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  • Devenir cordonnier n’exige aucun diplôme obligatoire, car l’activité n’est pas réglementée. Néanmoins, il est nécessaire d’acquérir un certain savoir-faire, ce qui explique que la plupart des cordonniers suivent une formation spécifique.
  • Un CAP cordonnier bottier ou cordonnerie multiservice reste vivement conseillé pour maîtriser le geste.
  • Le cordonnier est un artisan. Il s’immatricule au Registre National des Entreprises via le guichet unique.
  • Micro-entreprise, EURL ou SASU, le choix du statut dépend de votre projet et de vos revenus.

Vous aimez le travail manuel et vous cherchez un métier concret, avec une vraie clientèle de quartier ? La cordonnerie attire beaucoup de personnes en reconversion, séduites par un savoir-faire artisanal qui ne se démode pas. Bonne nouvelle pour vous, aucun diplôme n’est obligatoire pour exercer le métier de cordonnier. Il reste à vous former sérieusement, à choisir le bon statut et à accomplir les démarches pour ouvrir votre atelier. Voici comment devenir cordonnier, du choix de la formation jusqu’à l’immatriculation de votre entreprise.

En quoi consiste le métier de cordonnier ?

Le cordonnier répare et entretient les chaussures, mais son métier va souvent bien au-delà. Il redonne vie à des articles en cuir, conseille ses clients sur l’entretien de leurs souliers et, de plus en plus, propose des services complémentaires pour faire vivre sa boutique.

Les missions du cordonnier au quotidien

Le cœur du métier de cordonnier reste la réparation de chaussures : ressemelage, pose de talons, couture, teinture ou imperméabilisation. Beaucoup de cordonniers élargissent leur activité à la maroquinerie et à la petite sellerie, en réparant sacs, ceintures ou articles en cuir.

Une part importante du chiffre d’affaires provient aujourd’hui des services de cordonnerie multiservice. Le professionnel réalise alors des copies de clés, grave des plaques, pose des piles de montre ou fabrique des tampons. Cette diversification attire une clientèle régulière et sécurise les revenus de l’atelier.

Les qualités et compétences requises pour être cordonnier

Le métier de cordonnier demande des mains habiles et beaucoup de minutie, car chaque réparation se fait à l’unité. Le sens du contact compte tout autant, puisque la fidélité de la clientèle repose souvent sur la relation de confiance.

Pour vous installer à votre compte, d’autres compétences deviennent utiles :

  • La rigueur, pour tenir des délais et gérer un atelier ;
  • Le sens commercial, pour fidéliser et proposer les bons services ;
  • Un minimum de gestion, pour suivre vos coûts et votre trésorerie ;
  • L’autonomie, indispensable quand on travaille seul derrière son comptoir.
Un cordonnier ne se limite plus à la réparation de chaussures. Les activités de multiservice comme la reproduction de clés ou la gravure représentent une source de revenus complémentaire très recherchée par les entrepreneurs qui s’installent.

Quelle formation pour devenir cordonnier ?

Aucune formation n’est imposée par la loi pour devenir cordonnier. Se former reste pourtant le meilleur moyen d’acquérir un geste sûr et de rassurer votre future clientèle.

La cordonnerie séduit de nombreux profils en reconversion. Les chambres de métiers et de l’artisanat, tout comme les Compagnons du Devoir, proposent des parcours adaptés aux adultes qui changent de voie, y compris en formation continue.

Est-il obligatoire d’avoir un diplôme pour devenir cordonnier ?

Non, aucun diplôme n’est obligatoire pour ouvrir une cordonnerie. L’activité ne fait pas partie des métiers réglementés. La loi du 5 juillet 1996 fixe la liste des activités artisanales qui exigent une qualification professionnelle, comme la coiffure, le bâtiment ou les soins esthétiques. La cordonnerie n’y figure pas, ce qui vous laisse libre de vous installer sans justifier d’un titre.

Cette liberté ne veut pas dire que le métier s’improvise. Un ressemelage raté ou une couture fragile se voit tout de suite, et une clientèle déçue ne revient pas.

Activité non réglementée ne signifie pas activité sans savoir-faire. Vous engagez votre réputation à chaque réparation. Une formation solide protège votre atelier des erreurs qui coûtent cher en début d’activité.

Les formations utiles pour exercer le métier de cordonnier

Plusieurs parcours permettent d’apprendre le métier, du diplôme de base aux formations plus poussées :

  • Le CAP cordonnier bottier, qui forme à la fabrication et à la réparation de chaussures sur mesure. Il se prépare en deux ans, en apprentissage ou en formation continue ;
  • Le CAP cordonnerie multiservice, plus orienté vers la réparation courante et les services de proximité comme la reproduction de clés. C’est la voie la plus proche du métier de cordonnier de quartier ;
  • Les autres voies, comme le Bac professionnel métiers du cuir ou le Brevet technique des métiers (BTM), qui approfondissent la technique et la gestion d’atelier pour les profils qui visent l’excellence ou la reprise d’une entreprise.

Salarié ou indépendant : comment exercer le métier de cordonnier ?

Vous pouvez apprendre et exercer le métier de deux façons. La première consiste à travailler comme salarié dans un atelier existant. La seconde vous mène vers l’installation à votre compte, avec la liberté et les responsabilités que cela suppose.

Devenir cordonnier salarié

Débuter comme cordonnier salarié reste une bonne porte d’entrée. Vous travaillez aux côtés d’un professionnel expérimenté, dans une cordonnerie indépendante ou une enseigne de réparation multiservice. Vous gagnez en technique, vous découvrez la relation client et vous apprenez la gestion d’un atelier sans en porter le risque financier.

S’installer comme cordonnier indépendant

S’installer comme cordonnier à votre compte vous rend libre de vos horaires, de vos tarifs et de vos services. Vous devenez alors chef d’entreprise, avec la charge de trouver un local, d’équiper l’atelier et de faire connaître votre activité. C’est le choix de la plupart des cordonniers, qui apprécient l’indépendance de ce métier de proximité.

Quel statut juridique choisir pour ouvrir sa cordonnerie ?

Le statut détermine votre régime social, votre fiscalité et la protection de votre patrimoine. Quatre formes reviennent le plus souvent pour une cordonnerie qui démarre seule. Voici un tableau comparatif des différents statuts juridiques possibles pour se lancer comme cordonnier à son compte :

Statut juridique Responsabilité du dirigeant Régime social Fiscalité des bénéfices
Micro-entreprise Limitée au patrimoine professionnel Travailleur non salarié Impôt sur le revenu, avec abattement forfaitaire
Entreprise individuelle (EI) Limitée au patrimoine professionnel Travailleur non salarié Impôt sur le revenu, option possible pour l’impôt sur les sociétés
EURL Limitée aux apports Travailleur non salarié Impôt sur le revenu, option pour l’impôt sur les sociétés
SASU Limitée aux apports Assimilé salarié Impôt sur les sociétés, option temporaire pour l’impôt sur le revenu

Karim, 38 ans, quitte un poste de magasinier pour ouvrir une cordonnerie multiservice. Il démarre en micro-entreprise pour tester son marché sans frais de création. Deux ans plus tard, son atelier tourne bien et il souhaite investir dans une finisseuse coûteuse. Il bascule alors en EURL pour protéger son patrimoine et déduire ses charges, un choix mieux adapté à une activité qui se développe.

La micro-entreprise pour tester son activité

La micro-entreprise est la porte d’entrée la plus simple pour un cordonnier qui débute. Les formalités sont gratuites, la comptabilité est allégée et vous payez vos cotisations sur ce que vous encaissez réellement. Ce statut convient parfaitement pour lancer un atelier à petite échelle et vérifier que la clientèle suit.

En micro-entreprise, vous devez respecter un plafond de chiffre d’affaires. L’article 50-0 du Code général des impôts fixe ce seuil à 83 600 € pour les prestations de services sur la période 2026-2028. Au-delà, vous basculez vers un régime réel.

Sa limite apparaît quand l’activité grandit. En micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos achats de matériel ni votre loyer, ce qui pèse dès que vous investissez dans des machines onéreuses.

L’EURL et la SASU pour sécuriser et se développer

Pour un projet plus ambitieux, la création d’une société protège mieux vos intérêts. L’EURL et la SASU limitent votre responsabilité aux apports et vous permettent de déduire vos charges. L’EURL vous rattache au régime des travailleurs non salariés, moins coûteux en cotisations. La SASU vous donne le statut d’assimilé salarié, avec une meilleure protection sociale mais des charges plus élevées. La responsabilité, les cotisations et la fiscalité varient d’un statut juridique à l’autre, ce qui mérite une comparaison avant de choisir.

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Quelles démarches pour s’installer comme cordonnier ?

Ouvrir une cordonnerie suit un parcours logique. Vous définissez d’abord votre projet et votre local, vous choisissez votre statut, vous immatriculez votre entreprise, vous souscrivez vos assurances, puis vous équipez votre atelier. Voici chaque étape en détail.

Le stage de préparation à l’installation auprès de la chambre de métiers n’est plus obligatoire. Depuis la loi PACTE du 24 mai 2019, il reste proposé aux artisans mais relève d’un choix libre. Vous n’avez donc pas à le suivre pour vous immatriculer.

Étape 1 : Définir son projet et trouver un local

Commencez par préciser l’offre de votre cordonnerie et votre clientèle. Un atelier de quartier ne vise pas les mêmes services qu’un point de réparation en centre commercial. Le choix de l’emplacement pèse lourd, car le passage détermine une grande partie du chiffre d’affaires d’une cordonnerie.

Étape 2 : Choisir son statut juridique

Sélectionnez la forme adaptée à votre projet parmi la micro-entreprise, l’EI, l’EURL ou la SASU. Le meilleur statut pour créer seul dépend surtout de vos revenus, de vos charges et de vos ambitions de développement.

Étape 3 : Immatriculer son entreprise au Registre National des Entreprises

En tant qu’artisan, vous vous inscrivez au Registre National des Entreprises. Toutes les formalités passent par le guichet unique de l’INPI, obligatoire depuis le 1er janvier 2023. Vous y déposez votre dossier de création et vous êtes ensuite rattaché à la chambre de métiers et de l’artisanat.

Créer une entreprise implique de nombreuses démarches : statuts, annonce légale, formulaire, dépôt… Avec LegalPlace, lancez votre activité en quelques clics et recevez votre Kbis dans les meilleurs délais.

Étape 4 : Souscrire les assurances (RC Pro)

Assurez votre activité avant d’ouvrir. La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés à un client ou à ses biens, par exemple une paire abîmée pendant une réparation. Une assurance multirisque protège en plus votre local et votre matériel.

Étape 5 : Équiper son atelier

Investissez enfin dans votre outillage. Une finisseuse, une presse, une machine à coudre le cuir et un stock de fournitures constituent la base d’un atelier fonctionnel. Le matériel d’occasion permet de limiter la mise de départ quand on débute.

Combien coûte l’ouverture d’une cordonnerie ?

Le budget dépend surtout de votre statut et de votre matériel. Les postes à prévoir sont les suivants :

  • Les formalités de création, gratuites en micro-entreprise et de l’ordre de 200 à 250 € pour une société, frais administratifs compris ;
  • Le local commercial, dont le coût varie fortement selon la ville et l’emplacement, du simple loyer mensuel au droit d’entrée de plusieurs milliers d’euros ;
  • Le matériel et les machines, principal poste d’investissement, souvent compris entre 5 000 et 20 000 € selon que vous achetez neuf ou d’occasion ;
  • Le stock de fournitures (cuir, semelles, talons, colles, clés vierges), à prévoir autour de 1 000 à 3 000 € au démarrage ;
  • Les assurances, généralement quelques centaines d’euros par an pour couvrir votre activité et votre atelier.

Devenir cordonnier ne demande aucun diplôme, puisque le métier n’est pas réglementé, mais une formation comme le CAP cordonnier bottier ou cordonnerie multiservice reste le meilleur atout pour bien démarrer. Une fois formé, vous choisissez votre statut selon l’ampleur de votre projet, de la micro-entreprise pour tester votre marché à l’EURL ou la SASU pour vous développer. L’installation suit ensuite un parcours clair, du local à l’immatriculation au Registre National des Entreprises, en passant par les assurances et l’équipement de l’atelier. Bien préparé, votre projet de cordonnerie part sur des bases solides.

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Marion Cluptil

Juriste de formation et experte SEO, Marion Cluptil fait le lien entre la rigueur du droit et les exigences du référencement naturel pour que les contenus de LegalPlace soient aussi fiables qu’accessibles.

Dernière mise à jour le 12/08/2026

FAQ

Peut-on devenir cordonnier sans diplôme ?

Oui. La cordonnerie n’est pas une activité réglementée, aucun diplôme n’est donc exigé pour l’exercer. Une formation comme le CAP cordonnerie multiservice reste toutefois vivement conseillée pour maîtriser le métier et rassurer vos clients.

Le métier de cordonnier est-il réglementé ?

Non. La cordonnerie ne figure pas dans la liste des activités artisanales soumises à une qualification professionnelle obligatoire. Vous pouvez vous installer sans justifier d’un titre, contrairement à des métiers comme la coiffure ou le bâtiment.

Quel est le salaire d'un cordonnier ?

Un cordonnier salarié débutant gagne en général entre 1 500 et 2 000 € brut par mois. À son compte, le revenu dépend directement de l’emplacement de l’atelier, des services proposés et de la clientèle. La cordonnerie multiservice, plus diversifiée, offre souvent de meilleures perspectives de rémunération.

Quel statut choisir pour ouvrir une cordonnerie ?

La micro-entreprise convient pour tester l’activité avec des formalités simples. L’EURL ou la SASU deviennent plus intéressantes dès que vous investissez dans du matériel ou que votre chiffre d’affaires grandit, car elles protègent votre patrimoine et permettent de déduire vos charges.

Combien coûte l'ouverture d'une cordonnerie ?

Le budget dépend surtout du matériel et du local. Comptez de 5 000 à 20 000 € pour l’équipement, auxquels s’ajoutent le stock, les assurances et, pour une société, environ 200 à 250 € de frais de création. En micro-entreprise, l’immatriculation est gratuite.

Peut-on devenir cordonnier en reconversion ?

Oui, et c’est un profil fréquent. Les chambres de métiers et les Compagnons du Devoir proposent des formations continues adaptées aux adultes. L’absence de diplôme obligatoire facilite d’ailleurs l’accès au métier pour les personnes qui changent de voie.

Le stage de préparation à l'installation est-il obligatoire ?

Non. Depuis la loi PACTE du 24 mai 2019, ce stage auprès de la chambre de métiers et de l’artisanat n’est plus obligatoire. Il reste proposé aux futurs artisans qui souhaitent se former à la gestion, mais vous êtes libre de le suivre ou non.

Faut-il s'inscrire à la chambre de métiers et de l'artisanat ?

Le cordonnier est un artisan. Il s’immatricule au Registre National des Entreprises via le guichet unique de l’INPI, et se trouve rattaché à la chambre de métiers et de l’artisanat de son département. Cette inscription se fait au cours des démarches de création.

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Rédigé par

Marion Cluptil

Juriste de formation et experte SEO, Marion Cluptil fait le lien entre la rigueur du droit et les exigences du référencement naturel pour que les contenus de LegalPlace soient aussi fiables qu'accessibles.