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      • Les aides à la création d’entreprise regroupent des dispositifs très différents comme l’exonération de cotisations sociales (ACRE), le versement d’un capital chômage (ARCE), l’accompagnement post-création (NACRE régionalisée) et les financements sans garantie (prêt d’honneur, microcrédit).
      • Depuis le 1er janvier 2026, l’attribution de l’ACRE n’est plus automatique. Une demande doit être déposée auprès de l’URSSAF dans les 60 jours suivant la création, l’accès est désormais réservé à des profils spécifiques (demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, jeunes, etc.), et le taux d’exonération pour les micro-entrepreneurs passera de 50 % à 25 % à compter du 1er juillet 2026.
      • L’ARCE permet aux demandeurs d’emploi de percevoir 60 % de leurs droits ARE restants sous forme de capital, versé en deux fois.
      • Des aides régionales et locales complètent les dispositifs nationaux. Leur montant et leurs conditions varient selon le territoire.

Les aides à la création d’entreprise permettent de réduire ses charges, d’obtenir un capital de démarrage ou de bénéficier d’un accompagnement structuré dès le lancement. En 2026, plusieurs dispositifs coexistent, tels que l’ACRE, l’ARCE, le prêt d’honneur ou encore le microcrédit, et se cumulent selon le profil du créateur. Pour identifier rapidement les aides auxquelles vous êtes éligible, LegalPlace met à disposition un simulateur gratuit des aides à la création d’entreprise.

Qu’est-ce qu’une aide à la création d’entreprise ?

Une aide à la création d’entreprise est un dispositif public ou associatif destiné à faciliter le lancement d’une activité professionnelle, en réduisant les charges financières du créateur ou en lui apportant un accompagnement structuré. Ces aides prennent des formes très diverses (exonération de cotisations sociales, versement d’un capital, prêt à taux zéro, garantie bancaire, microcrédit ou suivi post-création).

On distingue ansi :

  • Les aides financières directes à la création d’entreprise apportent des liquidités ou réduisent les charges (ARCE, prêt d’honneur, microcrédit) ;
  • Les aides indirectes à la création d’entreprise allègent les obligations sans versement de fonds (ACRE, garanties Bpifrance) ;
  • Les aides à l’accompagnement pour la création d’entreprise offrent un suivi humain et méthodologique (NACRE, BGE, réseaux Initiative France).
Bon à savoir : Les aides à la création d’entreprise ne sont pas imposées comme des revenus lorsqu’elles prennent la forme d’exonérations de cotisations. En revanche, les subventions d’exploitation versées directement (type ARCE) peuvent avoir des implications fiscales selon la forme juridique choisie. Il est recommandé de se rapprocher d’un expert-comptable pour évaluer l’impact sur votre situation personnelle.

Quelles sont les principales aides à la création d’entreprise en 2026 ?

Les principales aides à la création d’entreprise en 2026 sont l’ACRE, l’ARCE, la NACRE régionalisée, le prêt d’honneur, le microcrédit professionnel et les garanties Bpifrance. Ces dispositifs peuvent se cumuler à l’exception de l’ARE et l’ARCE qui ne se cumulent pas entre elles.

L’ACRE

L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales accordée pendant les 12 premiers mois d’activité (soit 4 trimestres civils incluant le trimestre de début d’activité). Concrètement, elle réduit de 50 % ou 25 % les cotisations dues au titre de l’assurance maladie, maternité, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales.

LACRE n’est plus automatique depuis le 1er janvier 2026. Une demande doit être déposée auprès de l’URSSAF dans les 60 jours suivant le début d’activité. L’accès est désormais réservé à des profils spécifiques tels que les demandeurs d’emploi indemnisés ou non (inscrits depuis plus de 6 mois sur les 18 derniers), les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, les jeunes de moins de 26 ans, les personnes résidant en QPV ou en ZFRR, et les repreneurs d’entreprise en difficulté. Enfin, le taux d’exonération pour les micro-entrepreneurs passera de 50 % à 25 % à compter du 1er juillet 2026.

Lucas, demandeur d’emploi, crée sa micro-entreprise de développement informatique en mars 2026. Il dépose sa demande ACRE auprès de l’URSSAF dans les 60 jours. Ses cotisations sociales (normalement à 25,6 % de son CA) sont réduites de 50 % pendant 4 trimestres civils, soit jusqu’au 31 décembre 2026.

Voici un tableau récapitulatif des taux de cotisations sociales applicables au régime micro-social :

Catégorie d'activité  Sans ACRE (taux normal) Avec ACRE à 50% avant le 1er juillet 2026 Avec ACRE à 25% après le 1er juillet 2026
Vente de marchandise (BIC) 12,30% 6,15% 9,23%
Prestations de services commerciales/artisanales (BIC) 21,20% 10,60% 15,90%
Prestations de services libérales (BNC) 25,60% 12,80% 19,20%
Professions libérales CIPAV (BNC) 23,20% 11,60% 17,40%
Location de meublés de tourisme classés 6,00% 3,00% 4,50%

L’ARCE

L’ARCE (Aide à la Reprise et à la Création d’Entreprise) est une aide versée par France Travail qui permet aux demandeurs d’emploi créateurs d’entreprise de percevoir 60 % de leurs droits ARE restants sous forme d’un capital, plutôt que de les percevoir mois par mois. Ce dispositif est particulièrement adapté aux projets nécessitant un investissement initial important (matériel, stock, communication).

Attention : Ne pas confondre l’ACRE avec l’ARCE. L’ACRE est une exonération de cotisations (pas de versement de cash). L’ARCE est un versement en capital de droits chômage. Les deux sont cumulables si vous êtes demandeur d’emploi.

Le versement de l’ARCE s’effectue en deux fois. La première moitié à la date de début d’activité, le solde 6 mois plus tard. Pour en bénéficier, le demandeur d’emploi doit avoir obtenu l’ACRE au préalable et justifier de la création ou reprise d’une entreprise. L’ARCE est exclusive du maintien des allocations ARE. Il faut choisir entre percevoir son chômage mensuellement ou le toucher en capital.

Camille dispose de 15 000 € de droits ARE restants à la date de création de sa micro-entreprise. En optant pour l’ARCE, elle perçoit 60 % de ce montant, soit 9 000 €, versés en deux fois : 4 500 € au démarrage et 4 500 € six mois plus tard. Cette trésorerie lui permet de financer son site web, son matériel et ses premiers frais de communication.
Bon à savoir : Si l’activité échoue, les droits ARE non consommés (les 40 % non versés) peuvent être récupérés en se réinscrivant à France Travail. Le choix entre ARCE et maintien de l’ARE dépend de votre besoin en trésorerie immédiate et de la progressivité attendue de votre chiffre d’affaires.

Le dispositif NACRE

Le NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création ou la Reprise d’Entreprise) est un dispositif d’accompagnement structuré, articulé autour du montage du projet, de la structuration financière et du suivi du développement. Depuis 2017, le dispositif national a été régionalisé. Chaque région dispose de son propre programme, déployé via des opérateurs conventionnés (BGE, ADIE, Initiative France, etc.).

Selon les régions, la NACRE peut également inclure un prêt à taux zéro de 1 000 € à 10 000 €, remboursable sur 5 ans, destiné aux porteurs de projet en situation de chômage ou de précarité. Pour identifier l’opérateur et le programme disponibles dans votre territoire, il convient de vous rapprocher de la chambre de commerce, de la chambre de métiers ou de Bpifrance Création.

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est un prêt accordé à la personne (et non à l’entreprise), à taux zéro, sans garantie personnelle ni caution. Il est octroyé par des réseaux associatifs après présentation du projet devant un comité d’agrément. Son principal atout est l’effet de levier bancaire qu’il génère. Pour 1 € de prêt d’honneur accordé, les banques accordent en moyenne entre 9 et 13 € de financement complémentaire.

Deux réseaux principaux distribuent les prêts d’honneur en France. Initiative France propose des montants de 3 000 € à 50 000 € (montant moyen : 10 000 €), accessible à une grande variété de projets. Réseau Entreprendre cible les projets à fort potentiel de croissance et de création d’emplois, avec des montants de 15 000 € à 50 000 € (montant moyen : 29 000 €, jusqu’à 90 000 € pour les projets structurants). Le délai entre le premier contact et le versement des fonds est généralement de 1 à 3 mois.

Le microcrédit professionnel

Le microcrédit professionnel s’adresse aux porteurs de projet qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique, faute d’historique de crédit ou d’apport suffisant. L’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) est le principal acteur. Elle propose des microcrédits accompagnés jusqu’à 12 000 €, avec un suivi personnalisé. Pour les profils les plus fragiles (bénéficiaires du RSA, ASS), le plafond peut atteindre 17 000 € dans le cadre de dispositifs spécifiques.

Les garanties Bpifrance

Bpifrance n’est pas un prêteur direct pour les créateurs. C’est un garant. Son rôle est de partager le risque avec les banques en garantissant une fraction du prêt accordé (généralement 50 % à 70 % du montant). Cette garantie réduit la caution personnelle demandée au dirigeant et encourage les banques à financer des projets qu’elles auraient refusés seules. Pour activer une garantie Bpifrance, il convient de le mentionner lors de votre rendez-vous bancaire.

La Garantie Égalité Femmes

La Garantie Égalité Femmes est un dispositif de garantie bancaire destiné aux femmes qui créent ou reprennent une entreprise et qui rencontrent des difficultés d’accès au crédit. Elle couvre jusqu’à 80 % du montant du prêt bancaire sollicité, sans plafond fixe de montant garanti, ce qui réduit significativement le risque pris par la banque et facilite l’obtention d’un financement. Elle se cumule avec le prêt d’honneur Initiative France et les aides régionales dédiées à l’entrepreneuriat féminin. Pour en bénéficier, la demande s’effectue auprès de la banque finançant le projet, qui sollicite ensuite la garantie auprès de l’organisme gestionnaire.

Le Cape

Le Cape (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise) est un contrat écrit conclu entre un porteur de projet et une structure accompagnatrice (coopérative d’activité, association ou entreprise), d’une durée maximale d’un an renouvelable deux fois, soit trois ans au total. Il permet de tester la viabilité économique d’un projet en situation réelle, sans avoir à créer immédiatement son entreprise, tout en bénéficiant de moyens techniques, matériels et financiers mis à disposition par la structure accompagnatrice.

Le principal avantage du Cape est la protection sociale qu’il confère. Le porteur de projet est affilié au régime général de la Sécurité sociale et peut conserver, sous conditions, ses allocations chômage (ARE) ou son RSA pendant toute la durée du contrat. Il peut également bénéficier de l’ACRE si les conditions d’éligibilité sont remplies. Le Cape est accessible à tout porteur de projet, à l’exception des salariés à temps plein.

Bon à savoir : Le Cape est particulièrement adapté aux demandeurs d’emploi qui souhaitent tester leur activité avant de s’engager dans une création formelle. Il permet de commencer à facturer des clients, de valider un marché et d’acquérir de l’expérience entrepreneuriale sans perdre sa protection sociale.

France 2030

France 2030 est un plan d’investissement de l’État, opéré par Bpifrance, qui mobilise plusieurs milliards d’euros pour soutenir les projets innovants, industriels et deeptech. Il s’adresse aux startups, PME et ETI dont les projets impliquent une rupture technologique ou une avancée significative dans des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la santé numérique, l’industrie verte ou les énergies renouvelables.

Les financements prennent la forme de subventions, d’avances remboursables ou de prises de participation, et varient fortement selon l’appel à projets visé. Le concours i-Lab, par exemple, octroie jusqu’à 600 000 € aux lauréats pour des projets de création de startups à haute intensité technologique. La Bourse French Tech, accessible aux entreprises de moins d’un an, finance les premières dépenses de R&D, de prototypage ou d’études de faisabilité. Les dossiers sont compétitifs et nécessitent un business plan solide ainsi qu’une démonstration claire de l’impact technologique du projet.

Bon à savoir : France 2030 est cumulable avec les dispositifs nationaux (ACRE, prêt d’honneur, garanties Bpifrance). Il est accessible via les appels à projets publiés sur bpifrance.fr. Pour les porteurs de projets innovants, se rapprocher d’un incubateur ou d’un conseiller Bpifrance permet d’identifier le dispositif le plus adapté au stade de maturité du projet.

Tableau récapitulatif des principales aides à la création d’entreprise en 2026 

Dispositif Nature Montant / Avantage Profils éligibles Cumulable avec
ACRE Exonération cotisations sociales 50 % de réduction (25 % dès juillet 2026 pour micro) Demandeurs d’emploi, RSA, ASS, jeunes -26 ans, QPV, ZFRR ARCE, prêt d’honneur, aides régionales
ARCE Capital chômage 60 % des droits ARE restants Demandeurs d’emploi indemnisés ayant obtenu l’ACRE ACRE, prêt d’honneur, aides régionales
NACRE Accompagnement + prêt taux 0 1 000 € à 10 000 € Demandeurs d’emploi, RSA ACRE, ARCE, microcrédit
Prêt d’honneur Prêt taux 0 sans garantie 3 000 € à 50 000 € (Initiative) / 15 000 € à 50 000 € (Réseau Entreprendre) Tout porteur de projet (comité d’agrément) Tous dispositifs
Microcrédit ADIE Prêt accompagné Jusqu’à 12 000 € (17 000 € profils fragiles) Exclus du crédit bancaire classique ACRE, NACRE, aides régionales
Garantie Bpifrance Garantie bancaire 50 % à 70 % du prêt garanti Tout créateur cherchant un financement bancaire Tous dispositifs
Garantie Égalité Femmes Garantie bancaire Jusqu’à 80 % du prêt garanti Femmes créatrices ou repreneuses d’entreprise Prêt d’honneur, ACRE, aides régionales
Cape Contrat d’accompagnement pré-création Moyens techniques, matériels et financiers de la structure accompagnatrice Tout porteur de projet (hors salarié à temps plein) ACRE, ARE, RSA
France 2030 Subvention / avance remboursable / prise de participation Jusqu’à 600 000 € (i-Lab) et au-delà selon appel à projets Startups, PME, ETI avec projets innovants ou deeptech ACRE, prêt d’honneur, garanties Bpifrance

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Qui peut prétendre aux aides à la création d’entreprise ?

L’éligibilité aux aides à la création d’entreprise dépend principalement du profil du créateur et, pour certains dispositifs, de la localisation géographique du projet. Depuis la réforme LFSS 2026, les conditions d’accès à l’ACRE, le dispositif le plus répandu, ont été significativement durcies.

Les profils éligibles à l’ACRE en 2026 sont les demandeurs d’emploi indemnisés ou non (inscrits depuis plus de 6 mois sur les 18 derniers mois), les bénéficiaires du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), les jeunes de moins de 26 ans (ou de moins de 30 ans en situation de handicap), les personnes résidant dans un quartier prioritaire de la ville (QPV) ou une zone France Ruralités Revitalisation (ZFRR et ZFRR+), les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire), et les porteurs d’un contrat Cape (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise).

Attention : Avant le 1er janvier 2026, l’ACRE était accessible à tous les créateurs sans condition de profil. Ce n’est plus le cas. Si vous ne rentrez dans aucune des catégories listées ci-dessus, votre demande sera refusée. D’autres aides restent toutefois accessibles (prêt d’honneur, garantie Bpifrance, aides régionales) sans condition de profil.

Quelle aide selon mon profil pour créer mon entreprise ?

Les aides à la création d’entreprise cible un profil précis défini par votre situation au moment de la création (demandeur d’emploi indemnisé ou non, bénéficiaire du RSA, jeune de moins de 26 ans, femme, salarié porteur de projet ou créateur en zone rurale). Certaines aides comme l’ACRE ou le prêt d’honneur sont cumulables entre elles, ce qui permet de constituer un financement solide en combinant exonération de charges, capital et accompagnement.

À quelles aides à la création avez-vous droit ?

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Profil Aides prioritaires
Demandeur d’emploi indemnisé (ARE) ACRE + ARCE ou maintien ARE + prêt d’honneur
Demandeur d’emploi non indemnisé (+6 mois) ACRE + NACRE + microcrédit ADIE
Bénéficiaire du RSA ou de l’ASS ACRE + NACRE + microcrédit ADIE (jusqu’à 17 000 €)
Jeune de moins de 26 ans ACRE + statut étudiant-entrepreneur (Pépite) + fonds régionaux
Femme entrepreneur Garantie Égalité Femmes (80 % du prêt) + prêt d’honneur Initiative France
Salarié créateur Contrat Cape + prêt d’honneur
Porteur de projet innovant French Tech + prêt d’honneur Réseau Entreprendre
Créateur en zone rurale (ZFRR/ZFRR+) ACRE de droit + primes régionales à l’installation

Quels sont les délais pour bénéficier d’aides à la création d’entreprise ?

Les délais pour bénéficier des aides à la création d’entreprise varient selon le dispositif visé, de quelques semaines pour l’ARCE à plusieurs mois pour le prêt d’honneur. Certains sont soumis à des délais impératifs de demande (passé ce délai, l’aide est définitivement perdue).

L’ACRE doit être demandée dans les 60 jours maximum suivant le début d’activité (depuis le 1er janvier 2026). L’URSSAF dispose ensuite d’un mois pour répondre, en l’absence de réponse dans ce délai, la demande est considérée comme acceptée. L’exonération s’applique pendant 4 trimestres civils à compter du début d’activité, ce qui signifie qu’une création en milieu de trimestre réduit mécaniquement la durée effective de l’avantage. Créer son entreprise en début de trimestre (janvier ou avril) maximise la durée d’exonération.

L’ARCE est versée en deux fois. La première moitié dès la création, le solde 6 mois après le début d’activité. Le délai de traitement par France Travail est généralement de 2 à 4 semaines après réception du dossier complet.

Quant au prêt d’honneur nécessite de passer devant un comité d’agrément, ce qui allonge le délai. Comptez 1 à 3 mois entre le premier contact et le versement des fonds. Il est recommandé d’entamer la démarche avant la création de l’entreprise pour éviter tout décalage de trésorerie.

Bon à savoir : L’ACRE et l’ARCE sont les deux seuls dispositifs soumis à des délais impératifs de demande. Le prêt d’honneur et les aides régionales peuvent être sollicités à tout moment, y compris après la création, dans la limite des conditions propres à chaque programme.

Comment obtenir une aide à la création d’entreprise ?

Pour obtenir une aide à la création d’entreprise, les démarches diffèrent selon le dispositif visé et doivent être engagées dans un ordre précis, certaines étant conditionnées à l’obtention préalable d’une autre aide.

Les démarches pour obtenir les aides France Travail à la création d’entreprise

Les aides France Travail à la création d’entreprise (ACRE et ARCE) suivent chacune une procédure distincte, mais l’ARCE est conditionnée à l’obtention préalable de l’ACRE.

Pour bénéficier de l’ACRE, vous devez créer votre entreprise sur le guichet unique de l’INPI , télécharger le justificatif de création d’activité, puis déposer votre demande sur votre espace messagerie URSSAF dans les 60 jours, accompagnée de votre justificatif de création et des pièces prouvant votre éligibilité (attestation France Travail, notification RSA, etc.).

Pour bénéficier de l’ARCE, vous devez d’abord avoir obtenu l’ACRE, puis contacter votre conseiller France Travail. Remplissez le formulaire de demande ARCE et fournissez l’attestation d’admission à l’ACRE ainsi qu’un justificatif d’immatriculation (Kbis ou synthèse du guichet unique).

Les démarches pour obtenir les autres aides à la création d’entreprise

Les autres aides à la création d’entreprise s’obtiennent directement auprès de l’organisme gestionnaire concerné, selon le dispositif visé.

Pour obtenir un prêt d’honneur, identifiez la plateforme Initiative France ou Réseau Entreprendre la plus proche de votre territoire, préparez votre business plan et votre prévisionnel financier sur 3 ans, puis déposez votre dossier pour passage devant le comité d’agrément.

Pour le microcrédit ADIE, contactez l’antenne locale de l’ADIE, présentez votre projet et votre situation financière. L’ADIE évalue votre dossier et vous oriente vers le dispositif adapté à votre profil.

Bon à savoir : Pour les dispositifs CAPE, France 2030, Garantie Égalité Femmes, NACRE régionalisée et aides régionales, les démarches s’effectuent respectivement auprès de la structure accompagnatrice pour le CAPE, de Bpifrance via ses appels à projets publiés sur bpifrance.fr pour France 2030, de la banque finançant le projet pour la Garantie Égalité Femmes, et des opérateurs conventionnés (BGE, ADIE, Initiative France) pour la NACRE et les programmes régionaux.

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Quelles sont les aides régionales et locales pour la création d’entreprise ?

Les aides régionales et locales à la création d’entreprise viennent compléter les dispositifs nationaux et peuvent représenter un financement significatif selon le territoire. Depuis la régionalisation de la NACRE en 2017, chaque région a développé son propre programme d’accompagnement, souvent articulé autour d’un opérateur local (BGE, ADIE, Initiative France).

Ces aides à la création d’entreprise prennent des formes variées. Il peut s’agir de subventions directes à la création, prêts régionaux à taux réduit, prises en charge de formations, dispositifs d’accompagnement spécifiques (femmes, jeunes, zones rurales), ou encore exonérations fiscales locales.

En Bretagne, le Pass Création finance une partie des frais de démarrage et inclut un accompagnement individualisé. En Grand Est, Be EST Entreprendre propose un suivi post-création sur deux ans couplé à un accès au réseau d’entrepreneurs locaux. En Île-de-France, Entrepreneur#Leader accompagne les porteurs de projet en zones prioritaires avec un financement et un mentorat dédié. Ces programmes se cumulent avec les dispositifs nationaux (ACRE, ARCE, prêt d’honneur).

Pour identifier les aides disponibles dans votre région, les trois points d’entrée sont le site du Conseil régional, la plateforme Bpifrance Création (bpifrance-creation.fr) qui référence les aides par territoire, et les chambres de commerce et de métiers de votre département. Certaines collectivités (départements, intercommunalités, communes) proposent également leurs propres aides, notamment pour les créations en zones rurales ou dans les quartiers prioritaires.

Bon à savoir : Les aides régionales se cumulent généralement avec les dispositifs nationaux (ACRE, ARCE, prêt d’honneur). Elles ne sont pas exclusives et peuvent constituer un complément précieux, notamment pour les projets en zone ZFRR ou QPV.
    • Les aides à la création d’entreprise en 2026 forment un écosystème de dispositifs complémentaires, qui se cumulent et se renforcent mutuellement. L’ACRE réduit les cotisations sociales pendant 12 mois, mais n’est plus automatique depuis janvier 2026 et s’adresse désormais à des profils spécifiques comme les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA, les jeunes, les résidents en QPV ou ZFRR. L’ARCE permet aux demandeurs d’emploi indemnisés de toucher 60 % de leurs droits chômage restants en capital, en deux versements. Le prêt d’honneur apporte des fonds à taux zéro sans garantie, avec un fort effet de levier bancaire. Le microcrédit ADIE finance les porteurs exclus du crédit classique jusqu’à 12 000 €. Les aides régionales complètent ce panel selon le territoire. La clé est l’anticipation. Il est nécessaire d’identifier ses éligibilités avant la création, déposer la demande ACRE dans les 60 jours, et solliciter le prêt d’honneur suffisamment tôt pour éviter tout décalage de trésorerie.

FAQ

Comment financer ma création d'entreprise ?

Financer la création d'une entreprise repose sur la combinaison de plusieurs dispositifs complémentaires : exonération de cotisations sociales (ACRE), versement en capital de droits chômage (ARCE), prêt à taux zéro sans garantie (prêt d'honneur), microcrédit professionnel (ADIE jusqu'à 12 000 €) et garanties bancaires Bpifrance. Ces aides se cumulent selon votre profil et peuvent constituer un plan de financement solide dès le lancement de votre activité.

Est-ce que tout le monde a droit à des aides pour créer sa boîte en France ?

Non, toutes les aides à la création d'entreprise ne sont pas accessibles à tous les profils. Depuis le 1er janvier 2026, l'ACRE est réservée à des catégories spécifiques : demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA ou de l'ASS, jeunes de moins de 26 ans, résidents en QPV ou ZFRR. En revanche, certains dispositifs comme le prêt d'honneur ou les garanties Bpifrance restent accessibles à tout porteur de projet, sans condition de profil.

J'ai moins de 26 ans, est-ce qu'il y a des aides spécifiques pour les jeunes ?

Les jeunes de moins de 26 ans (ou moins de 30 ans en situation de handicap) sont éligibles à l'ACRE de droit en 2026, ce qui réduit leurs cotisations sociales de 50 % pendant les 12 premiers mois d'activité. Ce profil peut également accéder au statut étudiant-entrepreneur via le dispositif Pépite, ainsi qu'à des fonds régionaux dédiés à la jeune création. Ces dispositifs sont cumulables entre eux.

Je suis actuellement salarié, est-ce que je peux toucher des aides en lançant mon projet à côté ?

Un salarié porteur de projet à côté de son emploi ne peut pas bénéficier de l'ACRE, qui est réservée aux profils sans activité principale ou en situation de précarité. En revanche, le contrat Cape (Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise) est accessible, à l'exception des salariés à temps plein. Le prêt d'honneur et les garanties Bpifrance restent mobilisables sans condition liée au statut professionnel.

Quelles sont les aides pour les femmes qui créent leur entreprise en 2026 ?

Les femmes qui créent ou reprennent une entreprise peuvent bénéficier de la Garantie Égalité Femmes, qui couvre jusqu'à 80 % du montant du prêt bancaire sollicité, sans plafond fixe. Ce dispositif se cumule avec le prêt d'honneur Initiative France et les aides régionales dédiées à l'entrepreneuriat féminin. La demande s'effectue directement auprès de la banque finançant le projet, qui sollicite ensuite la garantie auprès de l'organisme gestionnaire.

Est-ce que je peux cumuler plusieurs aides en même temps ?

La plupart des aides à la création d'entreprise sont cumulables entre elles. Un demandeur d'emploi indemnisé peut par exemple combiner l'ACRE, le prêt d'honneur et des aides régionales simultanément. Une seule exception s'applique : l'ARCE et le maintien des allocations ARE ne se cumulent pas. Il faut choisir entre percevoir son chômage mensuellement ou le toucher en capital via l'ARCE.

J'ai démissionné : est-ce que j'ai quand même droit à des aides à la création ?

Un salarié démissionnaire n'ouvre pas droit aux allocations chômage (ARE) dans le cas général, ce qui exclut mécaniquement l'ARCE et peut limiter l'accès à l'ACRE si aucune autre condition d'éligibilité n'est remplie. Toutefois, si la démission est reconnue comme légitime par France Travail (projet de reconversion validé notamment), des droits ARE peuvent être ouverts. Le prêt d'honneur, les garanties Bpifrance et les aides régionales restent accessibles sans condition liée au motif de départ.
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Xavier de Labarrière est Expert-comptable spécialisé dans l’accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Xavier a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu’expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d’expertise comptable de LegalPlace.

Dernière mise à jour le 20/04/2026

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Bonjour,
Merci pour ces informations tres instructives cependant j’aimerais savoir si il est possible de cumuler toutes ces aides pour un projet d’auto entrepreneur ?
Merci d’avance

Bonjour,
Il est effectivement possible de cumuler les aides à la création d’entreprise. Cependant, il faudrait remplir les conditions.

En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
alors moi j’essaye de trouver des informations sur un sujet bien précis mais je ne trouve aucune réponse.J’ai crée mon entreprise en Colombie mais je suis domicilié en France.Le but est d’exporter les vêtements en France.Ma question serait de savoir si je suis éligible à L’ACRE résidants en France mais que mon entreprise est colombienne?

Bonjour, L’ACRE est une aide destinée aux personnes souhaitant créer ou reprendre une entreprise en France. Vous ne pouvez donc pas en bénéficier si votre entreprise est domiciliée à l’étranger. Cependant, vous pouvez vous tourner vers divers organismes susceptibles d’optimiser la création et la gestion de votre entreprise en Colombie : Partenariat France, la chambre de commerce franco-colombienne, le Centre français de commerce extérieur, la Direction des relations économiques extérieures, Business France etc… Nous vous invitons à consulter notre article sur le sujet de la création d’entreprise à l’étranger pour de plus amples informations. En espérant avoir su répondre à… Lire la suite »

Rédigé par

Xavier de Labarrière est Expert-comptable spécialisé dans l'accompagnement des petites entreprises et entreprises à forte croissance. Xavier a accompagné plus de 3000 entrepreneurs dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu'expert comptable. Il est président de ComptaPlace, la filiale d'expertise comptable de LegalPlace.