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  • Les RTT compensent un temps de travail hebdomadaire supérieur à 35 heures par des jours de repos rémunérés.
  • Aucun nouvel accord RTT ne peut être signé depuis le 20 août 2008, mais les accords antérieurs restent applicables.
  • Le calcul des RTT se fait au forfait annuel ou au réel, selon ce que prévoit l’accord collectif.
  • L’employeur peut imposer une partie des RTT, dans les conditions fixées par l’accord collectif applicable.

Vous dirigez une entreprise et vos salariés travaillent plus de 35 heures par semaine selon leur contrat de travail ? Vous devez alors gérer leurs jours de RTT. Ce dispositif, hérité des lois Aubry de la fin des années 1990, reste très utilisé en 2026 dans les PME comme dans les grands groupes. Pourtant, ses règles restent souvent floues pour les dirigeants. Combien de jours accorder ? Comment les calculer ? Quelles obligations respecter ? Que faire en cas de départ d’un salarié ? Ce guide vous donne toutes les réponses pratiques pour gérer les RTT en toute sécurité juridique. Vous y trouverez le cadre légal applicable, des exemples chiffrés et les points de vigilance pour éviter tout litige.

Qu’est-ce qu’un jour de RTT ?

Définition de la RTT

Un jour de RTT est un jour de repos rémunéré accordé à un salarié qui travaille plus de 35 heures par semaine. Le dispositif est apparu avec les lois Aubry de 1998 et 2000 qui ont fixé la durée légale du travail à 35 heures hebdomadaires. Pour les entreprises qui ne souhaitaient pas réduire effectivement le temps de travail à 35 heures, la RTT (Réduction du Temps de Travail) permettait de maintenir un horaire collectif supérieur en compensant les heures effectuées au-delà de 35 heures par des jours de repos supplémentaires.

Le salarié conserve son salaire habituel pendant ses RTT. Il s’agit d’un temps de repos payé qui s’ajoute aux congés payés et aux jours fériés.

Quels salariés sont concernés ?

Les RTT concernent en priorité les salariés à temps plein dont la durée hebdomadaire de travail est supérieure à 35 heures. Trois grandes catégories de salariés peuvent y avoir droit :

  • Les salariés à 37, 38 ou 39 heures par semaine, qui récupèrent l’écart sous forme de jours de repos ;
  • Les cadres au forfait jours, dont la durée annuelle est plafonnée à 218 jours et qui bénéficient de jours de repos supplémentaires (souvent appelés JNT, jours non travaillés) ;
  • Les salariés à temps partiel, qui ne bénéficient pas de RTT par principe, sauf si l’accord collectif applicable le prévoit expressément.

L’attribution effective des RTT dépend toujours de l’accord collectif applicable dans l’entreprise (convention collective, accord de branche ou accord d’entreprise).

Depuis le 20 août 2008, il n’est plus possible de signer un nouvel accord RTT à proprement parler. Les entreprises créées après cette date doivent donc recourir à d’autres dispositifs d’aménagement du temps de travail.

Quel est le cadre légal des RTT en 2026 ?

Les RTT trouvent leur origine dans la loi du 19 janvier 2000, dite loi Aubry II. Le cadre légal a beaucoup évolué depuis. La loi du 20 août 2008 a supprimé la possibilité de signer de nouveaux accords RTT à proprement parler. Pour autant, les accords conclus avant cette date continuent de s’appliquer tant qu’ils ne sont pas dénoncés.

Aujourd’hui, le Code du travail organise plus largement l’aménagement du temps de travail. Il permet aux entreprises de répartir la durée du travail sur une période supérieure à la semaine et de prévoir des jours de repos pour compenser les heures effectuées au-delà de 35 heures.

Si vous avez racheté ou repris une entreprise dans laquelle un accord RTT existait avant 2008, vous restez tenu de l’appliquer. Sa dénonciation suit une procédure stricte avec délai de prévenance et négociation obligatoire.

Le rôle de l’accord collectif

L’accord collectif est la source principale qui organise les RTT dans votre entreprise. Il peut s’agir d’une convention de branche, d’un accord d’entreprise ou d’un accord d’établissement. Sans accord, vous ne pouvez pas mettre en place un système de RTT depuis 2008.

C’est l’accord qui fixe les modalités précises et qui détermine les droits du salarié comme les obligations de l’employeur. Vous devez donc d’abord identifier la convention collective applicable à votre activité avant toute action sur les RTT.

Les mentions obligatoires de l’accord collectif en matière de RTT

L’accord collectif doit prévoir au minimum les éléments suivants :

  • La durée du travail retenue (37h, 38h, 39h, etc.) ;
  • Le nombre de jours de RTT par an et leur méthode de calcul ;
  • La répartition entre RTT à l’initiative du salarié et RTT à l’initiative de l’employeur ;
  • Le délai de prévenance pour poser ou imposer un RTT ;
  • La période de prise (généralement l’année civile) et le sort des jours non pris ;
  • Les modalités d’acquisition pendant les périodes d’absence (maladie, congés, etc.).

À défaut de précision sur ces points, des litiges peuvent rapidement survenir avec vos salariés.

Comment calculer les jours de RTT ?

Deux méthodes de calcul des jours de RTT coexistent en pratique : le forfait annuel et le calcul au réel. Le choix entre les deux est fixé par l’accord collectif applicable dans l’entreprise.

Le calcul des RTT au forfait

Au forfait, le nombre de jours de RTT est défini à l’avance pour l’année. L’accord peut par exemple prévoir 10 jours de RTT par an pour un salarié à 37 heures hebdomadaires. Cette méthode présente l’avantage de la simplicité. Le compteur RTT du salarié est connu dès le début de l’année et ne dépend pas du décompte précis des heures effectuées chaque semaine.

Si le salarié est embauché en cours d’année, le forfait est proratisé. Pour un salarié arrivant le 1er juillet avec un forfait de 10 jours sur l’année, son droit s’élève à 5 jours de RTT.

Le calcul des RTT au réel

Au réel, les RTT sont acquises au fur et à mesure des heures effectuées au-delà de 35 heures. Pour un salarié à 37 heures hebdomadaires, l’écart est de 2 heures par semaine, soit environ une journée de RTT toutes les 4 semaines. Le compteur évolue en continu en fonction du temps de travail effectif.

Cette méthode demande un suivi précis du temps de travail. En contrepartie, elle garantit une parfaite équité entre les heures réellement effectuées et les jours de repos accordés.

Combien de jours de RTT par an ?

Le nombre de jours de RTT dépend directement de la durée hebdomadaire de travail. Voici les fourchettes les plus courantes constatées en pratique :

Durée hebdomadaire Heures au-delà de 35h Jours de RTT par an (approximatif)
36 heures 1 heure 6 jours
37 heures 2 heures 12 jours
38 heures 3 heures 18 jours
39 heures 4 heures 22 ou 23 jours
Pierre travaille 39 heures par semaine. Son entreprise applique un accord prévoyant un calcul au forfait de 22 jours de RTT par an. Sur l’année 2026, Pierre dispose donc de 22 jours de repos en plus de ses congés payés et des jours fériés.

RTT employeur ou RTT salarié : quelle différence ?

Tous les jours de RTT n’ont pas la même nature. L’accord collectif les répartit en deux catégories : ceux que le salarié peut poser librement et ceux que l’employeur peut imposer.

L’accord collectif fixe librement la proportion entre RTT employeur et RTT salarié. Une répartition fréquente est de 50/50, mais certains accords prévoient 60/40 ou 70/30 en faveur du salarié. Le délai de prévenance pour poser ou imposer un RTT est lui aussi fixé par l’accord. À défaut, la jurisprudence retient un délai raisonnable de 7 jours.

Un salarié ne peut pas refuser un RTT employeur si l’accord collectif a été correctement respecté. À l’inverse, l’employeur ne peut pas imposer plus de RTT que ne le prévoit l’accord, même en cas de baisse d’activité ponctuelle.

Comment mettre en place les RTT dans l’entreprise ?

Avant toute démarche, vous devez vérifier ce que prévoit votre cadre conventionnel actuel. Selon que votre entreprise est couverte ou non par un accord RTT antérieur à 2008, vos options diffèrent. La première étape consiste donc à identifier précisément la convention collective et les accords déjà en vigueur.

Vérifier la convention collective applicable

Votre convention collective de branche peut déjà organiser un dispositif d’aménagement du temps de travail incluant des RTT. C’est notamment le cas dans la métallurgie, le BTP, les bureaux d’études techniques (Syntec) ou la restauration. Vous devez consulter votre convention pour identifier le régime applicable.

Si un accord d’entreprise antérieur à 2008 existe, il continue de produire ses effets et doit être appliqué à la lettre. Sa modification suppose une renégociation avec les représentants du personnel.

Les alternatives possibles depuis 2008

Vous ne pouvez pas signer un nouvel accord RTT depuis le 20 août 2008. Pour autant, le Code du travail offre plusieurs solutions équivalentes pour aménager le temps de travail au-delà de 35 heures :

  • Le forfait jours, particulièrement adapté aux cadres autonomes, qui plafonne le travail annuel à 218 jours et donne droit à des jours de repos supplémentaires ;
  • Le forfait heures, applicable sur la semaine, le mois ou l’année, qui permet d’intégrer un volume d’heures supplémentaires dans la rémunération ;
  • L’aménagement du temps de travail sur une période supérieure à la semaine, prévu par le Code du travail, qui permet de compenser des semaines hautes par des semaines basses ;
  • Le simple paiement des heures supplémentaires majorées, sans dispositif d’aménagement particulier.
Les entreprises créées après 2008 ne peuvent pas mettre en place un accord RTT au sens strict. Elles peuvent toutefois proposer un forfait jours à leurs cadres autonomes, ce qui produit un effet économique très proche. Le salarié dispose d’un nombre fixe de jours travaillés par an avec des jours de repos supplémentaires en compensation.

RTT et congés payés : quelles différences ?

Les RTT sont parfois confondues avec les congés payés alors que ces deux dispositifs obéissent à des règles très différentes.

Critères Congés payés RTT Forfait jours
Source juridique Code du travail (obligatoire) Accord collectif Accord collectif + convention individuelle
Acquisition 2,5 jours par mois travaillé Selon accord (forfait ou réel) Selon l’accord
Période de prise Période de référence (souvent juin à mai) Année civile en général Année civile
Acquisition pendant arrêt maladie Oui (avec limites) Non en principe Variable selon l’accord
Indemnisation à la rupture du contrat de travail Oui (indemnité compensatrice) Oui (indemnité compensatrice) Oui (indemnité compensatrice)
Possibilité de monétisation Non en principe Oui (dispositif spécifique) Oui

Les RTT sont une création conventionnelle alors que les congés payés sont un droit légal du Code du travail. Cette différence de nature juridique explique la flexibilité plus grande dont disposent les employeurs sur les RTT.

Peut-on monétiser les jours de RTT non pris ?

Depuis la loi pouvoir d’achat de 2022, vos salariés peuvent vous demander de leur racheter leurs jours de RTT non pris. Le dispositif a été reconduit jusqu’au 31 décembre 2026 par la loi de finances 2025.

Le dispositif de rachat des RTT

Le mécanisme est simple en apparence. Le salarié demande le rachat de tout ou partie de ses RTT. L’employeur accepte ou refuse cette demande. S’il accepte, les jours rachetés sont payés au salarié avec une majoration.

Vous gardez la liberté de refuser le rachat des RTT demandé par un salarié. Aucune obligation légale ne vous contraint à accepter. La décision peut être motivée par des contraintes de trésorerie ou par votre politique RH.

Les RTT rachetées doivent avoir été acquises entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2026. Au-delà de cette période, le dispositif spécifique d’exonération n’est plus applicable.

Le régime fiscal et social du rachat

Le taux de majoration applicable correspond à celui prévu par votre convention collective pour les heures supplémentaires. À défaut de disposition conventionnelle, le taux minimum est de 25 %. En aucun cas la majoration ne peut être inférieure à 10 %.

Sur le plan fiscal, les sommes versées au titre du rachat de RTT bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu pour le salarié, dans la limite de 7 500 € par an. Sur le plan social, elles bénéficient d’une exonération de cotisations sociales salariales et d’une déduction forfaitaire patronale dans les entreprises de moins de 20 salariés.

Sophie demande à son employeur le rachat de 5 jours de RTT. Son salaire journalier brut est de 200 €. Avec la majoration de 25 %, chaque jour racheté est payé 250 €. Le rachat total brut s’élève donc à 1 250 €. Sophie ne paie ni impôt sur le revenu ni cotisations salariales sur cette somme. Pour l’employeur, le coût total est maîtrisé grâce à la déduction forfaitaire patronale.

Que deviennent les RTT non pris en fin d’année ?

En principe, les RTT non pris au 31 décembre sont perdus. C’est une différence majeure avec les congés payés qui peuvent être reportés ou indemnisés. Cette règle de péremption s’applique sauf disposition plus favorable de l’accord collectif.
Trois exceptions existent en pratique :

  • L’accord collectif peut prévoir un report partiel ou total sur l’année suivante ;
  • Le salarié peut affecter ses RTT non pris à un compte épargne temps (CET) si l’entreprise en dispose ;
  • Le salarié peut demander la monétisation dans le cadre du dispositif de rachat évoqué plus haut.

Une vigilance particulière s’impose lorsque le salarié n’a pas pu poser ses RTT du fait de l’employeur. La jurisprudence considère alors que le salarié peut réclamer l’indemnisation des jours perdus. Vous devez donc veiller à laisser le salarié prendre effectivement ses RTT et à organiser le travail en conséquence. Un refus systématique de pose de RTT, sans motif sérieux, expose l’entreprise à un risque contentieux.

RTT et rupture du contrat : ce que doit faire l’employeur

Lorsqu’un salarié quitte l’entreprise, ses RTT acquises mais non prises doivent être traitées dans le solde de tout compte. Les règles dépendent du type de rupture.
Pour une démission, un licenciement classique ou une rupture conventionnelle, les RTT non prises sont indemnisées au prorata des droits acquis. Le salarié reçoit une indemnité compensatrice de RTT, calculée sur la base de son salaire habituel. Cette indemnité figure dans le solde de tout compte au même titre que l’indemnité compensatrice de congés payés.

Si le préavis est suffisamment long, l’employeur peut aussi proposer au salarié de poser ses RTT pendant cette période. Le compteur est alors apuré sans indemnisation. Cette solution est avantageuse pour les deux parties dans la mesure où elle évite la sortie de trésorerie liée au paiement de l’indemnité.

Le cas de la faute grave et de la faute lourde appelle une vigilance particulière. La rupture pour faute grave ou faute lourde supprime l’indemnité de licenciement et l’indemnité compensatrice de préavis. Pour autant, elle ne fait pas perdre au salarié son droit à l’indemnité compensatrice de RTT acquises. Cette indemnité reste due dans tous les cas, même en cas de faute lourde.

Karim est licencié le 30 juin et son contrat prend fin le 30 septembre après préavis. Sur les 12 RTT acquises depuis le 1er janvier, il en pose 4 pendant son préavis. Au moment du solde de tout compte, l’employeur lui verse une indemnité compensatrice pour les 8 RTT restantes. Avec un salaire journalier brut de 180 €, l’indemnité s’élève à 1 440 € bruts.

RTT et arrêt maladie : comment ça marche ?

L’acquisition des RTT est suspendue pendant un arrêt maladie, sauf disposition plus favorable de l’accord collectif. Concrètement, le compteur RTT du salarié n’évolue pas pendant son absence, qu’il s’agisse d’un arrêt court ou de longue durée.

Cette règle s’explique par la nature même des RTT. Les RTT compensent un temps de travail effectif supérieur à 35 heures. En l’absence de travail effectif, aucun écart à compenser ne se constitue.

Le cas du salarié qui tombe malade pendant un RTT déjà posé soulève une question différente. La règle dépend là encore de l’accord collectif. À défaut de précision, la jurisprudence considère que le RTT est consommé même en cas de maladie. Le salarié ne peut pas réclamer un report de sa journée de repos.

Vérifiez les clauses de votre accord collectif sur ce point précis. Certaines branches prévoient le report du RTT en cas de maladie, ce qui est plus favorable au salarié et juridiquement opposable à l’employeur.
    L’application des RTT dépend strictement de l’accord collectif en vigueur dans l’entreprise. Aucun nouvel accord RTT ne peut être signé depuis 2008, mais le forfait jours et le forfait heures offrent des solutions équivalentes pour aménager le temps de travail. Le rachat des RTT est possible jusqu’au 31 décembre 2026, sous condition d’accord de l’employeur, avec exonération fiscale dans la limite de 7 500 € par an.

FAQ

Combien de jours de RTT par an pour 39h par semaine ?

Pour un salarié à 39 heures hebdomadaires, le nombre de RTT est généralement compris entre 22 et 23 jours par an. Le calcul exact dépend de l'accord collectif applicable et de la méthode retenue (forfait ou au réel). En pratique, l'écart de 4 heures par semaine sur 47 semaines travaillées (déduction faite des 5 semaines de congés payés) représente 188 heures, soit environ 23 jours de 8 heures.

L'employeur peut-il imposer la prise de RTT ?

Oui, mais uniquement dans les conditions fixées par l'accord collectif. L'accord détermine le nombre de RTT à l'initiative de l'employeur, le délai de prévenance applicable et les modalités d'imposition. En l'absence d'accord ou si ses conditions ne sont pas respectées, le salarié peut refuser le RTT imposé.

Comment calculer les RTT au prorata pour une embauche en cours d'année ?

Pour un salarié embauché en cours d'année, le forfait annuel de RTT est proratisé en fonction du nombre de mois travaillés. Pour un forfait de 12 RTT par an et une embauche au 1er avril, le salarié bénéficie de 9 RTT sur l'année (12 × 9/12). La même logique s'applique en cas de départ avant la fin de l'année.

Les RTT sont-elles obligatoires pour l'employeur ?

Les RTT ne sont pas obligatoires en tant que telles. Elles constituent une option d'aménagement du temps de travail réservée aux entreprises couvertes par un accord collectif les prévoyant. Si vous n'avez ni accord d'entreprise ni convention collective imposant les RTT, vous n'avez pas à en accorder.

Quelle différence entre RTT et heures supplémentaires ?

Les heures supplémentaires sont les heures effectuées au-delà de 35 heures et payées avec une majoration salariale (25 % puis 50 %). Les RTT sont aussi liées aux heures effectuées au-delà de 35 heures, mais elles sont compensées par des jours de repos plutôt que par un paiement. Le choix entre les deux dispositifs dépend de l'accord collectif et de la politique de l'entreprise.

Que faire si un salarié refuse de prendre ses RTT ?

Si le salarié laisse ses RTT s'accumuler sans les poser, vous pouvez lui rappeler par écrit l'obligation de prise dans les délais prévus par l'accord. À défaut de réaction, vous pouvez imposer la pose des jours dans la limite des RTT employeur. Si le compteur reste élevé en fin d'année, les jours non pris sont en principe perdus, sauf disposition contraire de l'accord.

Le forfait jours donne-t-il droit à des RTT ?

Les salariés au forfait jours ne bénéficient pas de RTT au sens strict. Ils disposent toutefois de jours de repos supplémentaires (souvent appelés JNT, jours non travaillés) qui obéissent à une logique proche. Le nombre de jours de repos dépend du plafond de jours travaillés fixé par l'accord, généralement 218 jours par an.

Combien coûte un jour de RTT racheté pour l'employeur ?

Le coût d'un jour de RTT racheté correspond au salaire journalier du salarié majoré au taux conventionnel ou au taux minimum de 25 %. Pour un salarié dont le salaire journalier brut est de 200 €, un RTT racheté coûte 250 € bruts. L'employeur bénéficie d'une déduction forfaitaire de cotisations patronales si l'entreprise compte moins de 20 salariés.
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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 05/05/2026

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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.