SCI et TVA : ce qu’il faut savoir pour bien gérer
Dernière mise à jour le 04/06/2026
- La SCI est-elle automatiquement soumise à la TVA ?
- Quels types de locations sont soumis à la TVA en SCI ?
- Comment opter pour la TVA en SCI ?
- Quels sont les avantages et inconvénients d’opter pour la TVA en SCI ?
- Quelles sont les obligations déclaratives de la SCI assujettie à la TVA ?
- Quels sont les risques en cas d’erreur sur la TVA en SCI ?
- Quelles conséquences en cas de cession ou de transmission sur la TVA en SCI ?
- FAQ
- SCI et TVA obéissent à des règles distinctes selon le type de bien loué comme un logement, un local nu professionnel ou un local aménagé.
- Une SCI qui loue des logements nus est toujours exonérée de TVA, sans aucune possibilité d’option, conformément à l’article 261 D du Code général des impôts.
- La SCI qui loue des locaux nus à usage professionnel peut opter volontairement pour la TVA afin de récupérer la TVA sur ses dépenses d’acquisition, de construction et d’entretien.
- En cas de cession d’immeuble ou de transmission de parts, la TVA déjà déduite peut faire l’objet d’une régularisation sur une période pouvant aller jusqu’à 20 ans.
Beaucoup de gérants découvrent trop tard que la SCI et la TVA suivent des règles qui n’ont rien d’évident. Dans le cadre de la fiscalité d’une SCI , le régime TVA applicable ne dépend ni de la forme juridique de la société ni de son régime d’imposition, mais uniquement de la nature des biens qu’elle loue.
La SCI est-elle automatiquement soumise à la TVA ?
Le régime TVA d’une SCI dépend exclusivement de la nature des biens qu’elle loue. Il existe en réalité trois situations distinctes :
- L’exonération imposée ;
- L’exonération par défaut mais avec option possible ;
- La TVA obligatoire sans possibilité d’exonération
Les règles de l’exonération de TVA
Le premier cas est l’exonération imposée, sans aucune option possible. La location de logements nus à usage d’habitation et la location à usage agricole sont exonérées de TVA de façon absolue et définitive. Aucune démarche ne permet d’y déroger, quelle que soit la volonté des associés ou du gérant.
Le deuxième cas est l’exonération par défaut, mais avec option possible. La location de locaux nus à usage professionnel est exonérée de TVA par principe. Toutefois, la SCI peut choisir volontairement de soumettre ses loyers à la TVA pour récupérer la TVA sur ses dépenses d’acquisition, de construction et d’entretien.
Troisième cas est la TVA obligatoire, sans possibilité d’exonération. La location de locaux aménagés à usage professionnel est toujours soumise à la TVA. Il en va de même lorsque la location constitue pour la SCI un moyen de poursuivre l’exploitation d’un actif commercial ou de participer aux résultats de l’entreprise locataire.
Les cas où la TVA s’applique obligatoirement
Certaines situations entraînent l’application obligatoire de la TVA dans une SCI, sans possibilité d’y échapper. La location de locaux aménagés à usage professionnel est toujours soumise à la TVA. Un local aménagé au sens d’un local équipé de mobilier, de matériel ou d’installations nécessaires à l’exercice d’une activité professionnelle.
C’est la même chose lorsque la location d’un local nu constitue pour la SCI un moyen de poursuivre l’exploitation d’un actif commercial, d’accroître ses débouchés ou de participer aux résultats de l’entreprise locataire. Dans ces cas, l’administration fiscale considère que la location présente un caractère commercial justifiant l’application de la TVA, conformément à l’article 256 du Code général des impôts.
Quels types de locations sont soumis à la TVA en SCI ?
Le traitement TVA d’une SCI varie selon trois grandes catégories de location :
- La location de logements nus ;
- La location de locaux nus à usage professionnel ;
- La location de locaux aménagés à usage professionnel.
Location de logements nus
La location de logements nus à usage d’habitation est exonérée de TVA de façon absolue et définitive. Aucune option n’est possible pour soumettre ces loyers à la TVA, quelles que soient les circonstances. Cette règle s’applique également à la location de locaux à usage agricole.
Cette exonération des locations de logements nus a une conséquence directe puisque la SCI qui loue uniquement des logements nus ne peut récupérer aucune TVA sur ses dépenses, qu’il s’agisse des travaux de rénovation, des charges d’entretien ou du prix d’acquisition du bien. La TVA payée lors de l’achat ou des travaux reste définitivement un coût pour la SCI.
Location de locaux nus à usage professionnel
La location de locaux nus à usage professionnel est, par principe, exonérée de TVA. La SCI loue un bureau, un entrepôt ou un local commercial vide à une entreprise ou à un professionnel et donc par défaut, aucune TVA n’est collectée sur les loyers.
Cette exonération de la location de locaux nus à usage professionnel par défaut n’est toutefois pas définitive. La SCI peut, si elle le souhaite, opter pour la TVA afin de soumettre volontairement les loyers à la taxe. Cette option est particulièrement intéressante lorsque la SCI a engagé des dépenses importantes sur le bien (comme l’acquisition, la construction ou la rénovation) et souhaite récupérer la TVA correspondante.
Location de locaux aménagés à usage professionnel
La location de locaux aménagés à usage professionnel est toujours soumise à la TVA, sans possibilité d’exonération. Cette règle s’applique dès lors que le local mis à disposition comprend les équipements nécessaires à l’exercice de l’activité du locataire, comme :
- Le mobilier de bureau
- Le matériel informatique
- Les installations techniques, etc.
La SCI qui loue ce type de locaux est de plein droit assujettie à la TVA sur l’intégralité des loyers perçus. Elle doit alors facturer la TVA au taux normal de 20 % à son locataire, déposer des déclarations de TVA et reverser la taxe collectée à l’administration fiscale.
Comment opter pour la TVA en SCI ?
La SCI qui loue des locaux nus à usage professionnel peut choisir de soumettre ses loyers à la TVA, une décision qui ouvre des droits à déduction importants.
Les démarches pour exercer l’option TVA
L’option pour la TVA s’exerce de manière simple mais encadrée. Le gérant de la SCI doit adresser un courrier au Service des Impôts des Entreprises (SIE) compétent, celui qui reçoit habituellement les déclarations de résultats de la SCI ( formulaire n° 2072 ). Ce courrier doit exprimer clairement l’intention de soumettre les loyers à la TVA.
L’option pour la TVA prend effet au premier jour du mois au cours duquel la demande est formulée. Si le gérant envoie le courrier le 15 mars, la SCI est assujettie à la TVA à compter du 1er mars.
De plus, l’option TVA fonctionne immeuble par immeuble. En effet, si la SCI détient plusieurs biens, elle doit déposer une demande distincte pour chacun d’eux. Par ailleurs, lorsqu’un même immeuble regroupe des locaux professionnels et des logements, l’option ne couvre que les locaux professionnels, les logements restent exonérés de TVA quoi qu’il arrive.
La durée et les conditions de l’option de TVA en SCI
L’option TVA exercée par une SCI n’est pas temporaire. Elle s’applique aussi longtemps qu’elle n’a pas été dénoncée. La dénonciation ne peut intervenir qu’à partir du 1er janvier de la neuvième année civile qui suit celle au cours de laquelle l’option a été exercée.
Concrètement, si une SCI opte pour la TVA en 2026, elle ne pourra dénoncer cette option qu’à compter du 1er janvier 2035 au plus tôt. Cette durée minimale d’engagement de 9 ans est un élément central à intégrer dans votre réflexion avant de prendre la décision.
Ce que l’option TVA change pour votre SCI
Opter pour la TVA transforme la SCI en assujettie à la TVA à part entière. La SCI doit alors facturer la TVA sur les loyers perçus, collecter cette TVA auprès du locataire et la reverser à l’administration fiscale via des déclarations périodiques. En contrepartie, elle peut déduire la TVA sur l’ensemble de ses dépenses liées à l’immeuble concerné.
Le fait de collecter et de déduire la TVA en SCI est précisément l’intérêt principal de l’option. La TVA sur les loyers devient fiscalement neutre pour les locataires assujettis à la TVA, qui peuvent eux-mêmes la récupérer. En revanche, si le locataire n’est pas assujetti à la TVA (une association, un médecin, un particulier), la TVA facturée par la SCI représente un surcoût réel pour lui.
Quels sont les avantages et inconvénients d’opter pour la TVA en SCI ?
L’option pour la TVA présente un intérêt réel pour certaines SCI, mais elle comporte aussi des contraintes qui méritent d’être pesées avant toute décision.
Les avantages de l’option TVA en SCI
Le premier avantage de l’option TVA en SCI, et souvent le plus déterminant, est la récupération de la TVA sur l’acquisition du bien immobilier. Lorsqu’une SCI achète un immeuble neuf ou réalise des travaux importants, la TVA payée peut représenter des sommes considérables. En optant pour la TVA, la SCI peut récupérer intégralement cette TVA, ce qui améliore directement sa trésorerie.
Le deuxième avantage de l’option TVA en SCI porte sur la récupération de la TVA sur les charges courantes types travaux d’entretien, réparations, honoraires d’architecte, frais de gestion. Toutes ces dépenses supportent de la TVA que la SCI assujettie peut déduire, réduisant ainsi le coût réel de gestion de l’immeuble.
Enfin, l’option TVA renforce l’attractivité du bien pour les locataires professionnels assujettis à la TVA, qui peuvent eux-mêmes récupérer la TVA facturée sur les loyers. Pour ces locataires, le loyer TTC ne représente pas un coût supplémentaire.
Les inconvénients de l’option TVA en SCI
Le principal inconvénient de l’option TVA est la complexité administrative qu’elle engendre. La SCI assujettie doit tenir une comptabilité de TVA rigoureuse, déposer des déclarations périodiques, émettre des factures conformes et gérer les éventuels remboursements de TVA. Ces obligations nécessitent souvent le recours à un expert-comptable, ce qui représente un coût supplémentaire.
Le deuxième risque est lié à la nature du locataire. Si la SCI loue à un locataire non assujetti à la TVA (professions médicales, associations, particuliers), la TVA facturée représente un surcoût réel que ce locataire ne peut pas récupérer. Cela peut réduire l’attractivité du bien ou obliger la SCI à baisser son loyer HT pour rester compétitive.
Enfin, la régularisation de TVA en cas de changement d’usage ou de cession avant la fin de la période de régularisation (20 ans pour les immeubles) peut représenter un montant significatif à reverser à l’administration fiscale.
Tableau récapitulatif
| Critère | SCI sans option TVA | SCI avec option TVA |
| TVA sur les loyers | Non collectée | Collectée au taux de 20 % |
| TVA sur les dépenses | Non récupérable | Déductible intégralement |
| Locataires idéaux | Non assujettis à la TVA | Assujettis à la TVA |
| Obligations déclaratives | Simplifiées | Déclarations de TVA périodiques |
| Durée d’engagement | Sans objet | Minimum 9 ans |
| Risque de régularisation | Aucun | Oui, sur 20 ans en cas de cession |
| Intérêt si travaux importants | Faible | Élevé |
| Complexité de gestion | Faible | Moyenne à élevée |
Quelles sont les obligations déclaratives de la SCI assujettie à la TVA ?
Une SCI soumise à la TVA doit respecter des obligations déclaratives spécifiques, distinctes de celles liées à son régime d’imposition sur les bénéfices.
Le choix du régime de TVA applicable
Une SCI assujettie à la TVA relève de l’un des trois régimes de TVA de droit commun, selon le montant de son chiffre d’affaires annuel hors taxes, qui sont :
- La franchise en base de TVA ;
- Le régime réel simplifié ;
- Le régime réel normal.
En effet, la franchise en base de TVA s’applique en dessous de 41 250 € de chiffre d’affaires pour les prestations de services (37 500 € l’année précédente). Dans ce cas, la SCI ne collecte pas de TVA et ne peut pas non plus la déduire.
Au-delà de ce seuil, la SCI relève du régime réel simplifié ou du régime réel normal selon le niveau de son activité. Le régime réel simplifié de TVA s’applique entre 41 250 € et 254 000€ de chiffre d’affaires. Au-delà de 254 000€, la SCI relève du régime réel normal.
Les déclarations de TVA à déposer
Sous le régime réel normal, la SCI doit déposer une déclaration de TVA mensuelle (formulaire CA3), même si le montant de TVA nette est nul ou négatif. Cette déclaration récapitule la TVA collectée sur les loyers et la TVA déductible sur les dépenses. Si la TVA déductible est supérieure à la TVA collectée, la SCI dispose d’un crédit de TVA qu’elle peut demander en remboursement.
Sous le régime réel simplifié, la SCI dépose deux acomptes semestriels en juillet et décembre, puis une déclaration annuelle de régularisation (formulaire CA12). Ce régime est moins contraignant administrativement, mais les remboursements de crédit de TVA sont moins fréquents.
Quels sont les risques en cas d’erreur sur la TVA en SCI ?
Une mauvaise gestion de la TVA en SCI peut entraîner des rappels fiscaux, des pénalités et la remise en cause de déductions déjà exercées.
Les erreurs fréquentes des gérants de SCI
La première erreur consiste à récupérer la TVA sur des dépenses liées à des locaux exonérés. Une SCI qui détient à la fois des logements et des locaux professionnels ne peut déduire que la TVA afférente aux locaux soumis à la TVA. La TVA sur les dépenses communes (toiture, façade, parties communes) doit faire l’objet d’un pro-rata de déduction calculé selon la proportion de surface soumise à la TVA par rapport à la surface totale.
La deuxième erreur fréquente des gérants de SCI est l’absence de mention de l’option TVA dans le bail. Lorsque le locataire d’un local nu n’est pas assujetti à la TVA, la SCI doit impérativement mentionner l’option dans le contrat de bail. À défaut, l’option ne s’applique pas au local loué à ce locataire, et la TVA facturée à tort devra être reversée à l’administration.
La dernière erreur des gérants de SCI est la dénonciation prématurée de l’option TVA, avant l’expiration du délai minimal de 9 ans. Une telle dénonciation anticipée peut entraîner une régularisation de la TVA initialement déduite.
Le contrôle fiscal et le délai de régularisation de la TVA en SCI
L’administration fiscale dispose d’un délai de reprise de 3 ans pour rectifier les erreurs commises par une SCI en matière de TVA. En cas de manquements délibérés ou de manœuvres frauduleuses, ce délai peut être porté à 10 ans. Les rappels de TVA sont assortis d’intérêts de retard et, le cas échéant, de majorations pouvant aller de 10 % à 80 % des droits éludés.
En cas de contrôle, l’administration examine en priorité la cohérence entre le régime TVA appliqué, la nature des locaux loués et les clauses du bail. La moindre erreur peut justifier un redressement. Il est donc essentiel de conserver tous les documents justificatifs (baux, factures, correspondances avec le SIE) pendant au minimum 10 ans.
Quelles conséquences en cas de cession ou de transmission sur la TVA en SCI ?
La TVA ne disparaît pas lors de la vente d’un immeuble ou de la transmission de parts de SCI car des règles spécifiques s’appliquent et peuvent avoir un impact financier significatif.
La régularisation de TVA sur les immeubles
Lorsqu’une SCI a récupéré de la TVA lors de l’acquisition ou de la construction d’un immeuble, cette TVA est soumise à un mécanisme de régularisation sur 20 ans. Concrètement, si la SCI cède l’immeuble ou change son affectation (par exemple, passe d’une location professionnelle soumise à TVA à une location d’habitation exonérée) avant la fin de cette période de 20 ans, elle doit reverser à l’administration une fraction de la TVA initialement déduite.
Le montant à reverser est calculé au prorata du nombre d’années restantes sur les 20 ans. Chaque année écoulée représente un vingtième de TVA “acquise” définitivement. Si la SCI cède l’immeuble 5 ans après l’avoir acquis, elle devra reverser les 15/20èmes de la TVA initialement déduite.
Les règles spécifiques de cession des parts et de transmission en SCI
La cession de parts de SCI n’entraîne pas en elle-même de régularisation de TVA, contrairement à la cession directe de l’immeuble. La TVA suit le bien immobilier, pas les parts sociales. L’acquéreur des parts “hérite” en quelque sorte du mécanisme de régularisation attaché à l’immeuble.
En revanche, si la cession de parts s’accompagne d’un changement d’usage de l’immeuble, la régularisation de TVA sera déclenchée. Il est donc indispensable d’anticiper cette question lors de la négociation d’une cession de parts, et de prévoir contractuellement qui, du cédant ou de l’acquéreur, supportera le coût de la régularisation.
FAQ
Une SCI familiale peut-elle opter pour la TVA ?
La TVA récupérée par une SCI est-elle imposable ?
Peut-on récupérer la TVA sur l'achat d'un immeuble en SCI ?
Qu'est-ce que le pro-rata de déduction de TVA en SCI ?
Une SCI à l'IS bénéficie-t-elle d'un régime TVA différent d'une SCI à l'IR ?
Dernière mise à jour le 04/06/2026
Sources de l'article
- Article 256 du Code général des impôts (Opérations imposables à la TVA)
- Article 260 du Code général des impôts (Option pour l'assujettissement à la TVA)
- Article 261 D du Code général des impôts (Exonérations de TVA applicables aux locations immobilières)
- Article 262 D du Code général des impôts (Dispositions particulières applicables aux locaux professionnels)
- Article 1857 du Code civil (Responsabilité indéfinie des associés de société civile)
Connexion
Bonjour ,
je loue a un particulier un garage , propriete d’une sci familiale a l’IR (moi et mes enfants ) , pour 140€ / mois .
J’ai lu que je devais obligatoirement opter pour lae regime de TVA au 1er sept 2026 , est-ce que je peux obtenir de continuer cette activite en franchise de TVA ?
Si c’est impossible , je devrai donc logiquement augmenter le loyer de 20% (28€ !) , que va dire mon locataire ?
Merci
Bonjour,
La TVA sur les locations immobilières est régie par l’article 261 D du Code général des impôts, qui exonère en principe les locations de locaux nus à usage autre que professionnel. L’option pour la TVA est prévue à l’article 260, 2° du CGI. La franchise en base de TVA relève de l’article 293 B. L’assujettissement dépend de la nature de la location et des options exercées.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour en 2020 j ai acheté un apparement en VEFA via la création d’une sci soumise à TVA. J’ai donc déduit et récupérer cette tva. 5 ans après je vend ce bien. Dois je reverser de la tv a sur ce bien ? Merci
Bonjour,
En principe, en cas de revente d’un bien immobilier acquis en VEFA via une SCI soumise à TVA, dans un délai de moins de 20 ans, vous êtes en principe redevable d’une régularisation de la TVA initialement déduite, sauf si la revente elle-même est soumise à TVA dès lors que certaines conditions sont respectées (livraison d’immeuble neuf, dans les 5 ans de son achèvement, ou avec option à la TVA sur la vente).
En vous souhaitant une agréable journée.
L’équipe LegalPlace
Bonjour, Nous avons racheté un bâtiment l’année dernière avec notre SCI, dans lequel nous avons monté un commerce (auberge/restaurant) ainsi que des appartements en location à l’année. Jusqu’à présent, nous étions totalement assujettis à la TVA, mais il y a un mois, la comptable nous a contacté pour nous dire que finalement ça n’allait pas se passer comme cela : toute la partie commerciale serait assujetti, et la partie locative ne serait pas assujetti. Nous devons donc reprendre toutes nos factures de travaux depuis un an pour justifier quelles factures concernent les appartements et lesquelles concernent le commerce. Cela me… Lire la suite »
Bonjour, Dans une SCI, il est effectivement possible qu’une partie de l’activité soit assujettie à la TVA et l’autre non, en fonction de la nature des opérations réalisées. La location nue d’appartements à usage d’habitation est en principe exonérée de TVA, tandis que l’exploitation d’un commerce tel qu’une auberge ou un restaurant est soumise à la TVA. Cette coexistence entraîne l’obligation d’une ventilation précise des dépenses pour déterminer la part de TVA récupérable. Il est donc normal que votre comptable vous demande de distinguer les factures liées aux activités assujetties et celles liées aux activités exonérées. En espérant que notre… Lire la suite »
bonjour je suis une entreprise qui faisons des travaux de pompe à chaleur, donc tva5.5% nous devons facturer une SCI le client nous refuse le 20% et dit que la TVA doit être de 5.5% pouvez-vous svp me confirmer le taux merci
Bonjour, Le taux réduit de TVA à 5,5 % prévu à l’article 278-0 bis A du Code général des impôts s’applique aux travaux d’installation de pompes à chaleur dans des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans, à condition toutefois que lesdits travaux contribuent à l’amélioration de la performance énergétique du logement. Le fait que le client soit une SCI n’exclut pas l’application du taux réduit, à condition que les travaux soient réalisés sur un immeuble à usage d’habitation, et non à usage professionnel ou commercial. Ce critère d’usage effectif est déterminant. La SCI doit donc attester que… Lire la suite »
Bonjour, Je suis actuellement en cours de création d’une SCI à l’IS et souhaiterais obtenir des informations concernant l’assujettissement à la TVA. Étant donné qu’il y a de nombreux travaux à réaliser dans les logements, je me demande si nous avons la possibilité de choisir de la soumettre à la TVA pendant cette phase de travaux. Par ailleurs, une fois les travaux terminés, ou à un moment donné, serait-il possible de modifier ce choix et de rendre la SCI non assujettie à la TVA, étant donné que les logements seront destinés à la location à usage d’habitation ? Je vous… Lire la suite »
Bonjour, Une SCI à l’IS peut opter pour l’assujettissement à la TVA si elle exerce une activité y ouvrant droit, comme la location de locaux commerciaux. Toutefois, la location de logements à usage d’habitation est exonérée de TVA, sans possibilité d’option. Vous ne pourrez donc pas récupérer la TVA sur les travaux si les biens sont destinés à la location nue. Une SCI soumise à TVA peut en sortir si son activité change et devient exonérée, mais cette transition doit être anticipée car elle peut entraîner un reversement de la TVA récupérée sur les dépenses antérieures. En espérant que notre… Lire la suite »
Bonjour,
Nous achetons un bien appartenant à une sci sans racheter la sci .
Celle-ci possède un encours de tva , est il possible de récupérer cet encours à savoir que le tout à été fait il y a 13 ans et non quinze ans …
Merci par avance.
Cordialement.
Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, j’ai créé une SCI dans le but de racheter mon local commercial à mon bailleur. C’est une pizzeria. Le propriétaire me vend les locaux, toutes taxes comprises. Pourrais-je récupérer la TVA lors de l’achat merci beaucoup pour vos réponses.
BONJOUR ma sci est soumise à la tva, et a fait construire un bien en 2011. nous avons récupéré la tva sur la construction. Or nous vendons en 2024, il semble que nous soyons redevables de la tva au prorata, car nous vendons avant 30 ans. est il possible de prévoir une reprise de tva par l’acquéreur, et en quels termes ? merci cordialement
Bonjour,
En cas de vente avant 20 ans (pas 30), la SCI doit reverser la TVA déduite au prorata des années écoulées (art. 207 ann. II CGI).
Il est possible de prévoir dans l’acte que l’acquéreur opte pour la TVA sur la vente : il déduira la TVA et évitera la régularisation, sous réserve d’un engagement clair dans l’acte notarié.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.