Droit de préemption du locataire en cas de vente du logement loué
Dernière mise à jour le 25/04/2024
- Qu’est-ce que le droit de préemption du locataire ?
- A quelles conditions s’applique-t-il ?
- Quel est l’impact de la législation récente sur le droit de préemption ?
- Quelles sont les limites et exceptions au droit de préemption ?
- Quelles sont les sanctions en cas de non-respect du droit de préemption du locataire ?
- FAQ
Le droit de préemption du locataire constitue une protection essentielle dans le cadre de la vente d’un logement loué. Ce mécanisme juridique permet au locataire de se voir offrir la priorité pour acheter le bien qu’il occupe, lorsque son propriétaire décide de le vendre.
Cette prérogative, encadrée par diverses législations, notamment la Loi Alur et la loi Pinel, vise à sécuriser la situation des locataires en leur donnant la possibilité de devenir propriétaires de leur résidence principale, et ainsi éviter les éventuelles difficultés liées à un déménagement forcé.
Qu’est-ce que le droit de préemption du locataire ?
Le locataire dispose de droit lors de la vente du logement qu’il occupe, et notamment, il bénéficie du droit de préemption. Afin de comprendre le droit de préemption du locataire, il est indispensable d’en connaître la définition et le cadre légal dans lequel il s’érige.
Définition
Le droit de préemption du locataire est un dispositif légal qui permet au locataire d’un bien immobilier d’avoir la priorité pour l’acheter si le propriétaire décide de le vendre.
Ce droit est crucial car il offre au locataire la possibilité de devenir propriétaire du logement qu’il occupe, lui offrant ainsi une certaine sécurité résidentielle et le protégeant contre les conséquences d’un changement de propriétaire, notamment l’augmentation potentielle du loyer ou la nécessité de déménager.
Cadre légal
Le droit de préemption du locataire trouve son origine dans la volonté de protéger les locataires contre les spéculations immobilières et de leur permettre de se maintenir dans leur logement.
En France, ce droit est principalement encadré par la loi n°75-1351 du 31 décembre 1975 relative à la protection des occupants de locaux à usage d’habitation, et plus récemment par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite Loi Alur, de 2014.
Selon ces réglementations, lorsque le propriétaire d’un logement souhaite le vendre, il doit en informer son locataire en lui transmettant une offre de vente, qui précise le prix et les conditions de la vente.
Le locataire dispose alors d’un délai pour accepter ou refuser cette offre, délai pendant lequel il bénéficie d’une exclusivité pour l’achat du bien. Ce droit est applicable sous certaines conditions, notamment que le bail soit un bail d’habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989 et que la vente concerne le logement loué en entier, non meublé.
Le droit de préemption s’applique également dans des cas spécifiques prévus par la loi, comme lors de la vente après division ou subdivision d’un immeuble (vente à la découpe), ou lors de la vente d’un ensemble d’habitations appartenant à un même propriétaire.
Cette mesure vise non seulement à protéger les locataires mais aussi à encourager l’accès à la propriété pour ceux qui le désirent, en leur donnant la possibilité d’acquérir leur résidence principale dans des conditions souvent plus favorables que celles du marché libre.
A quelles conditions s’applique-t-il ?
Le droit de préemption du locataire s’applique sous plusieurs conditions spécifiques, qui varient selon la situation de la vente et le type de propriété concerné. Ces conditions définissent non seulement les circonstances dans lesquelles le locataire peut exercer son droit de préemption, mais aussi les obligations du propriétaire lors de la vente.
Droit de préemption et congé pour vente
Le processus du congé pour vente est une procédure par laquelle un propriétaire informe son locataire de son intention de vendre le logement. Ce congé doit être délivré par acte d’huissier et doit respecter un préavis.
En effet, que le contrat arrive à son terme ou non, le bien peut être mis en vente par le propriétaire, ce qui peut mener à une demande de congé devant être notifiée en respectant un préavis de 6 mois.
Le congé pour vendre doit clairement indiquer que le locataire bénéficie d’un droit de préemption, en précisant le prix et les conditions de la vente proposée, et notamment, les modalités de paiement. Le motif du congé, une description précise du logement ainsi que les 5 premiers alinéas de l’article 15 de la loi de 1989.
Lorsqu’il réceptionne cette notification, le locataire dispose d’un délai de 2 mois pour accepter ou refuser l’offre du propriétaire.
Vente du logement après division ou subdivision
La division ou subdivision désigne le processus par lequel un bien immobilier, initialement constitué d’un seul lot, est divisé en plusieurs unités distinctes qui peuvent être vendues séparément. Cette pratique est courante dans les grands immeubles ou les conversions de bâtiments en plusieurs appartements.
Dans le cas de la vente des logements après division ou subdivision, les règles concernant le droit de préemption sont les suivantes :
- Le logement faisant l’objet d’une offre de vente doit être à usage d’habitation ou à usage mixte (habitation et professionnel par exemple) ;
- Le locataire doit être une personne physique ;
- Chaque locataire des lots concernés doit recevoir une notification individuelle de la vente ;
- La notification doit préciser la division ou la subdivision des biens, les modalités de la vente, et doit informer explicitement le locataire de son droit de préemption.
Vente en bloc et droit de préemption
Lors de la vente en bloc d’un immeuble, le droit de préemption des locataires peut également s’appliquer, mais avec des règles spécifiques. La vente en bloc fait référence à la vente de l’ensemble de l’immeuble à un seul acquéreur, plutôt que lot par lot. Généralement, il faut qu’au moins 5 logements soient vendus en simultanée pour que la vente en bloc soit caractérisée.
Dans ce cas, le locataire doit être informé de la vente en bloc et de son droit de préemption.
Ces conditions et processus visent à garantir que les locataires sont justement traités et informés lors de ventes potentiellement complexes, leur offrant la possibilité d’acquérir leur logement ou de bénéficier de conditions de vente équitables.
De la même façon que pour la vente d’un immeuble suite à sa division ou à sa subdivision, le refus de l’offre par le locataire dans le cas des ventes en bloc n’emporte pas la fin du bail. Le locataire profite donc l’exécution de son contrat jusqu’à son terme.
Quel est l’impact de la législation récente sur le droit de préemption ?
Les récentes législations en France, notamment la Loi Alur et la loi Pinel, ont apporté des modifications significatives au droit de préemption, étendant et renforçant les protections offertes aux locataires ainsi qu’aux bailleurs. Ces changements visent à mieux équilibrer les droits entre les parties et à promouvoir un marché immobilier plus équitable.
Loi Alur et sécurisation du droit de préemption
La Loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (Loi Alur), adoptée en 2014, a considérablement renforcé le droit de préemption du locataire. Parmi les principales modifications apportées, on trouve :
- Déclaration préalable obligatoire : le propriétaire doit informer la mairie du lieu où se situe le logement de son intention de vendre. En effet, disposant elle-même d’un droit de préemption, la mairie doit être informée et faire part de son intention d’acheter le logement si tel est le cas ;
- Renforcement de la transparence des transactions : La loi exige que le bailleur informe le locataire de tous les éléments relatifs à la vente, notamment le prix et les conditions de la vente, de manière claire et précise ;
- Allongement des délais de préemption : le délai accordé au locataire pour exercer son droit de préemption a été allongé, lui donnant plus de temps pour prendre une décision éclairée et organiser le financement nécessaire si besoin ;
- Amélioration de la protection en cas de vente par lots : en cas de vente d’un immeuble par lots, la loi Alur précise que chaque locataire doit être individuellement informé et a le droit de préempter son propre logement.
Ces modifications ont pour conséquence de mieux protéger les locataires en leur donnant des moyens plus efficaces pour acquérir leur logement, tout en imposant aux bailleurs des obligations plus strictes en termes de communication et de respect des procédures.
Droit de préemption dans le cadre de la loi Pinel pour les baux commerciaux
La loi Pinel, promulguée en 2014, a étendu le droit de préemption aux baux commerciaux.
En effet, avant la loi Pinel, le droit de préemption s’appliquait principalement aux logements d’habitation. Désormais, les locataires de locaux commerciaux peuvent également bénéficier de ce droit lors de la vente du local qu’ils occupent.
Tout comme pour les logements, le propriétaire d’un local commercial doit informer le locataire de son intention de vendre, en lui fournissant les détails de l’offre de vente.
Cette extension améliore la sécurité juridique des entrepreneurs et commerçants qui, auparavant, pouvaient se voir évincés de leurs locaux du jour au lendemain en cas de vente du bien.
Quelles sont les limites et exceptions au droit de préemption ?
Bien que le droit de préemption offre une protection significative aux locataires, il existe plusieurs situations où ce droit ne s’applique pas ou est limité. Ces exceptions sont définies par la loi pour éviter des complications juridiques ou pour respecter les droits d’autres parties concernées.
Situations où le locataire n’est pas prioritaire
Il s’agit des situations suivantes :
- Vente à un membre de la famille ;
- Locations meublées ou de courte durée ;
- Expiration du bail.
Vente à un membre de la famille
Si le propriétaire vend le bien à un membre de sa famille proche, comme un conjoint, un descendant ou un ascendant, le droit de préemption du locataire ne s’applique pas. Cette exception vise à faciliter la transmission de propriété au sein de la famille sans contraintes légales supplémentaires.
Locations meublées ou de courte durée
Seules les locations non meublées sont concernées par le droit de préemption du locataire. Les locations meublées ou les contrats de location saisonnière sont donc exclus du champ d’application de ce droit
Expiration du bail
Si le bail arrive à expiration et n’est pas renouvelé, le locataire perd son droit de préemption à la vente du logement. Cela permet au propriétaire de récupérer son bien pour une vente ou pour tout autre projet sans avoir à offrir la préemption au locataire sortant.
Exceptions légales et cas particuliers
La loi prévoit des exceptions au droit de préemption du locataire, parmi lesquelles :
- La vente après division importante de propriété ;
- Les ventes en viager ;
- Les ventes par adjudication.
De plus, certaines situations exceptionnelles impliquent de vendre le bien rapidement et donc de suspendre le droit de préemption du locataire.
Vente après division importante de propriété
Dans certains cas, si un immeuble est divisé en plusieurs lots pour être vendu séparément, le droit de préemption peut ne pas s’appliquer si le locataire occupe seulement une partie du bien divisé et que la vente concerne des parties qu’il n’occupe pas.
Vente en viager
La vente en viager, où le vendeur continue de vivre dans le bien tout en recevant une rente du nouvel acquéreur, exclut également le droit de préemption du locataire, car le vendeur ne quitte pas physiquement le logement.
Vente par adjudication
Lors d’une vente aux enchères, le droit de préemption du locataire n’est généralement pas applicable, car le bien est vendu au plus offrant et les conditions de vente sont régies par des procédures judiciaires spécifiques.
Circonstances exceptionnelles imposant une vente rapide
Dans certains cas exceptionnels, comme une liquidation judiciaire ou une saisie immobilière, les règles ordinaires du droit de préemption peuvent être suspendues pour permettre la réalisation rapide de la vente.
Quelles sont les sanctions en cas de non-respect du droit de préemption du locataire ?
Lorsqu’un propriétaire manque à ses obligations concernant le droit de préemption du locataire, il s’expose à des sanctions légales. Ces sanctions visent à garantir le respect des droits des locataires et à maintenir l’équité dans les transactions immobilières. De même, il est crucial que les locataires connaissent les recours disponibles en cas de violation de leurs droits.
Sanctions prévues pour le bailleur
Le bailleur peut se voir imposer 3 types de sanctions :
- Nullité de la vente ;
- Paiement de dommages et intérêts ;
- Paiement d’une amende.
Nullité de la vente
Si un propriétaire vend le logement sans respecter le droit de préemption du locataire, la vente peut être annulée. Cette annulation peut être demandée par le locataire, qui doit intenter une action en justice pour faire valoir ses droits.
Paiement de dommages intérêts
Le locataire lésé peut également demander des dommages intérêts pour le préjudice subi en raison du non-respect du droit de préemption. Ces dommages intérêts peuvent couvrir des coûts tels que les frais de déménagement, la différence de loyer si le nouveau logement est plus cher, ou tout autre préjudice lié à la nécessité de trouver un autre logement.
Paiement d’amendes
Dans certains cas, le propriétaire peut également être sujet à des amendes imposées par les tribunaux, en fonction de la gravité de l’infraction et du préjudice causé au locataire.
Recours disponibles pour le locataire
En premier lieu, le locataire peut saisir la justice pour obtenir la nullité de la vente. Ce recours doit être exercé dans un délai précis après la découverte de la vente qui a été réalisée en violation de son droit de préemption.
Toutefois, avant de recourir à la justice, le locataire peut opter pour une médiation ou une conciliation avec le propriétaire pour résoudre le conflit à l’amiable. Cette option peut être moins coûteuse et plus rapide que le procès.
Si le locataire découvre que la vente se fait sans respecter son droit de préemption, il peut demander en référé (procédure d’urgence) la suspension de la vente le temps que l’affaire soit jugée.
Enfin , il peut également signaler le manquement aux autorités compétentes, telles que les services de l’urbanisme ou du logement, qui peuvent intervenir pour rappeler au bailleur ses obligations.
FAQ
Comment la mairie peut-elle éviter le droit de préemption du locataire ?
Comment savoir si mon logement est soumis au droit de préemption urbain ?
Quels sont les locataires protégés ?
Dernière mise à jour le 25/04/2024
Connexion
Je suis co héritière d’un logement loué vide avec un bail de 3 ans (à échéance janvier 2028).
Nous avons reçu une offre d’achat.
Dois je proposer au locataire ce logement au prix indiqué par le potentiel acheteur (droit de preemption du locataire) ?
Merci beaucoup de votre réponse,
Belle journée à vous
Bonjour,
Le droit de préemption du locataire ne s’applique qu’en cas de vente d’un logement vide à l’échéance du bail, lorsque le propriétaire donne congé pour vendre. En cours de bail, comme c’est le cas ici avec une échéance prévue en janvier 2028, le logement est vendu “occupé” et le locataire ne bénéficie pas du droit de préemption. Vous n’êtes donc pas tenue de lui proposer l’achat au prix de l’offre reçue. L’acquéreur reprendra simplement le bail en cours aux mêmes conditions.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Merci beaucoup
Très belle journée !
Bonjour,
Nous sommes trois indisaire sur un bien qui est loué. Le bail arrive à expiration. L’un des indivisaire souhaite acheter ce bien. Est il prioritaire par rapport au locataire actuel. Merci de votre retour
Bonjour,
Dans le cas où le bail porte sur un logement vide, en cas de congé pour vente le locataire peut bénéficier d’un droit de préemption.
Ainsi, il dispose des 2 premiers mois du préavis de 6 mois pour se prononcer à acheter le bien en priorité.
A l’issue du délai, la vente est ouverte au tiers.
Si besoin, n’hésitez pas à contacter un professionnel en la matière qui saura vous indiquer la procédure à suivre.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace
bonjour
est ce que cela s’applique pour une convention précaire de location meublée?
Bonjour,
En principe, le droit de préemption ne s’applique pas dans le cadre d’une convention précaire de location meublée car la convention précaire est de nature temporaire et déroge aux règles classiques du bail d’habitation. Ainsi, pour toute vente d’un logement loué sous une convention précaire, le locataire n’aura donc pas de priorité d’achat.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace
Bonjour je souhaite vendre une villa occupée par ma locataire qui a déjà reçu la notification de congé pour vente envoyer par huissier (fin du bail le 15/10/2025 ) elle m a déjà répondu par écrit de ne pas vouloir acheter j ai reçu une offre d achat pour cette maison le prix accepter étant inférieur au prix de la précédente notification une nouvelle notification a été envoyer encore par huissier avec le nouveau prix indiquer sur l offre ma locataire a 73 ans n’a pas les moyens d acheter et aucun credit ne lui sera accepter j ai 67… Lire la suite »
Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat afin de bénéficier de conseils adaptés à votre situation personnelle.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace
Bonjour,
Je suis locataire d’un appartement loué vide. Le propriétaire m’a adressé un congé pour vente, qui vaut offre de vente, bien avant les 6 mois de préavis.
Dans le cas où le propriétaire notifierait en avance (ex: 8 mois avant la fin du contrat de location), le locataire a-t-il les 2 premiers mois à partir de la date à laquelle il a reçu le congé ou les 2 premiers mois des 6 mois de préavis?
Merci.
Bonjour, En cas de congé pour vente d’un logement loué vide, le propriétaire doit respecter un délai de préavis de 6 mois. Cependant, si le propriétaire notifie le congé avant les 6 mois de préavis, cela peut être considéré comme une offre de vente au locataire. Si le propriétaire vous a notifié le congé 8 mois avant la fin du contrat de location, les 6 mois de préavis commenceront à courir à partir de la date à laquelle vous avez reçu le congé, et non à partir de la fin du contrat de location. Vous avez alors le droit de… Lire la suite »
Bonjour,
Mon locataire est une association d’état qui aide les gens en réinsertion. Le locataire n’est donc pas un locataire protégé directement mais loue le bien à des personnes disposant de faibles ressources. Cela change t-il quelque chose?
Bonjour,
En principe, le fait que le locataire soit une association ne change pas les règles relatives à la location d’un bien.
Dans le cadre d’une situation particulière, il est possible de prendre conseil auprès d’un avocat. Il existe des permanences gratuites dans nombreuses communes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie.
En espérant que notre réponse vous sera utile.
L’équipe LegalPlace
Bonjour,
Nous avons donné congé à nos locataires pour vendre notre maison. Ils n’ont pas utilisé leur droit de préemption, le préavis est maintenant terminé et ils ont quitté les lieux.
N’arrivant pas à vendre notre maison au prix, nous avons baissé le prix et avons maintenant une offre. Devons nous envoyer une offre au nouveau prix à nos locataires dont le bail se terminait la semaine dernière ?
Merci d’avance pour votre réponse !
Bonjour,
En effet, si le bailleur décide de vendre le bien à un prix ou à des conditions plus avantageuses que celles initialement proposées au locataire, alors ce dernier dispose d’un second droit de préemption.
L’exercice de ce second droit est enfermé dans aucun délai car la seule condition est que le bailleur décide de vendre à un prix plus avantageux que celui proposé initialement au locataire.
Ainsi, la nullité de la vente peut être encourue en cas de défaut de notification des nouvelles conditions de la vente.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace
Bonjour, Nous voulons mettre en vente notre bien (location meublée), le bail est d’1 an et se terminait le 20 mai. Nous avons donc envoyé le 15 février un courrier recommandé pour informer le locataire de la vente. Pour nous il avait un droit de préemption. Ce dernier nous as donc informé par SMS début avril qu’il était intéressé pour l’acheter. Cela suit son cours et nos notaires entre en contact. Le 25 juillet dernier nous devions signer le compromis mais 2 jours avant notre locataire nous informe que la banque lui refuse le prêt. Il est donc dans l’incapacité… Lire la suite »
Bonjour, Pour commencer, le locataire ne bénéficie d’aucun droit de préemption car le logement est loué meublé. En effet, c’est uniquement lorsque le logement est loué vide que le congé pour vendre constitue une offre pour le locataire. Par conséquent, si vous adressez un nouveau congé en Février prochain, le locataire devra nécessairement quitter le logement. En outre, concernant la difficulté liée à votre situation particulière (démarche non aboutie du côté du locataire), nous vous recommandons de vous rapprocher de votre avocat ou de votre notaire afin de connaître la marche à suivre et d’être accompagné au mieux. En espérant… Lire la suite »