Skip to content

Dans certains cas, le délai entre la promesse, le compromis et l’acte de vente n’est pas respecté. Dans ce cas, des actions en justice sont ouvertes aux parties lésées. En effet, un compromis de vente est un avant-contrat qui intervient le plus souvent dans une vente immobilière ; il constitue le premier lien entre l’acheteur et le vendeur.

Au terme du compromis de vente, dit aussi promesse synallagmatique de vente, les deux parties sont engagées l’une envers l’autre selon les conditions auxquelles elles ont consenti. Mais que faire en cas de délai dépassé ? Quels sont les recours possibles et les alternatives envisageables ?

⚡Flash actu : suivant la loi Climat et résilience du 22 août 2021, afin de lutter contre les passoires énergétiques, à compter du 1er avril 2023, un audit énergétique sera demandé en cas de vente d’une maison ou d’un appartement dont le DPE est classé F ou G.

Définition juridique du compromis de vente

Avant de conclure à la vente définitive d’un bien immobilier, il est de coutume que le vendeur et le futur acquéreur signent un compromis de vente, appelé aussi promesse synallagmatique de vente. En vertu du compromis de vente, les deux parties sont engagées l’une envers l’autre : le vendeur s’engage à céder le bien dont il est question et l’acheteur à accepter l’offre de vente. Pour qu’un compromis de vente soit valable, les deux parties doivent déterminer expressément la chose et le prix et y consentir mutuellement. Le versement de l’acompte dans le compromis de vente n’est pas obligatoire.

Un compromis de vente est généralement assorti de conditions suspensives. Une condition suspensive a pour visée de suspendre l’exécution du contrat jusqu’à la survenance d’un événement ou à la réalisation d’une condition. Dans un compromis de vente, les conditions suspensives servent à retarder le transfert de propriété du bien immobilier à l’acheteur jusqu’à l’obtention d’un prêt bancaire ou d’un permis de construire par exemple.

Bon à savoir : Les conditions suspensives doivent être expressément mentionnées dans le compromis de vente pour être valables.

Il est fréquent que l’acheteur verse un dépôt de garantie, dit aussi acompte, au vendeur pour lui offrir une garantie de sa bonne foi. En général, le montant de ce dépôt de garantie varie entre 5% et 10% du prix de vente, même s’il n’est aucunement encadré par la loi. On parle alors d’acompte dans le compromis de vente.

? Zoom : Afin de vous assurer de la bonne rédaction de votre compromis, il est conseillé de faire appel à un professionnel. C’est pourquoi, LegalPlace vous propose un modèle de compromis de vente, facilement personnalisable. Il vous suffit simplement de remplir un questionnaire en ligne et les clauses spécifiques à votre situation seront ajoutées automatiquement à votre compromis.

Les différents délais intervenant dans le compromis de vente

Au terme du compromis de vente, différents délais s’appliquent.

Tout d’abord, l’acheteur dispose d’un délai de rétractation légal. Depuis le 8 août 2015, le délai de rétractation de l’acheteur dans un compromis de vente est fixé à dix jours. S’il décide d’exercer son droit de rétractation en respectant ce délai, il pourra le faire sans avoir besoin de justifier d’un motif légitime auprès du vendeur. Il est à noter que le vendeur ne bénéficie pas d’un droit de rétractation. La rétractation de l’acheteur mène à la résiliation du compromis de vente.

Le compromis de vente peut être signé à n’importe quel moment, même si signer un compromis de vente en instance de divorce peut s’avérer délicat.

Bon à savoir : Le délai entre l’offre d’achat et la proposition d’un compromis de vente est généralement d’un mois, voire de trois mois quand un prêt est inclus. Le délai commence à courir dès le lendemain de la signature du compromis de vente chez le notaire. Vous pouvez également signer un compromis de vente sans notaire. Dans ce cas, le délai de rétractation court dès réception de la lettre recommandée avec accusé de réception notifiant la promesse de vente.

Au terme de ce délai, l’acheteur et le vendeur sont engagés l’un envers l’autre.
Aussi, en pratique, l’accord au contrat de vente est souvent matérialisé par la réitération de l’acte de vente lors de la signature d’un acte authentique devant un notaire. La réitération de l’acte de vente permet de renouveler le consentement du vendeur et de l’acheteur à la vente du bien immobilier. Au terme de cette réitération, l’acte de vente devient définitif et le transfert de propriété du bien immobilier est réalisé au profit de l’acheteur. Un délai à la réitération de l’acte de vente peut être fixé par les parties dans les dispositions du compromis de vente.

Il existe un autre délai qui court après la conclusion du compromis de vente. Il s’agit du temps écoulé entre la signature du compromis de vente et la conclusion de l’acte définitif de vente. En général, ce délai est de trois mois. Cela permet à l’acheteur d’effectuer toutes les démarches nécessaires pour réaliser les conditions suspensives stipulées dans le compromis de vente. Enfin, le délai entre le compromis de vente et l’acte de vente du fonds de commerce est lui aussi en général de 3 mois.

Compromis de vente et délai de rétractation dépassé : quelles conséquences ?

En principe, si l’acheteur décide de se rétracter après écoulement du délai de rétractation au sein d’un compromis de vente, le dépôt de garantie peut être librement encaissé par le vendeur en tant qu’indemnité.

Compromis de vente et délai de réitération de l’acte de vente non-respectés

Il faut distinguer selon que les parties ont fait de la réitération de l’acte une condition de validité de la promesse synallagmatique de vente ou non. En effet, les cocontractants peuvent prévoir une condition en vertu de laquelle la réitération par acte authentique est obligatoire pour que le compromis de vente soit valable. Une date butoir de réitération de l’acte de vente doit être expressément mentionnée dans le compromis de vente. Dans ce cas précis, le dépassement de la date de réitération de l’acte de vente entraîne la caducité de la promesse synallagmatique de vente. Les deux cocontractants sont alors libérés de leurs obligations mutuelles. Si l’une des parties est fautive, elle engage sa responsabilité civile et devra octroyer des dommages et intérêts à l’autre partie en réparation du préjudice subi.

En revanche, si aucune condition de la sorte n’est prévue dans le compromis de vente, alors le dépassement du terme fixé verbalement par les parties n’entraîne pas la caducité de la promesse. Le compromis de vente restera valable. Dans ce cas, il faut sommer la partie défaillante de s’exécuter le plus rapidement possible. Pour ce faire, en général, une convocation chez le notaire par lettre recommandée avec accusé de réception ou par signification d’un commissaire de justice suffit. Dans cette convocation, doivent être précisées les conséquences d’un délai dépassé dans un compromis de vente, à savoir la caducité de la promesse et des sanctions civiles.

À l’issue de cette convocation, plusieurs situations sont envisageables :

Notaire Compromis de vente
La partie défaillante se présente chez le notaire procès verbal de carence octroi de dommages et intérêts ou exécution forcée selon les modalités du compromis de vente
La partie défaillante ne se présente pas chez le notaire procès verbal de difficultés
Bon à savoir : Si le vendeur a été assigné en réitération forcée de la vente, il peut demander en justice la caducité de la promesse synallagmatique de vente.

Si le dépassement de délai de la réitération de l’acte de vente n’est pas assorti de la caducité de la promesse synallagmatique de vente, alors il sera toujours possible de mettre en demeure la partie défaillante pour régulariser la vente. Pour rendre la promesse caduque, il est recommandé de rédiger la clause avec précaution.

Le dépassement de délai pour la réalisation des conditions suspensives du compromis de vente

Si les conditions suspensives conditionnant le compromis de vente n’ont pas pu être réalisées, en principe, le compromis de vente est caduc. Comme vu ci-dessus, les conditions suspensives incombent souvent à l’acheteur et consistent généralement en l’obtention d’un prêt immobilier ou d’un permis de construire. Il appartient à l’acheteur d’informer le vendeur, lorsque le délai de rétractation court encore, de l’obtention ou non du prêt bancaire ou du permis de construire. S’il ne le fait pas dans le temps imparti, l’acquéreur potentiel peut être tenu d’indemniser le vendeur par l’octroi de dommages et intérêts conformément à l’article 1178 du Code Civil.

Le cas de la bonne foi de l’acheteur

Dans le cas où la condition suspensive n’a pas pu être réalisée pendant le délai légal, notamment dans le cadre d’un refus de prêt bancaire, ce seront les juges du fond qui apprécieront la bonne ou la mauvaise foi de l’acquéreur. En effet, si le délai de réalisation de la condition suspensive est expiré alors même que l’établissement bancaire n’a pas notifié l’acceptation ou non du prêt bancaire de l’acheteur, ce dernier est considéré comme non fautif dans la mesure où il a réalisé les diligences nécessaires. Il appartiendra à l’acquéreur de rapporter la preuve des sollicitations effectuées en cas de litige. Cela permettra aux juges du fond de considérer l’acheteur comme étant de bonne foi.

En pratique, lorsque l’acheteur a entrepris les démarches pour réaliser la condition suspensive dans le temps imparti et qu’une issue favorable est probable, si les délais de réponse se rallongent, à cause des formalités administratives par exemple, alors il convient de prolonger le compromis de vente.

Bon à savoir : La prorogation du compromis de vente nécessite la rédaction d’un avenant au compromis de vente qui définira le nouveau délai de réalisation des conditions suspensives consenties.

Lorsque les conditions suspensives du compromis de vente ne sont pas réalisées et que l’acheteur n’est pas fautif, alors le vendeur doit lui restituer intégralement le dépôt de garantie.

Le cas de la mauvaise foi de l’acheteur

En revanche, si l’acheteur est de mauvaise foi, c’est-à-dire lorsqu’il a par exemple refusé une offre de prêt qui correspondait aux critères définis dans le compromis de vente, alors l’acheteur est considéré comme fautif. Dans ce cas, sa responsabilité civile est engagée et la condition suspensive est réputée réalisée. Le vendeur peut alors ouvrir une action en justice pour obtenir réparation du préjudice subi. Il peut soit obtenir l’octroi de dommages et intérêts soit la vente judiciaire du bien immobilier.

Par ailleurs, si l’acquéreur refuse de procéder à la conclusion de l’acte définitif de vente sans motif légitime, deux options s’offrent au vendeur :

  • il peut renoncer à la vente et obtenir alors des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi ;
  • ou bien il pourra demander l’exécution forcée du compromis de vente et forcer la vente. Cependant, cette option est déconseillée car l’acheteur pourrait être défaillant financièrement.

Le compromis de vente peut également prévoir une clause pénale. En vertu de cette clause, le montant des dommages et intérêts est préalablement déterminé par les parties lors de la rédaction de cette clause pour anticiper toute inexécution contractuelle. Ainsi, en cas de non-réalisation des conditions suspensives dans le délai imparti, le vendeur pourra mettre en application la clause pénale.

Attention : La clause pénale ne s’applique pas de plein droit. Le vendeur devra manifester sa volonté d’appliquer la clause pénale en justifiant l’inexécution contractuelle de l’acheteur.

Avant de mettre en place la clause pénale, il est bon de recourir à la mise en demeure de l’acheteur de s’exécuter. Si la mise en demeure échoue, la partie demanderesse pourra faire appel à la juridiction compétente pour connaître du litige. Pour rappel, ce sera le Tribunal d’Instance si le litige est inférieur à 10 000€ ou le Tribunal de Grande Instance si le litige excède 10 000€.Créez votre compromis de vente

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 04/01/2024

127 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien
Commentaires en ligne
Afficher toutes les questions

J’ai signé un compromis d’achat avec un marchant de bien avec une date butoir le 30/01/2026 donc débassée puis je acheter directement avec le propriétaire. Merci

Bonjour,

Le dépassement de la date butoir fixée dans un compromis de vente entraîne généralement la caducité du contrat, libérant ainsi les parties de leurs obligations respectives, sauf prorogation expresse. Toutefois, si le marchand de biens bénéficiait d’une exclusivité ou si des clauses spécifiques encadrent la rupture des négociations, une vente directe avec le propriétaire pourrait exposer les intervenants à des recours en responsabilité civile.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour Pour une vente de maison dont un des co héritiers est sous tutelle, nous avons signé un compromis avec l’accord du juge des tutelles. Sur l’ordonnance d’accord le juge avait indiqué que nous devions refaire une requête pour la vente définitive, un peu contradictoire sachant que l’accord pour signer le compromis nous contraignait a la vente. Nous avons adressé la requête pour la vente il y a plus de trois et malgré les relances pas moyen d’obtenir l’autorisation pour raison de surcharge de travail. La date maximale arrive a échéance et la vente va sûrement nous échapper. Ma question,… Lire la suite »

Bonjour,
Dans le cadre d’une vente impliquant un cohéritier sous tutelle, l’accord du juge des tutelles est indispensable pour valider chaque étape. Même si le compromis a été signé avec l’accord du juge, celui-ci peut légalement exiger une nouvelle autorisation lors de la vente définitive afin de protéger les intérêts de la personne protégée. Cette double validation, bien que contraignante, est prévue par la loi. Toutefois, un retard important, comme celui que vous décrivez, peut poser un problème pratique.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, je ne souhaite plus vendre suite au décès de mon conjoint. Les acquéreurs, probablement dénués de toute humanité, ne veulent rien entendre. Dans mon compromis, la clause suspensive précise que l’offre de prêt des acquéreurs doit être “écrite, ferme et sans réserve”. Les acquéreurs ont produit une offre émise par la banque le lendemain du délai prévu dans le compromis. Ce compromis prévoit que les acquéreurs doivent fournir la preuve de cette offre sous huitaine sur solliciation du vendeur. Nous avons une interprétation différente de ce délai de 8 jours avec la notaire car elle considère que cela rallonge… Lire la suite »

Bonjour, En présence d’une clause suspensive d’obtention de prêt précisant que l’offre doit être « écrite, ferme et sans réserve », l’offre bancaire produite hors délai prévu au compromis peut, en principe, justifier la non-réalisation de la condition, sauf stipulation contraire. La période de huit jours mentionnée pour la production de l’offre ne prolonge généralement pas le délai d’obtention du prêt, sauf si le compromis le prévoit expressément, ce qui peut expliquer l’interprétation divergente de la notaire. Concernant la loi Scrivener, l’offre devient juridiquement ferme à l’expiration du délai de réflexion de 10 jours, mais elle est considérée comme «… Lire la suite »

merci pour votre réponse. D’autre part l’offre de prêt produite est de 275000 euros au lieu de 352000 euros prévus au compromis. Les acquéreurs n’ont jamais signifié de demande de prolongation de délai ni de modification du montant. Cela donne-t-il un argument supplémentaire pour prononcer la caducité du compromis?

Bonjour je devais acheter une maison à 1 mois et demi le notaire apprends que le vendeur a des dettes sur son entreprise, la maison est hypothèque. Alors que ma banque me suit, et j’ai versé de l’argent au notaire pour réserver la maison. Comment se passe la suite est-ce que je peux bénéficier de mon remboursement que j’ai versé au notaire et à D indignité par rapport au refus de vente à cause de ces dettes ? Je suis beaucoup déçu. C’était la maison de mes rêves qui avait tous mes critères.

Bonjour, En principe, tant que l’acte de vente définitif n’a pas été signé, le notaire conserve le dépôt de garantie à titre d’indisponibilité. Si la vente échoue pour une raison imputable au vendeur, comme l’existence d’une hypothèque empêchant la libre cession du bien, l’acquéreur peut récupérer l’intégralité des sommes versées, conformément à l’article 1178 du Code civil relatif à l’inexécution du contrat. L’octroi d’une indemnité spécifique dépend des clauses du compromis et d’un éventuel préjudice prouvé, mais ne découle pas automatiquement de la simple déception de ne pas pouvoir acheter. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous… Lire la suite »

Bonjour, Lorsque le bien immobilier mis en vente est grevé d’une hypothèque liée aux dettes du vendeur, la vente ne peut en principe être finalisée tant que cette hypothèque n’est pas levée. Si la vente est finalement annulée pour cette raison, l’acompte versé chez le notaire, généralement conservé sur un compte séquestre, doit vous être restitué, sauf stipulation contraire dans le compromis. Concernant une éventuelle indemnisation pour le préjudice subi, cela dépend des circonstances précises et des clauses du compromis, notamment en cas de défaillance du vendeur. Il peut également être envisagé de rechercher si le vendeur a agi de… Lire la suite »

Bonjour, Nous avons signé un compromis de la vente de notre maison ( ma soeur ma maman et moi) le 23 décembre dernier avec une date butoir au 9 mai dernier. Deux conditions suspensives : Les acquéreurs n’ont pas donné signe de vie à la date butoir du 23 avril, date de dépôt des prêts auprès du notaire. Ce n’est qu’après qu’ils ont échangé avec nous et le notaire en donnant pour justificatif que leur dossier était déposé, tardivement au courtier.( ils ont une maison en vente et ne voulait pas passer par le prêt relai ( deuxième clause suspensive)..depuis,… Lire la suite »

Bonjour,

Si les acquéreurs n’ont pas respecté les délais des conditions suspensives (prêt non obtenu au 23 avril), le compromis est caduc, sauf si l’on accepte une prolongation.

Il est possible d’exiger une résiliation et, si le compromis le prévoit, demander une indemnité d’immobilisation.

En cas de mauvaise foi des acheteurs, il est également possible de réclamer des dommages-intérêts. Le notaire ne peut agir sans votre décision formelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour. J’ai signé un compromis de vente le 10 janvier pour une signature de l’acte de ventre avant le 10 avril. Malheureusement, le 8 février, j’ai appris que mon employeur était en liquidation judiciaire. J’ai eu 2 rdv en banque (le 3 et le 5 mars) et j’ai eu 2 refus de prêt les 17 et 20 mars dû à ma nouvelle situation financière. J’ai envoyé les 2 refus au vendeur et au notaire le 24 mars en recommandé. Pour le vendeur et son notaire, c’est trop tard et je dois remettre le séquestre. Pour mon notaire, j’ai bien montré… Lire la suite »

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, Suite à la signature d’un compromis avec une clause suspensive pour changement de destination, l’acquéreur n’a pas eu le permis de construire. La vente peut elle tout de même avoir lieu s’il le souhaite ou le compromis est il automatiquement caduc ?
Merci de votre réponse.
cdt

Bonjour,

Si la clause suspensive liée au permis de construire n’est pas réalisée, le compromis devient caduc de plein droit, sauf si l’acquéreur y renonce expressément et par écrit (article 1304-4 du Code civil). La vente peut donc toujours avoir lieu si l’acquéreur souhaite poursuivre malgré l’absence de permis, mais cette renonciation doit être formalisée avant la date limite prévue dans le compromis.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Merci

Bjr
La SCI dont je suis le gérant à signé un compromis de vente d’un immeuble sur la commune de saint martin aux Antilles francaises le 15 aout 2023 .L’acte definitif n’a aps étérégularisé malgré mes nombreuses demande..J’ai envoyé au notaire deux mises ne demeure restées lettre morte.Il n’a aps été versé de cauton.Je n’ai aucune demande et je veux juste récupérer mon bien rapidement .Que faire

Bonjour,

Si l’acheteur ne respecte pas ses engagements, vous pouvez demander la résolution du compromis. Envoyez une mise en demeure à l’acheteur et au notaire par lettre recommandée avec AR. Sans réponse, saisissez le tribunal judiciaire pour constater la caducité du compromis et récupérer votre bien.

Un avocat peut vous aider à accélérer la procédure.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris