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Baromètre LegalPlace facturation électronique en octobre 2026

Le 1er septembre 2026, la facturation électronique est devenue une réalité pour toutes les entreprises françaises. Un mois plus tard, LegalPlace a voulu savoir où en sont vraiment les dirigeants de TPE. Plus de 1 500 d'entre eux ont répondu à notre sondage. Résultat, 71 % ont déjà choisi leur plateforme agréée, mais 1 entrepreneur sur 5 n'a encore rien commencé.

Le 1er septembre 2026, la facturation électronique est devenue une réalité pour toutes les entreprises françaises. Un mois plus tard, LegalPlace a voulu savoir où en sont vraiment les dirigeants de TPE. Plus de 1 500 d’entre eux ont répondu à notre sondage. Résultat, 71 % ont déjà choisi leur plateforme agréée, mais un entrepreneur sur cinq n’a encore rien commencé.

Les obligations des TPE depuis le 1er septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille. Cette réception passe par une plateforme agréée (PA). Il s’agit d’un opérateur agréé par l’administration fiscale pour transmettre les factures entre entreprises.

Le calendrier diffère pour l’émission. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) émettent déjà leurs factures au format électronique. Elles transmettent aussi leurs données de transaction à l’administration (le « e-reporting »). Les PME, TPE et micro-entreprises ont jusqu’au 1er septembre 2027 au plus tard pour faire de même.

Pour le démarrage, le gouvernement a annoncé une approche « tolérante et bienveillante ». Les entreprises de bonne foi qui rencontrent une difficulté et font le nécessaire pour régulariser leur situation ne seront pas sanctionnées au démarrage.

Qui a répondu au sondage LegalPlace ?

LegalPlace a mené cette enquête du 22 septembre au 12 octobre 2026. Le questionnaire en ligne a été envoyé par e-mail aux clients LegalPlace, en création d’entreprise et en domiciliation.

Au total, 1 504 dirigeants ont répondu. Voici leur profil :

Forme juridique Part des répondants
Micro-entreprise et entreprise individuelle 50 %
SASU 32 %
SAS 9 %
EURL 7 %
SARL 1 %

Près d’un répondant sur deux (48 %) est établi en Île-de-France. 45 % sont installés dans le reste de la France.

Pour lire les résultats, nous distinguons trois profils de dirigeants :

  • Les « adopters », qui ont déjà choisi leur plateforme agréée ;
  • Les dirigeants « en cours », qui sont en train de la choisir ;
  • Les « retardataires », qui n’ont pas encore commencé les démarches.
Certaines questions n’ont été posées qu’à une partie des répondants. Pour les questions à choix multiples, le total dépasse 100 %. Les résultats portant sur moins de 30 répondants ne sont pas publiés.

71 % des TPE ont déjà choisi leur plateforme agréée

baromètre facturation électronique -choix-plateforme-agreee

Plus d’un mois après le démarrage, 19 % des dirigeants n’ont entamé aucune démarche. Cela représente un entrepreneur sur cinq. Près de 10 % sont en train de sélectionner leur outil.

Des écarts marqués selon les régions

L’avancement varie fortement d’une région à l’autre :

Régions les plus avancées (plateforme choisie) Régions les plus en retard (démarches non commencées)
Centre-Val de Loire (83 %) Grand Est (26 %)
Hauts-de-France (82 %) Normandie (23 %)
Provence-Alpes-Côte d’Azur (81 %) Île-de-France (23 %)

Les indécis veulent trancher d’ici fin 2026

baromètre facturation électronique -calendrier-decision
Les entreprises en cours de sélection de leur plateforme de facturation électronique ne comptent pas traîner. 36,5 % veulent décider dans les 3 prochains mois et 28,7 % d’ici fin 2026. Au total, près des deux tiers (65 %) visent un choix avant la fin de l’année 2026. À l’inverse, 10,4 % attendront que la réforme les y oblige.

Comment les dirigeants choisissent leur plateforme agréée ?

baromètre facturation électronique -criteres-choix-solution
La visibilité pèse plus lourd que la recommandation. 35,9 % des dirigeants ont choisi leur plateforme pour sa notoriété, c’est-à-dire la publicité et la présence dans les médias ou sur internet. Juste derrière, 32,4 % ont retenu la solution proposée automatiquement par un service auquel ils étaient déjà abonnés.

La recommandation d’un professionnel guide le choix de près d’un dirigeant sur trois (32 %). L’expert-comptable arrive en tête (16,5 %), devant la banque (7,9 %) et un autre prestataire (7,3 %).

La notoriété compte encore plus dans certaines régions. Elle atteint 45 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 42 % dans les Hauts-de-France et 40 % en Auvergne-Rhône-Alpes comme en Nouvelle-Aquitaine. L’Occitanie fait exception côté recommandation. La banque y devance l’expert-comptable (16 % contre 12 %).

Prise en main et premières factures électroniques

baromètre facturation électronique -prise-en-main
La prise en main se passe plutôt bien puisque six entreprises équipées sur dix la jugent simple (notes 1 et 2 sur une échelle de 1 à 5). 45,3 % lui attribuent même la note la plus simple. À l’autre bout, 14,3 % la trouvent compliquée.

L’usage reste pourtant timide. Depuis le 1er septembre, près de 6 entreprises sur 10 (58 %) n’ont ni émis ni reçu de facture électronique. C’est encore le cas d’une sur deux parmi celles qui ont déjà déployé leur solution. Seule une sur trois a déjà émis une facture électronique.

À l’inverse, 16 % des entreprises qui n’ont pas encore déployé de solution ont déjà reçu ou émis une facture électronique.

Pour rappel, l’obligation d’émettre des factures électroniques s’appliquera aux TPE au plus tard le 1er septembre 2027.

Quels bénéfices les TPE attendent de la facturation électronique ?

baromètre facturation électronique -benefices-attendus
Le gain de temps dans le traitement des factures arrive largement en tête (40,2 %). Il fait l’unanimité chez ceux qui ont déjà migré (42 %) comme chez ceux en cours (43 %). Il recule nettement chez ceux qui n’ont rien commencé (30 %).

baromètre facturation électronique -top3-benefices-par-profil
n = nombre de répondants

Les dirigeants qui préparent leur passage attendent aussi des calculs de TVA plus justes ou plus simples (14 %, contre 10 % au global).

Les bénéfices financiers restent peu cités. 9,3 % évoquent le pilotage de la trésorerie. Seuls 1,2 % parlent d’optimiser leur BFR (besoin en fonds de roulement, l’argent qui finance le décalage entre les dépenses et les encaissements). Enfin, 42 % des dirigeants ne voient encore aucun bénéfice à la réforme.

Facturation électronique : les principaux obstacles rencontrés par les TPE

baromètre facturation électronique -obstacles-rencontres
La compréhension de la réforme est le premier obstacle cité (27,2 %). Elle devance le manque de temps (17 %) et le choix de la plateforme (11,9 %). Elle arrive en tête dans tous les profils.

baromètre facturation électronique -top3-obstacles-par-profil
n = nombre de répondants

La mise en place marque un point de bascule. Une fois l’outil déployé, 45 % des adopters ne rencontrent aucun obstacle particulier. Chez les dirigeants en train de choisir, ils ne sont que 25 %. À ce stade, le choix de la plateforme (+16 points par rapport à l’ensemble), son coût (+9 points) et le manque de temps (+3 points) pèsent plus lourd.

Plus d’un retardataire sur trois (35 %) ne voit aucun obstacle. Le choix de la plateforme les freine pourtant aussi (23 %).

Comment les dirigeants perçoivent la réforme relative à la facturation électronique ?

baromètre facturation électronique -perception-reforme

Pour 4 entrepreneurs sur 10 (40,3 %), il est trop tôt pour juger. Ils estiment ne pas avoir encore assez de recul. Parmi les autres réponses, 31,2 % voient d’abord la réforme comme une contrainte réglementaire. 20,5 % pensent qu’elle n’aura pas d’impact majeur sur leur activité. 16,7 % y voient une opportunité de transformation. 11 % la considèrent comme une contrainte à court terme qui deviendra une opportunité à moyen terme.

Les entreprises en cours de sélection se montrent plus optimistes. 25 % d’entre elles parlent d’opportunité de transformation, soit 8 points de plus que l’ensemble des répondants.

Changer de plateforme agréée, une démarche encore floue

baromètre facturation électronique -changer-de-plateforme

Les adopters sont plutôt satisfaits de leur choix. 65,5 % n’ont pas envie de changer de plateforme et seulement 6,7 % l’envisagent. 27,9 % ne savent pas encore.

Changer de solution reste pourtant une inconnue. 6 adopters sur 10 ne sauraient pas comment s’y prendre (30,1 % répondent non et 31,1 % ne savent pas). Près de 10 % savent comment faire mais pensent que ce serait complexe. Seuls 28,9 % se disent parfaitement capables de changer.

Le regard de ComptaPlace sur ces résultats

Jérémy Caso, référent métier comptabilité de ComptaPlace (groupe LegalPlace), commente les résultats du sondage :

Jérémy Caso Formateur et expert en création d'entreprise chez ComptaPlace Jérémy Caso

Un mois après le lancement effectif de la réforme sur la facturation électronique, ce sondage a mis en lumière un paradoxe propre aux dirigeants de TPE. Si pour certains, le passage à la facturation électronique s’avère techniquement réalisable, pour d’autres, le problème est tout autre : structurel et psychologique. Les enjeux des prochaines semaines ne seront pas technologiques mais de l’ordre de l’accompagnement. […]

Ce que les TPE doivent faire avant le 1er septembre 2027

Vous dirigez une TPE ou une micro-entreprise ? Voici les étapes à suivre :

  1. Vérifiez que vous pouvez recevoir des factures électroniques. C’est obligatoire depuis le 1er septembre 2026, par l’intermédiaire d’une plateforme agréée.
  2. Choisissez votre plateforme agréée si ce n’est pas fait. L’administration publie la liste officielle des plateformes agréées sur impots.gouv.fr.
  3. Préparez l’émission de vos factures. Vérifiez que votre outil vous permettra d’émettre vos factures électroniques et de transmettre vos données au plus tard le 1er septembre 2027.

Si vous cherchez un outil, LegalPlace propose un logiciel de facturation électronique.

  • 71 % des dirigeants de TPE interrogés ont choisi leur plateforme agréée, mais 19 % n’avaient encore rien commencé un mois après le lancement de la réforme.
  • La compréhension de la réforme est le premier obstacle cité (27 %), devant le manque de temps (17 %).
  • La notoriété (36 %) guide davantage le choix de la plateforme que la recommandation de l’expert-comptable (16,5 %).
  • 6 entreprises équipées sur 10 jugent la prise en main simple, mais 58 % des dirigeants n’ont encore ni émis ni reçu de facture électronique.
  • Les TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures au format électronique au plus tard le 1er septembre 2027.