Skip to content
  • L’ARE est l’allocation chômage versée par France Travail aux personnes qui perdent leur emploi de façon involontaire.
  • Il faut avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) pour ouvrir des droits à l’ARE et 5 mois suffisent depuis le 1er avril 2026 pour les personnes indemnisées pour la première fois.
  • Le montant journalier brut de l’ARE retient la formule la plus favorable entre deux calculs, sans jamais descendre sous 32,13 € par jour.
  • La durée d’indemnisation suit la règle « un jour travaillé égale un jour indemnisé », avec une réduction de 25 % appliquée depuis 2023 tant que le chômage reste inférieur à 9 %.

L’aide au retour à l’emploi (ARE) est l’allocation chômage versée chaque mois par France Travail aux personnes involontairement privées d’emploi. Son montant et sa durée dépendent de votre parcours professionnel et de règles précises, récemment revues par la réforme de l’assurance chômage.

Qu’est-ce que l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) ?

L’ARE est le revenu de remplacement versé chaque mois par France Travail (anciennement Pôle emploi) aux demandeurs d’emploi. Concrètement, elle prend le relais du salaire pendant la période de recherche d’un nouveau poste. Son versement n’est pas automatique. Il dépend de plusieurs conditions liées au parcours professionnel, à l’âge et à la situation du bénéficiaire.

L’ARE se calcule sur une base journalière, puis se verse mensuellement. Son montant et sa durée varient selon la rémunération perçue auparavant et la durée d’activité accomplie. Autrement dit, plus vous avez travaillé et cotisé, plus vos droits sont importants.

L’ARE et « l’allocation chômage » désignent la même chose. ARE est simplement le nom officiel utilisé par France Travail dans vos documents et vos courriers.

Qui peut toucher l’ARE et quelles sont les conditions d’obtention ?

L’accès à l’ARE repose sur un ensemble de conditions cumulatives. Il faut avoir :

  • Perdu son emploi involontairement ;
  • Être inscrit comme demandeur d’emploi ;
  • Respecter les critères d’âge et de résidence ;
  • Justifier d’une durée de travail suffisante.

Être privé involontairement d’emploi

L’ARE s’adresse uniquement aux personnes qui n’ont pas choisi de quitter leur poste. La nature de la rupture du contrat constitue donc la première condition à remplir. Sont couverts les cas suivants :

Une démission classique n’ouvre pas droit à l’ARE. Il en va de même en cas de démission présumée pour abandon de poste, qui prive le salarié de l’allocation chômage. Pour les ruptures conventionnelles conclues à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation est par ailleurs raccourcie. En application de la loi n° 2026-470 du 11 juin 2026, elle passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, le montant de l’allocation journalière restant inchangé.

S’inscrire à France Travail et rechercher activement un emploi

L’inscription comme demandeur d’emploi conditionne l’ouverture des droits à l’ARE. Elle s’effectue en ligne ou en agence, dès le lendemain de votre dernier jour de travail. Vous disposez d’un délai de 12 mois à compter de la fin du contrat pour vous inscrire, délai qui peut être allongé en cas de maladie, de formation ou de congé parental.

L’inscription à France Travail ne suffit pas à elle seule. Vous devez ensuite rechercher activement un emploi, en consultant les offres et en y postulant régulièrement. Vous êtes également tenu d’actualiser votre situation chaque mois auprès de France Travail, faute de quoi le versement de l’ARE est suspendu. France Travail peut par ailleurs vérifier la réalité de votre recherche tout au long de l’indemnisation.

Respecter les conditions d’âge et de résidence

Pour prétendre à l’ARE, vous ne devez pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite, lequel dépend de votre année de naissance. L’âge joue aussi un autre rôle. Il détermine la période de référence sur laquelle France Travail examine votre durée de travail, plus longue à partir de 53 ans.

Enfin, la résidence en France constitue une condition à part entière. Une installation durable à l’étranger interrompt le versement de l’allocation.

Justifier de la durée d’affiliation minimale

L’ARE exige une durée de travail minimale, appelée condition d’affiliation. En règle générale, vous devez justifier d’au moins 6 mois d’activité, soit 130 jours travaillés ou 910 heures. Cette période s’apprécie sur les 24 derniers mois avant la fin du contrat, portés à 36 mois pour les personnes de 53 ans et plus. Les emplois à temps plein comme à temps partiel entrent dans le calcul de cette durée d’affiliation.

Profil du demandeur Période de référence Durée de travail exigée
Moins de 53 ans 24 derniers mois 6 mois (130 jours ou 910 heures)
53 ans et plus 36 derniers mois 6 mois (130 jours ou 910 heures)
Primo-entrant (depuis le 1er avril 2026) 24 ou 36 mois selon l’âge 5 mois (108 jours ou 758 heures)
Depuis le 1er avril 2026, les personnes indemnisées pour la première fois bénéficient d’une règle assouplie. Le décret n° 2026-214 du 28 mars 2026 ramène leur condition d’affiliation à 5 mois, soit 108 jours ou 758 heures. Sont concernées les personnes n’ayant pas perçu l’ARE au cours des 20 années précédentes. Leur durée minimale d’indemnisation est alors fixée à 5 mois. Certaines périodes non travaillées comptent malgré tout dans la condition d’affiliation. C’est le cas des arrêts maladie indemnisés, des congés maternité, des congés parentaux d’éducation ou encore des accidents du travail.

Comment est calculé le montant de l’ARE ?

Le montant de l’ARE dépend de vos anciennes rémunérations, salaires et primes compris. France Travail établit d’abord un salaire journalier de référence, souvent abrégé SJR, à partir de vos revenus des derniers mois. Ce SJR sert ensuite de base à tous les calculs. Le résultat obtenu est encadré par un plancher et un plafond, puis peut évoluer dans le temps pour les revenus les plus élevés.

Le montant brut journalier

L’allocation journalière brute résulte de deux formules, dont France Travail retient toujours la plus avantageuse.

La première formule additionne une partie fixe de 13,18 € et une partie proportionnelle égale à 40,4 % du salaire journalier de référence. La seconde formule correspond à 57 % du SJR. Le montant retenu ne peut jamais être inférieur au plancher de 32,13 € par jour, ni dépasser un plafond fixé à 75 % du SJR.

Julie percevait un salaire brut de 2 100 € par mois avant son licenciement, soit un salaire journalier de référence d’environ 69 €. La première formule lui donne 13,18 € plus 40,4 % de 69 €, soit près de 41,05 € par jour. La seconde formule aboutit à 57 % de 69 €, soit environ 39,33 €. France Travail retient le montant le plus élevé. Julie touchera donc environ 41,05 € brut par jour.

Le montant net et l’allocation formation (AREF)

Le montant net de l’ARE est légèrement inférieur au montant brut, après déduction des prélèvements sociaux. Il ne descend toutefois jamais sous un seuil minimal proche du plancher journalier de 32,13 €.

La situation change lorsque vous suivez une formation validée par France Travail. Vous percevez alors l’allocation d’aide au retour à l’emploi formation, appelée AREF. Son montant plancher s’élève à 22,99 € par jour. Cette allocation vous permet de continuer à être indemnisé pendant que vous montez en compétences.

La dégressivité pour les hauts revenus

La dégressivité réduit l’ARE des allocataires qui percevaient un salaire élevé. Cette baisse s’applique lorsque le salaire journalier de référence dépasse un seuil proche de 162 € par jour, soit environ 4 900 € brut par mois.

Dans ce cas, l’ARE diminue de 30 % à partir du 7e mois d’indemnisation, sans jamais tomber sous un plancher de 92,57 € par jour.

Toutefois, cette règle ne concerne pas tout le monde. Les demandeurs d’emploi âgés de 55 ans et plus à la fin de leur contrat en sont exemptés et conservent le même montant pendant toute la durée de leurs droits.

Pour estimer précisément vos droits, le simulateur officiel de France Travail calcule automatiquement votre allocation à partir de votre situation réelle, c’est-à-dire votre ancien salaire, votre âge et votre durée d’activité.

Combien de temps et à partir de quand l’ARE est-elle versée ?

La durée pendant laquelle vous touchez l’ARE dépend directement de la durée pendant laquelle vous avez travaillé. Le versement, lui, ne démarre pas le jour de la fin du contrat. Plusieurs délais s’intercalent avant le premier paiement. Ces deux dimensions, durée et point de départ, méritent d’être distinguées pour bien anticiper votre budget.

La durée d’indemnisation de l’ARE

La durée d’indemnisation de l’ARE repose sur une règle simple. Chaque jour travaillé ouvre droit à un jour d’indemnisation, dans la limite d’un plafond qui augmente avec l’âge. Une personne de moins de 53 ans peut ainsi percevoir l’ARE pendant une durée maximale théorique de 730 jours. Ce plafond monte à 913 jours entre 53 et 54 ans, puis à 1 095 jours à partir de 55 ans.

La modulation selon le marché du travail

La durée maximale d’indemnisation de l’ARE est réduite lorsque le marché du travail se porte bien. Le décret du 26 janvier 2023 applique un coefficient de 0,75 tant que le taux de chômage national reste inférieur à 9 % sans avoir bondi de 0,8 point sur un trimestre. Ce coefficient ramène la durée maximale de 25 %. En 2026, le chômage se maintient autour de 8,1 %, si bien que cette réduction reste en vigueur.

Âge du demandeur Durée maximale de droit commun Durée réduite (coefficient 0,75)
Moins de 53 ans 730 jours 548 jours
53 à 54 ans 913 jours 685 jours
55 ans et plus 1 095 jours 822 jours
La réduction de 25 % de la durée d’indemnisation ne s’applique pas dans les départements et collectivités d’outre-mer, où les durées maximales de droit commun restent la référence. Une autre limite concerne les ruptures conventionnelles conclues à compter du 1er septembre 2026. En application de la loi n° 2026-470 du 11 juin 2026, leur durée maximale d’indemnisation est réduite, passant de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, sans que le montant journalier de l’allocation ne change.

Le délai d’attente de 7 jours du versement de l’ARE

L’ARE n’est pas versée dès la fin du contrat de travail. Un délai d’attente incompressible de 7 jours s’applique d’abord à toute nouvelle indemnisation, comme un point de départ obligatoire. Ce délai de 7 jours ne se répète toutefois pas s’il a déjà été appliqué au cours des 12 mois précédents.

Les différés d’indemnisation

Un différé d’indemnisation retarde parfois le versement de l’ARE, en plus du délai d’attente de 7 jours. Ce différé intervient lorsque vous avez perçu une indemnité compensatrice de congés payés ou des indemnités de rupture supérieures au minimum légal.

France Travail calcule le différé d’indemnisation en divisant le montant des indemnités par votre salaire journalier de référence. Sa durée ne peut pas excéder 150 jours, ramenés à 75 jours en cas de licenciement économique. Pour anticiper la date de votre premier versement, vous pouvez estimer votre délai de carence chômage en amont.

ARE et reprise d’activité ou création d’entreprise

L’ARE ne s’arrête pas nécessairement dès que vous retrouvez une activité. Selon votre projet, vous pouvez la cumuler avec un revenu, la transformer en capital pour créer une entreprise, ou encore recharger vos droits après une nouvelle période de travail. Ces mécanismes offrent une vraie souplesse, à condition d’en comprendre les règles.

À quelles aides à la création avez-vous droit ?

Lancez le simulateur

Cumuler l’ARE avec un salaire ou une activité d’auto-entrepreneur

L’ARE peut se cumuler avec un salaire lorsque vous reprenez une activité, à condition de déclarer chaque mois vos revenus. France Travail déduit alors 70 % de votre nouveau salaire brut du montant initial de l’allocation, puis vous verse la différence. Ce cumul vaut aussi pour les indépendants, notamment pour ceux qui souhaitent cumuler le statut d’auto-entrepreneur et le chômage.

Choisir entre l’ARE et l’ARCE pour créer son entreprise

La création d’une entreprise ouvre le choix entre deux dispositifs, l’ARE et l’ARCE. Vous pouvez conserver le versement mensuel de l’ARE, ou opter pour l’ARCE, l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise.

L’ARCE vous verse 45 % de vos droits restants sous forme de capital, en deux fois. Le choix entre l’ARCE ou l’ARE dépend de votre besoin de trésorerie et de la maturité de votre projet.

Critère ARE ARCE
Forme du versement Mensuelle, comme un salaire Capital versé en deux fois
Montant Allocation journalière habituelle 45 % des droits restants
Situation adaptée Recherche d’emploi ou activité progressive Lancement d’une entreprise nécessitant des fonds
Effet sur les droits Droits consommés mois après mois Fin du versement mensuel de l’ARE
Opter pour l’ARCE met fin au versement mensuel de l’ARE. Si votre activité cesse par la suite, vous pouvez toutefois, sous conditions, récupérer le reliquat de vos droits non utilisés. Cette question se pose souvent quand on veut cumuler chômage et création d’entreprise.

Recharger ses droits et conserver son reliquat

Le rechargement des droits permet de prolonger l’indemnisation grâce au travail effectué pendant la période de chômage. Vous devez pour cela avoir retravaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures. Le reste de vos anciens droits ARE, appelé reliquat, reste par ailleurs acquis et s’ajoute aux nouveaux.

Dans quels cas le versement de l’ARE cesse-t-il ?

Le versement de l’ARE prend fin dans plusieurs situations, parfois définitivement, parfois de façon temporaire. Les principaux cas d’arrêt sont les suivants :

  • La reprise d’une activité, salariée ou non, qui met fin à l’inscription ;
  • Le départ à la retraite ;
  • Le choix de l’ARCE, qui remplace le versement mensuel ;
  • La perception d’indemnités journalières de la Sécurité sociale ;
  • La conclusion d’un contrat de service civique ;
  • Le départ à l’étranger mettant fin à la résidence en France ;
  • Une fausse déclaration constatée par France Travail.

Lorsque vos droits ARE arrivent à leur terme sans que vous ayez retrouvé un emploi, une autre aide peut prendre le relais. L’allocation de solidarité spécifique, ou ASS, s’adresse aux demandeurs d’emploi en fin de droits qui remplissent certaines conditions de ressources.

L’ARE est l’allocation chômage versée par France Travail aux personnes involontairement privées d’emploi, sous réserve d’avoir travaillé au moins 6 mois, ou 5 mois depuis avril 2026 pour une première indemnisation. Son montant journalier retient la formule la plus favorable entre deux calculs, avec un plancher de 32,13 € par jour et une possible dégressivité pour les hauts revenus. La durée de versement suit vos jours travaillés, réduite de 25 % tant que le chômage reste bas. Enfin, l’ARE s’adapte à votre projet, puisqu’elle peut se cumuler avec un revenu, se transformer en capital via l’ARCE, ou se recharger après une nouvelle période d’activité.

Créer mon contrat de travail

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 20/07/2026

FAQ

Quelle est la différence entre l'ARE et l'allocation chômage ?

L’ARE et l’allocation chômage désignent exactement la même prestation. ARE est simplement le nom officiel employé par France Travail pour l’allocation versée aux demandeurs d’emploi indemnisés.

Peut-on toucher l'ARE après une démission ?

En principe non, car une démission classique n’est pas une perte d’emploi involontaire. Certaines démissions dites légitimes ouvrent toutefois le droit à l’allocation chômage.

Peut-on cumuler l'ARE avec une activité d'auto-entrepreneur ?

Oui, à condition de déclarer chaque mois vos revenus. France Travail maintient alors une partie de l’ARE, après avoir déduit 70 % de vos gains bruts du montant initial.

L'ARE baisse-t-elle au bout d'un certain temps ?

Oui, pour les allocataires de moins de 55 ans dont le salaire journalier dépassait environ 162 € par jour. Leur ARE est réduite de 30 % à partir du 7e mois d’indemnisation.

Quelle est la différence entre l'ARE et l'ARCE ?

L’ARE est une allocation versée chaque mois pendant la recherche d’emploi. L’ARCE est le versement en capital de 45 % de vos droits restants, destiné à financer la création d’une entreprise. Opter pour l’ARCE met fin au versement mensuel de l’ARE.

Combien de temps faut-il travailler pour toucher l'ARE en 2026 ?

Il faut avoir travaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures, sur les 24 ou 36 derniers mois selon l’âge. Depuis le 1er avril 2026, une première indemnisation est possible dès 5 mois de travail, soit 108 jours ou 758 heures.

Que faire quand on arrive en fin de droits ARE ?

Lorsque vos droits ARE sont épuisés, vous pouvez demander l’allocation de solidarité spécifique (ASS) si vous remplissez les conditions de ressources. Une nouvelle période de travail permet aussi de recharger vos droits.

Sources de l'article

2 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien

Madame, Monsieur, Je ne comprends pas déjà je suis à 23,30€/jours alors que je travaillais 39h/semaine à un peu plus que le SMIC, et surtout le pire du pire, est que comme c’est calculé sur les revenus N-1 ou N-2, je n’ai droit ni à l’APL, ni à la CMU, au final, je touche beaucoup moins que si j’étais au RSA, pour résumer, mes charges incompréhensibles (j’ai bien dit incompréhensibles hein, pas d’abonnement je sais pas quoi ou autre) sont finalement plus élevées que ce que je touche. Ça me mets dans un état dépressif qui finalement m’empêche de réussir… Lire la suite »

Bonjour,

Nous comprenons que les règles d’indemnisation et d’attribution des aides sociales puissent susciter des interrogations. En principe, le montant de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est déterminé selon les règles prévues par la réglementation de l’assurance chômage, tandis que les conditions d’attribution de prestations telles que l’APL, la complémentaire santé solidaire ou le RSA relèvent de dispositifs distincts, chacun soumis à ses propres critères d’éligibilité et de calcul.

En espérant avoir répondu à votre question.

L’équipe LegalPlace

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris