ne peut pas payer, un créancier peut vous réclamer l’intégralité de la dette sur votre patrimoine personnel.

Attention : cette responsabilité ne peut pas être limitée. Vous devez donc bien mesurer les risques avant de choisir ce statut.

Pourquoi choisir la société en nom collectif ?

La SNC peut être intéressante dans certains projets, notamment lorsque les associés se connaissent bien et souhaitent travailler dans un cadre stable.

Les avantages de la SNC

Tout d’abord, la SNC offre une grande souplesse. Les associés peuvent assez librement organiser dans les statuts le fonctionnement de la société.

Elle permet également de contrôler l’arrivée de nouveaux associés, la cession de parts nécessitant en principe l’unanimité des autres. Cela garantit la stabilité du groupe.

Enfin, la SNC peut présenter un intérêt fiscal, puisqu’elle est en principe soumise à l’impôt sur le revenu et que l’imposition est directe entre les mains des associés.

Dans une entreprise familiale, on peut choisir la SNC pour conserver un nombre limité d’associés et maintenir une relation de confiance.

Les inconvénients de la SNC

Son principal inconvénient reste la responsabilité illimitée et solidaire des associés. C’est un risque important, surtout si l’activité est exposée financièrement.

De plus, tous les associés doivent avoir la qualité de commerçant, ce qui limite les profils possibles. La cession des parts peut aussi être plus difficile, car elle exige souvent l’unanimité.

Enfin, la SNC est généralement peu attractive pour les investisseurs extérieurs, qui préfèrent souvent des formes sociales plus protectrices.

Tableau récapitulatif des avantages et des inconvénients de la SNC

Avantages Inconvénients
Grande liberté statutaire Responsabilité illimitée et solidaire
Pas de capital minimum Qualité de commerçant obligatoire
Contrôle de l’entrée de nouveaux associés Cession des parts parfois bloquée
Fiscalité à l’IR par défaut Peu attractive pour les investisseurs

Qui peut créer une SNC ?

La SNC ne peut pas être créée par n’importe qui.

Toutefois, pour devenir associé, vous devez en principe pouvoir avoir la qualité de commerçant.

Cela suppose d’abord d’être majeur et d’avoir la pleine capacité juridique. Il faut également ne pas être frappé d’une interdiction de gérer ou d’exercer une activité commerciale.

De plus, une personne morale, comme une autre société, peut être associée d’une SNC.

Deux frères majeurs souhaitent reprendre la boulangerie familiale. Comme ils se connaissent bien et veulent gérer ensemble l’activité, la SNC peut être une solution adaptée.
Bon à savoir : il est utile de vérifier très tôt la situation de chaque associé avant de créer une SNC. Cela évite de faire un projet sur une forme sociale qui finalement ne convient pas.

Quel est le régime fiscal en société en nom collectif ?

Le régime fiscal de la SNC présente une particularité importante : il dépend directement de votre situation et de vos choix.

L’imposition des bénéfices

Par défaut, la SNC relève de l’impôt sur le revenu (IR). La société n’est donc pas imposée elle-même : ce sont les associés qui déclarent leur quote-part de bénéfices.

Ce fonctionnement peut être intéressant, notamment si la société réalise un déficit, car celui-ci peut, sous conditions, être imputé sur le revenu des associés.

La SNC peut toutefois opter pour l’impôt sur les sociétés (IS), lorsque cela est plus avantageux.

Bon à savoir : le choix entre IR et IS doit être réfléchi dès la création, car il a des conséquences importantes sur votre fiscalité.

L’imposition des dividendes

Si la SNC a opté pour l’IS, les associés peuvent percevoir des dividendes. Ceux-ci sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %.

En revanche, lorsque la SNC reste soumise à l’IR, les associés sont directement imposés sur leur part de bénéfices. On ne parle donc pas réellement de dividendes sur le plan fiscal.

Société en nom collectif et TVA

La SNC est soumise aux règles classiques en matière de TVA. Selon son chiffre d’affaires, elle peut bénéficier de la franchise en base ou être soumise à un régime réel.

Elle peut aussi choisir d’opter pour la TVA afin de récupérer celle payée sur ses achats.

Quelles obligations comptables en SNC ?

Comme toute société commerciale, la SNC doit tenir une comptabilité régulière.

Elle doit enregistrer ses opérations, conserver ses justificatifs et établir chaque année des comptes annuels : bilan, compte de résultat et, selon les cas, annexe.

Même si la SNC peut offrir une certaine discrétion, cela ne dispense jamais d’une gestion comptable sérieuse.

Bon à savoir : une bonne comptabilité vous permet non seulement de respecter vos obligations, mais aussi de suivre la santé financière de votre activité.

Quel régime social pour le dirigeant de SNC ?

En SNC, les associés sont en principe soumis au régime des travailleurs non salariés (TNS), du fait de leur qualité de commerçant.

Ce régime entraîne souvent des cotisations moins élevées que dans le régime général, mais aussi une protection sociale plus limitée, notamment en cas de chômage.

Même un associé qui n’exerce pas la gestion quotidienne de la société peut être concerné par ce régime en SNC.

Toutefois, le régime social du dirigeant doit être anticipé puisqu’il a un impact direct sur votre rémunération et votre protection sociale.

Comment créer une société en nom collectif ?

La création d’une SNC suit un processus structuré, accessible mais qui nécessite de respecter certaines étapes clés.

les étapes pour créer une SNC

Les étapes pour créer une SNC

Créer une SNC se fait en plusieurs étapes assez simples, mais chacune mérite votre attention.

Pour commencer, vous devez rédiger les statuts. C’est le document qui pose les bases de votre société : son nom, son activité, son siège, sa durée, le montant du capital ou encore les règles de fonctionnement.

Bon à savoir  : comme la SNC laisse une grande liberté d’organisation, il est important de bien encadrer les relations entre associés dès le départ.

Ensuite, vous devez constituer le capital social. Aucun minimum n’est imposé, mais vous devez choisir un montant cohérent avec votre projet.

Vous pouvez faire des apports en argent, en biens ou en savoir-faire. Les apports en argent sont déposés sur un compte bancaire au nom de la société en formation, puis débloqués après l’immatriculation.

Avant d’immatriculer la société, vous devez publier un avis de création dans un journal d’annonces légales. Cette formalité permet d’informer les tiers de la création de votre SNC (nom, activité, siège, gérant, etc.).

Enfin, vous déposez votre dossier en ligne via le guichet unique. Vous devez notamment fournir les statuts signés, l’attestation de dépôt des fonds et l’annonce légale.

Une fois votre dossier validé, votre SNC est officiellement créée : vous recevez votre numéro SIREN et votre extrait Kbis, et vous pouvez démarrer votre activité.

Le saviez-vous : N’hésitez pas à confier les formalités de création de votre société commerciale en ligne à LegalPlace. Il vous suffit de répondre à un formulaire rapide en ligne, puis de nous transmettre les justificatifs requis. Grâce au questionnaire rempli en ligne, vos statuts sont générés automatiquement. Nos formalistes s’occupent de tout et traitent votre dossier

Les documents pour créer une SNC

Pour constituer le dossier d’immatriculation, vous aurez besoin des documents suivants :

  • Les statuts signés par tous les associés ;
  • L’attestation de dépôt des fonds (apports en numéraire) délivrée par la banque ;
  • L’attestation de parution de l’avis de constitution dans un journal d’annonces légales ;
  • Une pièce d’identité en cours de validité pour chaque associé et pour le ou les gérants ;
  • Un justificatif de domicile du siège social (bail commercial, attestation de domiciliation, titre de propriété) ;
  • Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation pour le gérant ;
  • Le cas échéant, un rapport du commissaire aux apports en cas d’apports en nature.

Combien coûte la création d’une SNC en 2026 ?

La création d’une SNC engendre plusieurs types de frais qu’il convient d’anticiper.

Poste de dépense Montant estimé Détail
Annonce légale 150 à 250 € Publication obligatoire dans un journal habilité
Frais d’immatriculation Environ 40 € Dépôt du dossier via le Guichet unique
Rédaction des statuts (seul) 0 € Si vous les rédigez vous-même
Rédaction des statuts (professionnel) 150 à 1 500 €+ Avocat, expert-comptable ou plateforme juridique
Dépôt de capital social Variable Gratuit ou frais bancaires éventuels
Domiciliation (si besoin) 10 à 70 €/mois Si vous ne disposez pas d’un local
Commissaire aux apports (si nécessaire) 500 à 3 000 € Obligatoire dans certains cas d’apports en nature

Comment transmettre une société en nom collectif ?

La SNC repose sur la confiance entre associés. C’est pourquoi la transmission est encadrée.

En principe, vous devez obtenir l’accord de tous les associés pour céder vos parts. Si l’un refuse, la cession est impossible. Cela permet de garder un groupe d’associés stable.

Vous ne pouvez pas vendre vos parts à un tiers sans l’accord des autres.

En cas de décès, la société peut être dissoute, sauf si les statuts prévoient une clause de continuation.

Bon à savoir : il est essentiel d’anticiper ces situations dès la rédaction des statuts.

Comment fermer une SNC ?

La fermeture d’une SNC se fait en deux étapes : la dissolution et la liquidation.

Vous devez d’abord décider de mettre fin à la société. Cette décision peut être prise d’office par les associés, en général à l’unanimité. Elle peut également résulter d’une décision de justice ou de l’expiration du délai prévu par les statuts.

Un liquidateur est ensuite nommé. Son rôle est simple : vendre les biens de la société, payer les dettes et répartir le surplus éventuel entre les associés.

Des formalités doivent être respectées. Vous devez notamment publier une annonce légale et déclarer la dissolution, puis la liquidation, via le Guichet unique.

Une fois toutes les opérations terminées, la société est définitivement radiée.

Attention : en SNC, votre responsabilité reste engagée. Si toutes les dettes ne sont pas remboursées, les créanciers peuvent se retourner contre vous, même après la fermeture de la société.

Société en nom collectif vs. Société en commandite simple : tableau comparatif

Critères SNC (Société en nom collectif) SCS (Société en commandite simple)
Nombre d’associés Minimum 2 Minimum 2 (1 commandité + 1 commanditaire)
Qualité de commerçant Tous les associés Uniquement les commandités
Responsabilité Illimitée et solidaire pour tous Illimitée pour les commandités / limitée aux apports pour les commanditaires
Gestion Par un ou plusieurs associés Assurée par les commandités
Entrée d’investisseurs Difficile Plus facile (via les commanditaires)
Cession de parts Accord unanime en principe Plus souple pour les commanditaires
Fiscalité IR par défaut (option IS possible) IR par défaut (option IS possible)
Profil adapté Associés en forte confiance Projet avec investisseurs passifs
La SNC est une forme de société simple et souple, mais qui repose avant tout sur une forte confiance entre les associés. Si elle offre une grande liberté d’organisation et un contrôle strict de l’actionnariat, elle implique en contrepartie une responsabilité personnelle importante. Avant de vous lancer, vous devez donc bien évaluer les risques et vérifier que ce statut correspond à votre projet.

FAQ

Quelle est la responsabilité des associés en SNC en cas de dettes ?

Les associés sont responsables de manière illimitée et solidaire, ce qui signifie qu’un créancier peut se retourner contre vous personnellement pour l’ensemble des dettes.

Est-il possible de protéger son patrimoine personnel en SNC ?

La SNC n’offre pas de protection du patrimoine personnel, contrairement à d’autres statuts. Vous devez donc anticiper ce risque avant de vous lancer.

Peut-on choisir l’impôt sur les sociétés pour une SNC ?

La SNC est imposée à l’impôt sur le revenu par défaut, mais vous pouvez opter pour l’impôt sur les sociétés si cela correspond mieux à votre stratégie.

Comment fonctionne la cession de parts dans une SNC ?

La cession de parts est en principe soumise à l’accord unanime des associés, ce qui permet de contrôler l’entrée de nouveaux membres dans la société.

Qui peut être associé dans une société en nom collectif ?

Vous devez avoir la qualité de commerçant pour être associé, ce qui implique d’être majeur, capable juridiquement et sans interdiction de gérer.

Dans quels cas la SNC est-elle un bon choix de statut ?

La SNC est adaptée aux projets où les associés se font pleinement confiance et souhaitent garder un contrôle strict sur l’organisation et l’actionnariat.

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 07/04/2026

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quel serait le sort de creancier d’une société en nom collectif transformée en société à responsabilité limitée?

Bonjour,
Lorsqu’une société en nom collectif (SNC) est transformée en société à responsabilité limitée (SARL) en France, les créanciers de la SNC deviennent généralement des créanciers de la SARL.
La transformation d’une SNC en SARL implique généralement une continuité des droits et obligations de l’entreprise. Cela signifie que les créanciers qui avaient des créances contre la SNC continueront d’avoir des droits similaires contre la SARL.
En espérant avoir répondu à vos interrogations, nous vous souhaitons bon courage dans vos démarches.
L’équipe LegalPlace

Merci Antoine pour ce partage, je me pose la la même question. Avez-vous depuis trouvé une réponse ?

Bonjour,
Le nom de la SNC peut etre différent de celui des associés.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Est-il essentiel de créer le nom de la SNC par les lettres de leurs( associés) noms?

Bonjour,

En principe, une SNC doit être désignée par une dénomination sociale, qui peut comporter le nom d’un ou plusieurs associés, ou être purement fantaisiste. La dénomination sociale doit être suivie immédiatement (ou précédée) des mots “société en nom collectif” ou “SNC”.

En espérant que cette réponse vous a été utile.
L’équipe LegalPlace

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris