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Le business plan pour l’auto-entrepreneur

Le business plan pour l’auto-entrepreneur

La préparation d’un business plan pour auto-entrepreneur est une démarche qui concerne la micro-entreprise. La création d’entreprise est un long processus, et l’élaboration de ce document est incontournable pour dresser une vision claire du projet.

Son contenu est un argumentaire détaillé, visant à convaincre les investisseurs et les partenaires potentiels. Le business plan fait aussi office de feuille de route ; c’est une planification de toutes les opérations qui doivent conduire à la création de l’entreprise, à son développement et à son extension.

Modèle gratuit de business plan pour auto-entrepreneur

Le business plan d’un auto-entrepreneur obéit à des normes de présentation et de fond. Certes, l’absence de certains éléments dans le document ou une mise en page incorrecte n’entraîne pas sa nullité. Néanmoins, les défauts de fond et de forme peuvent susciter des questions inhérentes au sérieux et au professionnalisme du micro-entrepreneur. D’où l’importance d’utiliser un modèle de business plan conforme. C’est pourquoi nous mettons à votre disposition un modèle téléchargeable gratuitement.

Télécharger un modèle de Business Plan en PDF (gratuit)

Est-il nécessaire de faire un business plan pour se lancer en tant qu’auto-entrepreneur ?

Les auto-entrepreneurs négligent parfois ce document, jugé trop complexe ou trop ambitieux compte tenu de la faible envergure de leur projet. Pourtant, les faits montrent que celui-ci s’avère crucial aussi bien pour les micro-entreprises que les TPE et les PME.

Définition du business plan

Il s’agit d’un document réservé à la reprise ou la création d’une auto-entreprise, d’une TPE ou d’une PME. Il sert avant tout d’instrument de pilotage du projet d’entrepreneuriat, surtout durant les premiers mois de lancement de l’activité.

Le dossier liste notamment des objectifs que l’entreprise est censée atteindre après 6, 12 ou 18 mois d’existence. La comparaison des prévisions avec les résultats obtenus durant ces périodes permet de juger de la viabilité du projet et d’identifier, si besoin, les axes d’amélioration et les virages qui s’imposent.

Le business plan revêt aussi une importance capitale dans la communication de la micro-entreprise auprès de ses potentiels :

  • Investisseurs ;
  • Créanciers ;
  • Partenaires ;
  • Franchiseurs.

Le document présente les forces et les points de différenciation du projet d’entreprise, notamment en termes de stratégie commerciale et de positionnement sur le marché. Les renseignements contenus dans le business plan reposent sur des études en amont portant sur :

  • L’état de la concurrence ;
  • Les besoins des clients cibles ;
  • Les prévisions financières du secteur d’activité.

Objectifs du document

Le business plan pour auto-entrepreneur vise au moins trois objectifs clés. Le premier est celui de présenter la raison d’être du projet. À la lecture du document, le lecteur doit comprendre le bien-fondé du projet d’entreprise. À qui s’adresse l’offre ? En quoi la proposition servira-t-elle les intérêts des personnes ciblées ?

Le second est celui de détailler le mode de réalisation du projet. En effet, le business plan fournit aussi des informations détaillées sur la façon dont l’entrepreneur compte réaliser son projet :

  • Qui seront les individus responsables de chaque étape de la création ou de la reprise ? Qu’en est-il du financement ?
  • Quels sont les arguments commerciaux à mettre en avant ?
  • Qu’en est-il du personnel et des matériels mobilisés dans le projet ?
  • Quels sont les objectifs à court, à moyen et à long terme ?

Quant au troisième objectif, il consiste à prouver le sérieux et l’engagement du porteur de projet. La création et la reprise d’entreprise sont des opérations d’envergure, dont l’impact dépasse le seul cadre du portefeuille du porteur de projet. Ces transactions mobilisent des associés, des investisseurs, des créanciers et des clients auprès desquels l’entrepreneur a des responsabilités. Le business plan doit ainsi donner des preuves concrètes du sérieux et de l’engagement du porteur de projet. A-t-il vraiment évalué les répercussions de son entreprise sur toutes les parties impliquées ? A-t-il les moyens, la motivation et la capacité de mener à bien son initiative ?

Avantages à faire un business plan quand on est auto-entrepreneur

Le business plan constitue un outil de pilotage et de développement de l’activité de l’auto-entreprise. Les stratégies commerciales, les modes de production, les prévisions de vente et les financements énumérés dans ce plan forment une ligne directrice qui détermine les prises de décision de l’entrepreneur durant les premières années de lancement de son projet.

Le document montre également une évaluation globale du positionnement de la nouvelle entité par rapport à la concurrence. Les statistiques et les analyses prévisionnelles intégrées au plan permettent à l’auto-entrepreneur – et aux investisseurs – de mesurer les risques financiers et opérationnels du projet.

À noter : toutes ces informations donnent une idée assez précise de la viabilité de l’entreprise.

Que doit contenir un business plan ?

Le contenu du business plan pour auto-entrepreneur est régi par des règles normalisées, reconnues par toutes les TPE et les PME ainsi que l’ensemble des investisseurs potentiels. Le document comprend plusieurs volets traitant de différents aspects de la création ou de la reprise d’entreprise :

  • Financiers ;
  • Structurels ;
  • Opérationnels.

Résumé

La première partie du business plan est un résumé opérationnel (ou « executive summary ») du projet. Dans ces deux pages d’introduction, l’entrepreneur fait une présentation brève, mais complète, de son initiative. Ce chapitre doit renseigner les données clés sur l’entreprise, dont :

  • Le nom ou l’intitulé juridique ;
  • La nature de l’activité ;
  • L’historique de l’entreprise ;
  • La typologie du marché ;
  • L’audience cible.

Plan financier

Le plan financier est un ensemble de tableaux détaillant les sources de financement et les besoins financiers de l’entreprise. Cette partie – placée généralement à la fin du document – contient également un prévisionnel financier complet :

  • Du chiffre d’affaires ;
  • Des flux de trésorerie ;
  • Des plans de remboursement ;
  • Du seuil de rentabilité.

Présentation de la structure

Ce chapitre est dédié à la présentation du porteur du projet : quel est son parcours ? Quelles sont ses qualifications ? Quid de ses expériences ? Ces informations doivent montrer son aptitude à mener à bien le projet.

Cette partie décrit l’équipe dirigeante, mais aussi les avantages humains, financiers et opérationnels de la structure juridique retenue pour le projet. Pourquoi avoir choisi le régime de micro-entreprise ou d’auto-entreprise ?

Présentation de l’offre

Le lecteur s’attend à connaître les particularités de l’offre de l’auto-entreprise dans le business plan :

  • La gamme de prix ;
  • La nature de l’activité ;
  • La proposition de valeur du service ou du produit.

Étude de marché

Cette rubrique rassemble les données collectées lors de la phase d’étude de faisabilité du projet. Qui sont les concurrents de l’entreprise ? Que proposent-ils ? Leur offre répond-elle aux besoins exacts des clients ? Quels sont les segments où la demande est la plus forte ?

À noter : ces renseignements clés s’adressent donc avant tout aux potentiels investisseurs et partenaires.

Stratégie

Cette section du business plan énumère les stratégies à mettre en œuvre pour soutenir la micro-entreprise. On  y retrouve notamment :

  • La stratégie des prix ;
  • La gestion des risques financiers ;
  • La politique client ;
  • Le recrutement ;
  • Le marketing.

Opérationnel

Ce volet s’intéresse surtout aux aspects pratiques de la création ou de la reprise d’entreprise. C’est en quelque sorte un planning détaillé des opérations à faire avant, pendant et après la phase de lancement du projet. Cela englobe :

  • La recherche de fournisseurs ;
  • La logistique ;
  • La production ;
  • La livraison ;
  • L’encaissement ;
  • Le financement ;
  • Le recouvrement.

Annexes

Les annexes ne figurent pas dans la partie rédigée du business plan. Néanmoins, ce segment contient tous les éléments essentiels susceptibles d’aider à la compréhension du document. Les tableaux financiers (plan d’amortissement, remboursement des dettes, etc.), les illustrations et les composants techniques de l’étude de marché peuvent y être intégrés.

Comment bien rédiger son business plan ?

Le business plan auto-entrepreneur raconte donc l’histoire de la micro-entreprise. Le document fait l’éloge de ses forces, énumère les stratégies de développement, dresse une liste des moyens – humains, matériels, logiciels et financiers – nécessaires à la réalisation du projet. Ces renseignements ne peuvent être collectés qu’au prix d’études préalables axées sur :

  • La situation et les tendances du marché ;
  • Les préférences et les besoins de la clientèle ;
  • Les acteurs impliqués ou potentiellement intéressés par la création ou la reprise d’entreprise.

Réfléchir aux offres et services

Le document doit convaincre le lecteur du caractère exceptionnel, innovant ou indispensable de l’offre de la nouvelle entreprise. L’auto-entrepreneur a donc l’obligation de prospecter le marché, vérifier si les besoins ciblés ne sont pas encore satisfaits et déterminer comment apporter une solution inédite, dotée d’une proposition de valeur réelle.

Un business plan percutant met en avant l’avantage concurrentiel de l’auto-entreprise, grâce à une offre de produits ou de services différente de ce qui existe sur le marché. Souvent, la différence réside dans la qualité de produit, mais elle peut aussi porter sur les privilèges qui accompagnent l’offre et ses innovations.

Définir une cible

Pour les investisseurs et les associés potentiels, il n’y a rien de plus risqué que de s’associer avec une entreprise qui n’a pas de cible bien définie. Les chances de succès sont bien plus faibles sans objectif concret. Aussi, le business plan doit définir un persona, qui déterminera toute la ligne de conduite de l’entreprise.

À qui s’adresse l’offre de l’entreprise ? Cette question mérite une réponse sans ambiguïté dans le document. Bien entendu, seule une étude préalable du marché permet d’identifier les individus ou groupes d’individus pour qui le produit ou service a été conçu. Cette phase se révèle indispensable, dans la mesure où toutes les caractéristiques de l’offre – et même le mode de production – dépendent des besoins et des préférences de la cible.

À noter : bien connaître sa clientèle cible est un critère crucial dans le succès de toute entreprise.

Calculer les coûts de l’activité

Les investisseurs et les partenaires potentiels ont besoin de prévisions solides avant de s’engager. L’anticipation et la planification sont des valeurs indissociables de l’entrepreneuriat. Cette réalité est encore plus vraie pour les questions liées à la finance de la nouvelle entreprise.

Un business plan bien rédigé fournit des détails complets sur les prévisions – basées sur des méthodes de calcul réalistes et rationnelles – des coûts de l’activité. Cela inclut :

  • Les charges de production ;
  • Les coûts de la logistique ;
  • Les coûts d’implantation ;
  • Les dépenses marketing ;
  • L’approvisionnement.

Comment l’entreprise compte-t-elle financer ces charges ? Les ventes attendues couvrent-elles la totalité de ces coûts ? À quelles marges de bénéfice peut-on s’attendre ?

Le lecteur du document s’attend à des réponses explicites, appuyées par des données chiffrées et réelles, à ces questions. L’auto-entrepreneur pourrait avoir besoin d’un expert-comptable ou d’un cabinet de conseil en création d’entreprise pour étoffer le volet financier et prévisionnel du business plan.

Étudier les partenaires et ressources clés

L’étude des ressources est capitale dans la rédaction du business plan. En effet, la plupart des auto-entreprises n’ont pas les moyens de se développer seules, par leurs propres moyens. Elles ont besoin :

  • Des liquidités injectées par les investisseurs ;
  • De l’expertise technique et technologique de partenaires ;
  • D’autres ressources clés, matérielles, humaines ou logicielles.

Un business plan aux normes contient une liste détaillée de ces associés et de ces ressources. Leur implication dans le projet doit être justifiée : pourquoi avoir choisi tel ou tel partenaire ? En quoi ses intérêts coïncident-ils avec les intérêts de la nouvelle entreprise ? Quelle expertise peut-il apporter à l’auto-entreprise ? Le document doit apporter une réponse concise à ces questions, avec :

  • Des rapports d’études ;
  • Des évaluations de profils ;
  • D’autres analyses comparatives de positionnement sur le marché.

Comment bien réussir son business plan ?

Le fond et le contenu ne font pas toute la qualité du business plan. La présentation constitue également un argument de poids à faire valoir auprès des investisseurs et des partenaires. Un document peu présentable décrédibiliserait le projet, indépendamment de sa qualité intrinsèque.

Présentation soignée

Le business plan comporte généralement 2 parties distinctes : la partie rédigée et la section dédiée aux tableaux et prévisions chiffrées. Dans les deux cas, le lecteur doit avoir accès à :

  • Des informations lisibles (bon choix de caractères et de symboles) ;
  • Du contenu intelligible (informations clés en gras, soulignées ou surlignées) ;
  • Des paragraphes bien hiérarchisés (utilisation de titres, de sous-titres et d’encadrés) ;
  • Des phrases rédigées sans faute de grammaire ni de syntaxe et sans répétitions ;
  • Des illustrations (infographies, graphiques, photos, etc.)

Selon les projets, les assortiments de couleurs sont envisageables, tant qu’ils restent raisonnables. La présentation du document doit toujours faire bonne impression auprès du lecteur.

Informations concises, convaincantes et pertinentes

La crédibilité du document et de son auteur dépend également de la qualité des informations qui y sont contenues.

Premièrement, le business plan a tout intérêt à aller droit au but. Ni trop long, ni trop court, il sert surtout à informer le lecteur des tenants et aboutissants du projet. Il n’existe aucune règle en la matière : les données doivent simplement être présentées de manière exhaustive, mais directe.

Deuxièmement, le document doit être convaincant. En effet, un bon business plan est à la fois précis, fiable et vendeur. Pour étayer ses propos, l’auto-entrepreneur aura besoin d’y intégrer des données vérifiables, telles que :

  • Les coupures de presse ;
  • Les références d’études ;
  • Les comptes rendus d’entretien ;
  • D’autres justificatifs financiers ou opérationnels.

Ces arguments servent non seulement à appuyer la crédibilité de l’auteur, mais aussi à valoriser les points forts et les particularités du projet.

Enfin, il faut que le document soit pertinent. Les remplissages, les jargons sophistiqués et les tournures imagées sont à éviter. Le business plan idéal repose sur un langage simple et compréhensible par le lecteur lambda. Même s’il vend la faisabilité et la viabilité du projet, il ne doit pas occulter les difficultés et les défis qui s’imposent à l’entrepreneur.

Rappel : qu’est-ce qu’un auto-entrepreneur ?

L’auto-entreprise est un régime, et non un statut juridique, créé en 2009. L’auto-entrepreneur désigne donc le porteur de projet, qui crée une entreprise individuelle sous le régime de l’auto-entreprise, devenue micro-entreprise depuis 2011.

Le régime de l’auto-entreprise est accessible uniquement aux entrepreneurs individuels dont les revenus annuels ne dépassent pas 82 200 euros – s’il s’agit d’activités commerciales – ou 32 900 euros pour les autres activités.

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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