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Dans une SCI, le financement ne se limite pas aux apports réalisés lors de sa création. Vous pouvez également injecter des fonds dans la société sans toucher au capital social, grâce au compte courant d’associé.

Ce mécanisme, très courant dans la gestion d’une SCI, offre une solution simple et flexible pour financer un achat immobilier, des travaux ou pallier un manque temporaire de trésorerie.
Bien qu’il soit pratique, son utilisation doit respecter certaines règles juridiques et fiscales pour éviter tout risque de requalification.

L’essentiel à retenir :

  • Le compte courant d’associé de SCI est une avance de fonds remboursable qui permet de financer la société sans modifier le capital social ;
  • Seuls les associés peuvent effectuer ces apports, avec possibilité de rémunération par des intérêts déductibles pour la SCI ;
  • Vous pouvez demander le remboursement à tout moment, sauf clause contraire ou insuffisance de trésorerie de la SCI ;
  • Les intérêts perçus sont imposables comme revenus de capitaux mobiliers au PFU de 30 % ou au barème progressif ;
  • Une convention de compte courant écrite est vivement recommandée pour encadrer les conditions de remboursement et de rémunération ;
  • En cas de décès de l’associé, le compte courant intègre la succession et peut être réclamé par les héritiers.

Qu’est-ce qu’un compte courant d’associé dans une SCI ?

Dans une SCI, le compte courant d’associé est un outil de financement souple qui permet à un ou plusieurs associés d’avancer de l’argent à la société sans modifier le capital social de la SCI. C’est une solution très utilisée pour renforcer la trésorerie, financer un bien ou des travaux, tout en gardant une grande flexibilité.

Définition simple du compte courant d’associé

Il s’agit d’une avance de fonds effectuée par un associé à la SCI, assimilée à un prêt.
Contrairement à un apport en capital, cette somme :

  • peut être remboursée à tout moment, sauf clause contraire ;
  • ne modifie ni la répartition du capital, ni les droits de vote ;
  • peut être rémunérée par des intérêts, selon les termes fixés entre l’associé et la société.

Exemple : vous avancez 20 000 € à votre SCI pour financer des travaux. Ces fonds sont inscrits dans la comptabilité de la société et peuvent être remboursés plus tard, dès que la trésorerie le permet.

L’importance de la convention de compte courant

Même si elle n’est pas obligatoire, la convention de compte courant est vivement recommandée. Elle encadre les relations financières entre la SCI et l’associé prêteur et permet d’éviter tout litige.

Ce document doit préciser :

  • le montant de l’avance ;
  • les conditions de remboursement ; 
  • la rémunération éventuelle (intérêts) ;
  • et les modalités de blocage en cas de besoin de stabilité financière.
Astuce LegalPlace : en cas de prêt important, la convention écrite est indispensable pour éviter une requalification fiscale (par exemple, si l’avance est assimilée à un apport déguisé).

Qui peut effectuer un apport en compte courant ?

Seuls les associés de la SCI peuvent prêter de l’argent via un compte courant.
Ils doivent être majeurs, juridiquement capables, et détenteurs de parts sociales.

Un tiers non associé ne peut pas utiliser ce mécanisme directement. Dans ce cas, il devra :

  • soit devenir associé ; 
  • soit conclure un contrat de prêt distinct (exemple : un prêt bancaire au nom de la SCI).

Exemple : si un parent souhaite aider financièrement une SCI familiale sans en devenir membre, il devra passer par un prêt formalisé devant notaire ou un acte sous seing privé, et non par un compte courant d’associé.

Quelles sont les conditions de validité d’un apport en compte courant d’associé en SCI ?

L’apport en compte courant est une solution simple pour financer une SCI sans toucher au capital social. Mais pour qu’il soit valide sur le plan juridique et fiscal, certaines règles doivent être respectées. Ces conditions garantissent la sécurité des associés et évitent toute requalification en apport en capital ou en prêt déguisé.

Vous devez avoir la capacité juridique

Seuls les associés majeurs et juridiquement capables peuvent prêter des fonds à la SCI via un compte courant.
Les mineurs non émancipés ne peuvent le faire qu’avec l’autorisation de leurs parents ou d’un juge, et les personnes sous tutelle ou curatelle doivent être assistées ou représentées.

Exemple : si vos enfants sont associés d’une SCI familiale, ils ne pourront avancer de l’argent à la société qu’avec l’accord du juge des tutelles, afin de protéger leurs intérêts financiers.

L’apport doit être librement consenti

Vous ne pouvez pas être contraint d’alimenter le compte courant d’associé.

Cette avance doit résulter d’une décision volontaire, sauf si une clause spécifique dans les statuts ou une convention signée l’impose dans certaines circonstances (par exemple, en cas de besoin de trésorerie temporaire).

Si une clause d’obligation existe, elle doit être limitée dans le temps et validée par l’assemblée générale des associés.

L’apport doit être traçable et comptabilisé

Pour être reconnu, l’apport doit pouvoir être justifié et enregistré dans les comptes de la SCI :

  • Effectué par virement ou chèque (jamais en espèces) ;
  • Inscrit au nom de l’associé dans la comptabilité ;
  • Et mentionné dans les statuts ou une convention de compte courant, notamment si une rémunération est prévue.
Astuce LegalPlace : évitez les avances informelles ou non documentées , elles pourraient être ignorées par l’administration fiscale ou contester par les autres associés.

La rémunération doit rester raisonnable

Si vous souhaitez être rémunéré sur votre apport, cela doit être prévu dans la convention.
Les intérêts versés sont :

  • déductibles du résultat imposable de la SCI (sous conditions) ;
  • mais imposables pour vous, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

Voici un schéma des conditions de validité d’un apport en compte courant d’associé en SCI :

Les conditions de validité d'un apport en compte courant d'associé en SCI

 

En 2026, le taux d’intérêt déductible maximal est de 5,75 %. Au-delà, l’administration fiscale peut requalifier les sommes ou imposer un redressement.

Quelle rémunération du compte courant d’associé ?

L’apport en compte courant d’un associé peut être gratuit ou rémunéré. En effet, la SCI peut verser des intérêts à l’associé prêteur, à condition que cela soit prévu dans une convention écrite.

Cette rémunération est facultative, mais elle permet de valoriser l’effort financier de l’associé tout en optimisant la trésorerie de la SCI. Toutefois, elle est encadrée fiscalement.

Voici les points à connaître :

Aspect Détail
Rémunération Facultative, mais à prévoir expressément dans la convention ou les statuts
Taux d’intérêt Doit être raisonnable : généralement ne pas dépasser le taux légal majoré
Déductibilité pour la SCI Les intérêts sont déductibles du résultat si le capital est entièrement libéré
Imposition pour l’associé Intérêts soumis à l’impôt sur le revenu (PFU de 30 % ou barème progressif)
Justificatifs à fournir Convention signée, preuve du versement, enregistrement comptable

Veuillez noter qu’un taux trop élevé peut être considéré comme abusif par l’administration fiscale, entraînant une remise en cause de la déductibilité des intérêts.

Bon à savoir : Dans une SCI à l’IS, la déduction des intérêts peut permettre de réduire l’impôt sur les sociétés, ce qui en fait une stratégie de financement intéressante à court ou moyen terme.

Comment obtenir le remboursement d’un compte courant d’associé en SCI ?

Le compte courant d’associé offre une grande flexibilité, notamment pour récupérer les sommes avancées à la société. Cependant, le remboursement doit respecter des règles précises afin d’éviter tout litige entre associés ou tout risque fiscal.

Un remboursement possible à tout moment

En principe, vous pouvez demander à tout moment le remboursement des fonds avancés à votre SCI, sauf si les statuts ou une convention de compte courant prévoient le contraire.

Ce droit s’exerce tant que la trésorerie de la société le permet.
En cas de refus injustifié, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire pour faire valoir vos droits.

Exemple : vous avez prêté 15 000 € à votre SCI pour financer des travaux. Si la société dispose d’une trésorerie suffisante, vous pouvez demander le remboursement partiel ou total de cette somme à tout moment.

Une limite : la solvabilité de la SCI

Le remboursement ne peut pas mettre en péril la santé financière de la société.
Si la SCI n’a pas les fonds nécessaires, le gérant peut retarder le paiement pour éviter un déséquilibre de trésorerie.

En revanche, s’il rembourse malgré l’insolvabilité, il engage sa responsabilité personnelle en cas de difficultés financières ultérieures et non la responsabilité des associés de la SCI.

La possibilité d’un blocage temporaire

Les associés peuvent convenir d’un blocage du compte courant dans la convention.
Cela consiste à interdire le remboursement pendant une durée déterminée (par exemple, 2 ou 3 ans).

Cette mesure permet de sécuriser la trésorerie de la société tout en fixant un cadre clair.
Le blocage doit être limité dans le temps, accepté par les parties et rédigé par écrit.

Astuce LegalPlace : une clause de blocage est particulièrement utile pour les SCI familiales qui financent des biens à crédit : elle évite qu’un associé retire ses fonds avant la fin du remboursement du prêt bancaire.

Comment procéder au remboursement ?

Pour demander le remboursement de votre compte courant :

  1. Adressez une demande écrite au gérant de la SCI (lettre ou e-mail recommandé) ;
  2. Le gérant vérifie la situation financière de la société ;
  3. Si la trésorerie le permet, le remboursement s’effectue par virement bancaire et est inscrit en comptabilité ;
  4. En cas de refus injustifié, vous pouvez saisir le juge pour obtenir le versement des sommes dues.

Exemple : si la SCI refuse de rembourser un compte courant alors qu’elle dispose de liquidités, le tribunal peut ordonner le paiement immédiat avec intérêts légaux.

Femmes travaillant dans un bureau

Quel est le régime fiscal du compte courant d’associé en SCI ?

La fiscalité d’un compte courant d’associé dépend de deux facteurs :

  • la rémunération éventuelle du prêt consenti par l’associé ;
  • et le régime fiscal choisi par la SCI (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés).

Bien comprendre ce fonctionnement vous permet d’éviter les erreurs et d’optimiser la gestion de votre SCI au niveau de sa fiscalité notamment.

SCI soumise à l’impôt sur le revenu (IR)

Si votre SCI est imposée à l’IR et que le compte courant n’est pas rémunéré, il n’y a aucun impact fiscal.
L’avance reste neutre : ni la société ni vous n’avez d’impôt à payer sur cette opération.

En revanche, si des intérêts sont versés :

  • vous devez les déclarer comme revenus de capitaux mobiliers (RCM) ;
  • ils sont alors soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (ou, sur option, au barème progressif de l’impôt sur le revenu).

Exemple : Vous prêtez 10 000 € à votre SCI et percevez 500 € d’intérêts. Ces 500 € doivent être mentionnés dans votre déclaration de revenus et seront imposés comme des revenus financiers.

SCI soumise à l’impôt sur les sociétés (IS)

Si votre SCI est à l’IS, le traitement est différent :

  • Les intérêts versés à l’associé sont déductibles du résultat imposable de la société. Cela permet de réduire l’impôt dû par la SCI ;
  • En contrepartie, ces mêmes intérêts sont imposables pour vous, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, avec application du PFU de 30 % (ou du barème progressif si vous en faites la demande).

Exemple : Votre SCI à l’IS vous verse 800 € d’intérêts pour votre apport en compte courant. La société déduira cette somme de son bénéfice imposable, mais vous devrez la déclarer comme revenu.

Attention aux taux d’intérêt excessifs

Chaque trimestre, l’administration fiscale publie un taux maximal déductible pour les comptes courants d’associés (5,75 % au 1er trimestre 2026).

Si le taux d’intérêt convenu dépasse cette limite :

  • la part excédentaire ne sera pas déductible pour la SCI ;
  • mais restera imposable pour vous.
Astuce LegalPlace : pour éviter un redressement fiscal, veillez à fixer un taux d’intérêt cohérent avec le taux de marché et à le formaliser dans une convention de compte courant signée.

Que devient le compte courant d’un associé de SCI en cas de décès ?

Le décès d’un associé n’affecte pas seulement la répartition de ses parts sociales : il a aussi des conséquences directes sur son compte courant d’associé. Ce dernier ne disparaît pas avec le défunt : il devient un élément de la succession de la SCI, pouvant influencer à la fois la trésorerie de la SCI et la fiscalité des héritiers.

Le compte courant devient une créance successorale

Lorsque l’associé décède, le solde créditeur de son compte courant (c’est-à-dire la somme que la SCI lui devait) est intégré à son patrimoine successoral.
Autrement dit, cette somme est transmise à ses héritiers au même titre qu’un bien immobilier ou un compte bancaire.

Les héritiers deviennent alors créanciers de la SCI et peuvent demander le remboursement de cette créance, sauf si les statuts ou une convention de compte courant prévoient un blocage temporaire.

Exemple : Si votre père détenait un compte courant de 30 000 € dans une SCI familiale, cette somme entre dans sa succession. Vous pouvez, en tant qu’héritier, réclamer ce montant à la société selon les modalités prévues dans les statuts.

L’impact pour la SCI

Le remboursement du compte courant d’un associé décédé peut représenter une charge déductible et/ou financière importante pour la SCI.
Si la trésorerie ne permet pas un paiement immédiat, plusieurs solutions existent :

  • Mettre en place un remboursement échelonné ;
  • Négocier un accord avec les héritiers pour différer le paiement ;
  • Prévoir dans les statuts une clause de report automatique du remboursement jusqu’à une date ou un événement déterminé (par exemple, la vente d’un bien).

Fiscalité et droits de succession

Le montant du compte courant est intégré à la succession du défunt et soumis aux droits de succession, selon le lien de parenté entre le défunt et ses héritiers.
Même si la somme n’a pas encore été versée par la SCI, elle est prise en compte pour le calcul des droits à payer.

Astuce LegalPlace : Pour éviter de fragiliser la trésorerie de la société, il est judicieux d’insérer dans les statuts une clause de blocage temporaire du compte courant en cas de décès. Vous pouvez aussi structurer votre SCI via une holding ou un pacte familial afin de mieux organiser la transmission et limiter l’impact fiscal sur les héritiers.

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FAQ

Comment est rémunéré le compte courant d'associé d'une SCI ?

La rémunération du compte courant d’associé d’une SCI n’est pas automatique. Elle doit être prévue dans une convention écrite entre l’associé et la société. Les intérêts versés sont imposables pour l’associé et peuvent être déductibles pour la SCI si certaines conditions sont respectées. Le taux appliqué doit rester raisonnable.

Puis-je prendre de l'argent de ma SCI ?

En tant qu’associé, vous ne pouvez pas retirer librement de l’argent de la SCI comme dans un compte personnel. Vous pouvez toutefois récupérer un remboursement de compte courant d’associé, percevoir des dividendes ou un loyer si vous êtes bailleur. Toute sortie d’argent doit être justifiée et conforme à la gestion de la SCI.

Quel est l'inconvénient principal de l'apport en compte courant d'associé ?

L’inconvénient principal de l’apport en compte courant d’associé est le risque de blocage du remboursement si la SCI manque de trésorerie. L’associé prêteur dépend donc de la santé financière de la société pour récupérer son argent. De plus, sans convention claire, cela peut créer des tensions entre associés.
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 09/01/2026

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Bonjour, Je souhaite créer une SCI Familiale afin d’aider mes enfants à acquérir leur résidence principale. La SCI contractera les prêts pour acquérir les biens. Chacun logera à titre gracieux dans son appartement. L’apport lors des acquisitions se fera en utilisant le capital de la SCI constitué par les membres (chaque personne de la famille). L’idée est que les remboursements des emprunts soient effectués par la SCI grâce à des apports en Comptes Courants d’Associés par les membres qui occupent gracieusement les biens. Est ce que, selon vous, ce dispositif pose des problèmes à court et moyen terme ? Faudrait… Lire la suite »

Bonjour, Votre demande suppose l’analyse d’une situation personnelle. Nous ne pouvons l’examiner. À titre général, la SCI est régie par les articles 1832 et 1845 et suivants du Code civil. La mise à disposition gratuite d’un bien social peut constituer un avantage consenti à un associé. Le compte courant d’associé constitue une créance distincte du capital social. Les conventions conclues entre la société et un associé sont encadrées (art. 1854 C. civ.). Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous… Lire la suite »

Bonjour.
Nous venons de faire une donation partage à nos deux fils afin,via une modification des statuts également, de résider dans un appartement de la sci sans devoir verser de loyer comme nous même car nous avons gardé quelques parts.
Seulement la sci à besoin de revenus mensuellement… Peut on verser tous les mois une somme (chaque associé) en compte courant pendant 4 ans ? est-ce que cela pourrait être requalifié en loyer déguisés ?
Merci par avance

Bonjour,
En principe, les apports réguliers effectués par les associés sur le compte courant de la SCI peuvent être admis, mais s’ils compensent l’absence de loyer, ils peuvent effectivement soulever un risque de requalification en loyers déguisés par l’administration fiscale.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, je suis le gérant d une SCI FAMILIALE, maison de famille ,avec mes 9 freres et sœurs, une de mes sœurs est célibataire et sans enfants , me demande comment faire en cas de décès ,pour que la SCI puisse hériter de ses biens
Merci pour votre aide
Cordialement

Bonjour, En principe, une SCI ne peut pas être héritière au sens du Code civil, car seuls les individus ou certaines personnes morales désignées par la loi peuvent recueillir une succession (article 720 du Code civil). Pour que la SCI devienne propriétaire des parts de votre sœur au moment de son décès, il faut que celles-ci fassent partie de sa succession. Elles reviendront alors aux héritiers légaux ou désignés par testament, qui deviendront associés. La SCI n’hérite pas, mais elle peut voir sa composition évoluer selon les transmissions successorales. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons… Lire la suite »

Bonjour, Nous sommes deux associés de deux Sci familiales : Sci A et Sci B. Les deux sci ne génèrent pas de bénéfices et sont a l IR. La Sci B qui vient d’être crée est sur le point d’acquérir un bien et nous souhaitons faire un virement provisoire de la sci A vers le compte de la Sci B ou le compte courant de l’un des deux associés pour augmenter notre apport pour ce prêt. En gros, c’estcomme un prêtd’argentpour quelques mois. Une fois le prêt passé, les fonds seront à nouveau transférés vers la Sci A. Est ce… Lire la suite »

Bonjour, Une SCI à l’IR peut, en principe, prêter temporairement des fonds à une autre SCI ou à un associé, à condition que cela ne constitue pas une activité habituelle de crédit et que l’objet social le permette. Ce type de prêt, même ponctuel, doit être formalisé par une convention de prêt, avec conditions claires (montant, durée, taux éventuel), et approuvée par l’assemblée générale de la SCI prêteuse. À défaut, l’administration fiscale pourrait requalifier l’opération, notamment en distribution dissimulée ou acte anormal de gestion, avec risque de rectification. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une… Lire la suite »

Les remboursements en compte courant d’associé font ils l’objet (quand ils sont issues de revenus de SCPI) d’une imposition à l’IS (15% ou taux normal) dans le cadre d’une SCI à l’IS ?
En outre, sont-ils imposés chez l’associé qui les retire ?
Je vous remercie.

Bonjour,

Les remboursements de compte courant d’associé dans une SCI à l’IS, même issus de revenus de SCPI, ne sont pas soumis à l’IS ni imposés chez l’associé.

Seuls les revenus perçus (ex. SCPI) sont imposés au niveau de la SCI.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour, le compte de la SCI est bénéficiaire puisque nous percevons un loyer chaque mois. Nous sommes imposés sur les bénéfices en fonction de notre quote-part, mais ne jouissons pas de cet argent.
Quels sont nos droits vis-à-vis de ces bénéfices non perçus mais pour lesquels nous avons été imposés ?
Peut-on effectuer une redistribution sur la base des quote-part ?
Cordialement

Bonjour, Dans une SCI, les bénéfices sont en effet soumis à l’impôt sur le revenu en fonction de la quote-part de chaque associé, même si ces bénéfices ne sont pas distribués. Vous êtes imposés sur la base de votre quote-part des bénéfices réalisés, mais cela ne signifie pas que vous avez immédiatement droit à une redistribution de ces sommes. Si vous souhaitez effectuer une redistribution des bénéfices non perçus, cela peut être décidé par une assemblée générale des associés, sous forme de distribution de dividendes, selon les modalités prévues dans les statuts de la SCI. Il est donc possible de… Lire la suite »

Bonjour, Avant de Créer la SCI à l’IS par vos services pour mon fils, je voudrai vérifier sur la démarche et étapes : 1.Création SCI /IS avec Capital 3000 € réparti 50% entre mon fils et sa compagne 2.Apport en CC de 200 K€ sous forme de prêt par mon fils qui dispose seul de ces fonds car sa compagne ne les a pas. Achat d’un local commercial loué à sa compagne pour son activité, Ce bien en toute logique sera comptabilisé comme actif immobilisé de la SCI Pas de changement des parts des sociales prévu puisque CC et prêt… Lire la suite »

Bonjour, Ce projet de création de SCI à l’IS avec apport en compte courant et acquisition d’un bien loué à l’un des associés est pertinent, mais doit être encadré avec rigueur, car il soulève des questions importantes de propriété et de rapports entre associés. La création d’une SCI à l’IS avec un capital de 3 000 € réparti à 50/50 entre votre fils et sa compagne est juridiquement possible. Ce sont les statuts qui détermineront les droits de vote et la répartition des bénéfices, par défaut au prorata des parts (article 1844-1 du Code civil). L’apport en compte courant d’associé… Lire la suite »

Bonjour, Ce projet est structuré de façon cohérente et soulève une question essentielle de propriété économique du bien acquis par la SCI. Voici les éléments juridiques à bien considérer avant de procéder à la création de la SCI à l’IS. Une fois le local commercial acquis par la SCI, le bien appartient exclusivement à la société, conformément à l’article 1832 du Code civil, et non aux associés individuellement, peu importe que le financement ait été apporté sous forme de compte courant d’associé par l’un d’eux. Ici, si quelqu’un apporte 200 000 € en compte courant à la SCI pour financer… Lire la suite »

Bonjour,
Je m apprête à vendre un immeuble avec mon associé dans une sci detenue à 50/50
Nous avons une sci pour celui ci.
L immeuble vaut 510000 € à ce jour et il reste 440000 € de prêt bancaire .
Mon associé à versé 280000 € de cca et moi 150000.
Comment se fait la répartition du delta des 70000 € ?

Merci pour votre réponse. 
Cordialement. 

Bonjour,

Les 70 000 € restants après remboursement du prêt doivent être répartis entre les associés au prorata des apports en compte courant : environ 45 570 € pour lui (280 000 €) et 24 430 € pour vous (150 000 €).

Il ne s’agit donc pas d’un bénéfice mais d’un remboursement partiel des CCA.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris