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  • Une SAS est soumise à l’impôt sur les sociétés par défaut, mais elle peut opter pour l’impôt sur le revenu pendant ses 5 premiers exercices.
  • L’option pour l’IR en SAS exige l’accord unanime des actionnaires et le respect de conditions précises liées à la taille, à l’activité et à l’actionnariat.
  • À l’IR, les bénéfices sont imposés directement chez les actionnaires selon leur part dans le capital, même sans distribution des bénéfices.
  • L’option pour l’IR dure 5 ans maximum, ne se renouvelle pas, et le retour à l’IS est définitif.

La SAS relève de l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut, mais la loi vous autorise à choisir l’impôt sur le revenu pendant les premières années, sous certaines conditions. Ce choix peut alléger votre fiscalité au démarrage, surtout si vos bénéfices restent modérés ou si votre activité est déficitaire.

Une SAS peut-elle être soumise à l’IR ?

Une SAS à l’IR est possible, mais ce n’est pas son régime par défaut. Par principe, ses bénéfices sont soumis à l’impôt sur les sociétés. L’IR n’est possible que sur option, et seulement si la société remplit les conditions fixées par l’article 239 bis AB du Code général des impôts.

Quand une SAS opte pour l’IR, elle devient « transparente fiscalement ». Concrètement, la société ne paie plus l’impôt sur ses bénéfices. Ce sont les actionnaires qui sont imposés directement sur leur part, dans leur propre déclaration de revenus. Ce mécanisme rapproche temporairement la SAS du fonctionnement d’une société de personnes comme la SNC.

La SASU, qui est une SAS à actionnaire unique, peut elle aussi opter pour l’IR dans les mêmes conditions. Les règles présentées ici s’appliquent donc également à la SASU à l’IR.

Quelles sont les conditions pour qu’une SAS opte à l’IR ?

L’option à l’IR est réservée aux petites structures encore jeunes. L’article 239 bis AB du Code général des impôts pose deux séries de conditions, liées à la société et à l’actionnariat, qui doivent toutes être réunies. Et surtout, la décision suppose l’accord unanime des actionnaires.

Les conditions liées à la SAS

Votre SAS doit respecter chacun des critères suivants au moment de l’option pour l’IR :

  • La SAS a été créée depuis moins de 5 ans ;
  • Son activité est commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou libérale, à l’exclusion de la simple gestion de patrimoine ;
  • Elle emploie moins de 50 salariés ;
  • Son chiffre d’affaires annuel ou son total de bilan reste inférieur à 10 millions d’euros ;
  • Elle n’est pas cotée en bourse.

Les conditions liées à l’actionnariat et à la direction

Au-delà des critères de taille, la répartition du capital de la SAS doit respecter deux conditions pour ouvrir droit à l’IR. Le capital et les droits de vote doivent être détenus à hauteur de 50 % au moins par des personnes physiques. Par ailleurs, le ou les dirigeants (président, directeur général) et les membres de leur foyer fiscal doivent détenir au moins 34 % de ces droits.

Enfin, l’option à l’IR ne peut être exercée qu’avec l’accord de tous les actionnaires. Cette unanimité est une condition de validité prévue par l’article 239 bis AB du Code général des impôts. Un seul désaccord suffit à bloquer le passage à l’IR.

Si l’une des conditions d’éligibilité à l’IR n’est plus remplie en cours de route, par exemple un dépassement du seuil de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou un changement dans l’actionnariat, la SAS repasse automatiquement à l’impôt sur les sociétés.

Quand et comment opter pour l’IR en SAS ?

L’option pour l’IR se demande au début de la vie de la SAS et répond à un calendrier strict. Une fois exercée, elle vous engage pour plusieurs années.

Le moment de l’option pour l’IR et sa durée

Vous pouvez opter pour l’IR lors de la création de votre SAS ou pendant ses 5 premiers exercices comptables. La demande doit être formulée dans les 3 premiers mois de l’exercice pour lequel vous souhaitez l’appliquer. Passé ce délai, l’option ne prendra effet que l’année suivante.

L’option à l’IR dure 5 exercices maximum et n’est pas renouvelable. À l’issue de cette période, la SAS repasse automatiquement à l’impôt sur les sociétés, sans aucune démarche de votre part.

Julie et Paul créent une SAS en mars 2026 et optent pour l’IR dès l’immatriculation. Leur société sera imposée à l’IR pour les exercices 2026 à 2030, et basculera à l’IS à partir de 2031. À l’inverse, Marc crée sa SAS en 2026 mais n’opte qu’au début de son 3ᵉ exercice, en 2028. Sa SAS bénéficiera de l’IR de 2028 à 2032, soit 5 exercices pleins, même si la société dépasse 5 ans d’existence en cours de route.

La démarche à accomplir pour opter pour l’impôt sur le revenu en SAS

L’option pour l’IR n’est jamais automatique. Vous devez la notifier vous-même à l’administration fiscale, faute de quoi votre SAS restera à l’IS. La demande s’adresse au Service des Impôts des Entreprises (SIE) dont dépend votre société.

La notification de l’option pour l’IR est libre dans sa forme mais stricte dans son délai. Vous adressez un courrier daté et signé au Service des Impôts des Entreprises dont dépend la SAS, en précisant la dénomination sociale, le numéro SIRET et la date d’effet souhaitée. Cette notification doit parvenir à l’administration dans les 3 premiers mois de l’exercice concerné. Tant que cette formalité n’est pas accomplie, la SAS reste soumise à l’impôt sur les sociétés, même lorsque toutes les conditions de l’article 239 bis AB sont réunies.

Étape Détail
Quand opter ? À la création de la SAS ou dans les 5 premiers exercices
Délai à respecter Dans les 3 mois suivant l’ouverture de l’exercice visé
Forme de la demande Notification écrite adressée au Service des Impôts des Entreprises (SIE)
Mentions à inclure Dénomination sociale, numéro SIRET, date d’effet souhaitée de l’option

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Quels sont les avantages de la SAS à l’IR ?

Opter pour l’IR peut réellement alléger votre fiscalité, surtout au démarrage de l’activité ou lorsque les bénéfices restent limités.

Pas de double imposition

Les bénéfices d’une SAS à l’IR ne sont imposés qu’une seule fois, directement entre les mains des actionnaires. Vous évitez ainsi la double couche d’imposition propre à l’IS, où la société paie d’abord l’impôt sur ses bénéfices, puis l’actionnaire est de nouveau taxé lors de la distribution des dividendes.

Julie réalise 20 000 € de bénéfice en 2026. Ce montant s’ajoute à ses revenus sans passer par l’impôt sur les sociétés.

Des déficits déductibles de vos revenus

À l’IR, les pertes de la SAS remontent jusqu’à la déclaration personnelle des actionnaires. Pour l’actionnaire qui exerce son activité professionnelle dans la société, le déficit s’impute sur le revenu global du foyer. Pour un actionnaire passif, ce déficit ne s’impute que sur des revenus de même nature, pendant 6 ans.

Une fiscalité allégée sur les petits bénéfices

Quand votre tranche marginale d’imposition est basse, le barème progressif de l’IR coûte souvent moins cher que l’impôt sur les sociétés à 25 %. Sur un bénéfice modeste, l’addition à votre revenu personnel reste légère, alors que l’IS s’applique dès le premier euro de bénéfice.

Une souplesse dans la gestion des revenus

À l’IR, vous arbitrez librement entre rémunération et réinvestissement sans modifier l’imposition de la société. Que vous vous versiez un salaire ou que vous laissiez les bénéfices dans la SAS, l’impôt dû par les actionnaires sur leur quote-part reste calculé de la même manière.

Émilien dégage 30 000 € de bénéfice sur son premier exercice de SAS à l’IR. Sa tranche marginale d’imposition s’élève à 11 %. En ajoutant cette quote-part à son revenu personnel, il paie moins que s’il avait subi l’IS sur les bénéfices, puis les prélèvements sur les dividendes ensuite distribués.

Quels sont les inconvénients de la SAS à l’IR ?

La SAS à l’IR comporte des contreparties qu’il faut mesurer avant de se décider. Le principal point de vigilance concerne la trésorerie. Chaque actionnaire est imposé sur sa part de bénéfices même si la société ne lui verse rien. L’impôt tombe donc parfois sans que l’actionnaire ait perçu l’argent correspondant.

Les autres limites de l’IR en SAS tiennent à la rigidité du régime :

  • La durée de l’option est plafonnée à 5 ans et ne peut pas être prolongée ;
  • Le retour anticipé à l’IS est irréversible, la SAS ne pourra plus jamais re-opter pour l’IR ;
  • La gestion fiscale se complexifie, puisque chaque actionnaire doit intégrer sa part dans sa déclaration personnelle.
En SAS à l’IR, l’imposition sans distribution peut peser lourd sur votre budget personnel. Anticipez ce point si la société conserve ses bénéfices pour se développer plutôt que de les distribuer.

Quelles sont les conséquences de l’option pour l’IR en SAS pour les actionnaires et le président ?

Le passage à l’IR change la façon dont sont traités les bénéfices, la rémunération et les charges sociales en SAS. Ces effets touchent directement la gestion de la SAS et le portefeuille de chaque actionnaire.

L’imposition des bénéfices : la transparence fiscale

Avec l’IR, les bénéfices de la SAS sont répartis entre les actionnaires selon leur part dans le capital, qu’ils soient distribués ou non. Chaque actionnaire ajoute cette quote-part à son revenu imposable. Même sans toucher un euro, vous êtes imposé sur votre part.

Léa et Thomas sont actionnaires d’une SAS à l’IR. Léa détient 60 % des actions et Thomas 40 %. L’entreprise réalise 50 000 € de bénéfices en 2026 mais ne distribue rien cette année-là. Léa sera tout de même imposée sur 30 000 € et Thomas sur 20 000 €, car les bénéfices d’une SAS à l’IR sont imposés directement entre les mains des actionnaires, selon leur part dans le capital.

Le barème d’imposition applicable

En optant pour l’IR, les bénéfices de la SAS s’ajoutent aux revenus personnels de chaque actionnaire et sont imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Le barème applicable est le suivant :

Tranche de revenus Taux d’imposition
jusqu'à 11 600 € 0 %
de 11 601 € à 29 579 € 11 %
de 29 580 € à 84 577 € 30 %
de 84 578 € à 181 917 € 41 %
supérieure à 181 917 € 45 %

À l’IS, le mécanisme est différent. La SAS paie l’impôt sur ses bénéfices à un taux unique de 25 %. Un taux réduit de 15 % s’applique toutefois sur la fraction de bénéfices allant jusqu’à 42 500 € pour les PME éligibles.

Les cotisations sociales du président de la SAS à l’IR

Le président actionnaire de la SAS à l’IR, lorsqu’il est rémunéré, reste assimilé-salarié et rattaché au régime général de la Sécurité sociale. Il ne paie des cotisations sociales que sur la rémunération qu’il se verse effectivement et qu’il déclare à l’Urssaf. En l’absence de rémunération versée, le président de la SAS à l’IR n’acquitte aucune cotisation sociale, y compris sur sa quote-part de bénéfices. Cette quote-part peut toutefois supporter la CSG et la CRDS, sans entrer dans l’assiette des cotisations du régime général.

À l’IR, la rémunération du président et les cotisations sociales correspondantes ne sont pas déductibles du résultat imposable de la SAS, en application de l’article 211 II c du Code général des impôts. Cette rémunération réintègre le bénéfice social, qui est imposé en totalité chez les actionnaires au prorata de leurs droits. C’est une différence majeure avec l’IS, où la rémunération du président diminue le résultat imposable de la société.

SAS à l’IR ou à l’IS : comment choisir ?

Le bon régime à choisir pour votre SAS dépend de votre niveau de bénéfices et de votre situation personnelle. L’IR convient surtout aux phases de démarrage et aux bénéfices faibles, tandis que l’IS devient avantageux dès que les bénéfices augmentent et restent dans la société.

Critère SAS à l’IR SAS à l’IS
Imposition des bénéfices Chez les actionnaires (quote-part) Sur la société (25 %, ou 15 % jusqu’à 42 500 €)
Double imposition Non Oui (IS puis imposition des dividendes en SAS)
Déficit Imputable sur les revenus personnels Reportable par la société
Charges sociales Cotisations sur la rémunération versée au président ; quote-part de bénéfices soumise à la CSG/CRDS Cotisations sur la rémunération versée au président
Rémunération du président Régime général, plus cotisations si bénéfices perçus Régime général (comme un salarié)
Intérêt principal Bénéfices faibles ou déficit Bénéfices réguliers ou élevés
Durée 5 ans maximum, non renouvelable Illimitée (par défaut)

Pour faire votre choix, posez-vous trois questions simples. Vos bénéfices seront-ils faibles ou élevés les premières années ? Votre tranche marginale d’imposition personnelle est-elle basse ? Comptez-vous distribuer les bénéfices ou les laisser dans la société ? Une simulation chiffrée reste le moyen le plus fiable de comparer les deux scénarios avant de déclarer vos impôts en SAS.

Comment sortir du régime IR pour revenir à l’IS en SAS ?

Après avoir opté pour l’IR pour votre SAS, vous pouvez revenir à l’impôt sur les sociétés avant la fin des 5 ans, ou laisser le basculement se faire automatiquement à l’échéance. Dans les deux cas, le retour à l’IS est définitif.

Le retour à l’impôt sur les sociétés peut intervenir de deux manières. Si vous souhaitez quitter l’IR avant le terme des 5 ans, vous notifiez une renonciation à votre Service des Impôts des Entreprises dans les 3 mois suivant l’ouverture de l’exercice concerné, par lettre recommandée avec accusé de réception mentionnant la dénomination sociale, le numéro SIRET et la date du retour à l’IS. Si vous ne faites aucune démarche, la SAS rebascule automatiquement à l’impôt sur les sociétés à l’issue des 5 exercices, sans formalité de votre part. Dans les deux cas, le retour à l’IS est irréversible, la SAS ne pourra plus jamais opter de nouveau pour l’impôt sur le revenu.

La SAS relève de l’impôt sur les sociétés par défaut, mais peut opter pour l’impôt sur le revenu pendant ses 5 premiers exercices, à condition de respecter les critères de l’article 239 bis AB du CGI et d’obtenir l’accord unanime des actionnaires. Ce régime, qui impose les bénéfices directement chez les actionnaires, présente surtout un intérêt au démarrage, quand les bénéfices sont faibles ou l’activité déficitaire. Il impose toutefois même sans distribution, ne dure que 5 ans et reste irréversible une fois abandonné. Le choix entre IR et IS mérite donc une simulation adaptée à votre situation. LegalPlace peut vous accompagner pour créer votre SAS et accomplir toutes les formalités à votre place.

FAQ

Comment savoir si une SAS relève de l'IS ou de l'IR ?

Par défaut, une SAS est soumise à l'impôt sur les sociétés. Elle peut opter pour l'impôt sur le revenu pendant ses cinq premières années si elle remplit certaines conditions : activité éligible, moins de 50 salariés, chiffre d'affaires ou total de bilan inférieur à 10 millions d'euros, actionnariat majoritairement détenu par des personnes physiques et accord unanime des actionnaires.

Quelle est la différence majeure entre l'IS et l'IR ?

À l'IS, c'est la société qui paie l'impôt sur ses bénéfices. À l'IR, les bénéfices sont imposés directement chez les actionnaires, selon leur part dans le capital, qu'ils soient distribués ou non. Cette transparence fiscale rapproche temporairement la SAS d'une société de personnes.

Une SASU peut-elle opter pour l'IR ?

Oui. La SASU est une SAS à actionnaire unique et peut opter pour l'IR dans les mêmes conditions. L'actionnaire unique est alors imposé personnellement sur la totalité des bénéfices de la société, qu'ils soient distribués ou non.

Combien de temps une SAS peut-elle rester à l'IR ?

L'option à l'IR dure 5 exercices comptables maximum. Elle n'est pas renouvelable. À l'issue de cette période, la SAS repasse automatiquement à l'impôt sur les sociétés, sans démarche de votre part.

Faut-il l'accord de tous les actionnaires pour opter à l'IR ?

Oui. L'option pour l'IR exige l'unanimité des actionnaires. C'est une condition de validité prévue par l'article 239 bis AB du Code général des impôts. Un seul refus empêche le passage à l'IR.

Est-on imposé même sans distribution de bénéfices à l'IR ?

Oui. À l'IR, chaque actionnaire est imposé sur sa quote-part de bénéfices, même si la société ne distribue rien. L'impôt peut donc être dû sur des sommes que vous n'avez pas perçues, ce qui suppose d'anticiper la trésorerie nécessaire au paiement.

Peut-on revenir à l'IR après être repassé à l'IS ?

Non. Une fois que la SAS quitte le régime de l'IR, que ce soit par renonciation ou à la fin des 5 ans, le retour à l'IS est définitif. La société ne peut plus jamais re-opter pour l'impôt sur le revenu.
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Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 19/06/2026

Sources de l'article

8 Commentaires
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Bonjour.
j’aurais une petite question.
dans notre cas, ma femme et moi ouvrons un commerce en associé et au vue des résultats estimé l’imposition sur le revenu serait le plus avantageux.
Ma question est. Quand les bénéfices sont il dispatcher sur nos comptes respectifs. en fois de moi ou en fin d’exercice annuel.
Peut-on avoir un versement mensuel et un solde en fin d’exercice en fonction des excédant.

Merci pour tout.

Bonjour, En principe, si vous ouvrez un commerce en société de personnes relevant de l’impôt sur le revenu (comme une SNC ou une société en nom propre), les bénéfices sont fiscalement répartis entre associés à la clôture de l’exercice, proportionnellement à leur part, qu’ils soient ou non effectivement distribués. Le versement effectif des sommes (mensuel, annuel ou autre) est libre et dépend des décisions de gestion. Vous pouvez donc percevoir des avances mensuelles puis un solde en fin d’exercice, à condition de respecter l’équilibre de la trésorerie. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle… Lire la suite »

Bonjour, j’ai une SASU, je ne prend pas de salaire de ma société. quel est le régime d’imposition le plus intéressant à considérer pour un chiffre d’affaire entre 30KE et 100KE.
Pour un exercice présentant un bénéfice de, par exemple, 50KE, pourriez vous me préciser l’impôt à payer pour chaque régime d’imposition IR et IS ?

merci d’avance

Bonjour, Pour une SASU avec un chiffre d’affaires entre 30 000 et 100 000 euros, voici une comparaison des impôts à payer pour un bénéfice de 50 000 euros. Concernant l’impôt sur le revenu : vous seriez imposé sur le bénéfice de votre SASU selon votre tranche marginale d’imposition personnelle. Pour un bénéfice de 50 000 euros, cela pourrait varier de 0% à 45 % selon votre tranche marginale. Par exemple, pour une tranche marginale de 30 %, vous pourriez payer environ 15 000 euros d’impôt. Concernant l’impôt sur les sociétés : la SASU serait imposée à un taux fixe… Lire la suite »

Bonjour et merci pour cet article.
J’ai besoin d’une précision. Qu’entendez vous par : “Les associés exercent l’activité commerciale de la société à titre principal” ?

Vous signifiez que tous les associés de la SAS doivent exercer dans l’entreprise en question leur activité commerciale principale ?

Que se passe t-il si dans ma SAS mon épouse est associée mais qu’elle n’y travaille pas ? L’option pour l’IR n’est pas possible ?

Merci d’avance pour votre retour,
Pierre

Bonjour,
cela signifie que les associés ne peuvent pas exercer une activité annexe qui serait plus importante que l’activité de la société. Dans votre cas, cela ne pose pas de difficulté pour que votre SAS soit soumis à l’IR.
En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour!
Et merci beaucoup pour la très grande qualité de vos articles.
Une précision: s’agissant de la détermination du bénéfice imposable d’une SASU imposée à l’IR, il est mentionné dans votre tableau synthétique “non déductible (réintégré dans les bénéfices taxés directement dans les foyers fiscaux des associés)”.
Est-ce que c’est le salaire brut du Président-Associé qui est réintégré? ou son salaire net imposable?
Quant aux charges sociales patronales, je comprends qu’elles restent déductibles du bénéfice imposable de la société et qu’elles ne sont pas réintégrées dans les bénéfices taxés?
Un très grand merci pour cet éclaircissement!

Bonjour

Dans le cas d’une SASU soumise à l’IR, l’imposition des bénéfices se calculent sur la base du salaire net imposable de l’associé. Quant aux charges patronales, elles ne sont pas déductibles des bénéfices de la SASU.

En vous souhaitant une agréable journée,
L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.