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Bail professionnel et profession libérale vont souvent de pair. Quand on exerce une activité qui nécessite de disposer d’une local, il est indispensable de conclure un bail pour accueillir sa clientèle mais aussi pour développer son entreprise et travailler avec ses collaborateurs. Il s’agit aussi d’un moyen de séparer distinctement vie professionnelle et vie personnelle.

⚡Flash actu : Une réforme du droit des contrats spéciaux (contrat de bail, de vente, de prêt, etc.) est en cours. Le droit en vigueur n’est pas modifié actuellement mais des changements sont à prévoir. Restez connectés !

Qu’est-ce qu’un bail professionnel ?

Il est nécessaire quand on démarre une activité de savoir quel type de bail conclure. Pour une profession libérale, il s’agit d’un bail professionnel. D’une durée minimale de 6 ans, le montant du loyer peut être librement négocié entre le bailleur et le professionnel.

Le dépôt de garantie dans un bail professionnel ne devient nécessaire que si cela est prévu au moment de la signature du contrat. Et, sauf si le contraire est prévu dans le bail, celui-ci peut être sous-loué et transféré librement. Si l’on désire y mettre fin, il faut respecter un préavis de 6 mois ou un préavis réduit de bail professionnel dans certains cas précis, que l’on soit le bailleur ou le locataire professionnel.

En outre, la loi Pinel de 2014 impose de réaliser un état des lieux dans le cadre d’un bail professionnel, à l’entrée et à la sortie du locataire. Pour ce faire, les parties pourront valablement utiliser un modèle d’état des lieux.

Bon à savoir: En principe, le loyer d’un bail professionnel est exonéré de TVA. Toutefois, ce principe souffre d’exceptions spécifiques qu’il convient de prendre en considération. Ces exceptions forment une problématique concernant l’opposition de fait entre le caractère obligatoire de la TVA comme dans le cas de la TVA dans le bail commercial et le caractère conventionnel du contrat de bail professionnel.

Quel type de contrat de location pour louer un local professionnel quand on exerce une profession libérale ?

Quand on exerce une activité en tant qu’indépendant, il existe deux solutions pour conclure un contrat de location d’un bien pour les besoins de son activité : le bail commercial ou le bail professionnel.

Quelle différence ? Dans les deux cas, on exerce une activité en tant que professionnel. Mais le statut des baux commerciaux ne s’applique de manière impérative que pour les locataires commerçants, c’est-à-dire qui sont immatriculés au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire national des entreprises (RNE) et qui exploitent un fonds de commerce.

Pour les autres indépendants, c’est-à-dire les professions libérales, et donc les professionnels dont les revenus sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, il est nécessaire de conclure un bail professionnel.

Voici quelques exemples de professions libérales : les médecins, les avocats (qui ont l’interdiction déontologique d’exercer une activité commerciale), les architectes, les vétérinaires, les comptables, les consultants, les conseillers en gestion etc. À l’inverse, le gérant d’une supérette ne pourra pas contracter un bail professionnel car il s’agit d’un commerçant qui relève donc obligatoirement du statut des baux commerciaux.

? Zoom : Si vous exercez une profession libérale, il est ainsi nécessaire de conclure un bail professionnel avec le propriétaire du local. Pour ce faire, Legalplace vous propose un modèle de bail professionnel à personnaliser à l’aide d’un questionnaire, à remplir en ligne.

De plus, le bail professionnel porte sur des locaux dont la destination est exclusivement à usage professionnel. Si le professionnel libéral souhaite à la fois exercer et habiter dans les locaux, c’est un bail mixte d’habitation et à usage professionnel qu’il devra signer. S’il ne le fait pas, ce double usage sera impossible.

Quelle est la durée d’un bail professionnel ?

La durée d’un bail professionnel est de 6 ans. Il s’agit cependant d’une durée minimale : le bail professionnel peut être conclu pour une durée supérieure si le professionnel libéral et le propriétaire le souhaitent.

Si, à l’expiration du contrat, ni le bailleur ni le locataire professionnel ne se manifestent pour y mettre fin, le renouvellement du bail professionnel se fait automatiquement pour une nouvelle durée de 6 ans, ou tout autre durée supérieure indiquée dans le contrat. Le bail peut bien entendu être ensuite interrompu à tout moment en respectant le préavis de 6 mois imposé pour les congés.

Attention : Contrairement au bail commercial, il n’y a pas de droit au renouvellement dans le bail professionnel. Le professionnel libéral ne peut pas exiger du propriétaire que ce dernier renouvelle le bail professionnel, et ne peut prétendre au versement d’une indemnité d’éviction en cas de refus de renouvellement. La protection du bail professionnel est donc moindre mais elle est la seule option ouverte quand on n’exerce pas une activité commerciale.

Comment est calculé le montant du loyer d’un bail professionnel ?

Pour que le bail professionnel soit valablement conclu, il doit indiquer le montant du loyer, les conditions de paiementet la fréquence de ce paiement. Par exemple, il pourra indiquer un loyer de 1000 €, payable par virement, et ce, chaque mois. Ou il peut indiquer un loyer de 12 000 €, payable par chèque, et ce, chaque année. C’est donc la liberté contractuelle des parties qui prime.

Dans tous les cas, il faut préciser ces conditions pour que le bail professionnel soit valable. Alors, comment fixer le montant du loyer d’un bail professionnel ? Il n’y a pas d’obligation légale en la matière. Mais en général, on utilise la valeur locative du bien loué pour déterminer le montant du loyer.

Bon à savoir : Le bail doit aussi préciser la répartition des charges locatives entre les parties. Par exemple, il est fréquent que le bailleur mettent la taxe foncière du local professionnel à la charge du locataire, mais il demeure nécessaire de le préciser dans le contrat.

Les critères de fixation du loyer

La valeur locative du bien est déterminée en fonction de plusieurs variables :

  • Les caractéristiques du local ;
  • La diversité des usages qui peuvent en être fait ;
  • Les obligations respectives du bailleur et du locataire, notamment s’agissant des taxes et des charges ;
  • La qualité de l’activité professionnelle dans le secteur géographique où se situe le locataire ;
  • Les prix pratiqués dans le voisinage pour des locaux professionnels analogues.

S’agissant des caractéristiques des locaux, par exemple, s’ils sont situés dans l’immeuble à un endroit propice à l’exercice de l’activité, la valeur du local sera augmentée. Mais si par exemple, le local est situé en sous-sol sans fenêtre, cela ne peut que nuire à l’exercice de la profession libérale donc la valeur du local serait diminuée.

De même, si les locaux sont facilement accessibles pour la clientèle, la valeur locative sera importante. Mais s’il n’y a aucun transport à proximité ou s’il est nécessaire d’emprunter un chemin complexe dans l’immeuble pour accéder aux locaux, leur valeur sera revue à la baisse.

Il en va de même pour les dimensions du local, sa vétusté, son état de salubrité, l’équipement utile à l’activité dont il disposerait, l’existence de dépendances etc.

Ensuite, si le bail professionnel met beaucoup d’obligations à la charge du professionnel libéral, notamment au stade de la répartition des taxes et des charges entre lui et le bailleur, la valeur locative sera généralement considérée comme plus faible. L’idée est que le bail professionnel n’est pas nécessairement le plus intéressant pour le professionnel si ce dernier a beaucoup de charges à supporter. À l’inverse, il est normal qu’il s’acquitte d’un loyer plus important si le bail professionnel lui laisse beaucoup de liberté.

S’agissant de l’environnement des locaux, s’ils sont situés dans une zone géographique où il y a beaucoup de professionnels exerçant la même activité, le bail professionnel peut s’avérer moins important. En effet, une concurrence rude n’est pas seulement une source de dynamisme : c’est avant tout un risque. Ainsi, la part de clientèle que le professionnel locataire pourrait capter serait moindre que s’il se trouvait dans une zone moins fréquentée par ses collègues. Mais si le local est situé à un emplacement particulièrement intéressant pour que le professionnel capte une clientèle rapidement et/ou facilement, la valeur locative du bien sera bien sûr augmentée.

On prendra aussi en compte les montants des loyers pratiqués dans le voisinage. En général, le bailleur et le professionnel fixent un montant de loyer qui s’aligne sur le montant moyen affiché dans le quartier pour des locaux équivalents en termes de prestations.

La révision du loyer en application d’une clause d’indexation

Le loyer est donc fixé librement et il peut être révisé périodiquement au cours du bail, si ce dernier contient une clause d’indexation. L’indice de référence choisi pour cette révision ne peut pas être celui de l’inflation. Il faut un indice en rapport avec l’objet du contrat : la location à des fins professionnelles. Pour les professions libérales, l’indice qui sera utilisé, est l’indice des loyers des activités tertiaires. L’indice trimestriel du coût de la construction était auparavant utilisé. Il ne peut plus l’être depuis septembre 2014.

L’intérêt de prévoir une clause d’indexation comme dans le bail professionnel est de s’assurer que le montant des loyers évoluera, à la hausse ou à la baisse, de façon juste, c’est-à-dire d’une façon qui reflète les évolutions du contexte économique dans lequel le professionnel exerce. Dans tous les cas, il faut garder à l’esprit que l’article 1195 du Code civil encourage très fortement les parties à renégocier le contrat si ses conditions deviennent injustes pour l’une ou l’autre des parties.

Un dépôt de garantie est-il nécessaire ?

Comme toujours, le dépôt de garantie n’est pas nécessaire. Mais le bail professionnel peut en prévoir un. Dans ce cas, le locataire devra s’en acquitter à l’entrée dans les lieux et le propriétaire devra le restituer à la fin du contrat, si le locataire a respecté ses obligations. Il ne s’agit toutefois pas d’une obligation imposée par la loi.

Bon à savoir : Le bail professionnel est à cet égard moins intéressant que le bail commercial. Contrairement au bail commercial, le dépôt de garantie versé dans le cadre d’un bail professionnel ne produit jamais d’intérêts au profit du locataire.

Que se passe-t-il pour le bail professionnel si le locataire cesser d’exercer sa profession libérale ?

Si le professionnel décide d’arrêter d’exercer sa profession libérale, il devra mettre fin au contrat, ou du moins trouver une solution pour ne pas en assumer les loyers définitivement. Dans ce cas, il y a deux solutions :

  • Mettre fin au contrat de bail professionnel ;
  • Sous-louer ou céder le bail.

Résilier le bail professionnel

Si on décide de résilier le bail professionnel et de quitter les lieux, il faudra le faire savoir au propriétaire en respectant unpréavis de 6 mois. Il suffira, 6 mois avant la date de départ effective, d’envoyer un courrier par lettre recommandée avec avis de réception ou un acte de commissaire de justice au propriétaire, à l’adresse indiquée dans le contrat de bail, à moins qu’une autre adresse de domicile n’ait été communiquée par écrit.

Dans ce courrier de congé, il n’est pas nécessaire de se justifier. Le locataire, comme le bailleur, n’a pas besoin d’expliquer les raisons de son départ, ou sa reprise des lieux.

De plus, comme au début du bail, établir un état des lieux de sortie est impératif. Ces états des lieux, d’entrée et de sortie, doivent être réalisés par le bailleur et le locataire ensemble. Il est aussi possible de faire appel à un commissaire de justice mais cette option est bien plus coûteuse. Il est par conséquent assez rare que le bailleur et le locataire ne s’entendent pas sur l’état des lieux et soient obligés de laisser à un huissier le soin de le dresser à leur place.

Sous-louer ou céder le bail professionnel

Si on décide de sous-louer ou de céder le bail professionnel, il faudra s’assurer de plusieurs choses. La première est querien ne doit l’interdire dans le contrat de bail professionnel. Si aucune clause ne s’oppose à la transmission du contrat ou à la sous-location des lieux, le professionnel libéral peut alors transmettre le contrat ou sous-louer les lieux en totale liberté.

Il faut simplement signifier le contrat de cession ou de sous-location du bail professionnel au propriétaire, c’est-à-dire le lui faire savoir par remise en main propre d’une copie de l’acte par un huissier. Une lettre avec accusé de réception ne suffira pas.

En outre, des conditions particulières de validité d’une telle cession ou sous-location peuvent figurer dans le bail professionnel. Ces conditions supplémentaires sont valables et doivent être respectées par le locataire. Sinon, le professionnel libéral pourrait bien se trouver en situation de violation contractuelle.

De plus, il faut que le sous-locataire ou le nouveau locataire remplisse les conditions nécessaires pour bénéficier d’un bail professionnel. Autrement dit, il faut qu’il soit lui-même un professionnel libéral, et non un commerçant ou un particulier qui utiliserait les locaux pour en faire un lieu d’habitation.

Enfin, si l’on opte pour une sous-location, il faut savoir que le professionnel qui demeure redevable des loyers est toujours le locataire d’origine. Le sous-locataire paiera certes un loyer, mais il ne devra pas le payer au propriétaire, sauf si ce dernier, le locataire et le sous-locataire ont expressément convenu que les loyers seront réglés de cette façon. En dehors de tout accord entre ces trois acteurs, le sous-locataire devra payer le locataire, qui paiera à son tour le propriétaire.

Dans tous les cas, si cette décision crée un conflit entre le locataire et le bailleur, le litige sera tranché par le tribunal judiciaire compétent selon le lieu où se trouve les locaux loués. Par exemple, si l’immeuble se trouve à Paris, c’est le tribunal de grande instance de Paris qui est compétent, même si le bailleur habite à Montpellier ou au Royaume-Uni.

FAQ

Quel type de bail pour une profession libérale ?

En principe, les professionnels libéraux ne relèvent pas du statut des baux commerciaux, qui s'applique de manière impérative au locataire commerçant ou artisan exploitant d'un fonds de commerce. Néanmoins, le bailleur et le locataire professionnel libéral peuvent décider de conclure un bail commercial.

Quelle est la différence entre un bail professionnel et un bail commercial ?

Le bail professionnel et le bail commercial sont deux types de contrat de location portant sur des locaux à usage professionnel. Le bail commercial, au contraire du bail professionnel, s'applique obligatoirement au locataire commerçant qui bénéficie de la propriété commerciale, qui se traduit notamment par le droit au renouvellement du contrat. Le bail professionnel, qui est destiné principalement aux professions libérales, est beaucoup moins protecteur et laisse plus de place à la volonté des parties.

Qui paye la taxe foncière dans un bail professionnel ?

Bien que la loi reste silencieuse sur ce point, il est fréquent que le bail professionnel mette le paiement de la taxe foncière à la charge du locataire. Il incombe aux parties de s'accorder sur ce point.

Qui peut bénéficier d'un bail professionnel ?

Le bail professionnel se destine principalement aux professions libérales, qu'elles soient réglementées ou non. Un commerçant ou un artisan ne pourra pas conclure ce type de contrat et devra obligatoirement signer un bail commercial.

Bail professionnel ou commercial, quel bail choisir pour la location de locaux à usage professionnel ?

Le choix du type de bail pour la location de locaux à usage professionnel dépend de la nature de l'activité exercée par le locataire. S'il s'agit d'un commerçant ou d'un artisan, il faudra impérativement établir un bail commercial, ce statut étant d'ordre public. S'il s'agit d'un professionnel libéral, il devrait en principe s'orienter vers un bail professionnel, mais les parties peuvent tout à fait s'accorder pour conclure un bail commercial.

 Modèle de bail professionnel

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 31/05/2025

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Bonjour,
Je suis propriétaire d’un cabinet médical.
Un des kinés, l’ancien propriétaire, et locataire de sa propre SCI, cède son bail à un nouveau kiné locataire.
Ai-je le droit d’augmenter le montant du loyer au nouveau locataire?
Le loyer que payait l’ancien locataire est en dessous des prix du marché.
Marci pour votre réponse.

Magalie

Bonjour,

À titre général, la cession de bail commercial est encadrée par les articles L145-16 et suivants du Code de commerce, et la fixation du loyer relève notamment des articles L145-33 et L145-38.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit commercial afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
avec mon associé, nous sommes propriétaires d’un local professionnel avec plusieurs surfaces à louer . Nous avons 6 locaux et nous en louons 4.
nous souhaitons occuper les 2 locaux restant pour nos activités libérales respectives. Peut on occuper ces 2 locaux via un bail gratuit pour chacune de nos activités ?

merci

Bonjour, Le bail commercial suppose un loyer réel et sérieux (art. L145-1 C. com.). À défaut de contrepartie financière, la convention peut être qualifiée de prêt à usage, régi par les articles 1875 et suivants du Code civil. En présence d’une société, toute mise à disposition d’un bien social doit respecter l’intérêt social et les règles applicables aux conventions réglementées (art. 1854 C. civ.). Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle… Lire la suite »

Bonjour , j’ai une boite de production audiovisuelle, je cherche des bureaux mais ceux que j ai trouvé ne sont louables qu’aux activités liberales (j’imagine que c est stipulé dans le reglement de copro). Est ce que je peux tout de meme louer ce bien ???

Bonjour, Lorsque le règlement de copropriété limite l’usage des locaux à des activités libérales, cette restriction s’impose au bailleur comme au locataire : elle vise les professions exercées à titre civil et non les activités commerciales, artisanales ou de production. Une société de production audiovisuelle étant en principe considérée comme exerçant une activité commerciale, l’exploitation de ces bureaux pourrait être contraire à la destination de l’immeuble. Pour pouvoir louer légalement, il faudrait que l’usage professionnel soit compatible avec le règlement de copropriété ou qu’une modification de celui-ci soit décidée par l’assemblée des copropriétaires, ce qui relève d’une procédure spécifique. Nous… Lire la suite »

est ce normal que le bailleur fasse payer au locataire une partie de la taxe fonciere, les honoraires du syndic, les taxes additionnelles à la taxe foncière, la voirie?

Bonjour,

En principe, un bailleur ne peut pas légalement faire supporter au locataire la taxe foncière, les honoraires du syndic ni les taxes additionnelles à la taxe foncière, sauf mention expresse dans le bail commercial.

Seules les charges récupérables prévues par le décret n°87-713 du 26 août 1987 ou les stipulations contractuelles (pour les baux commerciaux) peuvent être réclamées.

La taxe de voirie peut être refacturée si cela est prévu par le contrat.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour, un psychologue peut il louer en bail professionnel à titre dérogatoire un local à usage d’habitation ?

Bonjour,

En principe, un psychologue exerçant en libéral peut conclure un bail professionnel dans un local à usage d’habitation, sous réserve que le bailleur y consente expressément et que le règlement de copropriété n’interdise pas l’exercice d’une activité professionnelle dans les lieux, conformément à l’article 57 A de la loi du 23 décembre 1986. Le bail peut être conclu à titre dérogatoire, mais doit respecter la durée minimale de 6 ans prévue à l’article 57 B du Code de commerce.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Merci pour votre réponse. Psychologue est une profession réglementée mais ne dispose pas d’ordre professionnel. Ce n’est pas un paramédical. Fait il partie des professionnels autorisés ?

Bonjour,

Les psychologues exercent une profession réglementée sans être considérés comme professionnels de santé ni paramédicaux.

Ils ne disposent pas d’un ordre professionnel et ne peuvent pas constituer seuls une SEL.

Toutefois, ils peuvent exercer en société (type SAS ou SCP) à condition de respecter les règles de déontologie et les textes encadrant leur titre.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour monsieur je suis intéressé par un bail professionnel meublé, mais je ne trouve pas de modèle. Ainsi que le minimum de l inventaire des meubles…
Photocopieur, imprimante, bureau…

Cordialement

Bonjour, Le bail professionnel meublé est un contrat destiné à la location d’un bien immobilier à usage professionnel, dans lequel le locataire dispose de meubles pour exercer son activité. Il n’existe pas de modèle unique de bail professionnel meublé, mais il est essentiel que le contrat précise certains éléments, tels que la durée, le montant du loyer, et les conditions d’entretien du mobilier. Concernant l’inventaire des meubles, il n’y a pas de liste légale stricte, mais le minimum recommandé comprend des éléments nécessaires à l’exercice de l’activité professionnelle, tels qu’un bureau, une chaise, des étagères, une imprimante ou un photocopieur,… Lire la suite »

je vous remercie .c est surtout pour l administration fiscale pour éviter un rejet de la fiscalité du Bic en déclaration classique .
car je pense pour les baux meubles il y a une liste que l on peut récupérer sur le site des impôts ,mais pour les baux professionnels meublés on ne trouve rien.c est un cabinet médical et je suis le bailleur :
je peux indiquer divan d examen ,bureau, chaise ,photocopieur ,imprimante ,machine a café microonde et plaque chauffante …chaises dans la salle d attente ….
cordialement

Bonjour
je suis infirmière libérale et je loue depuis plusieurs années sans bail en payant un loyer de 225 € pour 4 mois. Le propriétaire me demande de passer au mois et augmente le loyer à 75€ mensuel. Quels sont mes droits ?
bien cordialement

Bonjour.
Une locataire à 66% est réticente à accueillir une nouvelle locataire.
Elle a meublé le bureau à sa convenance.

Maintenant, elle demande une réduction de charges car elle aura l’entretien/vétusté à sa charge.

Cette demande est compréhensible mais quand même étonnante.

Nous n’accéderons pas à sa demande à priori car aucune exclusivité n’a jamais été évoquée.
Mais qu’en dit le point de vue du droit ?
Merci.

Bonjour, En droit, les charges locatives sont strictement encadrées et doivent correspondre à celles prévues par le bail ou la loi. Une locataire ne peut exiger une réduction de charges en échange d’une prise en charge de l’entretien ou de la vétusté, ces dernières restant, sauf clause contraire, à la charge du propriétaire (article 7 de la loi du 6 juillet 1989). De plus, le fait qu’elle ait meublé le bureau à sa convenance ne lui confère aucun droit d’exclusivité si le bail ne le prévoit pas. Vous êtes en droit de refuser sa demande, à condition de respecter les… Lire la suite »

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris