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  • Le cumul chômage et création d’entreprise est légal et encadré par France Travail ;
  • Deux dispositifs existent : l’ARE (maintien mensuel des allocations) et l’ARCE (versement en capital) ;
  • Depuis avril 2025, le cumul ARE est plafonné à 60 % des droits restants au moment de la création ;
  • Depuis janvier 2026, l’ACRE n’est plus accordée automatiquement : une demande est désormais obligatoire pour tous les créateurs.

Vous pouvez créer votre entreprise tout en percevant le chômage. En pratique, le système vous permet soit de conserver vos allocations (ARE), soit de recevoir une partie de vos droits sous forme de capital (ARCE). Le bon choix dépendra surtout de votre projet, de votre besoin de sécurité financière et de votre stratégie de développement.

Peut-on créer son entreprise tout en touchant le chômage ?

En France, le principe est clair : la création d’entreprise est compatible avec le chômage. Ce mécanisme vise à encourager les demandeurs d’emploi à se lancer dans l’entrepreneuriat sans perdre immédiatement leur sécurité financière.

Toutefois, ce cumul dépend de la manière dont vous structurez votre activité.

En effet, si vous décidez de ne pas vous verser de rémunération au démarrage, vous pouvez, dans la plupart des cas, continuer à percevoir l’intégralité de votre ARE. Cela permet de développer votre activité progressivement, sans pression financière immédiate.

En revanche, dès lors que vous commencez à percevoir des revenus, vos allocations sont ajustées. Le montant de l’ARE est alors recalculé en fonction de vos gains, ce qui permet de maintenir un équilibre entre soutien financier et reprise d’activité.

Vous lancez une activité de consultant. Les premiers mois, vous ne vous rémunérez pas et conservez vos allocations. Puis, lorsque votre chiffre d’affaires augmente, vous commencez à vous verser un revenu, ce qui entraîne une diminution progressive de votre ARE.

Ainsi, le dispositif constitue un véritable outil de transition vers l’entrepreneuriat, particulièrement adapté aux projets en phase de test.

Qui peut bénéficier de ces aides à la création d’entreprise ?

Pour cumuler chômage et création d’entreprise, il faut remplir plusieurs conditions.

Vous devez être inscrit comme demandeur d’emploi et percevoir l’ARE au moment de la création ou de la reprise d’activité.

Bon à savoir : Les titulaires d’une allocation de solidarité spécifique (ASS) sont également éligibles à l’ARCE, sous certaines conditions.
Si vous avez été licencié en mars 2025 et que vous ouvrez votre micro-entreprise en septembre 2025, vous pouvez continuer à percevoir une partie de votre ARE tout au long du développement de votre activité.

Le cas particulier des démissionnaires. En principe, une démission prive du droit à l’ARE.

Il existe néanmoins une exception : si vous avez quitté votre CDI pour un projet de création ou de reprise d’entreprise reconnu comme sérieux et réel, après un accompagnement au titre du Conseil en évolution professionnelle (CEP), vous pouvez prétendre à une ouverture de droits.

Cette procédure demande une anticipation de plusieurs mois et une validation préalable par une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR).

Voici une vidéo explicative :

ARE, ARCE, ACRE : quelles aides pouvez-vous obtenir en 2026 ?

Lorsque vous créez votre entreprise en étant au chômage, plusieurs aides à la création d’entreprise par France Travail ou non peuvent être mobilisées.

Tout d’abord il y a l’ARE (aide au retour à l’emploi) qui correspond au maintien de vos allocations chômage sous forme de versements mensuels.

Elle vous offre une sécurité financière continue, particulièrement utile si votre activité met du temps à générer des revenus. En contrepartie, si vous vous rémunérez, vos allocations seront ajustées, ce qui implique un suivi régulier de votre situation.

Ensuite, il y a l’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise) qui fonctionne différemment.

En effet, elle vous permet de percevoir une partie de vos droits restants sous forme de capital, généralement à hauteur de 60 %, versée en deux temps. Cette solution est particulièrement pertinente si vous avez besoin de financer un investissement initial, comme l’achat de matériel, la constitution d’un stock ou le lancement d’une campagne marketing.

Vous souhaitez ouvrir un commerce nécessitant des travaux et un stock de départ. L’ARCE vous permet d’obtenir rapidement une trésorerie pour lancer votre activité.

Enfin, l’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) vient compléter ces dispositifs. Elle consiste en une réduction des charges sociales pendant la première année d’activité, ce qui améliore directement la rentabilité de votre entreprise.

Même si elle est souvent moins mise en avant, elle joue un rôle déterminant dans la réussite des premiers mois.

Attention : à partir du 1er juillet 2026, le taux d'exonération ACRE passera de 50% à 25%. Les créateurs d'entreprise ne seront donc plus exonérés que de 25% de leurs cotisations sociales et devront s'acquitter de 75% du montant, contre 50% actuellement.

Voici un tableau récapitulatifs des différences entre ARE, ARCE et ACRE :

Aide Fonctionnement Quand l’utiliser
ARE Allocation mensuelle maintenue (réduite si rémunération) Si vous voulez sécuriser vos revenus au démarrage
ARCE Capital (60 % des droits) versé en 2 fois Si vous avez besoin de trésorerie immédiate
ACRE Réduction de charges la 1ère année Pour alléger vos coûts au lancement
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ARE ou ARCE : quelle option choisir selon votre projet ?

C’est la question centrale que se posent tous les créateurs en situation de chômage. Ces deux dispositifs ne peuvent pas être cumulés entre eux. Il faut donc choisir entre l’ARCE ou l’ARE.

L’ARE maintenue : la sécurité du revenu régulier

Avec l’ARE maintenue, vous continuez à recevoir une allocation mensuelle, calculée en fonction de ce que vous percevez réellement de votre entreprise. Si votre activité génère peu ou pas de revenus les premiers mois, votre allocation reste élevée. Au fur et à mesure que vos revenus augmentent, elle diminue progressivement.

Depuis la réforme d’avril 2025, cette option est toutefois plafonnée : le cumul ne peut dépasser 60 % des droits restants au moment de la création.

Autrement dit, si vous disposiez encore de 20 000 € de droits, vous ne pourrez mobiliser que 12 000 € maximum sous forme d’ARE maintenue.

L’ARCE : un capital pour financer votre lancement

L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) fonctionne différemment. Elle consiste à percevoir une partie de vos droits restants non plus mois par mois, mais en deux versements : le premier au moment de la création, le second six mois plus tard.

L’ARCE est particulièrement adaptée si votre projet nécessite un investissement initial conséquent, ou si vous souhaitez disposer d’une trésorerie de départ solide pour démarrer sereinement.

Attention : ce choix est en principe irréversible. Une fois l’ARCE perçue, vous ne pouvez pas revenir au maintien classique de l’ARE. Il est donc essentiel d’anticiper vos besoins financiers et votre capacité à générer du chiffre d’affaires.

Si vous reprenez un CDI tout en conservant votre micro-entreprise, l’ARCE continue-t-elle d’être versée ?

La reprise d’un CDI après avoir opté pour l’ARCE peut avoir des conséquences directes sur le versement de cette aide.

En effet, si le premier versement de l’ARCE est acquis au moment de la création de votre entreprise, le second versement est, quant à lui, conditionné au maintien de votre situation de créateur.

Or et depuis avril 2025, ce deuxième versement est supprimé si vous reprenez un CDI entre les deux dates. Ainsi, le cumul entre reprise d’emploi et bénéfice complet de l’ARCE n’est pas toujours possible.

Par conséquent, il est essentiel d’anticiper cette situation et d’arbitrer entre sécurité de l’emploi salarié et optimisation de votre financement initial, avant de choisir ce dispositif.

Quel statut juridique choisir quand on est au chômage ?

Le choix du statut a un impact direct sur vos droits à l’ARE et sur la façon dont vos revenus seront pris en compte. Ce n’est donc pas une décision à prendre à la légère.

La micro-entreprise : souplesse mais vigilance sur le calcul ARE

La création d’une micro-entreprise est souvent choisie pour sa simplicité administrative. C’est un avantage indéniable au démarrage.

En revanche, France Travail calcule la réduction d’ARE sur la base du chiffre d’affaires encaissé, sans déduction des charges.

Ainsi si vos marges sont faibles, vous pouvez vous retrouver à payer des cotisations et à voir votre ARE diminuer, sans que votre bénéfice réel ne soit à la hauteur.

La SASU ou l’EURL : plus de souplesse sur la rémunération

Avec une SASU ou une EURL, vous avez la possibilité de ne pas vous verser de rémunération dans les premiers temps. Dans ce cas, votre ARE n’est pas réduite, ce qui vous laisse plus de marge pour réinvestir dans votre activité.

Un créateur qui opte pour une SASU et ne se verse aucun salaire la première année peut conserver l’intégralité de son ARE, à condition de l’attester régulièrement auprès de France Travail.

C’est pourquoi ce modèle est souvent préféré par les entrepreneurs qui anticipent un démarrage lent ou qui souhaitent maximiser leur trésorerie initiale.

Toutefois, l’EURL peut s’avérer plus complexe. La rémunération du gérant est généralement prise en compte dans le calcul des droits, ce qui peut réduire significativement vos allocations. Ce statut nécessite donc une réflexion approfondie.

Bon à savoir : Le choix entre SASU et EURL dépend aussi de votre régime social préféré. Le président de SASU qui touche le chômage est assimilé-salarié tandis que le gérant majoritaire d’EURL est travailleur non salarié (TNS). Ces deux statuts n’ont pas le même coût en cotisations ni les mêmes protections.

Quelles démarches faire pour ne pas perdre vos allocations ?

Le respect des démarches est essentiel pour sécuriser vos droits. Une erreur dans le calendrier peut entraîner la perte de certaines aides.

Déclarer sa création d’entreprise

La première étape consiste à vous inscrire à France Travail. Cette inscription doit impérativement intervenir avant la création de votre entreprise avec France Travail ou non si vous souhaitez bénéficier pleinement des dispositifs.

Ensuite, vous devez faire le point sur vos droits à l’ARE, afin de connaître précisément le montant et la durée de votre indemnisation. Cette étape est déterminante pour choisir entre ARE et ARCE.

Une fois ces éléments clarifiés, vous pouvez procéder à la création de votre entreprise. À ce stade, il est également recommandé de demander l’ACRE, afin de bénéficier d’un allègement de charges sociales.

Enfin, vous devrez choisir entre le maintien de l’ARE et l’ARCE, puis déclarer votre situation chaque mois auprès de France Travail. Cette déclaration permet d’ajuster vos droits en fonction de votre activité.

Attention : créer votre entreprise avant votre inscription peut vous priver de certaines aides, notamment l’ARCE. Ce point est souvent négligé, alors qu’il est déterminant.

L’actualisation mensuelle

Même après la création de votre entreprise, vous restez soumis à l’obligation d’actualisation mensuelle.

En effet, vous devez déclarer chaque mois si vous avez exercé une activité et indiquer les revenus perçus. C’est sur la base de cette déclaration que France Travail calculera votre ARE du mois suivant.

Bon à savoir : Un oubli d’actualisation équivaut à une déclaration “sans activité” et peut entraîner un rappel de cotisations ou une interruption temporaire des droits.

En cas de cessation d’activité

Si votre entreprise ne perdure pas, les droits à l’ARE non consommés peuvent, sous conditions, être rouverts.

C’est l’un des avantages de l’ARE maintenue par rapport à l’ARCE : les droits restants ne sont pas perdus en cas d’arrêt de l’activité.

Peut-on créer une micro-entreprise pendant une rupture conventionnelle et cumuler ARE et revenus d’auto-entrepreneur ?

Créer une micro-entreprise dans le cadre d’une rupture conventionnelle est tout à fait envisageable, à condition, dans un second temps, de bénéficier de droits à l’ARE.

En effet, une fois votre contrat de travail rompu et votre indemnisation ouverte auprès de France Travail, vous pouvez cumuler vos allocations chômage avec les revenus issus de votre activité indépendante.

Toutefois, ce cumul n’est pas intégral. En pratique, les revenus générés par votre micro-entreprise entraînent un ajustement du montant de votre ARE, calculé en fonction de votre chiffre d’affaires. Ce mécanisme permet ainsi de conserver une partie de vos allocations tout en développant progressivement votre activité.

Dès lors, ce dispositif constitue une solution particulièrement sécurisante pour tester un projet entrepreneurial sans renoncer immédiatement à toute source de revenus.

Quelles erreurs éviter quand on crée son entreprise au chômage ?

Certaines erreurs peuvent fragiliser votre projet dès le départ.

La première consiste à se lancer trop rapidement, sans avoir sécurisé ses droits. L’ordre des démarches est fondamental et ne doit pas être négligé.

Une autre erreur fréquente est de choisir l’ARCE sans réel besoin de trésorerie. Si votre activité ne génère pas rapidement de revenus, vous risquez de vous retrouver sans ressources régulières.

De même, se verser une rémunération trop tôt peut entraîner une réduction importante des allocations, alors même que votre activité n’est pas encore stabilisée.

Enfin, le choix du statut juridique est souvent fait par défaut, sans réelle stratégie. Or, ce choix a des conséquences directes sur votre protection sociale et vos revenus.

Créer son entreprise en percevant le chômage est une opportunité réelle, à condition de bien connaître les règles du jeu. Entre le choix ARE/ARCE, les nouvelles modalités de l’ACRE depuis 2026, et l’impact du statut juridique sur vos droits, les décisions à prendre en amont sont nombreuses et structurantes. Prendre le temps de les comprendre, c’est aussi se donner les meilleures chances de démarrer sur des bases solides.

FAQ

Si vous créez votre entreprise au chômage, perdez-vous vos allocations ARE ?

La création d’entreprise n’entraîne pas la perte automatique de vos allocations. Vous pouvez continuer à percevoir l’ARE, sous réserve de rester inscrit à France Travail et de déclarer votre activité. Le montant est ajusté en fonction des revenus perçus, ce qui permet de cumuler partiellement allocations et chiffre d’affaires.

Comment cumuler allocations chômage et création d'entreprise ?

Le cumul repose sur le maintien de l’ARE pendant la création de votre activité. Tant que vous restez inscrit à France Travail, vous pouvez continuer à percevoir vos allocations. En cas de revenus issus de votre entreprise, le montant est ajusté. L’absence de rémunération permet généralement de conserver l’intégralité de vos droits.

Comment demander l'ARCE ?

La demande d’ARCE s’effectue auprès de France Travail après la création de votre entreprise. Vous devez au préalable être éligible à l’ARE et bénéficier de l’ACRE. Il est nécessaire de transmettre un justificatif de création (extrait Kbis ou déclaration) pour déclencher le versement.

Comment bénéficier de l'ARCE lors de la création d'entreprise ?

L’accès à l’ARCE suppose de remplir plusieurs conditions : être inscrit comme demandeur d’emploi, disposer de droits ARE ouverts et obtenir l’ACRE. Une fois votre entreprise créée, vous pouvez formuler votre demande afin de percevoir une partie de vos droits sous forme de capital.

Un auto-entrepreneur peut-il s'inscrire à Pôle emploi ?

Le statut d’auto-entrepreneur n’empêche pas l’inscription à France Travail. Il est possible de s’inscrire ou de rester inscrit tout en exerçant une activité indépendante. Cette inscription permet de conserver ou d’ouvrir des droits à l’ARE, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité.

Peut-on créer son entreprise tout en étant salarié ?

Créer votre entreprise tout en étant salarié est possible, à condition de respecter votre contrat de travail. Vous devez notamment vérifier l’existence éventuelle d’une clause d’exclusivité ou de non-concurrence et respecter votre obligation de loyauté, ce qui exclut toute activité concurrente ou détournement de clientèle.
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 24/04/2026

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Bonjour ! Je me suis inscrite à France Travail depuis peu, et je projette de lancer mon activité. J’envisage de maintenir mes ARE et de créer une SASU. Mais je me demande à quel moment exact la réduction des droits a lieu ? Est-ce à la création de l’entreprise ? Ou est-ce lorsque je reçois une rémunération ? Car je pense que je ne serai pas en mesure de me verser une rémunération tout de suite, de plus je préfèrerais avant cela créer une petite trésorerie. Car si la réduction de l’ARE intervient à la création de l’entreprise, cela m’inciterait… Lire la suite »

Bonjour, Dans le cadre d’une création de SASU, le maintien de l’Aide au retour à l’emploi (ARE) dépend de la rémunération réellement perçue et non de la simple immatriculation de la société. Si vous choisissez de ne pas vous rémunérer pour privilégier la trésorerie de votre entreprise, vos droits au chômage peuvent être maintenus intégralement, sous réserve que vos statuts ou un procès-verbal de décision précisent l’absence de rémunération du président. La réduction de l’ARE n’intervient que si vous déclarez un revenu professionnel à France Travail : dans ce cas, un calcul est effectué pour déduire une partie de vos… Lire la suite »

Bonjour,
Je viens de quitter mon cdi pour créer mon activité. Si je choisis la micro entreprise pour démarrer et que de demande l acre puis l arce, quels sont les délais pour obtenir le 1er versement de l arce ?
Aussi si je reprends un cdi dans 1 mois, et que je garde ma micro entreprise pour facturer des clients en parallèle est ce que l arce est versée ?
Est ce que l arce est versée en fonction du montant de CA encaissé ou est ce totalement indépendant ?
Merci !

Bonjour,
L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) est prévue par les articles L5424-1 et suivants du Code du travail et par la réglementation d’assurance chômage. Son versement est conditionné notamment à l’ouverture de droits à l’ARE et à l’obtention de l’ACRE (art. L131-6-4 CSS). Les modalités de versement et leurs conditions sont fixées par les textes applicables.
Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour je suis salarié depuis septembre 2023, mon contrat prend fin dans quelques jours suite à une rupture conventionnelle avec mon employeur. J’ai une micro entreprise active depuis juin 2025 ( CA déclaré, 800€/mois de moyenne ). J’ai entendu parler du cumul intégral pour le chômage si l’activité est considéré comme activité conservée et non création d’entreprise. Si quelqu’un est dans le même cas que moi et peut me confirmer ça ? Merci

Bonjour, Votre demande suppose l’application des règles d’indemnisation à une situation personnelle. Nous ne pouvons l’examiner. À titre général, l’ARE est régie par les articles L5422-1 et suivants du Code du travail. Les règles de cumul entre ARE et activité professionnelle résultent des dispositions réglementaires (art. R5425-1 et suivants C. trav.) et des textes conventionnels applicables. La qualification d’activité conservée ou reprise dépend des critères fixés par ces textes. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous… Lire la suite »

Bonjour,

Je touche l’ARE depuis Juin 2025 suite à ma RC et une sortie d’effectif le 23/04/2025.
J’ai créé une SASU le 30/04/2025 et ne me suis versé aucune rémunération.
Je comprends que je ne vais toucher que 60% de mon ARE et je souhaite savoir quelles conditions remplir pour toucher les 40% restant et si quelqu’un a déja connu cette expérience. Cette disposition ne touchant que les créateurs d’entreprise à partir d’avril 2025.

Bonjour, Le versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi en cas de création d’entreprise est régi par les articles L.5422-1 et L.5425-1 du Code du travail et par la réglementation de l’assurance chômage. Depuis la réforme applicable aux créations intervenues à compter d’avril 2025, le maintien de l’ARE peut être partiel lorsque le bénéficiaire exerce une activité non salariée, même sans rémunération, selon des conditions fixées par l’Unédic. Les modalités de versement du solde éventuel dépendent exclusivement des règles légales et conventionnelles en vigueur. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit social afin d’obtenir… Lire la suite »

Bonjour , j’ai démissionné dans le but de monter une entreprise , j’ai eu plusieurs rdv avec un comptable (mais je n’ai pas vu de CEP au préalable car j’ai été mal informé) Depuis la fin de mon contrat je suis inscrit à France travail . Pour le moment je n’ai toujours pas créé mon entreprise car j’ai besoin d’aide pour me lancer . Après les 121 jours inscrit à France travail , aurai-je le droit de créer mon entreprise tout en percevant l’aide à la création d’entreprise (ARE) ( sur 12 ou 24 mois ) ? Je vous remercie… Lire la suite »

Bonjour, Le bénéfice de l’Allocation de retour à l’emploi (ARE) dans le cadre d’une démission pour création d’entreprise est strictement conditionné par la loi. Pour être éligible, le salarié doit impérativement avoir sollicité un Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) avant sa démission afin d’élaborer son projet, lequel doit ensuite être validé par une commission paritaire (Transitions Pro). Sans cette validation préalable à la rupture du contrat, la démission est considérée comme volontaire et n’ouvre pas droit aux allocations. Toutefois, après 121 jours de chômage (soit 4 mois), l’instance paritaire régionale de France Travail peut examiner une demande d’ouverture de droits… Lire la suite »

Bonjour, Je suis actuellement en préavis de licenciement jusqu’au 31 mars 2026. Je compte m’inscrire à France Travail et créer ensuite une SASU, sans me verser de rémunération pendant au moins la première année. A la lecture de votre article, je comprends que je pourrais bénéficier de 100 % de mes droits à l’ARE, sans subir le plafonnement de 60 % qui m’aurait été appliqué si mon licenciement était intervenu 1 jour plus tard (après le 1er avril 2026). Etes-vous sûr que c’est bien le cas, car j’ai lu sur d’autres sites que ce plafonnement concernait les salariés ayant perdu… Lire la suite »

Bonjour,

En principe, la règle de plafonnement à 60 % de l’ARE s’applique aux fins de contrat intervenues à partir du 1er juillet 2024. Si votre licenciement prend fin le 31 mars 2026, vous seriez concerné par cette mesure, sous réserve d’un éventuel changement d’ici là.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,

En créant une SASU dividende avec versement annuel. Comment obtenir les 40% restant des ARE?

Bonjour,

En principe, pour percevoir les 40 % restants de l’ARCE via France Travail, il faut justifier de l’absence de rémunération en tant que président de la SASU. Les dividendes ne bloquent pas l’aide, s’ils ne sont pas assimilés à une rémunération.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, J’ai constitué un dossier de transition professionnelle afin de démissionner et de créer mon EURL. Mon dossier ayant été accepté, j’ai démissionné, créé mon entreprise et commencé mon activité. Je perçois 70 % de mon ARE jusqu’à ce que je fournisse ma déclaration 2042 C PRO, qui indique mon bénéfice réel. À noter que je n’ai perçu aucune rémunération ni dividende provenant de ma société. Ma conseillère me demande de rembourser l’intégralité des sommes perçues, en m’indiquant que je n’aurais rien dû toucher. Je me retrouve dans une situation très délicate. Elle m’a également indiqué un seuil de chiffre… Lire la suite »

Bonjour, En principe, dans le cadre d’une démission légitime pour création d’entreprise validée par France Travail, le maintien partiel de l’ARE est possible si vous ne percevez pas de rémunération issue de votre EURL soumise à l’IS, conformément à l’article R. 5424-47 du Code du travail. Ce n’est pas le chiffre d’affaires qui est déterminant, mais la perception effective de revenus professionnels. La déclaration 2042-C PRO n’est pertinente que pour les sociétés à l’IR. Dans votre cas, seul un revenu effectivement perçu (salaire ou dividende) justifie une réduction ou interruption des droits. Si aucun revenu n’a été perçu ni déclaré… Lire la suite »

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris