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  • La TVA de véhicule utilitaire est récupérable à 100 % sur le prix d’achat, les loyers de leasing et la quasi-totalité des frais d’entretien ;
  • Contrairement aux voitures particulières, l’amortissement d’un véhicule utilitaire n’est soumis à aucun plafond fiscal, peu importe son niveau d’émission ;
  • Les VU (véhicules utilitaires) sont exonérés de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et de la taxe sur les polluants atmosphériques (ex-TVS).

La fiscalité d’un véhicule utilitaire (VU) offre des leviers d’allègement bien plus puissants que ceux d’une voiture de tourisme classique, à condition de bien maîtriser les rouages fiscaux pour éviter de se faire épingler par l’administration. En 2026, le cadre réglementaire a évolué, en particulier pour les pick-up ou les camions dits à “cabine approfondie”. Que vous soyez en train de créer une entreprise ou en plein développement de votre flotte, comprendre ces mécanismes est nécessaire pour votre gestion et optimisation quotidiennes.

Quelle est la fiscalité du véhicule utilitaire 5 places ?

La fiscalité du véhicule utilitaire 5 places a longtemps été une zone d’ombre administrative, source de nombreux redressements fiscaux pour les entreprises. Elle se différencie de la fiscalité des voitures de société qui englobe également les véhicules de tourisme. Jusqu’à récemment, la frontière entre l’usage professionnel et l’usage mixte de ces modèles dits “à cabine approfondie” était floue, laissant les entrepreneurs dans l’incertitude.

Classification fiscale du VU 5 places avant et après 2025

Le cadre juridique du véhicule utilitaire à 5 places a été clarifié par le décret n° 2024-1129 du 4 décembre 2024, applicable dès le début de l’année 2025. Ce texte modifie le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) en instaurant un critère physique simple pour l’imposition : le nombre de rangs de places assises. Désormais, un véhicule de catégorie N1 arborant la mention “camionnette” (CTTE) sur la carte grise et ne comportant que deux rangées de sièges est considéré comme un utilitaire au sens strict, peu importe qu’il propose 5 places.

En revanche, si votre véhicule comporte au moins 3 rangées de places assises, il bascule automatiquement dans la catégorie des véhicules de tourisme pour l’administration fiscale, entraînant la perte immédiate des avantages VU.

Rôle de la cloison de séparation fixe

Pour maintenir la fiscalité de votre véhicule utilitaire 5 places dans le giron des VU, la configuration technique de l’habitacle est un vrai point de vigilance ! L’administration exige généralement que l’espace dédié au chargement soit prédominant et, dans l’idéal, séparé par une cloison fixe.

Le fisc cherche avant tout à vérifier que le transport de personnes reste l’accessoire du transport de marchandises ou de matériel professionnel. Si les sièges arrière sont facilement escamotables ou si le véhicule est aménagé comme un monospace familial, il pourrait y voir un véhicule de loisir.

Risques de requalification en VP et conséquences

Si l’administration fiscale juge que votre utilitaire est en réalité une voiture de tourisme déguisée, les sanctions financières sont immédiates et rétroactives. La requalification entraîne :

  • L’annulation de la récupération de la TVA ;
  • L’application des plafonds d’amortissement ;
  • Le paiement des taxes annuelles sur les émissions (ex-TVS).

De plus, un VU 5 places comportant au moins 3 rangées de places assises est désormais automatiquement basculé dans la catégorie des véhicules de tourisme.

Qu’est-ce qu’un véhicule utilitaire au sens fiscal ?

Véhicule professionnel et fiscalité ne font bon ménage que si la définition légale est respectée dès l’immatriculation ! Pour l’administration fiscale française, la nature intrinsèque de l’engin prime sur l’usage que vous en faites réellement au quotidien, même pour vos trajets personnels. Un VU n’est pas simplement un véhicule qui “sert au travail”, c’est un bien dont les caractéristiques techniques limitent structurellement le confort des passagers au profit du stockage.

Définition en fiscalité d’un véhicule utilitaire

La fiscalité d’un véhicule utilitaire s’appuie sur le certificat d’immatriculation, et plus précisément sur la catégorie européenne N1 mentionnée en case J.1 de votre carte grise. Ces véhicules sont conçus et construits essentiellement pour le transport de marchandises avec un poids maximal ne dépassant pas 3,5 tonnes. En France, ils portent la mention nationale “CTTE” pour camionnette ou “VU”, ce qui les sépare physiquement des berlines.

cette classification est le sésame qui débloque l’intégralité du régime de faveur, contrairement aux véhicules de catégorie M1 destinés au transport de passagers.

Différences fiscales entre VU et véhicule de tourisme (VP)

VU vs véhicule de tourisme en fiscalité : c’est sans appel en faveur de l’utilitaire (pour les sociétés soumises aux régimes réels d’imposition). Là où une voiture de tourisme subit des limitations drastiques pour éviter les dépenses jugées “luxueuses”, l’utilitaire est traité comme une machine de production.

Critère fiscal Véhicule utilitaire (VU) Véhicule de tourisme (VP)
TVA à l’achat Récupérable à 100 % Non récupérable (sauf exceptions)
Plafond amortissement Aucun (amortissement intégral) De 9 900 € à 30 000 € selon CO2
Taxes annuelles (ex-TVS) Exonération totale Soumis aux deux taxes annuelles
Malus écologique Généralement exonéré Taxé selon le poids et le CO2
Usage privé Toléré (trajets domicile-travail) Avantage en nature obligatoire

Le cas particulier du VU 5 places depuis 2025

La gestion fiscale des camionnettes à cabine approfondie, offrant souvent 5 places assises, obéit à des règles strictes depuis l’entrée en vigueur du décret n° 2024-1129 du 4 décembre 2024. Concrètement, la règle des deux rangées s’applique spécifiquement aux véhicules immatriculés en tant que “camionnettes” (genre CTTE sur la carte grise). Pour ces modèles, tant que le véhicule ne comporte pas plus de deux rangs de places assises, il conserve sa qualification fiscale d’utilitaire, même avec 5 ceintures.

Depuis le 1er janvier 2025, un pick-up à double cabine (4 portes, 5 places) est considéré comme un véhicule de tourisme pur et dur pour le malus et les taxes sur les voitures de société annuelles, sauf s’il est affecté exclusivement à l’exploitation des remontées mécaniques.

Quelle TVA s’applique aux véhicules utilitaires ?

La TVA de véhicule utilitaire récupérable est sans doute l’argument le plus percutant pour la trésorerie d’une jeune entreprise qui doit s’équiper d’un véhicule. Dans un système de TVA classique, la taxe payée à vos fournisseurs vient normalement en déduction de celle que vous collectez sur vos ventes. Pour un utilitaire, cette règle s’applique sans les restrictions habituelles imposées aux véhicules de confort, ce qui représente une économie immédiate de 20 % sur l’investissement initial.

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TVA récupérable à 100 % sur l’achat d’un VU

Lors de l’acquisition d’un fourgon ou d’une camionnette, l’entreprise peut récupérer l’intégralité de la TVA du le prix de vente. Cela s’applique que le véhicule soit acheté au comptant, à crédit, ou via un contrat de crédit-bail (leasing). Par exemple, si vous décidez de créer une entreprise et que votre premier achat est un utilitaire à 30 000 € HT, vous récupérez 6 000 € de TVA dès votre prochaine déclaration.

TVA sur le carburant, l’entretien et les réparations

La fiscalité de véhicule utilitaire étend le droit à déduction de la TVA plus loin qu’à l’achat même du véhicule utilitaire. Ce mécanisme s’applique aux coûts de fonctionnement quotidiens, pour ne pas alourdir les charges d’exploitation :

  • Le carburant ;
  • L’électricité de recharge ;
  • Les factures de garage, de remplacement de pneumatiques ou d’entretien périodique.

Conditions à respecter pour déduire la TVA

Pour que la TVA de véhicule utilitaire récupérable ne soit pas remise en cause, l’entreprise doit être assujettie à la TVA et ne pas bénéficier d’une franchise en base. Le véhicule doit être affiché officiellement à l’actif du bilan de la société et répondre à un besoin d’exploitation réel.

Une facture conforme mentionnant explicitement le montant de la taxe, l’immatriculation du véhicule et l’identité de votre société est le justificatif minimal exigé par l’administration. Par exemple, si une facture de carburant ne mentionne pas la plaque d’immatriculation du VU, le fisc peut rejeter la déduction de la taxe lors d’un contrôle de routine.

Risque de requalification et perte du droit à déduction

La récupération de la TVA de véhicule utilitaire est assortie d’une obligation de sincérité sur l’affectation réelle du bien à l’exploitation. Si l’administration fiscale démontre que le véhicule, bien qu’immatriculé en CTTE, est utilisé à des fins purement privées ou ne respecte pas les critères techniques (comme les points d’ancrage arrière accessibles), elle procède à une requalification en voiture de tourisme. Cette décision entraîne la remise en cause immédiate du droit à déduction exercé lors de l’achat ou sur les loyers de leasing.

Les conséquences financières d’un tel redressement sont particulièrement lourdes pour la trésorerie de l’entreprise. Conformément aux dispositions de l’article 206 de l’annexe II du Code général des impôts, l’entreprise devra reverser l’intégralité de la TVA indûment récupérée, soit 20 % du prix d’acquisition. À ce rappel s’ajoutent systématiquement des intérêts de retard au taux de 0,20 % par mois et des majorations pouvant atteindre 40 % en cas de manquement délibéré. Pour un véhicule acheté 40 000 € HT, la facture peut dépasser les 12 000 € en incluant les pénalités et le rappel des taxes annuelles sur les émissions (ex-TVS).

Comment amortir un véhicule utilitaire en fiscalité ?

L’amortissement d’un véhicule utilitaire est une opération comptable qui consiste à étaler le coût d’achat du bien sur sa durée d’utilisation réelle dans l’entreprise. Contrairement à une simple charge, l’amortissement d’un véhicule professionnel permet de constater l’usure de l’outil de travail chaque année, réduisant ainsi votre bénéfice imposable de manière progressive.

Absence de plafond d’amortissement pour les VU

Conformément à l’article 39-4 du Code général des impôts (CGI), la règle de plafonnement des amortissements ne vise que les véhicules de tourisme (genre VP sur la carte grise). Pour ces derniers, la base de déduction est restreinte à des seuils stricts variant selon le taux de CO2 : 30 000 € pour l’électrique, 20 300 € pour l’hybride rechargeable performant, et seulement 18 300 € ou 9 900 € pour les motorisations thermiques classiques.

À l’inverse, un véhicule utilitaire de catégorie N1 échappe totalement à ces limitations. Un utilitaire peut être amorti sur la totalité de son prix d’achat HT. Si un paysagiste achète un camion benne pour 60 000 € par exemple, il déduira chaque centime de ce montant de son résultat fiscal sur 5 ans.

Durée et taux d’amortissement applicables pour un VU

La durée d’amortissement d’un véhicule utilitaire est généralement fixée à 4 ou 5 ans, ce qui correspond aux cycles de renouvellement habituels. Un amortissement sur 5 ans induit un taux linéaire de 20 % par an (soit 12 000 € de charges annuelles pour un véhicule de 60 000 €).

Il est possible de choisir la méthode de l’amortissement dégressif pour les véhicules utilitaires neufs, permettant de déduire des montants plus importants lors des premières années d’utilisation.

Amortissement d’un véhicule utilitaire en cas de leasing ou LLD

Si vous optez pour une location longue durée (LLD) ou un crédit-bail, vous ne pratiquez pas l’amortissement vous-même, mais vous déduisez les loyers versés. La déduction fiscale d’un véhicule utilitaire par le biais des loyers est totale et sans plafonnement, à l’instar de l’amortissement classique pour un propriétaire.

Fiscalité d’un véhicule utilitaire : quelles charges sont déductibles ?

La déduction fiscale d’un véhicule utilitaire ne s’arrête pas à son prix d’acquisition initial chez le concessionnaire. L’intégralité des frais nécessaires à la circulation et à la maintenance du véhicule vient en diminution de votre chiffre d’affaires imposable. En 2026, cette règle de déduction des charges déductibles d’un véhicule utilitaire reste l’un des principes les plus protecteurs pour le bénéfice net de l’entrepreneur.

Carburant, entretien et réparations du véhicule utilitaire 5 places

Chaque passage à la pompe ou au garage est une opportunité de réduction fiscale directe avec la fiscalité de votre véhicule utilitaire. Les dépenses de carburant sont déductibles à 100 % de votre résultat, tout comme les contrats de maintenance et les réparations mécaniques imprévues. Contrairement à une utilisation privée, le fisc considère que ces frais sont des charges d’exploitation, au même titre que l’achat de papier pour votre bureau.

Assurance, péages et frais de stationnement

L’assurance de votre utilitaire, indispensable pour couvrir votre responsabilité civile et votre outil de travail, est une charge déductible. Il en va de même pour les frais de péage et les tickets de stationnement engagés lors de vos déplacements chez les clients ou fournisseurs.

Ces “petites” dépenses, cumulées sur une année complète, représentent un montant significatif qui doit être scrupuleusement comptabilisé. Pour justifier ces charges déductibles d’un véhicule utilitaire, la présentation de factures détaillées ou de relevés de télépéage au nom de l’entreprise est impérative.

Intérêts d’emprunt et frais financiers

Si vous avez eu recours à un prêt bancaire classique pour financer votre utilitaire, les intérêts d’emprunt sont intégralement déductibles de votre bénéfice. Les frais de dossier bancaire et les éventuelles commissions de cautionnement entrent également dans ce cadre de déduction fiscale.

En intégrant ces frais financiers dans votre comptabilité, vous réduisez mécaniquement votre assiette d’imposition sur les sociétés ou sur le revenu, selon votre statut juridique de l’entreprise.

Les VU sont-ils soumis à des taxes spécifiques ?

L’un des avantages compétitifs majeurs du VU réside dans son immunité quasi totale face aux taxes annuelles liées à la possession, qui frappent en temps normal les voitures particulières. Ces taxes sont utilisées comme un levier pour décourager l’usage de gros véhicules polluants par les entreprises de transport. En choisissant un utilitaire léger, vous sortez du radar de ces prélèvements annuels, ce qui constitue une économie de charges fixes précieuse pour votre exploitation.

Exonération de la taxe annuelle sur les émissions (ex-TVS)

La taxe sur les véhicules de société 2026 est remplacée par deux taxes annuelles (CO2 et polluants), mais les utilitaires restent les grands bénéficiaires de la réforme. Tant que votre véhicule porte la mention “CTTE” et respecte les critères de catégorie N1, il est exonéré de cette taxe.

Les motorisations électriques sont les seules à jouir d’une exonération permanente et intégrale des taxes annuelles sur le CO2 et les polluants atmosphériques, tout en garantissant un accès illimité aux Zones à Faibles Émissions (ZFE), quelle que soit la catégorie du véhicule.

Le malus CO2 en 2026 pour la fiscalité des VU

Le seuil de déclenchement de l’imposition liée aux émissions de dioxyde de carbone est à 108 g/km selon la norme WLTP. Cela rend la taxation quasi systématique pour les modèles thermiques non optimisés.

Le barème progressif est extrêmement agressif et culmine à 80 000 € au-delà de 191 g/km. Cette pression fiscale vise à accélérer le renouvellement du parc automobile au profit de technologies plus sobres, mais elle épargne les camionnettes CTTE tant qu’elles ne comportent pas 3 rangées de places.

La taxe sur la masse en ordre de marche (malus masse)

Le “malus masse” ou TMOM sanctionne les véhicules dont le poids dépasse les 1 500 kg lors de leur première immatriculation sur le territoire national. Pour les entreprises, cette masse en ordre de marche est indiquée en case G de la carte grise. Le barème 2026 est devenu particulièrement sévère pour les véhicules de tourisme et assimilés :

  • De 1 500 à 1 699 kg : 10 € par kg ;
  • De 1 700 à 1 799 kg : 15 € par kg ;
  • De 1 800 à 1 899 kg : 20 € par kg ;
  • De 1 900 à 1 999 kg : 25 € par kg ;
  • À partir de 2 000 kg : 30 € par kg.
Si le véhicule utilitaire (CTTE) est exonéré, les pick-ups de 5 places (BE) et les camions hors route de 5 places (BA immatriculés dès 2026) subissent ce malus de plein fouet.

Exonérations et réductions de malus

Les foyers ayant au moins trois enfants à charge bénéficient d’une réduction de 20 g/km de CO2 et de 200 kg de masse par enfant, à solliciter par remboursement a posteriori. Les motorisations hybrides rechargeables profitent également d’un abattement de 200 kg sur leur masse fiscale, à condition que leur autonomie électrique urbaine dépasse 50 km. Enfin, les véhicules 100 % électriques, à hydrogène ou accessibles en fauteuil roulant (CMI invalidité) sont totalement exonérés de ces deux malus environnementaux.

Quel régime fiscal selon le statut juridique de l’entreprise ?

Entre l’entreprise individuelle et la société de capitaux, le régime fiscal change. Chaque dirigeant doit s’assurer que son mode de déduction est cohérent avec son statut social pour éviter tout rejet lors du bilan annuel.

Le saviez-vous ? Toute entreprise a des obligations comptables (bilan, compte de résultat, déclarations fiscales…). ComptaPlace vous accompagne pour rester conforme aux exigences légales en toute tranquillité, et éviter les sanctions en cas de contrôle fiscal.

La fiscalité du véhicule utilitaire en Entreprise individuelle (BIC, BNC)

Pour un artisan ou un consultant en nom propre utilisant un véhicule utilitaire (genre CTTE), sachez que le barème kilométrique de l’administration ne vous est pas accessible. Cette grille forfaitaire est strictement réservée aux voitures particulières (VP) et aux deux-roues. Que vous soyez imposé dans la catégorie des BIC ou des BNC, la déduction des frais réels sur le véhicule professionnel est donc l’unique méthode autorisée pour votre camionnette de société.

Société soumise à l’IS : charges déductibles du résultat

Dans une SAS, SASU ou SARL à l’impôt sur les sociétés (IS), l’utilitaire appartient juridiquement à la personne morale qui supporte tous les frais. Toutes les charges (amortissement, assurance, énergie) sont déduites du résultat comptable brut avant le calcul de l’impôt annuel. L’absence de taxe sur les véhicules de société pour les VU permet de réinvestir ces économies nettes dans le développement commercial ou le recrutement.

Avantage en nature en cas d’usage mixte professionnel/personnel

Si vous utilisez votre utilitaire pour vos besoins privés ou vos week-ends, le fisc exige la réintégration d’un avantage en nature imposable. Contrairement aux VP, l’évaluation de cet avantage pour un VU se fait souvent au prorata des kilomètres privés sur l’ensemble des frais réels supportés par la société.

Cependant, si l’usage privé reste strictement limité aux trajets domicile-travail, l’administration est tolérante et ne réclame généralement pas de taxation sociale supplémentaire. Il est vivement conseillé de tenir un carnet de bord rigoureux pour prouver la prédominance de l’usage professionnel et protéger ainsi votre déduction fiscale d’un véhicule utilitaire.

Comment optimiser la fiscalité de son véhicule utilitaire ?

Optimiser la fiscalité d’un véhicule utilitaire demande d’arbitrer entre vider votre banque immédiatement ou étaler la charge pour garder du cash. Si vous achetez comptant un utilitaire de 40 000 € HT, vous récupérez 8 000 € de TVA tout de suite, mais vous amputez votre trésorerie d’un montant massif ! En revanche, avec une Location Longue Durée (LLD) ou un leasing, vous préservez votre capacité de financement pour acheter du stock ou recruter un collaborateur, tout en déduisant chaque loyer mensuel de votre bénéfice.

Achat, leasing ou LLD : comparatif fiscal

Selon que vous privilégiez la propriété du bien ou la souplesse de l’usage, les impacts sur votre bilan comptable seront radicalement différents. En 2026, il est essentiel de confronter les trois solutions classiques pour identifier celle qui s’aligne le mieux avec votre cycle d’exploitation et vos prévisions de chiffre d’affaires. Voici une synthèse comparative entre l’achat, la LOA et la LLD.

Critère fiscal Achat (comptant/crédit) Crédit-bail / LOA Location Longue Durée (LLD)
Impact au bilan Immobilisation à l’actif Engagement hors bilan Hors bilan (simple charge)
Déduction fiscale Amortissement annuel Loyers mensuels Loyers mensuels
Récupération TVA Immédiate sur prix d’achat Échelonnée sur les loyers Échelonnée sur les loyers
Maintenance À votre charge réelle Souvent incluse Intégrée au contrat

Anticiper le passage aux VU électriques

La transition vers une flotte d’utilitaires électriques n’est plus une simple démarche éco-responsable, mais une stratégie de survie fiscale face à l’explosion des malus thermiques ! En 2026, cela vous permettrait également de profiter de dispositifs d’aide à l’installation de bornes de recharge privées.

Fiscalement, l’absence de malus à l’immatriculation (jusqu’à 80 000 € d’économie cumulée) et le plafond d’amortissement relevé de 30 000 € sont des arguments financiers imbattables. De plus, la recharge sur votre lieu de travail est une charge d’exploitation déductible dont vous récupérez intégralement la TVA, à l’instar des carburants fossiles pour les VU. Vous pouvez aussi amortir la batterie séparément du véhicule pour maximiser vos dotations dès le premier exercice.

Se faire accompagner par un expert-comptable

Les nouveaux barèmes de malus et les règles de TVA sur les 5 places sont à suivre avec précaution. L’expert-comptable garantit que la fiscalité de votre véhicule utilitaire est optimisée sans franchir la ligne rouge de l’abus de droit ou de la fraude. C’est également un gage de sérénité en cas de contrôle fiscal, le comptable étant le garant de la sincérité de vos factures et de vos écritures comptables.

La fiscalité d’un véhicule utilitaire en 2026 demeure l’un des piliers de l’optimisation financière pour les professionnels. Grâce à une TVA récupérable à 100 %, un amortissement intégral sans plafond et une exonération totale de taxes annuelles (ex-TVS), le véhicule utilitaire dépasse la voiture de tourisme sur le terrain de la rentabilité ! La sécurisation du statut des VU 5 places à deux rangs de sièges offre désormais une nouvelle souplesse bienvenue aux entrepreneurs du bâtiment et du transport.

FAQ

Un VU peut-il être utilisé à titre personnel sans conséquences fiscales ?

Un usage privé accessoire comme les trajets domicile-travail est généralement toléré par l'URSSAF sans taxation d'avantage en nature. Cependant, une utilisation régulière pour des besoins personnels (week-ends, courses) impose de déclarer un avantage en nature au prorata de l'usage pour rester en règle.

La TVA est-elle récupérable sur un VU loué en LLD ?

Oui, la TVA sur les loyers mensuels d'un utilitaire en Location Longue Durée est intégralement récupérable pour l'entreprise preneuse, contrairement au VP. C'est l'un des grands avantages du leasing pour les sociétés qui souhaitent lisser leurs sorties de trésorerie tout en récupérant la taxe.

Un VU 5 places est-il automatiquement un véhicule de tourisme ?

Non, depuis janvier 2025, un VU avec deux rangées de sièges (5 places) conserve sa qualification d'utilitaire s'il respecte les critères de catégorie N1 définis par le décret n° 2024-1129. En revanche, s'il comporte trois rangées ou plus, il est automatiquement requalifié en véhicule de tourisme, perdant ainsi ses privilèges fiscaux.

Peut-on déduire le carburant d'un VU à l'essence ?

Oui, la TVA sur l'essence (sans plomb) est désormais récupérable à 100 % pour les véhicules utilitaires, exactement comme pour le gazole. Le coût du carburant lui-même est considéré comme une charge d'exploitation intégralement déductible de votre bénéfice imposable.

Y a-t-il un malus écologique sur les véhicules utilitaires ?

Les utilitaires légers (catégorie N1, genre CTTE) sont structurellement exonérés du malus CO2 et du malus au poids. En revanche, les pick-ups de 5 places et les camions hors route de 5 places (BA) sont assujettis à ces taxes comme des voitures particulières.

Quelle est la durée d'amortissement d'une voiture utilitaire ?

La durée d'usage normale admise par l'administration est généralement de 4 à 5 ans. Un amortissement sur 5 ans permet de déduire 20 % du prix d'achat HT chaque année de votre résultat comptable, ce qui est la norme acceptée.

Un auto-entrepreneur peut-il récupérer la TVA sur un VU ?

Seulement s'il a opté pour le régime réel de TVA (assujettissement volontaire ou dépassement des seuils de CA). S'il est en franchise en base de TVA, il ne peut pas la récupérer et doit acheter son véhicule toutes taxes comprises (TTC).

Quels sont les avantages d'un véhicule utilitaire ?

Les principaux atouts sont la récupération intégrale de la TVA (20 % d'économie immédiate), l'absence de plafond d'amortissement annuel, l'exonération des taxes annuelles sur les véhicules et une plus grande facilité de déduction des charges d'entretien.
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 27/04/2026

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