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Créer son entreprise

Créer son entreprise

Un entrepreneur souhaitant lancer son projet professionnel et créer son entreprise doit suivre les étapes suivantes, afin de mettre toutes les chances de son côté :

  1. Développer l’idée en cadrant le projet
  2. Choisir le statut juridique
  3. Créer l’entreprise
  4. Démarrer son activité

Il peut choisir de créer une entreprise individuelle, sous le régime de la micro-entreprise, ou une société.

Créer son entreprise, de l’idée à l’exécution

Il y a 3 grandes étapes pour toute entreprise qui souhaite réussir à concrétiser son projet :

  1. L’idée – il faut avoir une bonne idée de projet
  2. Les objectifs du projet – vous définirez le succès
  3. Faire du business – il faut acquérir des clients

Comment savoir si mon idée de projet est bonne ? Une bonne idée d’entreprise est une idée de solution à un problème ou une réponse à un besoin.

Tout produit ou service qui réussit n’est qu’une solution à un problème bien identifié et suffisamment utile pour que des gens veulent payer pour l’avoir. Il faut donc comprendre ce problème que vous voulez régler ou ce besoin que vous voulez combler.

La solution à un problème peut être un produit, un service, une combinaison des deux. Cela peut être des produits que vous devez développer, ou sourcer (chercher chez des fabricants déjà existants).

L’idée a une valeur à partir du moment où elle est exécutée. Une mauvaise exécution est généralement la raison pour laquelle des entreprises ne réussissent pas même lorsque l’idée est bonne. L’exécution y est donc pour beaucoup dans la réussite d’un projet.

Puis, il faut réussir à communiquer auprès des clients ciblés. Développer un produit ou un service puis attendre que les clients viennent d’eux-mêmes ne fonctionne pas : ils iront chez vos concurrents !

Puisque vous êtes arrivés sur cet article, alors vous êtes dans une démarche de création d’un business et vous pensez vous lancer dans peu de temps.

Préparer son business plan, avant de créer une entreprise

Pour planifier l’exécution de votre projet, il peut être utile d’avoir un plan, ce qu’on appelle un business plan. Il s’agit pour l’entrepreneur de décrire la vision qu’il a du projet. Il détaille les points essentiels du projet de création d’entreprise et fixe des objectifs de développement sur le long terme.

Quel est l’intérêt du business plan ?

Malgré tout ce qu’on peut lire, la production du business plan n’est pas toujours utile. De même que lorsqu’il l’est, son niveau de détail n’est pas le même selon l’objectif donné à ce business plan.

Déjà, le business plan sert généralement soit pour obtenir un financement, soit à l’entreprise qui souhaite planifier une activité, généralement innovante ou ambitieuse, anticiper les problèmes, challenger le projet et/ou simuler ses revenus futurs.

Quelles données utiliser ?

Lorsqu’il s’agit d’un business traditionnel (artisanat, BTP ou un commerce), le plus fiable est de partir de vrais chiffres d’une activité similaire dans le même secteur géographique et que vend la même gamme de produits ou de prestations. Tandis que si le projet est innovant, il faudra apporter une vraie réflexion dans la construction de ce document et dans l’estimation des données chiffrées.

L’entrepreneur doit être guidé par le bon sens, son intuition et le réalisme (il ne s’agit pas de surestimer les recettes et de sous-estimer les coûts). Dans tous les cas, ce n’est pas grave si le business plan n’est pas suivi à la lettre.

Si vous choisissez un moyen complexe pour établir votre business plan, cela ne servira pas votre business car il vous prendra trop de temps et de concentration. Cela pourrait vous empêcher de commencer à mettre en œuvre vos projets. La création d’entreprise est une question d’exécution (et donc d’action) avant tout.

La personnalisation du business plan

Il n’y a pas de recette miracle toute faite et il faut adapter le business plan à chaque projet. Généralement, un business plan d’une entreprise innovante ou ayant l’ambition d’attaquer un important marché se construit dans un but de convaincre les investisseurs éventuels et vous-même que ce produit ou ce service est nécessaire dans la vie des gens.

Le business plan accrocheur

Cette première partie doit être courte, synthétique et précise. Elle s’adresse généralement aux projets qui essaient d’innover dans la façon de faire ou vendre un produit.

  • Parler du produit ou du service

Qu’est-ce que vous vendez ? Mais surtout, bien plus que ceci, vendez plus que votre produit ! Ce n’est pas qu’un voyage que vous vendez mais réellement un plaisir unique de découvrir une ville en famille. De même que vous vendez de la productivité en plus de l’ordinateur.

Vendez votre projet !

  • Si vous avez des investisseurs : pourquoi vous et pas un autre ?

Si vous n’arrivez pas à convaincre que votre motivation ou vos compétences font de vous la personne qualifiée pour gérer cette entreprise, les investisseurs préféreront financer un de vos concurrents.

  • Le pitch de la construction du projet

2 minutes ! C’est le temps maximum avec lequel vous pouvez lire à haute voix cette partie. Le but ici est aussi de s’entraîner à convaincre les autres rapidement que votre projet est le projet à suivre et qu’il va réussir.

Pourquoi êtes-vous dans ce business ? Vous expliquerez clairement votre motivation à travailler dans cette branche d’activité.

Comment est-ce que vous allez faire pour réussir votre projet ? Votre plan d’action est le meilleur pour ce projet, dans ce pays ; vous avez pensé à tout !

Qu’est-ce que vous faites exactement et qu’allez-vous vendre à vos clients ? Vendez quelque chose de simple et compréhensible.

  • Vos clients

Qui sont-ils ? De quoi rêvent-t-ils ? Comment allez-vous les attirer vers votre produits ou votre service ? Quelle utilité vont-ils trouver à ce que vous vendez ?

  • Comment allez-vous les attirer ?

De façon active avec de la prospection (méthode qui consiste à appeler les clients pour les convaincre de leur vendre votre produit ou service) ? De manière passive avec la création de tunnels de vente ?

  • Comment allez-vous communiquer avec vos clients ?

Il est essentiel d’avoir une stratégie de communication claire et qui correspond à vos clients sinon vous aurez de mauvais résultats.

La communication dépendra de si vous vous adressez à une entreprise ou à des personnes, si vous êtes un expert dans un domaine ou un revendeur.

Il faut aussi réfléchir au délai entre chaque message auprès de vos clients ou futurs clients, à la communication après l’acte d’achat puis après quelques semaines si vous devez les relancer, au fait de récupérer leur avis sur ce que vous leur avez vendu.

  • Quels sont les risques ? Comment êtes-vous préparés à les affronter ?

Il n’est pas possible de prévoir tous les risques qui peuvent affecter votre entreprise. Mais pour certaines activités, il est important de comprendre quels sont les problèmes qui pourraient arriver et comment les contourner.

Par exemple, pour une activité dans le secteur du bâtiment, les risques peuvent être la montée du prix des matières premières, un fournisseur qui ne peut plus vous livrer à cause d’une fermeture des frontières…

Pour conclure, il est utile de faire un business plan qui ne soit pas trop détaillé mais important d’avoir réfléchi à ces questions pour améliorer votre projet et votre performance potentielle. C’est aussi à cela qu’on reconnaît un leader !

Le business plan technique

Le business plan technique comporte différents points à analyser, afin d’avoir une vision d’ensemble du projet : une analyse des concurrents, une étude de marche,…

  • Une analyse des concurrents

Il s’agit d’étudier simplement le business model des concurrents directs. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs parts de marché ? Quel est leur potentiel de croissance ?

  • Etude et analyse du marché

Il peut s’avérer utile d’identifier la cible potentielle afin d’ajuster ses plans d’actions. Qui sont les clients ? Que veulent-ils ? Qui seront les partenaires / fournisseurs ?

  • Plan de marketing

Avoir une excellente idée c’est bien, que les clients potentiels le sachent, c’est mieux ! L’idée est de présenter un plan d’action pour toucher les cibles potentielles.

  • Plan financier et trésorerie

L’entrepreneur devra indiquer la manière dont l’entreprise gagnera de l’argent, la quantité et surtout, les coûts pour cela. Il faut avoir conscience que l’acquisition d’un client a souvent un coût moyen (campagne Google AdWords, publicité…).

Les entrepreneurs à succès se distinguent aussi par leur capacité à anticiper les coûts, budgétiser les disponibilités et, parfois, travailler avec des flux tendus, c’est-à-dire que les stocks sont constamment au plus bas afin de dégager un maximum de trésorerie. Ces stratégies ont leur place dans le business plan.

  • Court ou long terme

Cette partie est souvent utile lorsqu’il y a des investissements importants qui impliquent une évolution du business et des processus mis en place. Cela peut être l’embauche de salarié, l’acquisition d’une nouvelle technologie ou encore de nouveaux investissements avec les bénéfices générés.

Bon à savoir : Le business plan correspond rarement aux résultats et ne peut prévoir certains aléas. Il faut garder à l’esprit qu’il est davantage une représentation de la vision du chef d’entreprise que d’une représentation exacte de la réalité. Quoi qu’il en soit, il est envisageable de le produire seul avec un peu de temps.

Quel statut juridique pour créer son entreprise ?

Vous devez créer votre société ou déclarer votre activité à partir du moment où vous devez agir pour les besoins de votre business (signature de contrats, recrutement, lever des financements, engager des dépenses, encaisser des recettes…).

Il est possible de repousser cette étape au début lorsque vous êtes encore en train de planifier votre projet, mais vous allez avoir rapidement besoin d’une structure juridique pour opérer. Lorsque vous dépensez de l’argent (investir sur du développement, acheter du matériel…) c’est votre entreprise qui doit dépenser et cela sera déclaré comme charge pour la société qui pourra la déduire fiscalement.

Plusieurs formes juridiques existent en France. Vous avez le choix entre le régime de l’entreprise individuelle et la société commerciale (SAS / SASU ou SARL / EURL pour les plus connues).

Les critères pertinents pour effectuer ce choix sont généralement :

  • Le mode de rémunération et la protection sociale que vous souhaitez pour le dirigeant
  • La fiscalité selon le chiffre d’affaires réalisé
  • Les modalités de fonctionnement de l’entreprise

L’entreprise individuelle : le choix de la simplicité

L’entreprise individuelle est un ensemble de règles permettant d’exercer une activité tout seul, sous son propre nom, et sans créer une structure différente de vous-même.

Choisir ce régime est intéressant car l’entreprise individuelle est simple à créer, sans capital et avec des obligations comptables et fiscales allégées par rapport à la société. Il est aussi possible de choisir une option supplémentaire qui permet de choisir des biens (immeubles ou matériel) qui ne seront affectés qu’à l’activité professionnelle en optant pour l’EIRL.

Bon à savoir : Les artisans peuvent effectuer un stage facultatif à l’installation pour 260 €.

Si vous choisissez ce statut, vos bénéfices seront imposés avec vos propres revenus. Quelques règles changeront en fonction de votre chiffre d’affaires.

Chiffre d’affaires réalisé Régime applicable Particularités
Moins de 176 200 € pour les ventes de marchandises

Ou

Moins de 72 600 € pour les prestations de service

 

Micro-entreprise

Il y a un abattement forfaitaire appliqué sur le chiffre d’affaires réalisé de 34, 50 ou 71% en fonction de l’activité, avant de payer l’impôt sur le revenu
Entre 176 200 € et 789 000 € pour les ventes de marchandises

Ou

Entre 72 600 € et 238 000 € pour les entreprises de prestation de services

 

Régime réel simplifié

Il y a des obligations comptables (bilan à produire mais simplifié)

Paiement de la TVA tous les 6 mois + une régularisation

Plus de 789 000 € pour les ventes de marchandises

Ou

Plus de 238 000 € pour les entreprises de prestation de services

 

Régime réel normal

Obligations comptables renforcées

 

Paiement de la TVA tous les mois

Bon à savoir : Le chiffre d’affaires réalisé est calculé en fonction de l’année civile. Si vous démarrez votre activité en cours d’année, alors il sera calculé au prorata du nombre de mois écoulés.

Lorsque vous créez votre entreprise individuelle, vous cotisez à la Sécurité sociale pour les indépendants (SSI) de votre lieu de résidence. Pour les micro-entreprises, la cotisation est de 12,80% pour les activités commerciales et 22% pour les activités libérales et les prestations de service.

Bon à savoir : L’assurance chômage n’est pas incluse dans ces cotisations donc vous ne pourrez pas bénéficier du chômage si votre activité cesse.

Aussi, comme il n’y a pas de versement de dividendes possible avec l’entreprise individuelle, alors il n’est possible ni d’optimiser sa rémunération avec différentes méthodes, ni de conserver le chômage en se rémunérant avec des dividendes (alors que c’est possible avec la SAS).

Parfois, les entrepreneurs passent par l’entreprise individuelle avant de créer une société commerciale, dont nous allons vous présenter les principales caractéristiques.

La société commerciale : le choix de la création d’une structure autonome

Une société commerciale est une structure juridique ayant pour but de faire du business. Les deux catégories de sociétés commerciales courantes sont :

  • la société par actions simplifiée (SAS)
  • la société à responsabilité limitée (SARL)

Lorsqu’il n’y a qu’un seul associé, elles deviennent des sociétés unipersonnelles : on parle alors des sociétés par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) et des entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL).

Pourquoi créer une société commerciale ?

Les intérêts sont nombreux par rapport à l’entreprise individuelle :

  • elles permettent de lever des fonds,
  • de s’associer avec d’autres entrepreneurs,
  • de vendre facilement des parts,
  • embaucher des salariés…

Aussi, les charges seront déductibles du bénéfice imposable. Cela signifie que tous les coûts de la société seront déduits pour calculer les bénéfices, et c’est les bénéfices qui sont imposés (cela n’est pas le cas pour une micro-entreprise qui calcule l’impôt à partir du chiffre d’affaires).

Généralement, vous choisissez la SARL si vous souhaitez diriger l’entreprise et vous rémunérer mensuellement avec un salaire et la SAS si vous souhaitez investir, développer la société et/ou vous rémunérer une fois par an avec un dividende. La SARL convient bien aux entrepreneurs qui vivent de leur travail comme les artisans, ceux qui travaillent dans le BTP ou encore les commerçants.

Le régime fiscal applicable

Par défaut, dans les sociétés commerciales, la société est imposée sur ses bénéfices à l’impôt sur les sociétés (IS) à 26,5% (taux pour 2021).

Il existe une option pour être imposé à l’impôt sur le revenu directement sur la déclaration d’imposition de l’associé, mais certaines conditions doivent être remplies et cette option n’est valable que pour une durée maximale de 5 ans.

La protection sociale du dirigeant

Lorsqu’il est rémunéré, le Président de SAS est dit « assimilé-salarié ». Ce statut protège mieux que celui de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI), mais coûte plus cher à l’entreprise en cotisations sociales (environ 45% du salaire du Président). Lorsqu’il n’est pas rémunéré, le Président n’a aucune couverture sociale. Dans tous les cas, il ne cotise pas au chômage et ne pourra donc pas le demander.

Lorsque le gérant de SARL est majoritaire (possède la moitié au moins de la société), il paie les cotisations sociales à la Sécurité Sociale des Indépendants (de 26,5 à 32% du salaire) pour une protection minimale. Lorsque le gérant est minoritaire (possède moins de la moitié de la société), il cotise au Régime général de la Sécurité Sociale. Dans tous les cas, il ne cotise pas au chômage et ne pourra donc pas le demander.

Aussi, les gérants sont considérés comme étant majoritaires s’ils possèdent ensemble au moins la moitié de la société.

Vous pouvez remarquer que l’imposition sera plus lourde que si vous exerciez en entreprise individuelle, mais ce statut reste une nécessité pour développer une activité commerciale importante.

Si vous créez votre société, vous avez l’obligation de tenir une comptabilité et d’approuver les comptes une fois par an avec vos associés (si vous en avez). Ces comptes seront à déposer ensuite au Tribunal de commerce.

Attention : ne pas déposer les comptes est puni de 1 500 euros d’amende pénale et d’autres sanctions peuvent s’ajouter !

Quelles sont les démarches administratives pour créer son entreprise ?

Une fois que la forme juridique est choisie, il faut :

  • Rédiger les statuts constitutifs (le « mode d’emploi » de votre société)
  • Déposer le capital social dans une banque qui va vous demander votre projet de statuts
  • Publier une annonce légale dans un Journal d’Annonces Légales (JAL)
  • Déposer le dossier au Greffe (c’est l’immatriculation de la société)

Formalités entreprises

La rédaction des statuts

Les statuts doivent préciser différentes informations :

  • Le nom de la société (la dénomination sociale) : si vous hésitez, sachez que vous pouvez choisir un nom et le modifier plus tard (vous pourrez aussi par la suite déposer une marque différente du nom de votre entreprise ou choisir un nom commercial)
  • L’adresse du siège social : qui peut être celle d’un local loué par l’entreprise, le domicile de l’entrepreneur ou un service de domiciliation d’adresse (nous en parlerons après)
  • L’objet social : c’est l’activité principale de votre entreprise. Elle doit être suffisamment précise pour ne pas avoir de rejet lors du dépôt de l’entreprise mais rester suffisamment large pour que vous puissiez vous adapter sans sortir de l’objet de votre entreprise
  • Répartition des parts ou des actions entre les associés : le pouvoir est réparti selon les apports des associés
  • Apports au capital social : vous pouvez apporter de l’argent (apport en numéraire) ou d’autres biens comme des ordinateurs, du matériel… (apport en nature)
  • Détermination des organes de gestion et des dirigeants : il est possible d’adapter la répartition des pouvoirs entre les dirigeants et/ou d’en nommer un ou plusieurs

C’est dans les statuts que vous allez déterminer les modalités de fonctionnement de la société avec la répartition des pouvoirs entre les dirigeants et les associés (qui peuvent être différents).

Le dépôt du capital social

Le capital social doit être déposé dans une banque lorsqu’il est composé d’apports en numéraire (de l’argent).

Ce dépôt doit être effectué avant l’immatriculation de la société puisque l’attestation de dépôt des fonds (du capital) est l’un de documents obligatoires à la création d’une société.

Bon à savoir : il est possible de créer une société uniquement avec des apports autres que des sommes d’argent.

La publication d’un avis de constitution au JAL

Il est obligatoire de publier une annonce dans un journal d’annonces légales pour les créations de sociétés. Cette formalité vise à informer les tiers de la constitution de la nouvelle société.

L’immatriculation de la société

La dernière étape, le dépôt du dossier, est importante. Le Greffe du Tribunal de commerce (là où vous allez déposer le dossier) est très rigoureux sur la création et rejette le dossier à la moindre anomalie bloquante. Sachant qu’à l’issue d’un certain délai, l’entrepreneur devra payer de nouveau les frais de Greffe en entier.

Attention : les principaux rejets sont généralement dus à un document manquant ou incomplet (déclaration de non-condamnation, attestation de domiciliation…) ou sur une pièce justificative manquante.

Les frais de constitution d’une société varient entre 400€ pour les formalités essentielles, à plusieurs milliers d’euros lorsque les associés souhaitent se faire accompagner par un professionnel du droit, notamment pour l’édition des statuts de la société.

🔎 Zoom : Comme il s’agit souvent d’une perte de temps et d’argent, il est suggéré de faire appel à un professionnel de l’immatriculation d’entreprise, tel que LegalPlace. LegalPlace se charge de générer les statuts et des démarches pour créer votre entreprise. Pendant ce temps, l’entrepreneur pourra se concentrer sur le démarrage de son activité. Le processus est très simple : il vous suffit de répondre à un formulaire rapide, puis de transmettre les justificatifs requis.

Comment financer la création de son entreprise ?

Plusieurs formes de financement existent, selon la nature de votre entreprise. Généralement, nous pouvons distinguer le financement selon que ce soit un prêt ou un apport en capital.

Financer les besoins de l’entrepreneur

Il est essentiel de pouvoir subvenir à ses besoins personnels et à ceux de sa famille pendant la phase de développement de l’entreprise. Il est possible pour un associé Président non rémunéré d’une Société par Actions Simplifiée (SAS) de conserver ses droits au chômage jusqu’à leur épuisement.

Les subventions et prêts d’honneur

Des financements existent pour les entreprises innovantes, principalement des subventions ou prêts d’honneur. Le prêt d’honneur est un prêt avec un taux très avantageux (pouvant aller jusqu’à 0%). Vous pouvez les obtenir (sous conditions) auprès de :

Les financements traditionnels

Le plus connu reste le financement traditionnel bancaire avec un prêt, souvent conditionné par des garanties qui doivent être apportées. En effet, la banque demande généralement au dirigeant de se porter caution des dettes de la société et d’avoir un droit de regard sur les bilans de l’entreprise.

Le love money c’est l’investissement qui vient de la famille ou des proches plus généralement, d’où le nom. En général, ce financement représente une somme que les proches sont prêts à perdre et qu’ils donnent pour vous soutenir en acceptant de prendre un risque important.

Bon à savoir : Il est important d’être transparent lorsqu’on a recours au Love Money. Jeff Bezos, le fondateur et PDG d’Amazon, aurait déclaré à ses parents que son projet n’avait que 30% de chance de réussir et de rapporter un peu d’argent.

Les méthodes de financement moderne

Depuis quelques années, de nouvelles méthodes de financement ont émergé.

C’est ainsi que le crowdfunding, qui est un mode de financement participatif dans lequel vous pouvez lever des fonds, s’est popularisé. Sur la forme, cela peut être un prêt, un don ou une prise de participation dans la société. Cette méthode est très prisée par les start-ups et a déjà permis de financer de nombreux projets innovants.

Vous pourrez aussi avoir recours aux business angels qui sont des investisseurs particuliers qui ont l’habitude d’accompagner des entrepreneurs dans le financement de leur projet et dans les premières années du développement de l’entreprise.

Les aides de l’Etat

L’Etat aide aussi les entrepreneurs dans la cadre de différents dispositifs. Alors que les jeunes peuvent demander aux régions le NACRE pour se lancer dans l’entrepreneuriat, les demandeurs d’emploi auront plutôt recours à l’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise). Bien entendu, de nombreuses autres aides existent.

Enfin, certaines exonérations vous donneront un coup de pouce lorsque vous ferez vos premiers bénéfices. La plus connue est l’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) mais certains secteurs d’activité ont également leurs exonérations particulières, notamment dans le secteur de la recherche avec le crédit impôt recherche.

Choisir le lieu d’exercice de l’activité

Il faut distinguer le siège social (adresse de la société) de votre société, et le lieu où vous allez travailler.

Il est important de savoir que l’adresse du siège de l’entreprise sera publique et accessible par tous. Ainsi, il est prudent de ne pas domicilier la société à l’adresse de son foyer.

Dans tous les cas, la domiciliation du siège social peut être faite au domicile personnel du dirigeant de l’entreprise, dans un local ou dans une société de domiciliation (ces sociétés sont considérées comme des « boîtes aux lettres » pour recevoir le courrier professionnel).

Bon à savoir : Si l’entrepreneur est locataire, alors il faudra avertir le propriétaire et que les règles de la copropriété n’empêchent pas la domiciliation.

D’autant plus que pour certains entrepreneurs, il n’y aura pas besoin de louer des locaux. Par exemple, un consultant freelance (et pour beaucoup d’entreprises dans les services !), il est possible de travailler dans des espaces de coworking ou directement depuis chez soi.

Dans ce cas, il peut être utile de recourir à un service de domiciliation afin de ne pas rendre accessible et publique son adresse personnelle pour protéger sa famille d’éventuels clients mécontents.

Une adresse de domiciliation permet de séparer son courrier professionnel et personnel mais aussi de pouvoir déménager sans devoir transférer le siège social, ce qui entraîne des coûts supplémentaires et des démarches administratives. Par rapport à la location d’un local professionnel, cela peut aussi permettre de limiter les dépenses au démarrage de l’entreprise.

Le démarrage de l’activité

Quel que soit le statut que vous aurez choisi, il est conseillé pour démarrer de :

  • Vous faire connaître en vous renseignant sur Google et/ou en créant votre propre site internet.
  • Mettre en place un « back office » avec la gestion commerciale et administrative (facturation, comptabilité, relance des clients…). Pour cela, vous pouvez vous équiper de logiciels de gestion de paie, préparer vos modèles type de contrat…
  • Souscrire une assurance de responsabilité professionnelle.

FAQ

Comment démarrer un projet de création d'entreprise ?

Pour démarrer un projet de création d’entreprise, il convient tout d’abord de trouver une idée à développer. Puis, il faut tester sa fiabilité et sa faisabilité et enfin concevoir un business plan précis. Enfin, cette phase de création se clôt par la recherche d’un financement qu’il soit interne, externe, gouvernemental ou bien bancaire.

Quelles sont les étapes à suivre pour devenir entrepreneur ?

Pour créer son entreprise, il faut choisir son local : le siège social de l'entreprise puis déposer le nom ou la marque de l'entreprise si nécessaire. De plus, il est important de trouver des financements et enfin, il convient d’effectuer les formalités administratives de création.

Où se renseigner pour la création d'une entreprise ?

Afin de créer son entreprise, un guichet unique pour la création d'entreprise a été mis en place : le CFE. C’est auprès d’eux que vos formalités de création devront se faire puisqu’ils ont la charge de les centraliser et de les transmettre aux différents services concernés.

Comment créer une entreprise sans argent ?

Une création d’entreprise peut se faire sans capital initial. Il faudra alors concevoir un business plan précis et performant rendant compte des forces du projet afin d’obtenir des aides à la création ainsi qu’un financement externe ou bancaire.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 07/09/2021

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