Comment créer sa marque en 2019 ? – Le guide complet

Comment créer sa marque en 2019 ? – Le guide complet

La création d’une marque est un procédé nécessitant réflexion et recherche. Il inclut plusieurs phases, notamment :

  • Phase préalable : faire des études et des analyses ;
  • Phase introspection : élaborer le concept, établir un plan marketing et monter le projet ;
  • Phase de concrétisation : créer sa marque et créer son entreprise, notamment en choisissant un statut juridique de l’entreprise adapté (SARL, EURL, SAS, SASU, EIRL ou pour les auto-entrepreneurs…) ;
  • Phase de déposition : effectuer les démarches d’enregistrement à l’INPI ;
  • Phase de surveillance : s’assurer que la marque est utilisée correctement.

 

Quelles questions se poser avant de créer sa marque ?

La création de sa marque relève d’une double stratégie : celle de marque et celle commerciale. Plus concrètement, il est nécessaire de bien mesurer les retombées et l’impact global du choix d’une marque. Les questions à se poser avant la création de celle-ci peuvent être ainsi catégorisées selon : le projet, le produit, l’entreprise, la cible et le contexte.

Sur quels fondements créer sa marque ?

Les questions à se poser pour créer sa marque sont d’ordre fondamental et doivent se baser sur l’essence même du projet à entreprendre. Le choix de la marque en découle.

  • « En quoi consiste mon projet ? » (Lancement de produit, de service ou autres ?) ;
  • « Quel est mon ou mes objectif(s)? » ;
  • « Sur quoi se base la valeur ajoutée de mon offre ? » (Une innovation, une façon de faire et une manière d’être ?) ;
  • « Dans quel domaine d’activité agir ? » (Si dans le secteur du textile : créer une marque de vêtements de luxe, streatwear, créer une entreprise de couture ou autre.)

Ces questions permettent de se situer et d’obtenir de premiers indices dans son orientation vers le choix de marque le plus adapté.

Quelle identité ? Quelle valeur ?

Il faudrait également penser à l’identité de l’entreprise et les valeurs véhiculées :

  • « La marque s’inscrit-elle dans le respect des valeurs et concepts de base du projet, de l’entreprise ? » ;
  • « Y a-t-il une harmonie entre mon entreprise, ma marque et mon projet ? » ;
  • « Quel est le lien entre ma marque, mon logo et la signature ? Véhicule-t-elle l’identité voulue ? » ;
  • « Quelle valeur distinctive j’assigne à ma marque ? ».

Pour quel public cible ?

Pour créer une marque qui va accrocher, cette troisième question est cruciale puisqu’elle concerne le public visé. En effet, la cible ne peut pas être tout le monde. Elle vise un public précis qui doit être finement segmenté et identifiable.

  • « Qui est ma cible ? » ;
  • « Qu’en est-il de son pouvoir d’achat, de ses habitudes ? » ;
  • « En quoi la marque arrive-t-elle à répondre à ses besoins? » ;
  • « Qu’en est-il de la facilité de mémorisation et de prononciation? ».

Dans quel contexte de réalisation ?

Un point non négligeable reste la compréhension du contexte à travers une étude du marché, en se posant les questions concernant :

  • La concurrence directe et indirecte (produits différents répondant au même besoin);
  • Les forces et faiblesses de son offre ;
  • L’échelle de production, de commercialisation, d’action (niveau régional, national, international) ;
  • La région, la culture, la langue/ les langues.

 

Comment créer sa marque ? Les étapes

Une marque s’inspire d’une simple idée, mais se constitue et se forge grâce au respect de quelques étapes de création. Les quatre phases présentent les étapes depuis l’idée à la marque déposée.

Attention ! Afin de ne pas avoir de problèmes futurs, avant de créer sa marque il est important de vérifier, si la marque est déjà déposée.

Les différentes phases de création d’une marque

La création d’une marque passe par plusieurs phases à réaliser pour assurer la réussite du projet. Pour affiner vos idées de création de marque, il faut prendre en compte l’importance de chaque étape. Il ne faut en exclure aucune, car elles sont toutes complémentaires.

Phase préalable

La phase préalable permet de faire une étude en vue de l’établissement du projet de création d’une marque. Elle comprend deux étapes essentielles, à savoir :

  • L’étude du marché pour s’informer et enquêter sur le contexte général ;
  • L’analyse la concurrence pour prendre en considération les différentes marques existantes dans son domaine ou dans d’autres secteurs.

Après cette première phase, il deviendra plus facile de déterminer le type de marques à créer et d’établir un business plan.

Phase d’introspection

La phase d’introspection consiste à élaborer le concept et monter son projet de création d’une marque. Elle se compose de quatre étapes, à savoir :

  • La définition du concept/du projet : penser objectif, singularité, histoire, image à véhiculer, identité, valeur… ;
  • La description de la cible : identifier le mode de consommation, le pouvoir d’achat et le public visé ;
  • Le choix du nom de marque : observer les modèles et comparer. Opter soit pour un nom descriptif, représentatif ou original ;
  • Le choix du logo à associer à une signature : toujours se rapporter aux deux premières étapes : en rapport avec l’histoire, l’objectif… ?

Phase de concrétisation

Pour réussir la création d’une marque, il faut également passer par la phase de concrétisation comprenant trois étapes :

  • La mise en forme: engager un designer ou produire soi-même sa marque ;
  • La mise à l’épreuve : engager un petit comité connaisseur et spécialiste pour d’éventuelles propositions et critiques, sinon utiliser d’autres ressources humaines à disposition ;
  • La création de l’entreprise : créer une entreprise pour lancer la marque. Pour ce faire, il faut choisir le statut juridique adapté à ses besoins : auto-entreprise, SARL, EURL, SAS, SASU, EIRL… Le choix doit se faire en connaissance de cause selon le nombre d’associés et d’autres critères essentiels. Le statut auto-entrepreneur constitue une solution simple et rapide pour lancer rapidement sa marque. Toutefois, la forme sociétale est plus adaptée pour assurer la croissance et le développement de la marque.

Phase de déposition

La phase de déposition consiste à déposer auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) la marque créée et à effectuer les formalités nécessaires pour obtenir un certificat d’enregistrement et des droits qui en découlent.

Phase de surveillance

La phase de surveillance permet de contrôler l’évolution de la marque et son utilisation. Il ne faut pas être négligent face à toute usurpation ou utilisation abusive de la marque.

Comment trouver un nom de marque ?

La marque inclut en elle plusieurs éléments complémentaires, dont le nom. Trouver un nom de marque c’est donc instaurer la symbiose parfaite au sein d’une gamme à travers son appellation. Le choix du nom est très important puisque c’est ce qui est lu et prononcé par tout consommateur. De ce fait, les phases et les étapes pour créer sa marque restent valides pour s’approprier un nom de marque. Il faudrait simplement s’assurer minutieusement :

  • Du fait que le nom s’inscrive harmonieusement dans l’identité de la marque ;
  • Que le nom maintienne et véhicule les valeurs du projet, de l’entreprise ;
  • Que le nom puisse résister aux critiques, au temps, à l’espace et dépasser ses frontières ;
  • Qu’il soit facile à retenir et à prononcer pour intégrer facilement son environnement.

Comment trouver un logo ?

Trouver un logo c’est se constituer une image de marque. Pour ce faire, il faut aborder le visuel de manière afin qu’il soit :

  • Évocateur, mais représentatif ;
  • Descriptif, mais original.

Il est important de noter que la majeure partie des logos de grandes marques se limitent à une ou deux couleurs et sont de petites tailles. Un tiers des logos sur le marché se compose uniquement de texte. On constate d’ailleurs une tendance au flat design. Il s’agit d’une refonte des logos existants sous des formes épurées, dénuées de perspective et préférant l’importance des couleurs, en matière de symbolique et d’esthétique.

Il faut alors se poser les bonnes questions. Par exemple, vous voulez créer une marque de tee-shirt et cherchez à créer un logo :

  • « Relève-t-elle d’un concept classique ? Traditionnel ? Urbain ? Innovant ? » ;
  • « Mon entreprise est-elle éco responsable ? » ;
  • « Pour quelle cible est-elle créée? » ;
  • « Sera-t-elle populaire ? Haut de gamme ? À modèle unique ? » ;
  • « Quelle image (ou texte, symbole, abréviation, sigle, etc.) pourra représenter la marque au mieux ? » ;
  • « Le logo raconte-t-il une histoire ? Fait-il allusion à des symboles universels ? Se réfère-t-il à des figures légendaires ? Au folklore local ? »

Comment créer un site web ?

Pour créer un site web, les étapes suivantes sont incontournables. Les raisons en sont que chacune d’elles forme un élément constitutif du site à créer. De ce fait, il est important de suivre la progression et de ne négliger aucune partie. Il faut ainsi :

  • Déterminer l‘orientation du site web à créer. La création d’une page blog, par exemple, n’exige pas la même technicité qu’un site e-commerce. Ce dernier nécessite en outre des moyens de transactions financières efficaces ;
  • Définir un contenu suivant les objectifs à atteindre, sachant que le positionnement dans les moteurs de recherches devrait être une priorité. Pour un bon référencement, les titles et les meta descriptions devront accrocher, les mots-clés également doivent être insérés ingénieusement et les pages pas trop lourdes ;
  • Penser à la structuration du texte, à l’insertion des images/des photos à l’emplacement idéal du logo, à l’ordre d’apparition de ceux-ci ;
  • Concevoir le design du site et proposer une expérience à l’ergonomie finement étudiée, en particulier sur mobile. Il est possible également sur certains sites en ligne de se créer un prototype pour un essai ;
  • Choisir un hébergeur à l’offre répondant à vos besoins et trouver votre nom de domaine ;
  • Développer le site par le biais d’un CMS (WordPress, Prestashop, Shopify, etc.), en le codant soi-même ou en faisant appel à un spécialiste ;
  • Entamer les phases de test du site ;
  • Lancer le site en le publiant et en faisant le maximum de partage de contenu pour plus de visibilité ;
  • Prévoir un contrôle régulier, analyser les feed-back pour plus d’amélioration et pour mieux suivre le rythme des tendances et des utilisateurs.

 

Comment (et pourquoi) déposer une marque ?

Déposer sa marque se fait en quelques étapes. Il s’agit de la seule garantie de propriété pour protéger votre marque. De cette manière, la marque devient la possession unique de son propriétaire. Ce dernier devient ainsi le seul à pouvoir utiliser la marque. Cette démarche crée ainsi un cadre sécurisant permettant d’assurer l’authenticité de ce qui est produit.

L’importance de la protection de sa marque

Il est important de protéger sa marque pour avoir plus de contrôle sur sa création. Ainsi, c’est un moyen de mieux identifier les contrefaçons et les pratiques frauduleuses.  Elle demeure une preuve valide et légale devant la justice en cas de litige. Il faut absolument protéger sa marque pour :

  • L’obtention des droits sur la marque en question : droit de propriété et droit d’exploitation exclusif pour une durée de 10 ans renouvelable, voire illimitée. Le titulaire de la marque est la seule personne habilitée à utiliser la marque. L’utilisation d’une marque sans ces droits conférés peut être passible de sanctions ou de pénalisations sous forme de paiement de dommages et intérêts ;
  • Conférer à sa marque un nom, une valeur commerciale et juridique, lui apportant, a fortiori, davantage de notoriété et de légitimité ;
  • Récuser tout dépôt postérieur et se défendre aisément de toute fraude en faisant appel à la procédure d’opposition, à une demande de déchéance et à l’action en contrefaçon. Seul le titulaire de droit de propriété intellectuelle est en mesure de faire appel à ce genre de procédure.

Les étapes du dépôt de marque

Une fois la marque choisie, les étapes du dépôt de la marque passent d’abord par quelques vérifications au préalable. Dans le cas où les phases de création ont bien été respectées, les démarches s’avèrent bien plus simples qu’il n’y parait et il suffit alors de choisir une classe de marque, mais pas seulement.

Étape 1 : Vérification en deux étapes

Une partie de la vérification permet de s’assurer que la marque n’existe pas déjà dans le même domaine d’activité ou dans d’autres secteurs. En effet, l’INPI ne se charge pas de cette tâche, le propriétaire seul doit vérifier la disponibilité de sa marque. Pour ce faire, il faudrait procéder par des recherches de droits antérieurs de titres de marque existants. Cette étape est cruciale afin d’éviter toute poursuite judiciaire.

La deuxième étape de vérification consiste à s’assurer un caractère propre et distinctif de la marque. Les termes génériques sont ainsi à éviter. Le Code de la propriété intellectuelle selon l’article L711-2 le souligne.

Étape 2 : Dépôt de la marque auprès de l’INPI

Le dépôt de la marque doit se faire auprès de l’Institut National de la Propriété intellectuelle, l’INPI. Cette démarche administrative peut se faire en ligne. Dès lors, la marque est enregistrée. Il faut procéder par :

  • Une demande d’enregistrement à l’INPI par vous-même ou au nom de votre entreprise ;
  • Y mentionner et bien choisir le produit à protéger ;
  • Identifier et choisir la classe de marque ;
  • Payer des redevances dont le montant dépend de l’échelle de protection : 250 euros pour le dossier papier 3 classes maximum ; 210 euros si le dépôt se fait sur internet pour 3 classes maximum et 42 euros de plus pour une classe supplémentaire.

Étape 3 : Enregistrement et obtention des preuves du dépôt

La procédure d’enregistrement de la marque auprès de l’INPI se fait par :

  • L’examen du dossier ;
  • L’émission d’objection ou demande de précision si nécessaire.

Une fois le dépôt effectué vous devez avoir en main les pièces suivantes :

  • Un accusé de réception daté ;
  • Une publication de la marque au Bulletin Officiel de la propriété industrielle, le BOPI, pour un délai de deux mois pour d’éventuels retours, remarques, ou oppositions avant son enregistrement ;
  • Un certificat d’enregistrement six mois après le dépôt s’il n’y a pas d’opposition.

Cette démarche se limite à la France. Dans le cas où votre marque doit prendre plus d’envergure, il est possible de faire un dépôt de marque européenne ou internationale.

Quelques conseils lors de la phase de dépôt de marque

Avant le dépôt de la marque, il faut s’assurer que celle-ci soit bien choisie en matière de design, de style et qu’elle soit bien distincte des autres marques. Pour ne pas induire en erreur, prêter à confusion et éviter toute poursuite judiciaire, procédez à des recherches d’antériorité.

Engagez un avocat spécialisé dans le droit de marques pour assurer le maximum de sécurité.

Une fois la marque déposée, surveillez et contrôlez toute usurpation ou utilisation abusive. Il est ainsi conseillé de :

  • Faire appel à l’action en contrefaçon dans le cas d’une usurpation de la marque ou d’une utilisation sans autorisation au préalable auprès du titulaire. Cela vous permet d’obtenir des dommages et intérêts et de faire retirer les produits illégaux du marché ;
  • Faire appel à une procédure d’opposition si une marque nouvellement déposée porte atteinte à la marque créée, une fois qu’elle est publiée sur le BOPI. Au-delà d’une période de deux mois, l’opposition sera refusée.

 

Les erreurs à éviter à la création de sa marque

Maintes erreurs sont à éviter dans la création de sa marque, mais la liste d’informations suivante peut aider. Au cours d’une création de marque, il est donc vivement déconseillé de :

  • Se précipiter à inscrire son nom dans sa marque. Cela complique la tâche, si celui-ci en plus n’est pas adapté à votre projet et à vos objectifs ;
  • Choisir une marque relativement proche ou présentant des similarités avec d’autres. D’une part, cela prête à confusion. D’autre part, votre marque peut être passible de poursuite ;
  • Trouver sa marque en organisant un concours public. Vous serez pris au piège puisque l’illustration du gagnant peut ne pas être compatible au concept ;
  • Se laisser porter par son concept et se baser uniquement sur la phase d’introspection. De cette manière, si on ne considère pas le public visé, la marque n’aura jamais d’impact palpable sur la cible ;
  • Se laisser emporter par les effets de mode ou les tendances. Il vaut mieux préférer une marque pérenne susceptible de passer à travers les tendances ;
  • Opter pour une désignation générique, technique ou compliquée. Cela rendrait votre marque difficile à mémoriser ou trop banale ;
  • Définir des éléments de luxe, trop tape-à-l’œil, à inscrire dans la marque. La sobriété peut très bien être la meilleure option ;
  • S’orienter vers une marque simpliste plutôt que sobre. Il faut trouver le juste équilibre puisqu’il faut éviter une marque dite pauvre. La simplicité doit se baser sur la conception et la représentation du concept ;
  • Combiner de manière aléatoire logo, nom et signature. La marque doit être cohérente en elle-même et avec l’image à véhiculer ;
  • Oublier de déposer sa marque, même si elle a déjà été exploitée depuis longtemps.

Il est aussi conseillé d’opter pour des services de professionnels dans le domaine ou travailler avec une agence de communication/marketing spécialisée dans la création de marques afin d’éviter toute erreur.

Cet article vous a-t-il été utile ?