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  • Le président de SAS est l’organe de direction obligatoire qui représente la société à l’égard des tiers et l’engage dans l’ensemble de ses actes.
  • La nomination du président de SAS et l’étendue de ses pouvoirs sont fixées librement par les statuts, le mandat étant à durée illimitée à défaut de précision.
  • Le président de SAS rémunéré relève du régime assimilé-salarié et sa rémunération est imposée dans la catégorie des traitements et salaires.
  • Les dividendes perçus par un président actionnaire de la SAS sont soumis au prélèvement forfaitaire unique au taux de 31,4 % sans cotisations sociales.

Le président de SAS est le dirigeant chargé de représenter la société par actions simplifiée à l’égard des tiers et d’assurer sa gestion au quotidien. Sa nomination est obligatoire dès la création et la SAS ne peut compter qu’un seul président, personne physique ou personne morale. Les statuts déterminent librement la façon de le désigner, l’étendue de ses pouvoirs, sa rémunération et les conditions de cessation de ses fonctions. Sur le plan social, le président de SAS rémunéré est assimilé-salarié et rattaché au régime général de la Sécurité sociale.

Quel est le rôle du président de SAS ?

Le président de SAS dirige la société, prend les décisions de gestion courante et la représente dans tous ses rapports avec les tiers.

Qu’est-ce que le président d’une SAS ?

Le président de SAS est le représentant légal de la société par actions simplifiée. Le président administre la société, organise son fonctionnement, fixe les orientations de gestion et signe les actes en son nom. C’est le seul organe de direction imposé par la loi dans une SAS, là où les autres organes restent facultatifs (article L227-6 du Code de commerce).

Le président de SAS peut être l’un des actionnaires ou une personne totalement extérieure à la société, et son identité figure obligatoirement sur l’extrait Kbis. Cette fonction confère à son titulaire un pouvoir de gestion interne et un pouvoir de représentation externe, qu’il exerce pendant toute la durée de son mandat jusqu’à sa révocation ou sa démission.

Dans une SASU, c’est-à-dire une SAS à actionnaire unique, le président est très souvent l’actionnaire unique lui-même. Cette personne cumule alors la propriété de la société et sa direction, ce qui lui permet de prendre seul toutes les décisions sans assemblée ni vote. Le régime social et fiscal du président de SASU reste identique à celui du président de SAS.

La nomination d’un président est-elle obligatoire en SAS ?

La désignation d’un président est obligatoire dans toute SAS et conditionne son immatriculation au registre national des entreprises. Sans président nommé, la société par actions simplifiée ne dispose d’aucun représentant légal et ne peut ni conclure de contrat ni accomplir de formalité. Le premier président est désigné dès la création de la SAS, soit directement dans les statuts, soit par un acte séparé signé par les actionnaires. Cette obligation vaut aussi bien pour une SAS que pour une SASU, où l’actionnaire unique nomme le président, le plus souvent lui-même.

Peut-il y avoir plusieurs présidents dans une SAS ?

Une SAS ne peut compter qu’un seul président, la co-présidence étant interdite par la loi. Les actionnaires peuvent en revanche prévoir d’autres organes pour épauler le président de SAS, comme un ou plusieurs directeurs généraux, un directeur général délégué ou des comités de direction et de surveillance. Ces organes complémentaires sont facultatifs et leurs pouvoirs sont fixés librement par les statuts.

Critère Président de SAS Directeur général de SAS
Caractère Obligatoire Facultatif
Représentation des tiers De plein droit Uniquement si les statuts le prévoient
Nombre Un seul Un ou plusieurs
Source des pouvoirs Statuts Statuts ou décision de nomination
Julien crée une SAS de développement web avec deux autres actionnaires. Les statuts le désignent président et confient à un directeur général la partie commerciale. Julien conserve la représentation légale de la société tandis que le directeur général gère les relations clients dans la limite fixée par les statuts.

Qui peut être président d’une SAS ?

Le président d’une SAS peut être une personne physique ou une personne morale, actionnaire ou non, dès lors qu’elle remplit les conditions légales de capacité et de probité.

Le président peut-il être une personne physique ou morale ?

Le président de SAS peut être une personne physique ou une personne morale, par exemple une société de gestion ou une holding. Lorsque le président est une personne morale, son représentant légal exerce concrètement les fonctions de direction et engage sa propre responsabilité de dirigeant. C’est précisément ce qui distingue le président de SAS du gérant de SARL, lequel ne peut être qu’une personne physique. Le président de SAS n’a par ailleurs aucune obligation d’être actionnaire de la société qu’il dirige, ce qui permet de confier la présidence à un dirigeant professionnel extérieur ou à une structure dédiée à la gestion.

Quelles conditions remplir pour être président de SAS ?

Pour devenir président d’une SAS, plusieurs conditions légales doivent être réunies :

  • Le président doit être majeur capable ou mineur émancipé pour exercer ses fonctions ;
  • Le président ne doit faire l’objet d’aucune interdiction de gérer ni d’aucune faillite personnelle ;
  • Le président ne doit pas avoir été condamné pour crime, vol, escroquerie ou abus de confiance ;
  • Le président ne doit exercer aucune fonction incompatible avec un mandat de dirigeant de société par actions.

Les statuts de la SAS peuvent ajouter des conditions propres à la société, comme une limite d’âge ou une ancienneté minimale pour le président de la SAS.

Amélie souhaite confier la présidence de sa SAS à une société de gestion qu’elle détient. Cette société est nommée présidente et désigne son propre gérant comme représentant permanent. C’est ce représentant qui signe les actes au nom de la SAS et engage sa responsabilité de dirigeant.

Comment nommer le président d’une SAS ?

La nomination du président de SAS résulte des statuts ou d’une décision des actionnaires, puis fait l’objet d’une publicité légale.

Comment se déroule la nomination du président de SAS ?

Le premier président de la SAS est désigné directement dans les statuts ou par un acte séparé signé par les actionnaires. Les présidents suivants sont nommés selon les modalités prévues par les statuts, le plus souvent par une décision collective des actionnaires prise à la majorité statutaire. Désigner les présidents suivants par acte séparé évite de modifier les statuts à chaque nomination du président de SAS. Dans une SASU, l’actionnaire unique prend seul cette décision et cumule très souvent la présidence avec sa qualité d’actionnaire.

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Pour combien de temps le président de la SAS est-il nommé ?

La durée du mandat du président de SAS est fixée librement par les statuts, qui peuvent prévoir un mandat de 1 an, 3 ans, 6 ans ou toute autre durée. Lorsque les statuts restent muets sur ce point, le mandat du président de SAS est réputé à durée illimitée et se poursuit jusqu’à sa révocation, sa démission ou un autre événement y mettant fin. Les actionnaires peuvent aussi insérer une condition d’âge dans les statuts, entraînant la cessation automatique des fonctions du président au-delà d’un âge déterminé.

Quelles formalités accomplir après la nomination du président de la SAS ?

La nomination du premier président est intégrée au dossier d’immatriculation de la SAS, sans formalité distincte. Lorsqu’un nouveau président est nommé en cours de vie sociale, la société publie une annonce légale de changement de dirigeant, dont le tarif est de 108 € HT en France métropolitaine, puis déclare le changement sur le guichet unique de l’INPI dans le délai d’un mois. Les frais de greffe de cette modification s’élèvent à 42,90 €.

La déclaration du changement de président de SAS doit être déposée dans le mois suivant la décision. Passé ce délai, le retard expose la société à une régularisation et le nouveau président reste inopposable aux tiers tant que la formalité n’est pas enregistrée.
Hugo reprend la présidence d’une SAS de conseil après le départ du dirigeant fondateur. Les actionnaires votent sa nomination en assemblée, publient une annonce légale de changement de dirigeant et déposent le dossier sur le guichet de l’INPI dans les trois semaines. Le Kbis mis à jour mentionne Hugo comme nouveau représentant légal.

Quels sont les pouvoirs du président de SAS ?

Le président de SAS dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la société dans la limite de l’objet social, et la représente de plein droit à l’égard des tiers.

Quelle est l’étendue des pouvoirs du président de SAS ?

Le président de SAS détient les pouvoirs les plus larges pour gérer la société par actions simplifiée et l’engager auprès des tiers. Le président engage la SAS même par les actes qui dépassent l’objet social, sauf si la société prouve que le tiers connaissait ce dépassement ou ne pouvait l’ignorer. Ce pouvoir de représentation est attaché à la fonction de président et les statuts ne peuvent en aucun cas le lui retirer. Concrètement, les pouvoirs du président de SAS couvrent la signature des contrats, le recrutement, l’engagement des dépenses et la représentation de la société devant l’administration et la justice.

Peut-on limiter les pouvoirs du président de SAS ?

Les statuts peuvent limiter les pouvoirs du président de SAS vis-à-vis des actionnaires, par exemple en soumettant à autorisation préalable les engagements supérieurs à un certain montant ou la vente d’un actif important. Ces limitations produisent leurs effets en interne, dans les rapports entre le président et les actionnaires. Ces mêmes limitations restent toutefois inopposables aux tiers, qui peuvent se prévaloir d’un acte signé par le président même lorsqu’il a outrepassé une clause statutaire. Le président qui dépasse ses pouvoirs engage alors sa responsabilité envers la société, sans que la validité de l’acte soit remise en cause.

Une clause limitant les pouvoirs du président de SAS ne protège pas la société face à un tiers de bonne foi. L’acte conclu reste valable et engage la SAS, le président pouvant seulement voir sa responsabilité recherchée par les actionnaires pour le non-respect de la clause.
Clara, présidente d’une SAS, signe un contrat de location de matériel de 40 000 euros alors que les statuts imposaient l’accord préalable des actionnaires au-delà de 25 000 euros. Le contrat reste valable face au loueur. En revanche, les actionnaires peuvent reprocher à Clara d’avoir dépassé ses pouvoirs et engager sa responsabilité.

Quelle est la responsabilité du président de SAS ?

Le président de SAS engage sa responsabilité civile, pénale et fiscale dès lors qu’il commet une faute dans l’exercice de ses fonctions.

Quand la responsabilité civile du président de SAS est-elle engagée ?

La responsabilité civile du président de SAS peut être engagée en cas de faute de gestion, de violation des statuts ou d’infraction aux dispositions légales. Le président répond alors du préjudice causé à la société, aux actionnaires ou aux tiers. En cas de liquidation judiciaire révélant une insuffisance d’actif, le président de SAS peut être condamné à combler tout ou partie des dettes sociales sur son patrimoine personnel s’il a commis une faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance.

Dans quels cas la responsabilité pénale et fiscale du président de SAS est-elle engagée ?

La responsabilité pénale du président de SAS est retenue lorsqu’il commet une infraction dans l’exercice de ses fonctions, comme un abus de biens sociaux, une banqueroute, une fraude fiscale ou un manquement aux règles de sécurité.

La responsabilité fiscale du président de SAS permet à l’administration de réclamer au dirigeant le paiement des impôts et pénalités de la société lorsqu’il en a rendu le recouvrement impossible par des manœuvres frauduleuses ou par l’inobservation grave et répétée des obligations fiscales. Ces deux formes de responsabilité s’ajoutent à la responsabilité civile et peuvent toucher directement le patrimoine personnel du président.

Bastien, président d’une SAS en difficulté, continue de régler ses fournisseurs personnels avec la trésorerie de la société. À la liquidation, le tribunal retient une faute de gestion et le condamne à combler une partie du passif sur son patrimoine personnel.

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Quel est le régime social du président de SAS ?

Le président de SAS est-il assimilé-salarié ?

Le président de SAS rémunéré relève du statut d’assimilé-salarié et cotise au régime général de la Sécurité sociale. Les cotisations sociales calculées sur sa rémunération sont proches de celles d’un salarié cadre, à l’exception de la cotisation d’assurance chômage dont le président est exclu. Les charges sociales correspondantes représentent de l’ordre de 75 à 82 % de la rémunération nette du président, soit un coût plus élevé que celui du gérant majoritaire de SARL, travailleur non salarié.

Un président de SAS qui n’est pas rémunéré ne verse aucune cotisation au titre de son mandat.

Quelle protection sociale couvre le président de SAS ?

Le régime assimilé-salarié ouvre au président de SAS rémunéré une protection sociale étendue. Le président bénéficie de l’assurance maladie-maternité, des allocations familiales, de la couverture des accidents du travail, d’une retraite de base et complémentaire ainsi que d’une prévoyance. Le président de SAS ne cotise pas à l’assurance chômage et n’acquiert donc aucun droit auprès de France Travail au titre de son mandat, mais il peut souscrire une assurance chômage privée complémentaire.

Un président actionnaire de SAS rémunéré exclusivement en dividendes ne cotise pas à la Sécurité sociale et ne bénéficie d’aucune protection sociale au titre de son mandat. Seule une rémunération soumise à cotisations ouvre des droits à la retraite et à l’assurance maladie.
Naïma se verse une rémunération mensuelle de 3 000 euros nets comme présidente de sa SAS. Elle valide ses trimestres de retraite, bénéficie de la couverture maladie du régime général et d’une mutuelle d’entreprise. En revanche, si elle perd son mandat, elle ne touche aucune allocation chômage.

Comment est rémunéré le président de SAS ?

La rémunération du président de SAS est librement fixée par les statuts ou les actionnaires, et peut être nulle, fixe, variable ou complétée par des dividendes.

Le président de SAS doit-il être rémunéré ?

La rémunération du président de SAS n’est jamais obligatoire et le président peut exercer son mandat à titre entièrement gratuit.

Lorsqu’une rémunération est versée au président de la SAS, elle est librement déterminée par les statuts ou par une décision des actionnaires, et donne lieu à l’établissement d’un bulletin de paie et au paiement des cotisations sociales. Le président de SAS étant un mandataire social et non un salarié lié par un contrat de travail, sa rémunération de mandat n’est pas soumise au minimum du SMIC.

Lorsque le président est également actionnaire de la SAS, il peut aussi percevoir des dividendes, en complément de sa rémunération ou à la place de celle-ci. Le choix entre absence de rémunération, rémunération de mandat et dividendes dépend de la situation de chaque président.

Comment est imposée la rémunération du président de SAS ?

La rémunération du président de SAS est imposée à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires, comme celle d’un salarié. Un abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels s’applique automatiquement sur cette rémunération, sauf si le président opte pour la déduction de ses frais réels justifiés. La rémunération du président de SAS est par ailleurs déductible du résultat imposable de la société, ce qui diminue l’assiette de l’impôt sur les sociétés. Cette déductibilité suppose toutefois que la rémunération corresponde à un travail effectif et ne soit pas manifestement excessive.

Comment sont imposés les dividendes du président actionnaire ?

Lorsqu’il est aussi actionnaire, le président peut percevoir des dividendes prélevés sur les bénéfices après impôt sur les sociétés. Ces dividendes entrent dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, qui se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le président peut opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec un abattement de 40 %. Les bénéfices de la SAS sont quant à eux soumis à l’IS au taux de 25 %, ramené à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice sous conditions.

Antoine, président et actionnaire unique de sa SAS, dégage 50 000 euros de bénéfice. Après un impôt sur les sociétés de 15 % jusqu’à 42 500 euros puis 25 % au-delà, Antoine se distribue le solde en dividendes. Sur ces dividendes, Antoine supporte un prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, sans aucune cotisation sociale supplémentaire. La règle est constante en SAS, les dividendes supportant le prélèvement forfaitaire unique mais échappant aux cotisations sociales, à la différence de la rémunération de mandat.

Comment prend fin le mandat du président de SAS ?

Le mandat du président de SAS prend fin par révocation, démission, arrivée du terme, ou par un événement affectant le dirigeant ou la société.

Comment révoquer le président d’une SAS ?

La révocation du président de SAS obéit aux règles fixées par les statuts, qui peuvent prévoir une révocation avec ou sans juste motif. Lorsque la révocation du président de SAS intervient sans juste motif, elle peut donner lieu au versement de dommages et intérêts au dirigeant évincé. Le tribunal peut également révoquer le président à la demande d’un ou plusieurs actionnaires lorsqu’une cause légitime le justifie. La révocation fait ensuite l’objet d’une publicité légale pour être opposable aux tiers.

Le juste motif de révocation désigne une raison sérieuse et légitime de mettre fin aux fonctions du président de SAS, comme une faute de gestion, un manquement à ses obligations ou des résultats gravement insuffisants. Lorsque la révocation repose sur un juste motif, le président ne perçoit aucune indemnité.

Quelles autres causes mettent fin au mandat du président ?

Plusieurs autres événements mettent fin aux fonctions du président de SAS :

  • Le président peut démissionner librement, sa démission pouvant ouvrir droit à des dommages et intérêts si elle est abusive ;
  • Le mandat prend fin à l’arrivée du terme prévu par les statuts ou en cas de dépassement de la limite d’âge statutaire ;
  • Le mandat cesse en cas d’incapacité, d’interdiction de gérer ou d’incompatibilité frappant le président ;
  • Le décès du président personne physique ou la dissolution du président personne morale met fin au mandat, tout comme la transformation ou la dissolution de la SAS.
Sébastien démissionne de la présidence d’une SAS pour rejoindre un concurrent. Sa démission est valable immédiatement, mais comme elle intervient en pleine négociation d’un contrat majeur, les actionnaires obtiennent des dommages et intérêts en raison du caractère brutal du départ.
    Le président de SAS est le dirigeant obligatoire et unique de la société par actions simplifiée, chargé de la représenter à l’égard des tiers et d’en assurer la gestion. Les statuts fixent librement sa nomination, ses pouvoirs, sa rémunération et les modalités de cessation de ses fonctions, le mandat étant à durée illimitée à défaut de précision. Assimilé-salarié, le président bénéficie de la protection du régime général hors assurance chômage, et sa rémunération est imposée en traitements et salaires tandis que ses éventuels dividendes relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.

FAQ

Le président de SAS peut-il aussi être salarié de la société ?

Un président de SAS peut cumuler son mandat avec un contrat de travail à condition de respecter des règles strictes. Le contrat doit correspondre à des fonctions techniques nettement distinctes du mandat social, donner lieu à une rémunération séparée et s'exercer dans un lien de subordination réel vis-à-vis de la société. Lorsque le président est actionnaire majoritaire ou contrôle seul la SAS, ce lien de subordination est en pratique très difficile à caractériser, ce qui rend le cumul rarement admis.

Le président de SAS peut-il toucher le chômage ?

Le président de SAS ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre donc aucun droit à France Travail au titre de son mandat. Un dirigeant qui exerce gratuitement ses fonctions peut en revanche continuer à percevoir les allocations chômage acquises lors d'un précédent emploi, sous réserve de remplir les conditions de France Travail. Une rémunération de mandat réduit ou supprime ces allocations en fonction de son montant.

Quelle différence entre le président de SAS et le gérant de SARL ?

Le président de SAS et le gérant de SARL dirigent tous deux leur société, mais leur statut diffère sur plusieurs points. Le président de SAS est assimilé-salarié et relève du régime général, alors que le gérant majoritaire de SARL est travailleur non salarié. Le président de SAS n'a pas besoin d'être actionnaire, tandis que le gérant de SARL est fréquemment associé. Enfin, l'organisation de la direction d'une SAS est beaucoup plus libre que celle, encadrée par la loi, d'une SARL.

Le président d'une SASU obéit-il aux mêmes règles que le président de SAS ?

Le président d'une SASU suit globalement les mêmes règles que le président de SAS en matière de pouvoirs, de responsabilité et de régime social. La principale différence tient au fait que la SASU ne compte qu'un actionnaire unique, qui prend seul les décisions et cumule très souvent la fonction de président. Cette configuration simplifie la gouvernance puisqu'il n'existe ni assemblée ni conflit possible entre actionnaires.

Peut-on nommer un directeur général aux côtés du président de SAS ?

Une SAS peut parfaitement se doter d'un ou plusieurs directeurs généraux pour épauler le président. Le directeur général exerce les pouvoirs que les statuts ou la décision de nomination lui attribuent, et peut disposer du pouvoir de représenter la société à l'égard des tiers. Ce partage de la direction devient utile lorsque la société grandit et que le président souhaite déléguer une partie de la gestion à un autre dirigeant.

Le président de SAS peut-il déléguer ses pouvoirs ?

Le président de SAS peut déléguer une partie de ses pouvoirs à un salarié de l'entreprise afin d'organiser la gestion au quotidien. La délégation doit porter sur un périmètre précis, être limitée dans le temps et confiée à une personne disposant de la compétence et de l'autorité nécessaires. Une délégation valable transfère également la responsabilité pénale au délégataire pour les domaines concernés, ce qui protège le président.

Quelle est la différence entre un président et un directeur dans une SAS ?

Dans une SAS, le président et le directeur général sont deux organes de direction de nature différente. Le président est obligatoire et représente la société de plein droit à l'égard des tiers, sans que les statuts puissent lui retirer ce pouvoir. Le directeur général, lui, est facultatif et n'existe que si les statuts le prévoient, ses pouvoirs et son éventuel pouvoir de représentation étant fixés par ces mêmes statuts. Les deux dirigeants relèvent du régime assimilé-salarié, mais seul le président est imposé par la loi dans toute SAS.

Quelle est la différence entre un président et un dirigeant dans une SAS ?

Le terme dirigeant désigne de façon générale toute personne qui dirige la SAS, ce qui englobe le président, le directeur général, le directeur général délégué ou les membres d'un comité de direction. Le président est un dirigeant bien précis, à la fois obligatoire et unique, qui détient la qualité de représentant légal de la société. Autrement dit, tout président de SAS est un dirigeant, mais tous les dirigeants d'une SAS ne sont pas présidents. Dans le langage courant, parler du dirigeant d'une SAS revient le plus souvent à désigner son président.
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Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 17/06/2026

Sources de l'article

46 Commentaires
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Bonjour
Après une liquidation pour insuffisance d’actif sur un SAS ayant été présidente
Peut-on recré une SAS?
Merci de votre retour

Bonjour, Il est en principe possible de recréer une SAS après la clôture d’une liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif, car cette clôture n’interdit pas automatiquement de diriger une nouvelle société. La limite importante est la suivante : vous ne pouvez pas recréer ou gérer une nouvelle société uniquement si le tribunal a prononcé à votre encontre une sanction personnelle, comme une interdiction de gérer ou une faillite personnelle. Ces sanctions sont décidées uniquement en cas de faute de gestion caractérisée, et elles s’appliquent pendant la durée fixée par le jugement. Par ailleurs, même après la clôture, une action en responsabilité… Lire la suite »

Bonjour
Est ce que le Président (ou un administrateur) d’une SAS peut être un élu en exercice (adjoint au maire, conseiller métropolitain…) ?
cordialement

Bonjour, Oui, un président ou un administrateur d’une SAS peut être un élu en exercice, comme un adjoint au maire ou un conseiller métropolitain, sous réserve du respect de certaines conditions. Toutefois, l’élu doit veiller à ce que ses fonctions dans la société ne créent pas de conflit d’intérêts avec ses fonctions publiques, notamment en matière de prise de décisions. De plus, certaines restrictions peuvent s’appliquer selon le statut de l’élu et les spécificités locales ou liées à l’organe public. Il est également important de vérifier les règles de compatibilité d’activités définies par la loi pour les élus locaux, afin… Lire la suite »

Bonjour,

Le Président du Conseil d’Administration dans une SAS avec Conseil d’Administration est -il d’office le Président de la SAS ? ou il faut un Président de la SAS comme représent légal de la société et de façon separée un Président de Conseil d’Administartion de ladite société.?

Cordialement
Aïcha

Bonjour,

Dans une SAS avec Conseil d’Administration, le Président du Conseil d’Administration n’est pas automatiquement le Président de la SAS. Les statuts peuvent prévoir une distinction entre ces deux fonctions : le Président de la SAS est le représentant légal, tandis que le Président du Conseil d’Administration organise les travaux de ce dernier. Toutefois, si les statuts le permettent, une même personne peut cumuler ces deux rôles. Il est essentiel de vérifier les statuts pour clarifier cette organisation.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Est il possible de mettre en place un PERIN payé par la SAS pour le président salarié ? et faire de même pour les dirigeants, qui ne recoivent aucune rémunération ?

Vous avez écrit : Contrairement au gérant d’une SARL, le président d’une SAS n’est pas nécessairement un associé de la société.

En êtes vous sur ?

Bonjour, Oui, c’est exact. Le président d’une SAS n’est pas obligé d’être associé. Cela est expressément prévu par l’article L.227-6 du Code de commerce, qui précise que la société est « représentée à l’égard des tiers par un président, personne physique ou morale, désignée dans les conditions prévues par les statuts », sans exiger qu’il soit actionnaire. C’est une différence importante avec la SARL, où le gérant est souvent, mais pas obligatoirement, associé. Dans une SAS, les statuts peuvent librement organiser cette fonction, y compris désigner un tiers totalement extérieur à la société. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous… Lire la suite »

Bonjour,
Le président d’une SAS, actionnaire à titre personnel de la société, peut-il prendre part au vote sur le quitus de sa gestion ou doit-il s’abstenir?

Bonjour,

Il règne dans la SAS une grande liberté statutaire sur l’organisation d’une telle société.
Par conséquent, nous vous invitons à consulter les statuts sur ce point.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour

Est ce que des associés peuvent vendre une SAS de moins d’un ans sans l’accord du président qui est aussi gérant.

Bonjour,

En principe, des associés peuvent vendre une SAS sans l’accord du gérant seulement si les statuts ne prévoient pas une clause d’agrément ou de contrôle qui nécessite l’accord du président. Si les statuts prévoient que l’accord du président est nécessaire avant toute transaction, alors son accord doit être donné en cas de vente.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Doit on indiquer l’adresse personnelle du Pdt d’une SAS ? ou indiquer domicilié au dit siège…Merci du retour

Bonjour,

En principe, il faut indiquer l’adresse personnelle du président de la SAS car son adresse est une information publique. Par conséquent, lorsque le président change d’adresse personnelle, il doit tout d’abord le notifier à la société mais également au greffe du tribunal de commerce.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.