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  • Le préavis de CDI est la période pendant laquelle le salarié continue de travailler et d’être payé, entre l’annonce de la rupture et la fin réelle du contrat.
  • En cas de licenciement, la loi fixe la durée selon l’ancienneté : 1 mois entre 6 mois et 2 ans, 2 mois au-delà. En cas de démission, ce sont la convention collective, le contrat ou les usages qui s’appliquent.
  • Vous pouvez dispenser un salarié de son préavis, mais vous devez alors lui verser une indemnité compensatrice.
  • Aucun préavis n’est dû en cas de faute grave, de faute lourde, d’inaptitude ou de force majeure.

Un de vos salariés vous remet sa lettre de démission, ou vous devez vous-même engager une procédure de licenciement. Dans les deux cas, la rupture du contrat de travail ne se fait pas du jour au lendemain. Une période de préavis s’ouvre, pendant laquelle le salarié reste à son poste et perçoit son salaire. Pour vous, cette période soulève des questions concrètes : combien de temps dure-t-elle, devez-vous la payer si vous dispensez le salarié, et comment organiser son remplacement ? Voici les règles à connaître pour gérer sereinement le préavis de vos salariés en CDI.

Qu’est-ce que le préavis en CDI ?

Le préavis de CDI est le délai pendant lequel la relation de travail se poursuit normalement après l’annonce de la rupture du contrat. Le salarié continue de venir travailler et vous continuez de lui verser sa rémunération habituelle. Ce délai s’applique dans la grande majorité des ruptures de CDI, que la rupture vienne du salarié, par une démission, ou de vous, par un licenciement.

Concrètement, le préavis vous laisse le temps d’organiser la suite. Vous pouvez lancer un recrutement, préparer la passation des dossiers ou réorganiser les tâches au sein de l’équipe. De son côté, le salarié peut chercher un nouvel emploi. Beaucoup de conventions collectives prévoient d’ailleurs des heures d’absence autorisées pour cette recherche, pendant le préavis.

Pendant toute la durée du préavis du CDI, le contrat de travail produit ses effets habituels. Le salarié reste tenu par ses obligations, et vous restez tenu de lui verser son salaire et de respecter ses droits.

À quel moment le préavis commence-t-il à courir ?

Le point de départ du préavis dépend de qui rompt le contrat. En cas de licenciement, le délai commence à courir le jour de la première présentation de la lettre recommandée qui notifie le licenciement au salarié. Ce point a son importance : le délai démarre même si le salarié ne retire jamais le courrier.

En cas de démission, le préavis démarre dès que le salarié vous notifie clairement sa volonté de partir, le plus souvent à la réception de sa lettre de démission. La démission doit traduire une volonté claire et non équivoque de rompre le contrat.

Quelle est la durée du préavis en CDI ?

La durée du préavis dépend de deux éléments : le motif de la rupture et l’ancienneté du salarié dans votre entreprise. Il faut donc distinguer le préavis de démission, le préavis de licenciement et le préavis de départ à la retraite, qui ne suivent pas les mêmes règles.

Avant d’appliquer la durée légale, vérifiez toujours votre convention collective. Elle prévoit souvent des durées plus longues, en particulier pour les cadres, et c’est elle qui s’applique lorsqu’elle est plus favorable au salarié.

Le préavis en cas de démission

En cas de démission, le Code du travail ne fixe aucune durée de préavis pour le cas général. L’article L1237-1 renvoie à la convention ou l’accord collectif, au contrat de travail, ou à défaut aux usages de la localité et de la profession. C’est donc votre convention collective qu’il faut consulter en premier pour connaître la durée applicable à votre salarié.

La loi prévoit toutefois des durées spécifiques pour quelques professions, comme les journalistes et les VRP.

Profession Ancienneté du salarié Durée du préavis
Journaliste 3 ans ou moins 1 mois
Journaliste Plus de 3 ans 2 mois
VRP 1 an ou moins 1 mois
VRP Entre 1 et 2 ans 2 mois
VRP Plus de 2 ans 3 mois

La durée du préavis d’un salarié à temps partiel est identique à celle d’un salarié à temps plein. Le nombre d’heures travaillées n’a pas d’incidence sur sa durée.

Le préavis en cas de licenciement

En cas de licenciement, qu’il soit pour motif personnel ou économique, la durée du préavis est encadrée par la loi dès que le salarié dépasse 6 mois d’ancienneté. L’article L1234-1 du Code du travail fixe un barème minimum selon l’ancienneté.

Ancienneté du salarié Durée du préavis
Moins de 6 mois Fixée par la convention collective, l’accord collectif ou le contrat de travail
Entre 6 mois et 2 ans 1 mois (sauf dispositions plus favorables)
2 ans et plus 2 mois (sauf dispositions plus favorables)

Ce barème est un minimum protecteur pour le salarié. Toute clause de contrat qui prévoirait un préavis plus court, ou exigerait une ancienneté plus longue pour y avoir droit, est nulle. En revanche, votre convention collective peut très bien prévoir une durée plus longue, et c’est alors elle qui s’applique.

Le préavis en cas de départ ou de mise à la retraite

Lorsqu’un salarié part à la retraite ou que vous le mettez à la retraite, la durée du préavis est la même qu’en matière de licenciement. Elle dépend donc de son ancienneté : la durée est fixée par la convention collective ou le contrat en dessous de 6 mois, puis elle passe à 1 mois entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté, et à 2 mois pour une ancienneté de 2 ans et plus.

Le cas du salarié reconnu travailleur handicapé

Pour un salarié bénéficiant d’une reconnaissance de travailleur handicapé, la durée du préavis de licenciement est doublée. L’article L5213-9 du Code du travail prévoit toutefois un plafond : ce doublement ne peut pas porter le préavis au-delà de 3 mois. Cette règle ne joue pas si votre convention collective ou les usages prévoient déjà un préavis d’au moins 3 mois.

Comment calculer la date de fin du préavis ?

Pour calculer la date de fin du contrat, vous ajoutez la durée du préavis à la date de départ du délai. Le préavis se décompte en jours calendaires, c’est-à-dire en incluant les week-ends et les jours fériés. Un préavis de 2 mois qui démarre le 10 mars se termine donc le 10 mai.

Karim dirige une agence de communication et reçoit la démission d’une chargée de clientèle présente depuis quatre ans. La convention collective applicable prévoit un préavis de 2 mois pour ce poste. La lettre de démission est reçue le 3 avril. Le préavis court à partir de cette date, et le contrat prend fin le 3 juin. Karim dispose donc de deux mois pleins pour recruter et organiser la passation des dossiers clients.

Pouvez-vous dispenser un salarié de préavis ?

Oui, vous pouvez dispenser un salarié d’exécuter son préavis, mais cette décision a des conséquences financières et ne supprime pas toujours votre obligation de payer. Les règles diffèrent selon que la dispense vient de vous ou du salarié.

La dispense à l’initiative de l’employeur

Vous pouvez décider de dispenser un salarié de son préavis, par exemple si vous préférez qu’il quitte l’entreprise rapidement. Dans ce cas, le salarié ne doit subir aucune perte de revenu. Vous devez lui verser une indemnité compensatrice de préavis, égale à la rémunération qu’il aurait perçue s’il avait travaillé pendant toute la durée du préavis, primes comprises.

Cette indemnité compensatrice de préavis est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, comme un salaire classique. La dispense que vous accordez ne réduit donc pas le coût de la rupture pour l’entreprise. Elle vous permet seulement de libérer le poste plus tôt.

La dispense demandée par le salarié

Un salarié peut aussi demander à partir avant la fin de son préavis, pour rejoindre un nouvel emploi par exemple. En tant qu’employeur, vous êtes libre d’accepter ou de refuser cette demande de dispense de préavis. Pour éviter tout litige, formalisez votre accord par écrit, en précisant la date de fin de contrat retenue.

Si vous acceptez, le contrat prend fin à la date convenue et vous n’avez pas d’indemnité compensatrice à verser pour la période non travaillée. Si vous refusez et que le salarié quitte malgré tout son poste, c’est lui qui vous doit une indemnité, correspondant au salaire des jours de préavis qu’il n’a pas effectués.

Les cas où le préavis n’est pas dû

Certaines situations suppriment purement et simplement le préavis, sans indemnité à verser de votre part. En cas de licenciement, aucun préavis n’est dû lorsque le motif est une faute grave, une faute lourde, une inaptitude constatée par le médecin du travail, ou un cas de force majeure.

Côté démission, la loi dispense le salarié de préavis dans deux situations. La première est la démission pendant la grossesse ou pour élever un enfant après un congé de maternité ou d’adoption. La seconde est la démission pour créer ou reprendre une entreprise. Dans ces deux cas, le salarié peut partir sans exécuter de préavis et sans vous verser d’indemnité.

Le préavis en CDI et les congés payés

La question des congés payés pendant le préavis revient souvent dans la gestion quotidienne. Un salarié ne peut pas vous imposer de poser ses congés pendant son préavis. Vous restez libre de les refuser pour maintenir le poste occupé jusqu’au terme du contrat.

Si vous acceptez que le salarié pose des congés déjà prévus avant l’annonce de la rupture, ces congés s’imputent sur le préavis sans le suspendre. La date de fin du contrat reste la même. En revanche, le préavis peut être reporté ou suspendu dans certains cas précis, comme un arrêt de travail ou des dispositions conventionnelles particulières.

Quelles indemnités et obligations en fin de préavis ?

À la fin du préavis, vous avez deux types d’obligations : verser les sommes dues au salarié et lui remettre ses documents de fin de contrat. Ces formalités interviennent à la date effective de sortie du salarié.

Les indemnités à verser

Selon la situation, plusieurs indemnités peuvent vous incomber. L’indemnité compensatrice de préavis est due lorsque vous avez dispensé le salarié de l’exécuter. L’indemnité compensatrice de congés payés correspond aux congés acquis mais non pris à la date de fin du contrat. Elle est due quel que soit le motif de la rupture, y compris en cas de démission.

Concernant les allocations chômage, un salarié qui démissionne n’y a en principe pas droit. Il existe des exceptions, comme la démission légitime, la démission pour un projet de reconversion validé, ou la démission en cours d’indemnisation. Ce sujet relève de France Travail et non de votre gestion directe.

Les documents de fin de contrat à remettre

À la fin du contrat, vous devez remettre au salarié plusieurs documents obligatoires :

  • Le certificat de travail ;
  • Le reçu pour solde de tout compte ;
  • L’attestation France Travail, anciennement attestation Pôle emploi.

Un retard injustifié dans la remise de ces documents ou dans le versement du solde de tout compte peut ouvrir droit à des dommages et intérêts pour le salarié. Mieux vaut donc préparer ces documents en amont de la date de sortie.

Le préavis de CDI est la période travaillée et payée qui sépare l’annonce de la rupture de la fin réelle du contrat. Sa durée dépend du motif et de l’ancienneté : la loi encadre le licenciement et le départ à la retraite, tandis que la convention collective, le contrat ou les usages fixent le préavis de démission. En tant qu’employeur, vous pouvez dispenser un salarié de préavis, mais vous devez alors lui verser une indemnité compensatrice, sauf dans les cas où le préavis n’est pas dû. Pour partir sur des bases saines, un contrat de travail clair dès l’embauche vous évite bien des incertitudes au moment de la rupture.

FAQ

L'employeur peut-il imposer un préavis plus long que la loi ?

Non. La durée légale fixée par le Code du travail est un minimum auquel vous ne pouvez pas déroger dans un sens défavorable au salarié. Vous pouvez en revanche appliquer une durée plus longue si elle est prévue par la convention collective ou le contrat de travail.

Le salarié peut-il travailler ailleurs pendant son préavis ?

Pendant un préavis de démission, le salarié reste tenu par son obligation de loyauté et doit en principe rester à votre disposition. Lorsqu'il est dispensé de préavis, il retrouve sa liberté et peut travailler pour un autre employeur. En cas de licenciement avec dispense, le salarié peut également occuper un nouvel emploi.

Que faire si un salarié ne se présente pas pendant son préavis ?

Un salarié qui abandonne son préavis sans votre accord vous doit une indemnité, égale au salaire des jours non travaillés. Avant toute mesure, vérifiez qu'il ne s'agit pas d'une absence justifiée, comme un arrêt maladie, qui obéit à des règles particulières.

Le préavis est-il payé par l'employeur ?

Oui, dès lors que le salarié travaille pendant son préavis, vous lui versez sa rémunération habituelle. Si vous le dispensez d'exécuter le préavis, vous devez lui verser une indemnité compensatrice d'un montant équivalent.

Un arrêt maladie prolonge-t-il le préavis ?

En cas de démission, un arrêt maladie d'origine non professionnelle ne prolonge pas le préavis et ne suspend pas la date de fin du contrat. Les règles diffèrent en cas de maladie professionnelle ou d'accident du travail, où des dispositions spécifiques peuvent s'appliquer.

Y a-t-il un préavis en cas de rupture conventionnelle ?

Non, la rupture conventionnelle ne comporte pas de préavis. Les parties fixent librement la date de fin du contrat dans la convention, après le délai de rétractation et l'homologation par l'administration. C'est ce qui la distingue de la démission et du licenciement.

Comment trouver la durée de préavis applicable dans la convention collective ?

Identifiez d'abord la convention collective dont relève votre entreprise, grâce à son code IDCC, indiqué sur les bulletins de paie. Recherchez ensuite la rubrique consacrée à la rupture du contrat, qui précise les durées de préavis selon la catégorie du salarié et son ancienneté.

Peut-on rompre un CDI sans aucun préavis ?

Oui, dans des situations précises. Le préavis disparaît en cas de faute grave ou lourde, d'inaptitude, de force majeure, ou pour une démission pendant la grossesse, pour élever un enfant ou pour créer une entreprise. Hors de ces cas, le préavis reste la règle.
Modèle lettre de démission

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 08/06/2026

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Bonjour jai envoye ma lettre de demission le 26 janvier 2026 dans laquelle je note que j effectuerai min preavis du 26 janvier au 26 fevrier or je me suis renseignee et le preavis a faire et que de 15 jours .entre temps je me suis mis en arret le 29 janvier jusquau 18 fevrier comment va se passer le paiement de mon preavis? Es ce que mon employeur me paie 15 jours ou le mois entier? Sachant que min employeur ferme pour conges du 18 fevrier au 2 mars .pouvez vous me dire ce quil faut faire ? Merci

Bonjour, La durée du préavis de démission résulte de la loi, de la convention collective ou du contrat de travail, conformément à l’article L.1237-1 du Code du travail. La rémunération due pendant le préavis correspond au travail effectif ou aux périodes assimilées. Les effets d’un arrêt de travail sur le préavis dépendent de son origine et des règles jurisprudentielles applicables, distinctes selon qu’il s’agit d’une maladie professionnelle ou non. Les périodes de fermeture de l’entreprise pour congés n’affectent pas, en principe et par elles-mêmes, la durée légale du préavis. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en… Lire la suite »

Bonjour, j’ai signé un CDI à l’ADMR avec deux mois d’essai, on m’a convoqué le 14 janvier 2026 pour me dire qu’on me faisait une rupture de contrat avec 2 semaine de prévenance et on m’a signifier que je ferai plus parti du personnel le mercredi 28 janvier au soir , est-ce normal que l’on me rajoute une intervention le jeudi 29 janvier quelle son mes droits si je vais travailler merci cordialement

Bonjour, En période d’essai, la rupture par l’employeur est encadrée par les articles L1121-25 et L1221-26 du Code du travail, qui imposent un délai de prévenance de 48 heures à 1 mois selon la durée de présence. Le contrat prend fin au terme de ce délai. Toute intervention demandée au-delà de cette date est en principe irrégulière si elle n’est pas formalisée par un nouveau contrat ou une prolongation expresse. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

Bonjour, j ai cru lu et compris qu on est pas obligé de écrire une lettre pour notifié à son employeur qu on veut démissionné de son cdi !! Apparemment on peut le faire de manière verbale à son responsable srh !! Edt ce vrai ????

Bonjour,

Le Code du travail ne prévoit aucune forme particulière pour la démission d’un salarié en CDI, ce qui signifie qu’elle peut juridiquement être exprimée de manière verbale. Toutefois, pour être valable, cette démission doit traduire une volonté claire et non équivoque de rompre le contrat de travail.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour je suis nourisse a domicile depuis le 10 novembre 2025 mon employeur m’a informé par un appel téléphonique le 8 janvier 2025 que je vais etre licencier et que se n’était plus la peine de m’occuper de l’enfant je nai pas reçu de lettre de licenciement ce samedi 10 janvier dois etre payer de s’est deux jours de garde et comment se passe mon préavis merci de votre retour

Bonjour,

Lorsqu’un particulier employeur rompt un contrat de travail, il doit en principe respecter la procédure prévue par la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile, étendue par arrêté du 3 mars 2021.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour , en ce moment je travail 2 heures par jour , je voudrais savoir combien ai je de préavis ? Sachant que j ai trouvé un 35 heures par mois . Je suis en cdi de 8 heures par semaine depuis septembre 2025 . Merci de votre réponse.

Bonjour, La durée du préavis dépend de votre ancienneté et des dispositions applicables à votre contrat. Pour une démission en CDI, le Code du travail ne fixe aucun préavis légal et renvoie aux conventions collectives, aux usages de la profession ou aux clauses prévues dans le contrat. À défaut de règle spécifique, les tribunaux se réfèrent généralement aux usages, qui prévoient le plus souvent un préavis de quelques semaines, mais cela varie selon le secteur. Votre nombre d’heures de travail n’a pas d’incidence directe sur la durée du préavis, qui reste la même pour les salariés à temps plein ou… Lire la suite »

Bonjour
je suis actuellement en poste de travail depuis 4 ans dans le privé et j’aimerais démissionner pour un nouveau travail.
Quelle est le calcul d’indemnités en cas de démission ?

Bonjour,

En principe, en cas de démission, aucune indemnité de rupture n’est due par l’employeur, sauf disposition plus favorable prévue par la convention collective applicable ou si la démission est requalifiée en prise d’acte ou en rupture abusive.

L’article L.1237-1 du Code du travail confirme que la démission est une rupture à l’initiative du salarié, sans droit aux indemnités de licenciement ni au chômage, sauf exceptions encadrées.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour j’ai démissionné et mon préavis se fini le 5 juillet combien de temps à l’employeur pour me payer ainsi que me donner mes documents ?

Bonjour,

En principe, l’employeur doit verser le solde de tout compte et remettre les documents de fin de contrat (certificat de travail, attestation France Travail, reçu pour solde de tout compte) à la date effective de fin du contrat, soit le 5 juillet dans votre cas, conformément à l’article L. 1234-20 du Code du travail. Tout retard injustifié peut ouvrir droit à des dommages-intérêts.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour .mon mari a signé un CDI en 2016 ,comme ouvrier.dans le contrat c’est mentionné en cas de démission il doit faire un préavis d’un mois.avec le temps,mon mari a évolué ( c’est plus un ouvrier. C’est un responsable {groupe D classe 7}). aujourd’hui,il veut démissionner et a envoyé le préavis d’un mois .son employeur lui demande 2 mois de préavis vu qu’il a changé de catégorie .son contrat de travail n’était pas modifié. Seulement dans sa fiche de paie qu’on voit la mention “groupe D classe 7 “. Dans ce cas qu’est qu’il doit faire.est ce qu’il est obligé… Lire la suite »

Bonjour, En principe, la durée du préavis applicable en cas de démission est celle prévue au contrat de travail ou, à défaut, celle fixée par la convention collective. Si le contrat initial prévoit un mois de préavis et qu’aucun avenant n’a formalisé la modification de fonction ou de qualification, l’employeur ne peut exiger un préavis plus long sur la seule base des bulletins de paie. Selon la jurisprudence constante de la Cour de cassation, une modification du contrat ne peut résulter de faits non formalisés par un accord exprès du salarié. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous… Lire la suite »

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris