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L’intéressement et la participation après départ du salarié sont soumis à des règles strictes, surtout pour le déblocage des fonds de l’épargne salariale. Le départ peut résulter :

Si un déblocage anticipé est admis pour de nombreux motifs pour le Plan d’épargne entreprise (PEE), les possibilités sont réduites pour le Plan d’épargne pour la retraite collective (PERCO).

Les cas de déblocage anticipé d’un PEE prévus par la loi

En cas de départ du salarié, le déblocage anticipé d’un PEE est possible sous certaines conditions prévues par la loi. Voici les cas qui se présentent le plus souvent :

Le délai légal de la demande est de 6 mois à compter de la survenance de l’un des événements importants de la vie comme le mariage du salarié suivi de la signature d’un Pacs, le divorce accompagné de la dissolution d’un Pacs avec la garde d’au moins un enfant, etc.
Pour le PERCO, le déblocage anticipé n’est autorisé que dans quelques cas :

  • Le décès du bénéficiaire, de son époux(se) ou de son partenaire de Pacs;
  • L’expiration des droits à l’assurance chômage;
  • Le surendettement;
  • L’acquisition d’une résidence principale;
  • L’invalidité du bénéficiaire, de son époux(se), de ses enfants ou de son partenaire de Pacs.

En cas de démission

En cas de départ volontaire du salarié, pour un PEE, il peut disposer des fonds épargnés. Il est aussi autorisé à les transférer sur le plan salarial de son nouvel employeur. Cela lui permet de conserver le compte en effectuant des versements volontaires de participation après démission.
Pour un PERCO, après une démission, certaines situations (décès, invalidité, surendettement…) autorisent un déblocage anticipé. Il est aussi possible de transférer les avoirs sur un autre PERCO ou de continuer à effectuer des versements volontaires.

En cas de licenciement

Pour un PEE, le versement d’une prime d’intéressement après licenciement est réalisable avant échéance. Le bénéficiaire dispose des mêmes options de replacement qu’un démissionnaire.
Pour un PERCO, le salarié licencié pourra continuer à effectuer des versements sur le compte même s’il ne fait plus partie de l’entreprise. Le montant de l’intéressement et participation après licenciement peut aussi être transféré vers un autre PERCO.

En cas de départ en retraite

L’intéressement et la participation versés après le départ en retraite peuvent être perçus avant échéance.
Pour le PERCO, aucune demande n’est requise, le versement de l’intéressement après le départ en retraite est automatique.

En cas de décès

Pour un PEE ou un PERCO, en cas de décès du bénéficiaire ou de son conjoint, il est possible de bénéficier d’un déblocage anticipé. L’épargne pourra être mise à disposition grâce à une unique demande portant sur l’ensemble ou une partie des avoirs. En outre, elle fera l’objet d’un seul versement.

Le cas de l’abondement par l’entreprise

Les abondements sont des versements volontaires et facultatifs effectués par l’entreprise et qui viennent compléter ceux effectués par le salarié. Il s’agit d’un dispositif collectif et ouvert à tous les salariés éligibles au plan d’épargne salariale.

Le montant de l’abondement est plafonné à 300 % des versements effectués par le salarié, dans les limites suivantes :

  • Pour un PEE : 8 % du PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale);
  • Pour un PERCO : 16% du PASS.

Quelle qu’en soit la raison, le salarié n’a plus droit à l’abondement PEE après sa démission.

Le déblocage du PEE a posteriori

Un salarié qui quitte l’entreprise ne pourra plus effectuer de versement sur le PEE, à l’exception de l’intéressement après départ et de la participation après départ.
Pour le déblocage du PEE a posteriori, le bénéficiaire doit effectuer une demande incluant un motif valable admis par la loi. L’intéressement et la participation versés après le départ figureront dans les avoirs auxquels il a droit.

Voir aussi : Prime Macron 2019-2020Créer mon entreprise

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 21/03/2022

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Bonjour, J’ai quitté mon entreprise dans le cadre d’une démission en août 2025, ce qui constitue un cas de déblocage anticipé au titre de la cessation du contrat de travail. Toutefois, les sommes issues de la participation et de l’intéressement au titre de l’année 2025 m’ont été versées en avril 2026 et ont été placées sur mon plan d’épargne (PEE / PEI / PEG). Au regard de la documentation indiquant que les droits relatifs à des exercices clos ou en cours à la date du fait générateur peuvent être débloqués, je souhaite savoir si ces sommes peuvent bénéficier du déblocage… Lire la suite »

Bonjour,

Le déblocage anticipé de l’épargne salariale est encadré par l’article R3324-22 du Code du travail, qui prévoit notamment le cas de cessation du contrat de travail. Les droits peuvent porter sur les sommes attribuées au titre d’exercices clos ou en cours à la date du fait générateur. Sur le plan fiscal, les sommes issues de la participation sont exonérées d’impôt sur le revenu sous conditions, mais restent soumises aux prélèvements sociaux (art. 163 bis AA CGI).

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Je suis à la retraite depuis le 1er juin 2025.Avant cette date, j’étais salariée de mon entreprise depuis 9 ans et en accident du travail de novembre 2024 à la date de ma retraite le 1er juin 2025. Vais-je toucher l’intéressement et la participation

Bonjour,
La participation est régie par les articles L3322-1 et suivants du Code du travail et l’intéressement par les articles L3312-1 et suivants. La répartition peut être proportionnelle au salaire ou au temps de présence selon l’accord collectif (art. L3324-5 et L3314-5). Les périodes assimilées à du temps de présence peuvent être prévues par l’accord.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour, J’ai travaillé les 3 premiers mois pleins (janvier, février et mars) de 2024 dans ma précédente entreprise qui verse une prime d’intéressement. Comment est calculée cette prime : est ce le montant de la prime que j’aurais touchée si j’avais travaillé l’année entière multipliée par 3 et divisée par 12 ? La comptable de l’entreprise la calcule en prenant la somme des 3 salaires de janvier, février et mars x 365 / 90 et multipliée par un coeff, ce qui donne une somme environ 4 fois plus petite que par la méthode de calcul présentée en premier. Laquelle est… Lire la suite »

Bonjour, L’intéressement est un dispositif facultatif dont les modalités de calcul sont librement définies par l’accord d’intéressement conclu au sein de l’entreprise, conformément à l’article L3312-5 du Code du travail. Il n’existe donc pas de méthode de calcul unique ou imposée par la loi. L’assiette, les critères de répartition (égalitaire, proportionnelle au salaire ou au temps de présence) ainsi que les éventuels coefficients ou proratisations sont déterminés par l’accord, qui peut légalement prévoir une réduction en fonction du temps de présence sur l’exercice ou de la rémunération perçue. L’unique obligation est que ces modalités soient prévues de manière objective et… Lire la suite »

Bonjour, Merci beaucoup pour votre retour. Ma question portait plutôt sur les modes de calcul : Au prorata temporis : on fait une règle de 3 sur la durée de travail dans l’année ( prime de l’année x nbre mois travaillés dans l’année / 12) ? Proportionnel au salaire : est que c’est sur la base d’un salaire annualisé (sur les 3 mois de salaires que j’ai travaillé on calcul un salaire : somme des trois mois x 12 / 3) ou ce n’est que la somme de ces 3 mois de salaire qui est prise en compte ? Belle… Lire la suite »

bonjour , j’ai signé une rupture conventionnelle le 23 juillet 2025 . Mon ancien employeur m’as dit qu’il me verserez ma participation en septembre et je n’ai toujours rien . Qu’elle est le délai pour les recevoir ? et peut-il la versé en plusieurs fois ? merci

Bonjour,

En principe, dans votre situation, vous pouvez demander le versement immédiat de l’intégralité de votre participation. Celles-ci sont en principe mises à disposition sur votre compte bancaire dans un délai de 3 à 6 jours ouvrés à partir de la date de demande de retrait. En cas de refus ou silence de la part de votre employeur, nous vous invitons à prendre contact avec un avocat qui saura vous renseigner sur la procédure à suivre.

En vous souhaitant une agréable journée.

L’équipe LegalPlace

Bonjour, j’ai démissionné en janvier 2025 après avoir été embauché en août 2023. J’ai reçu le mail pour la participation mais est ce que je recevrai la prime d’intéressement également ?

Bonjour,
Si vous avez été présent dans les effectifs de l’entreprise pendant la période de référence de l’accord d’intéressement (généralement l’année civile 2024 pour un versement en 2025), vous pouvez être éligible à la prime d’intéressement, même après votre départ en janvier 2025. L’attribution dépend des conditions fixées par l’accord d’intéressement applicable dans votre entreprise, notamment en ce qui concerne la présence effective ou assimilée. Le versement de la prime peut donc avoir lieu, sous réserve de remplir les critères définis.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace

D’accord. C’est Amazon la boîte. Je m’y connais pas trop. En tout les cas merci beaucoup de m’avoir répondue.

Bonjour,
Mon ancien employeur n’a de toute évidence pas informé l’organisme qui gère PEI et PERCOL de mon départ (il y a 3 ans). Par conséquent, si je fais un versement, l’abondement de mon ex employeur est toujours actif. Que faire ?

Bonjour,

L’ancien employeur aurait dû signaler le départ à l’organisme gestionnaire du PEI/PERCOL, car l’abondement est réservé aux salariés en poste (article L3332-11 du Code du travail).

En continuant à verser, il y a un risque de percevoir un abondement indu. Il faut contacter rapidement l’organisme gestionnaire pour signaler la situation, prévenir l’ancien employeur pour qu’il mette à jour ses données, et suspendre tout versement d’ici la régularisation.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
J’ai quitté ma précédente entreprise en aout dernier, suis je éligible à la participation et à l’intéressement pour les 8 mois effectués en 2024?
Car mes anciens collègues ont reçu une notification et moi non.

Merci pour votre aide

Bonjour, En principe, la participation et l’intéressement sont dus aux salariés qui ont travaillé pendant l’année de référence, en fonction des critères définis par l’entreprise. Si vous avez quitté votre poste en août 2024, vous avez normalement droit à une part de la participation et de l’intéressement au prorata des mois travaillés, soit 8 mois dans votre cas. Si vos anciens collègues ont reçu la notification et que vous ne l’avez pas reçue, il se peut qu’il y ait une erreur ou une omission administrative. Nous vous conseillons de prendre contact avec le service des ressources humaines ou la direction… Lire la suite »

Bonjour
J’ai démissionné de mon entreprise en 2024
Esque je vais toucher mon abondement de l’année 2024 ?
Cordialement

Bonjour, L’abondement versé par l’employeur dans le cadre d’un plan d’épargne entreprise représente un avantage facultatif régi par les articles L3332-11 et suivants du Code du travail. Il est généralement conditionné à un versement volontaire du salarié sur son plan, et non à sa présence dans l’entreprise au moment du versement effectif de l’abondement. Ainsi, pour un versement effectué sur votre plan d’épargne en 2024 avant démission, l’employeur est tenu de verser l’abondement correspondant, selon les règles prévues dans l’accord ou le règlement du plan et cela, même en cas de départ de l’entreprise avant la date du versement de… Lire la suite »

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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.