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  • En SAS, la déclaration d’impôts passe par défaut par l’impôt sur les sociétés, au taux de 25 % ou de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices pour les PME éligibles.
  • La déclaration d’impôts en SAS repose sur la déclaration de résultats n° 2065, télétransmise au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai, avec 15 jours de délai supplémentaire en télédéclaration.
  • En SAS, les dividendes distribués supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif.

La déclaration d’impôts d’une Société par Actions Simplifiée (SAS) répond à des règles fiscales précises qui varient selon le régime d’imposition choisi. Par défaut, la SAS est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) avec un taux normal de 25 % ou un taux réduit de 15 % pour les bénéfices inférieurs à 42 500 €. Les obligations déclaratives d’une SAS comprennent notamment la transmission annuelle de la déclaration de résultats n°2065 et de ses annexes au service des impôts des entreprises. Cette formalité doit être effectuée par voie électronique dans les délais légaux, sous peine de majoration.

Qu’est-ce que l’imposition d’une société par actions simplifiée ?

Le régime fiscal par défaut de la SAS : l’impôt sur les sociétés

Dès la création d’une SAS concernant la fiscalité de la SAS , la structure est automatiquement soumise à l’IS. Les bénéfices réalisés sont donc directement taxés au niveau de l’entreprise, et non des associés. Cette imposition s’applique sur le résultat fiscal déterminé à partir du bénéfice comptable, auquel s’ajoutent les réintégrations et se soustraient les déductions autorisées par l’administration fiscale.

La SAS doit s’acquitter de l’impôt via des acomptes trimestriels, calculés sur la base du montant de l’IS de l’exercice précédent. Le règlement s’effectue au service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend le siège social.

Une SAS peut opter pour l’impôt sur le revenu pendant ses 5 premières années d’existence si elle remplit certaines conditions, les droits de vote doivent être détenus à au moins 50 % par des personnes physiques, dont au moins 34 % par le président et les membres de son foyer fiscal.

Les différents taux d’imposition applicables

Pour l’année 2026, deux principaux barèmes s’appliquent aux bénéfices réalisés par votre SAS :

Niveau de bénéfices Conditions Taux applicable
Jusqu’à 42 500 €  CA < 10 000 000 € – Capital détenu à 75 % par des personnes physiques 15 %
Au-delà de 42 500 €  Toutes les sociétés 25 %

Les PME peuvent bénéficier du taux réduit sous réserve d’avoir intégralement libéré leur capital social.

La distribution des dividendes en SAS entraîne une seconde taxation au niveau des actionnaires, avec un prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux).

Le cas particulier de l’option pour l’IR en SAS

L’option pour l’impôt sur le revenu permet aux associés d’être directement imposés sur leur quote-part des bénéfices réalisés par la SAS. Cette décision doit être formulée dans les trois premiers mois de l’exercice auprès du service des impôts des entreprises.

Pour exercer l’option de l’ IR en SAS , deux conditions principales doivent être remplies, la société doit avoir moins de 5 ans d’existence et les  droits de vote doivent être détenus à au moins 50 % par une ou plusieurs personnes physiques.

Une fois l’option révoquée, le retour à l’impôt sur les sociétés devient définitif et irrévocable.

Quelles sont les obligations fiscales déclaratives d’une SAS ?

La déclaration annuelle des résultats de la SAS

Chaque SAS a l’obligation de transmettre sa déclaration annuelle de résultats via le formulaire n°2065 au service des impôts des entreprises. Cette transmission s’effectue exclusivement par voie dématérialisée, soit par l’ espace professionnel sur impots.gouv.fr , soit par l’ intermédiaire d’un partenaire agréé.

Pour les sociétés clôturant leur exercice au 31 décembre, la date limite de dépôt est fixée au 2e jour ouvré suivant le 1er mai. Un délai supplémentaire de 15 jours est accordé pour les télédéclarations.

Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 945 000 € pour la vente de marchandises ou 286 000 € pour les activités de prestation peuvent opter pour le régime réel simplifié. Ce régime allège certaines obligations déclaratives tout en maintenant la nécessité de la déclaration annuelle.

À compter du 1er janvier 2027, le régime simplifié de TVA est supprimé par la loi de finances pour 2025. La déclaration annuelle CA12 et ses acomptes semestriels disparaissent au profit de déclarations de TVA mensuelles ou trimestrielles, y compris pour les SAS qui relevaient jusqu’ici du régime simplifié.

Les acomptes d’impôt sur les sociétés

Le versement de l’impôt sur les sociétés s’effectue par quatre acomptes trimestriels aux dates suivantes, 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre. Chaque acompte représente 25 % de l’IS dû au titre de l’exercice précédent.

Pour 2026, les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros peuvent moduler leurs versements si elles anticipent une baisse de leur résultat fiscal. Cette modulation permet d’adapter les paiements à la réalité économique de l’entreprise.

Les entreprises ayant un montant d’IS inférieur à 3 000 euros sont dispensées du versement des acomptes. Elles s’acquittent directement du solde lors de la clôture de l’exercice , au plus tard le 15 du quatrième mois suivant cette clôture.

Le non-respect des échéances de paiement expose la société à une majoration de 5% des sommes non versées, augmentée des intérêts de retard calculés au taux de 0,20% par mois.

La TVA et autres taxes obligatoires

La taxe sur la valeur ajoutée représente une composante majeure de la fiscalité des SAS . Trois régimes principaux s’appliquent selon le chiffre d’affaires :

Régime de TVA Seuils 2026 Modalités de déclaration
Franchise en base CA annuel < 85 000 € (ventes) ou 37 500 € (services) – Aucune TVA facturée ni récupérée Exonération de TVA
Réel simplifié  CA compris entre 85 000 € et 945 000 € (vente) ou compris entre 37 500 € et 286 000 € (services) Déclaration annuelle avec 2 acomptes
Réel normal Au-delà des seuils précédents Déclaration mensuelle ou trimestrielle

Les autres taxes locales comprennent notamment la contribution économique territoriale (CET), composée de la cotisation foncière des entreprises et de la CVAE pour les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 €.

Le régime fiscal de l’impôt sur le revenu pour les SAS peut s’avérer plus avantageux notamment pour les associés. Il est donc intéressant pour un entrepreneur de créer une SAS et de la soumettre à l’impôt sur le revenu. LegalPlace vous propose de créer votre SAS et d’accomplir toutes les formalités à votre place.

Comment remplir la déclaration 2065 ?

Les éléments essentiels du formulaire

Le formulaire 2065 se compose de plusieurs cadres qui permettent à l’administration fiscale d’identifier votre SAS et de calculer sa base d’imposition.

Les informations d’identification comprennent la forme juridique de votre société, son numéro SIREN et la période d’imposition concernée.

La partie dédiée aux résultats fiscaux détaille :

  • Le chiffre d’affaires réalisé ;
  • Les rémunérations versées aux dirigeants ;
  • Les intérêts de compte courant d’associés ;
  • Les plus ou moins-values professionnelles.

Un cadre spécifique permet de bénéficier des réductions d’impôt dont bénéficient votre SAS, notamment pour la fourniture de logement aux salariés ou les investissements productifs.

Les annexes obligatoires à joindre à votre déclaration 2065

La transmission du formulaire principal nécessite l’ajout de plusieurs documents complémentaires selon votre régime d’imposition.

Pour les SAS au régime réel normal, vous devez joindre les annexes suivantes :

  • Les tableaux 2050 à 2059-G pour le bilan et le compte de résultat détaillés ;
  • La balance des comptes utilisée au cours de l’exercice ;
  • Le relevé détaillé des frais généraux n°2067 ;
  • Le détail des provisions et des immobilisations.

Les sociétés au régime simplifié transmettent uniquement les formulaires 2033-A à 2033-G, qui présentent une version allégée du bilan et du compte de résultat.

Pour toute SAS, quel que soit son régime, le registre des bénéficiaires effectifs doit être tenu à jour et déposé auprès du guichet unique des formalités des entreprises.

Les pièces justificatives nécessaires pour valider votre déclaration 2065

Pour valider votre déclaration 2065, l’administration fiscale exige plusieurs documents attestant de la véracité des informations transmises.

Votre SAS doit produire un exemplaire des procès-verbaux d’assemblées générales validant les comptes annuels, accompagné des rapports de gestion. Le registre des mouvements de titres et la liste des actionnaires sont également requis au moment de la demande .

En matière fiscale, conservez tous les justificatifs des charges déduites : factures, reçus, contrats. Ces documents permettent de justifier les montants inscrits dans votre déclaration initiale .

Un relevé détaillé des provisions constituées et des amortissements pratiqués complets de ces éléments, particulièrement si votre bilan total inférieur au seuil du régime simplifié vous permet d’opter pour ce régime.

La conservation de ces pièces justificatives est obligatoire pendant 6 ans, période durant laquelle l’administration peut exercer son droit de contrôle.

Quels sont les délais à respecter pour votre déclaration fiscale ?

Calendrier des déclarations fiscales

Le respect du calendrier fiscal constitue une obligation majeure pour votre SAS. La date du 2e jour ouvré suivant le 1er mai 2026 marque l’échéance de dépôt de la déclaration annuelle des résultats et de la liasse fiscale.

Les sociétés clôturant leur exercice au 31 décembre 2025 déposent leur déclaration au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai 2026. Pour les autres dates de clôture, le délai s’étend jusqu’au 15e jour du 4e mois suivant la fin de l’exercice.

Les SAS au régime réel normal établissent des déclarations de TVA mensuelles entre le 15 et le 24 de chaque mois. Le régime simplifié implique une déclaration annuelle avec deux acomptes provisionnels en juillet et décembre.

Un retard dans votre déclaration d’impôt de la SAS entraîne une majoration de 10 % du montant des droits, portée à 40 % en cas de défaut de dépôt après mise en demeure de l’administration.

Dates limites de paiement des impôts par la SAS

Pour respecter ses obligations fiscales, votre SAS doit s’acquitter de l’impôt sur les sociétés selon un calendrier précis en 2026. Le paiement du solde intervient au 15 mai pour les sociétés clôturant au 31 décembre, ou au 15e jour du 4e mois suivant la clôture pour les autres cas. Les versements s’échelonnent en quatre acomptes :

  • 15 mars : premier acompte de 25%
  • 15 juin : deuxième acompte de 25%
  • 15 septembre : troisième acompte de 25%
  • 15 décembre : quatrième acompte de 25%
Pour les SAS réalisant moins de 10 000 000 € de chiffre d’affaires et détenus à 75 % par des personnes physiques, le taux réduit de 15 % s’applique sur les premiers42 500 € de bénéfices.

Conséquences pour la SAS en cas de retard de déclaration

Le non-respect des délais déclaratifs expose votre SAS à des sanctions financières significatives. Une majoration de 10 % s’applique automatiquement sur le montant de l’impôt dû, pouvant atteindre 40 % après mise en demeure de l’administration fiscale.

Les retards répétés entraînent des intérêts supplémentaires de 0,20% par mois, soit 2,4% sur une année. Pour une SAS dont l’impôt dû atteint 100 000 €, ces pénalités peuvent représenter des sommes importantes en cas de manquement délibéré.

L’administration fiscale peut accorder des délais supplémentaires sur demande motivée, notamment en cas de difficultés financières temporaires. Cette demande doit être formulée avant la date limite de dépôt de la déclaration.

Comment déclarer les bénéfices de la SAS ?

Calcul du résultat fiscal de la SAS

Pour déterminer la base imposable de votre SAS, une démarche précise s’impose. Le résultat fiscal s’obtient en ajustant le résultat comptable par des réintégrations et des déductions extra-comptables. Les réintégrations concernent les charges non déductibles comme les amendes, les dépenses non autorisées ou la part excessive des rémunérations. À l’inverse, certains produits bénéficient d’une exonération et doivent être déduits du résultat.

La formule de calcul s’établit ainsi :

Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations – Déductions.

Cette base servira ensuite à l’application des taux d’imposition en vigueur.

Tenez vos écritures comptables à jour tout au long de l’exercice : le calcul du résultat fiscal et le suivi de vos obligations en seront facilités.

Déduction des charges professionnelles de la SAS 

La SAS peut déduire de nombreuses charges liées à son activité pour optimiser sa base imposable. Les frais de fonctionnement comme les loyers, les factures d’énergie ou les frais de télécommunication sont intégralement déductibles.

Les dépenses de personnel, incluant les salaires et les charges sociales, représentent également des charges déductibles majeures. La rémunération du président, si elle n’est pas excessive au regard des fonctions exercées, entre dans cette catégorie. Les amortissements des biens professionnels et les frais financiers viennent compléter ces déductions, sous réserve de justificatifs détaillés.

Traitement des déficits de la SAS

Pour une SAS soumise à l’IS, deux options permettent d’optimiser fiscalement les résultats déficitaires en 2026. Le rapport en avant autorise la déduction des pertes sur les bénéfices futurs, sans limitation de durée. Seule restriction, l’imputation annuelle est plafonnée à 1 million d’euros, majorée de 50% de la fraction du bénéfice excédant ce montant.

Le report en arrière (« carry-back ») offre la possibilité d’imputer le déficit sur le bénéfice du seul exercice précédent, dans la limite de 1 million d’euros. Cette option crée une créance sur le Trésor utilisable pendant 5 ans pour payer l’IS, ou remboursable au terme de ce délai.

L’option pour le report en arrière est exercée au moment du dépôt de la déclaration de résultats de l’exercice déficitaire.

SAS : faut-il opter pour l’impôt sur le revenu (IR) ou l’impôt sur les sociétés (IS) ?

Comparaison IS vs IR en SAS

En matière de régime fiscal, une analyse comparative permet de mieux comprendre les spécificités de l’IS et de l’IR :

Caractéristiques Impôt sur les Sociétés (IS) Impôt sur le Revenu (IR)
Taux d’imposition 25 % (15 % jusqu’à42 500 €) Barème progressif de 0 % à 45 %
Base imposable Bénéfices de la société Quote-part des associés
Rémunération du dirigeant Déductible des résultats Non déductible
Déficits Reportables sur les exercices suivants Imputables sur le revenu global

La déclaration des résultats s’effectue via des formulaires distincts : n°2065 pour l’IS et n°2031 pour l’IR, à transmettre au 2e jour ouvré suivant le 1er mai.

Une SAS soumise à l’IR doit notifier son choix à l’administration fiscale dans les trois premiers mois de l’exercice concerné.

Critères de choix concernant la fiscalité de votre entreprise

La sélection du mode d’imposition d’une SAS repose sur plusieurs facteurs déterminants. Les résultats prévisionnels représentent un premier indicateur, une société anticipant des pertes les premières années optimisera sa situation avec l’IR, permettant l’imputation des déficits sur les revenus personnels des associés.

La structure de l’actionnariat pèse également dans l’équilibre. Une SAS détenue majoritairement par des personnes physiques disposera d’une plus grande flexibilité dans son choix, contrairement aux holdings qui privilégient généralement l’IS pour des raisons d’intégration fiscale.

La politique de répartition des bénéfices joue aussi un rôle central. L’IS s’avère plus avantageux pour les sociétés souhaitant réinvestir leurs bénéfices, grâce à un taux fixe de 25 % et la possibilité de mettre les bénéfices en réserve pour les réinvestir.

Réévaluez régulièrement vos perspectives de développement afin d’anticiper l’évolution des besoins fiscaux de la société.

Procédure de changement de régime

Le passage d’un régime fiscal à un autre nécessite une démarche administrative rigoureuse. L’entreprise doit adresser un courrier au service des impôts des entreprises dans les 3 premiers mois de l’exercice concerné . Cette notification écrite mentionne l’identité complète de la société et sa volonté de changer de régime d’imposition.

La société joint à sa demande les documents justificatifs requis, statuts à jour, liste des associés et répartition du capital social, attestation sur l’honneur du respect des conditions d’éligibilité au nouveau régime.

Comment gérer la fiscalité des dividendes en SAS ?

Modalités de distribution des dividendes en SAS 

Les actionnaires d’une SAS se réunissent en assemblée générale ordinaire pour statuer sur la distribution des dividendes. Cette décision intervient lors de l’approbation des comptes annuels, dans les six mois suivant la clôture de l’exercice.

Le montant distribuable correspond au bénéfice de l’exercice, diminué des pertes antérieures et des sommes affectés aux réserves légales (5% du bénéfice) et statutaires. Une fois la décision prise, le versement doit s’effectuer dans un délai maximal de 9 mois après la clôture.

La SAS offre une grande souplesse dans les modalités de répartition des dividendes. Les statuts peuvent prévoir une distribution non proportionnelle aux droits dans le capital, sous réserve de ne pas créer de dividendes fictifs.

Imposition des dividendes versés en SAS 

L’actionnaire d’une SAS dispose de deux options pour l’ imposition de ses dividendes en SAS :

  • Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % s’applique par défaut, comprenant 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
  • L’imposition au barème progressif de l’IR reste possible sur option expresse. Cette alternative permet de bénéficier d’un abattement de 40% sur le montant des dividendes avant application du barème, sous réserve que la SAS soit établie en France ou dans l’Union européenne.

Une dispense de prélèvement peut être accordée aux actionnaires dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple). La demande doit être formulée avant le 30 novembre de l’année précédant la distribution.

Obligations déclaratives spécifiques

La SAS doit transmettre sa déclaration des revenus de capitaux mobiliers via le formulaire 2777-SD dans les 15 jours suivant le versement des dividendes . Ce document détaille le montant brut distribué et les prélèvements effectués.

Les personnes actionnaires physiques mentionnent leurs dividendes dans leur déclaration de revenus annuels, case 2DC pour le montant brut perçu. En cas d’option pour le barème progressif, ils cochent également la case 2OP pour bénéficier de l’abattement de 40%.

Les sociétés bénéficiant du régime mère-fille doivent joindre à leur déclaration une attestation de détention minimale de 5% du capital pendant au moins 2 ans pour justifier l’exonération à 95% des dividendes reçus.

Quelles sont les déclarations fiscales annuelles de la SAS ?

La liasse fiscale

Chaque année, au moment de la clôture de l’exercice comptable, votre SAS transmet un ensemble de documents comptables et fiscaux à l’administration. Cette obligation, fondamentale pour la transparence financière, s’effectue désormais exclusivement par voie dématérialisée.

Les formulaires composant la liasse fiscale varient selon votre régime d’imposition. Pour une SAS au régime réel normal, les documents comprennent le bilan (formulaire 2050), le compte de résultat (2052-2053) et les annexes détaillant les amortissements, provisions et plus-valeurs.

La transmission s’opère via deux modes, la procédure EDI-TDFC pour les entreprises au régime normal, ou la saisie directe en ligne pour celles au régime simplifié. Le dépôt doit intervenir au 2e jour ouvré suivant le 1er mai 2026, avec un délai supplémentaire de 15 jours pour les télédéclarants.

Les SAS clôturent leur exercice à une date différente du 31 décembre disposant d’un délai de trois mois après la clôture pour déposer leur liasse fiscale.

Les déclarations sociales

En matière de déclarations sociales, la transmission mensuelle de la DSN (Déclaration Sociale Nominative) reste l’obligation principale pour votre SAS en 2026. Cette formalité regroupe l’ensemble des données concernant les salaires, cotisations et contributions sociales.

Le calendrier de dépôt varie selon l’effectif de votre entreprise :

  • Avant le 5 du mois suivant pour les SAS de 50 salariés et plus
  • Avant le 15 du mois suivant pour les SAS de moins de 50 salariés

La DSN doit inclure le détail des rémunérations versées, les bases de calcul des cotisations sociales et les éventuelles périodes d’absence des salariés. La non-transmission ou le retard de la DSN expose la société à une pénalité de 7,50 € par salarié, dans la limite de 750 € par mois.

Un dirigeant non rémunéré n’est pas affilié au régime général au titre de son mandat et ne génère donc pas de cotisations sociales à ce titre.

Le régime de TVA applicable en SAS 

Les SAS peuvent opter pour différents régimes de TVA selon leur chiffre d’affaires et leurs besoins :

Régime de TVA Conditions et caractéristiques
Franchise en base CA annuel < 85 000 € (ventes) ou 37 500 € (services) – Aucune TVA facturée ni récupérée
Réel simplifié CA compris entre 85 000 € et 945 000 € (ventes) ou compris entre 37 500 € et 286 000 € (services) – Déclaration annuelle avec acomptes semestriels
Réel normal CA > 945 000 € ou TVA > 15 000 € – Déclaration mensuelle ou trimestrielle

La transmission des déclarations de TVA s’effectue désormais exclusivement en ligne via votre espace professionnel sur le site des impôts. Pour le régime réel normal, le dépôt intervient au plus tard le 2e jour ouvré suivant la fin du mois ou du trimestre.

La SAS peut modifier son régime de TVA chaque année en adressant une demande au service des impôts. Cette option prend effet au 1er janvier de l’année suivante.

Comment optimiser la fiscalité de votre SAS ?

Les dispositifs d’allégement fiscal en SAS 

En 2026, la législation prévoit plusieurs mécanismes d’allègement fiscal pour les SAS. Le crédit d’impôt recherche (CIR) permet une réduction pouvant atteindre 30 % des dépenses de R&D, tandis que le crédit d’impôt innovation (CII) offre un avantage de 20 % sur les dépenses d’innovation.

Certaines SAS implantées dans des zones prioritaires bénéficient d’exonérations temporaires. Par exemple, l’installation en Zone Franche Urbaine (ZFU) ouvre droit à une exonération d’impôt sur les bénéfices pendant 5 ans.

Les entreprises réalisant moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires peuvent, sous conditions, cumuler plusieurs dispositifs d’allégement fiscal.

Les investissements dans la transition écologique donnent également accès à des réductions fiscales spécifiques. Le crédit d’impôt pour les industries vertes, mis en place en 2024, soutient les dépenses d’équipement contribuant à la décarbonation.

La gestion des charges déductibles en SAS 

Les charges déductibles représentent l’ensemble des dépenses engagées dans l’intérêt de votre SAS et justifiées par des pièces comptables. Leur identification précise permet de réduire la base imposable de la société.

Une dépense n’est déductible que si elle remplit trois conditions cumulatives, être nécessaire à l’activité, correctement justifiée et comptabilisée dans l’exercice concerné.

Ces dépenses déductibles se répartissent en plusieurs catégories :

  • Frais généraux (loyers, fournitures),
  • Charges de personnel (salaires, cotisations),
  • Frais financiers (intérêts d’emprunt),
  • Dotations aux amortissements.

La jurisprudence fixe des plafonds pour certaines charges comme les cadeaux d’affaires ou les frais de réception (proportion raisonnable du chiffre d’affaires).

Les dépenses mixtes, utilisées à la fois pour l’activité professionnelle et personnelle, doivent faire l’objet d’une ventilation précise pour déterminer la quote-part déductible.

Les crédits d’impôt disponibles

Le crédit d’impôt pour l’investissement dans l’industrie verte (C3IV) représente une nouveauté majeure depuis mars 2024, avec un taux qui varie de 20 % à 60 % des dépenses liées aux équipements écologiques selon la zone d’implantation.

Le crédit d’impôt métiers d’art offre une réduction de 30 % des dépenses engagées pour la création d’œuvres originales, tandis que le crédit d’impôt famille couvre 50 % des frais liés à la mise en place de services pour les salariés parents.

Les entreprises innovantes conservent l’accès au crédit d’impôt innovation avec un taux réduit à 20% des dépenses éligibles en 2026, dans la limite de 400 000 € par an.

Quelles sont les spécificités du régime simplifié ?

Conditions d’éligibilité au régime simplifié

L’accès au régime simplifié d’imposition dépend principalement du chiffre d’affaires réalisé par votre SAS. Cette option s’adresse aux sociétés dont le CA hors taxes ne dépasse pas 945 000 € pour les activités commerciales et 286 000 € pour les prestations de services.

La SAS doit également présenter un montant de TVA exigible inférieur à 15 000 € sur l’exercice précédent. Le dépassement de ce seuil entraîne automatiquement l’application du régime réel normal.

La demande d’option pour le régime simplifié s’effectue lors de la création de la société ou avant le début de l’exercice concerné auprès du service des impôts des entreprises.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Obligations comptables allégées

Grâce au régime simplifié, votre SAS bénéficie d’une gestion comptable plus souple et moins contraignante au quotidien. La tenue d’une simple comptabilité de trésorerie suffit pendant l’exercice, avec un enregistrement des encaissements et décaissements.

La clôture annuelle requiert uniquement la constatation des créances et des dettes non réglées. Les documents à produire se limitent à un bilan et un compte de résultat simplifiés, accompagnés d’une annexe allégée.

Type de document Format allégé
Bilan Présentation simplifiée (tableau 2033A)
Compte de résultat Version condensée (tableau 2033B)
Annexe comptable Informations essentielles uniquement

Le choix du régime simplifié doit être mentionné dans votre déclaration de résultats. Cette option est renouvelable chaque année tacitement, sauf dénonciation expresse.

Avantages et inconvénients du régime simplifié

Le choix du régime simplifié offre plusieurs atouts majeurs pour votre société. La déclaration annuelle unique de TVA allège considérablement les obligations administratives, avec seulement deux acomptes semestriels à verser. Les documents comptables à produire sont également réduits, permettant un gain de temps significatif.

Avantages Inconvénients
Déclaration de TVA annuelle unique Seuils de CA à surveiller constamment
Comptabilité allégée Impossibilité de déduire la TVA mensuellement
Gestion de trésorerie facilitée Acomptes semestriels parfois contraignants
Formalités administratives réduites Changement de régime obligatoire si dépassement

La flexibilité offerte par le régime simplifié s’accompagne néanmoins de certaines contraintes. Le suivi régulier des seuils de chiffre d’affaires s’avère indispensable pour anticiper un éventuel changement de régime. Les acomptes semestriels peuvent également peser sur la trésorerie lors des périodes creuses. À noter que ces modalités (CA12 et acomptes semestriels) s’appliquent jusqu’au 31 décembre 2026, à compter du 1er janvier 2027, le régime simplifié de TVA est supprimé.

    La fiscalité d’une SAS s’organise autour de l’impôt sur les sociétés, avec un taux normal de 25 % et un taux réduit de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices pour les PME éligibles. La société dépose chaque année sa déclaration de résultats n° 2065 et sa liasse fiscale, règle son impôt par acomptes trimestriels et respecte ses obligations de TVA selon son régime. Sur option et sous conditions, une jeune SAS peut relever de l’impôt sur le revenu pendant cinq exercices. Les dividendes distribués supportent quant à eux le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, sauf option pour le barème progressif. Anticiper ces échéances et sécuriser chaque donnée chiffrée vous évite majorations et intérêts de retard.

Créer ma SAS

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 31/08/2026

FAQ

Quels sont les avantages fiscaux d'une SAS par rapport à une SARL ?

La SAS se distingue de la SARL par une plus grande liberté dans la distribution des dividendes et la rémunération du président, assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré. Elle donne aussi accès au régime mère-fille, qui exonère 95 % des dividendes remontés d’une filiale détenue à 5 % au moins pendant deux ans.

La SAS est-elle fiscalement transparente ?

Non, une SAS n’est pas fiscalement transparente : ses bénéfices sont imposés à l’impôt sur les sociétés au taux de 25 %, ou 15 % jusqu’à 42 500 €. Elle peut toutefois opter pour l’impôt sur le revenu pendant ses cinq premiers exercices, sous conditions.

Quel régime fiscal choisir pour une SAS : réel normal ou simplifié ?

Le régime réel simplifié convient à une SAS dont le chiffre d’affaires reste sous 945 000 € (vente) ou 286 000 € (services) et dont la TVA due est inférieure à 15 000 €. Au-delà, le régime réel normal s’impose, avec des déclarations de TVA mensuelles.

Quelle est la date limite pour déclarer l'impôt sur les sociétés d'une SAS ?

Une SAS qui clôture son exercice au 31 décembre dépose sa déclaration de résultats n° 2065 au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai, avec 15 jours de délai supplémentaire en télédéclaration. Pour les autres dates de clôture, le délai court jusqu’au 15e jour du 4e mois suivant la fin de l’exercice.

Une SAS déficitaire ou sans chiffre d'affaires doit-elle déclarer ses impôts ?

Oui, même sans bénéfice ni chiffre d’affaires, une SAS reste tenue de déposer chaque année sa déclaration de résultats n° 2065 et sa liasse fiscale. Un déficit peut être reporté en avant sans limite de durée, dans la limite de 1 million d’euros par an, majorée de 50 % de la fraction supérieure.

Faut-il un expert-comptable pour déclarer les impôts d'une SAS ?

La loi n’impose pas de recourir à un expert-comptable pour déclarer les impôts d’une SAS, mais la complexité de la liasse fiscale et de ses annexes rend cet accompagnement utile. Les experts-comptables du groupe ComptaPlace peuvent prendre en charge la déclaration d’impôts de votre SAS de bout en bout.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris