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  • La SARL de famille est une SARL réservée aux membres d’une même famille (parents, enfants, frères et sœurs, conjoints, partenaires pacsés).
  • Son principal avantage réside dans l’option pour l’impôt sur le revenu (IR) qui est illimitée dans le temps, contrairement à la SARL classique (5 ans maximum).
  • L’entrée d’un associé extérieur à la famille fait perdre immédiatement le bénéfice du statut de SARL familiale.

La SARL de famille est une société à responsabilité limitée (SARL) dont tous les associés appartiennent à la même famille : parents, enfants, frères et sœurs, conjoints ou partenaires pacsés. Sa particularité majeure est qu’elle peut opter pour l’impôt sur le revenu (IR) sans limite de durée, là où une SARL classique est limitée à 5 ans. Elle est particulièrement adaptée aux activités commerciales, artisanales et à la location meublée. Par conséquent, créer une SARL de famille permet d’entreprendre en famille et de profiter d’un cadre fiscal avantageux.

Qu’est-ce qu’une SARL de famille ?

La SARL de famille n’est pas une forme juridique distincte. C’est une SARL classique à laquelle s’applique un régime fiscal spécifique, conditionné à la composition familiale de ses associés. La loi distingue deux types de liens familiaux éligibles : la parenté en ligne directe (parents, enfants, grands-parents, petits-enfants) et la parenté collatérale proche (frères et sœurs, oncles et tantes, neveux et nièces). Les conjoints et partenaires pacsés sont également acceptés. En revanche, les cousins en sont exclus, même s’ils font partie de la famille au sens courant du terme.

Attention : La condition familiale s’apprécie à tout moment de la vie de la société, pas seulement à sa création. L’entrée au capital d’un associé qui ne remplit pas ces critères entraîne la perte immédiate et définitive du statut de SARL de famille..

Qui peut créer une SARL de famille ?

Pour créer une SARL de famille, les conditions à respecter sont relativement simples.

Tout d’abord, il faut être au moins 2 associés et ne pas dépasser la limite de 100. En effet, pour créer une telle société, le lien de parenté étant essentiel, il faut au moins deux personnes pour le partager. Par exemple, il est possible de créer une SARL en couple dès lors que vous êtes mariés ou pacsés pour bénéficier du régime de la SARL familiale.

Ensuite, comme pour n’importe quelle SARL, vous devez constituer un capital social minimum de un euro.

Bon à savoir : La désignation d’un commissaire aux apports est obligatoire si vous réalisez un apport en nature dont la valeur excède 30 000 euros et/ou 50 % du montant du capital social.

Et la condition incontournable pour créer une SARL de famille est que tous les associés doivent avoir un lien de parenté direct ou collatéral proche. Ce régime n’est accessible qu’aux membres d’une même famille au sens strict. Il suffit qu’un seul associé n’entre pas dans la liste ci-dessous pour que la société perde immédiatement le statut de SARL de famille. Vous pouvez donc créer une SARL de famille avec :

  • Votre mari, votre épouse ou votre partenaire de pacs ;
  • Vos enfants ;
  • Vos grands-parents ;
  • Vos petits-enfants ;
  • Vos frères et sœurs ;
  • Vos oncles et tantes, neveux et nièces.

Par contre, il n’est pas possible de créer une SARL de famille entre cousins.

Quelle activité peut-on exercer en SARL de famille ?

Au-delà de savoir qui peut créer une SARL de famille, vous devez aussi savoir si l’activité que vous envisagez d’exercer sous ce statut est éligible.

Les activités autorisées en SARL de famille

Une SARL de famille peut exercer la majorité des activités commerciales, artisanales, industrielles ou agricoles, exactement comme une SARL classique. Dès lors, ce régime est particulièrement adapté aux projets familiaux tels que le commerce, l’artisanat, la restauration, ou encore la location meublée, très prisée pour ses avantages fiscaux.

Les activités autorisées en SARL de famille sont :

  • Activités commerciales (boutique, e-commerce, restauration…) ;
  • Activités artisanales (bâtiment, coiffure, mécanique…) ;
  • Activités industrielles ;
  • Activités agricoles ;
  • Location meublée (LMNP ou LMP selon les cas) ;
  • Gestion d’un portefeuille de biens meublés (immobilier d’exploitation).

SARL de famille et location meublée : est-ce compatible ?

Le statut de la SARL familiale est non seulement compatible avec une activité de location meublée, mais il est aussi compatible avec le régime fiscal des loueurs meublés non professionnels (LMNP), sous certaines conditions. En effet, pour que la SARL de famille puisse bénéficier du régime LMNP, les revenus issus de la location meublée ne doivent pas dépasser 23 000 euros par an, ni représenter plus de la moitié de la totalité des revenus.

Vous créez une SARL de famille à 50/50 avec votre fils et la société loue des biens immobiliers meublés. Comme c’est le régime de l’impôt sur le revenu (IR) qui s’applique, vous pouvez déclarer jusqu’à 23 000 euros chacun issus des revenus locatifs de la SARL, sous réserve que ce montant n’excède pas 50 % de la totalité des revenus de votre foyer fiscal. Donc en tout, la société peut enregistrer jusqu’à 46 000 euros de revenus locatifs provenant de ses biens meublés.

Les activités interdites

En SARL de famille, les professions libérales réglementées sont strictement interdites. Pour conserver son régime fiscal spécifique, la société doit exercer une activité commerciale, artisanale, industrielle ou agricole. Dès lors que l’activité relève d’un ordre professionnel ou d’une déontologie propre, elle est exclue du champ de la SARL de famille.

Les activités interdites en SARL de famille sont notamment :

  • Avocat ;
  • Notaire ;
  • Expert-comptable ;
  • Médecin ;
  • Infirmier ;
  • Architecte ;
  • Etc.
Bon à savoir : Plus largement, toute activité nécessitant un ordre professionnel ou une déontologie propre est interdite en SARL de famille.

Pourquoi choisir la SARL de famille pour son entreprise familiale ?

La SARL de famille séduit de nombreux entrepreneurs grâce à sa fiscalité flexible et à son cadre sécurisé pour gérer une activité entre proches. Elle permet notamment d’opter pour l’impôt sur le revenu, un avantage rare pour une société commerciale. Mais comme toute forme juridique, elle présente aussi quelques limites : unanimité obligatoire pour l’option fiscale, cadre de fonctionnement strict, et impossibilité d’ouvrir le capital en dehors du cercle familial. Pour vous guider, voici un panorama clair et actionnable de ses forces et faiblesses.

Les avantages de la SARL de famille

Le principal avantage de la SARL de famille est son régime fiscal. En effet, la SARL de famille peut rester soumise à l’impôt sur le revenu (IR) au-delà des cinq premières années d’exercice. Cela n’est pas possible en SARL classique, ni en SAS par exemple. Or, en fonction de la situation personnelle et fiscale des associés, l’imposition des bénéfices à l’IR peut représenter une réelle optimisation fiscale.

D’autre part, puisque la SARL familiale est une SARL, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports respectifs. Les créanciers, même en cas de défaut de paiement de la société, ne peuvent pas leur réclamer plus que le montant qu’ils ont apporté. Cela permet de protéger leur patrimoine personnel.

Le cadre juridique de la SARL permet également de prévenir les litiges entre associés. En effet, les statuts fixent précisément les règles de prise de décision, les pouvoirs du gérant et les modalités de cession des parts, ce qui limite les risques de blocage en cas de désaccord familial.

En outre, la SARL de famille est un outil adapté pour préparer la transmission de l’entreprise. Les parts sociales peuvent être cédées ou données à un membre de la famille sans clause d’agrément, et les droits d’enregistrement sont de 3 % après un abattement de 23 000 €, ce qui en fait un véhicule intéressant pour organiser sa succession.
Enfin, le statut de SARL inspire davantage confiance aux établissements bancaires qu’une entreprise individuelle, ce qui peut faciliter l’accès au financement pour développer l’activité familiale.

Les inconvénients de la SARL de famille

La première limite du statut de la SARL de famille est qu’il s’adresse uniquement aux membres d’une même famille comme nous avons pu le voir précédemment. Donc si vous souhaitez entreprendre avec un ami, aussi proche soit-il, vous devrez opter pour la création d’une SARL classique. De même, si vous envisagez de fortement développer l’activité et de faire entrer au capital des personnes extérieures à la famille, la SARL de famille ne sera pas adaptée.

Une autre limite de la SARL de famille est que pour appliquer le régime fiscal de l’impôt sur le revenu, vous devez obtenir l’unanimité des voix des associés. Si un seul associé n’est pas d’accord, notamment si du fait de sa situation personnelle l’impôt sur les sociétés (IS) est plus avantageux pour lui, alors l’IS s’applique à tout le monde.

Quelle fiscalité pour la SARL de famille ?

Quel régime fiscal s’applique en SARL de famille ?

Par principe, toute SARL est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Elle peut opter pour l’impôt sur le revenu (IR), mais uniquement pendant les 5 premières années d’exercice. La SARL de famille fait exception à cette règle puisqu’elle peut rester à l’IR sans limite de durée, à condition que tous les associés votent cette option à l’unanimité. Si un seul associé s’y oppose, c’est l’IS qui s’applique à l’ensemble de la société.

Concrètement, avec l’option IR, chaque associé déclare sa quote-part des bénéfices directement dans sa déclaration de revenus personnelle, proportionnellement à ses parts sociales. Il n’y a pas de double imposition. Les bénéfices ne sont pas imposés une première fois au niveau de la société, puis une seconde fois lors de la distribution de dividendes.

Bon à savoir : L’option pour l’IR doit être formulée par écrit et signée par tous les associés. Elle peut être exercée à tout moment de la vie de la société.

IR ou IS : comment choisir en SARL de famille ?

Le choix entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS) dépend avant tout de la situation personnelle des associés et du niveau de bénéfices dégagés par la société.
L’IR est généralement plus avantageux dans les situations suivantes :

  • Au démarrage de l’activité, lorsque les bénéfices sont faibles ou nuls ;
  • En cas de déficit, qui peut être imputé sur le revenu global des associés ;
  • Pour une activité de location meublée (LMNP), où les déficits sont fréquents les premières années.

L’IS devient en revanche plus intéressant lorsque les bénéfices augmentent significativement. Le taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 € de bénéfices, puis le taux normal de 25 % au-delà. Si les associés sont dans une tranche marginale élevée à l’IR, l’IS peut permettre de réduire la pression fiscale globale.

Attention : Le passage de l’IR à l’IS est irrévocable. Il est donc important d’anticiper l’évolution de l’activité avant de prendre cette décision.

Quel régime social pour le gérant de la SARL familiale ?

La SARL de famille est dirigée par un gérant dont le régime social dépend de sa situation.

En effet, si le gérant de la SARL familiale est aussi l’associé majoritaire, il dépend du régime des travailleurs non-salariés (TNS). Si le taux de cotisations sociales est moindre par rapport au régime des assimilés salariés (45 % contre 82 % environ), la couverture sociale est aussi moins importante. De plus, que vous soyez rémunéré ou non pour vos fonctions, la société doit payer un montant minimum forfaitaire de cotisations sociales.

Au contraire, si le gérant est un associé minoritaire ou égalitaire, il relève du régime des assimilés salariés et donc du régime général de la Sécurité Sociale. La couverture sociale est la même que pour un salarié, sauf l’assurance chômage. Le taux de cotisation est de 82%.

Attention : Pour déterminer si un associé détient ou non la majorité, on tient également compte des parts détenus par son conjoint. Donc si vous créez une SARL de famille avec votre conjoint et votre enfant, et que vous êtes le gérant, très souvent, vous serez considéré comme majoritaire du fait du cumul de vos parts avec celle de votre conjoint.

Par ailleurs, si le gérant est un tiers, c’est-à-dire qu’il n’est pas associé de la société, il relève du régime des assimilés salariés s’il est rémunéré pour ses fonctions. À défaut, il n’a pas de couverture sociale.

Quelles obligations comptables en SARL de famille ?

Même s’il s’agit d’une société familiale, la SARL de famille n’en demeure pas moins une société à part entière et une entreprise. Par conséquent, elle doit respecter les obligations comptables de la SARL classique. Cela comprend notamment l’obligation de tenir les livres et journaux comptables, et de déposer les comptes annuels (bilan comptable, compte de résultat et annexe) au greffe du tribunal.

Comment créer une SARL de famille ?

La création d’une SARL de famille suit les mêmes démarches que la création d’une SARL classique, mais vous devez en plus formaliser l’option pour l’impôt sur le revenu.Les étapes pour créer une SARL de famille sont :

  1. Rédiger les statuts de la société. C’est ce document qui vous permet de fixer les règles de fonctionnement de la société à l’instar de la répartition des parts sociales, des pouvoirs du gérant, des modalités de décisions, etc.
  2. Constituer et déposer le capital social. Vous devez déposer le capital social chez un notaire ou auprès d’une banque, afin d’obtenir une attestation de dépôt de capital social. Document indispensable pour votre dossier d’immatriculation.
  3. Nommer le ou les gérants. Vous pouvez désigner le premier dirigeant de la société dans les statuts de la SARL ou dans un acte séparé. La deuxième solution permet d’éviter une procédure de modification des statuts en cas de changement de gérant.
  4. Publier un avis de constitution dans un support d’annonces légales pour avertir les tiers. Une attestation de publication dans un journal d’annonces légales (JAL) vous est remise.
  5. Déposer le dossier de demande d’immatriculation de la SARL de famille sur le guichet unique des formalités des entreprises.
  6. Exercer l’option pour l’impôt sur le revenu. C’est l’étape spécifique à la SARL de famille. L’option doit être formulée par écrit et signée par tous les associés.

Chaque formalité doit être réalisée avec précision pour éviter les refus de greffe, surtout lorsque plusieurs membres d’une même famille sont associés.

Bon à savoir : LegalPlace peut vous accompagner à chaque étape de la création de votre SARL de famille, de la rédaction des statuts au dépôt du dossier d’immatriculation en passant par le dépôt du capital social.

Combien coûte la création d’une SARL de famille ?

Créer une SARL de famille entraîne les mêmes frais qu’une SARL classique, auxquels s’ajoutent éventuellement les coûts liés à l’accompagnement juridique pour sécuriser l’option fiscale (impôt sur le revenu).

Vous devez prévoir un budget couvrant les formalités obligatoires, mais aussi la rédaction des statuts car c’est une étape particulièrement sensible lorsque plusieurs membres de la même famille deviennent associés.

Voici un tableau des coûts de création d’une SARL de famille :

Poste de dépenses Montant
Immatriculation au registre national des entreprises (RNE) 37,45 euros
Publication dans un journal d’annonces légales 147 euros HT (171 € € à Mayotte / Réunion)
Déclaration des bénéficiaires effectifs 20,34 euros
Publication au Bodacc 11,39 euros

Total des frais minimum pour la création d’une SARL de famille : environ 214 € (hors rédaction des statuts).

Les frais variables à anticiper en complément :

  • Rédaction des statuts :
    • Gratuit si vous les rédigez seul (mais cela peut être délicat en cas de SARL familiale, où la gestion et la transmission doivent être parfaitement encadrées) ;
      0 à 200 € via une legaltech comme LegalPlace ;
    • Honoraires libres via un avocat ou expert-comptable ;
  • Dépôt du capital social : gratuit, hors éventuels frais bancaires ;
  • Accompagnement pour l’option fiscale SARL de famille (IR) : variable selon le prestataire.

Comment se passe la transmission d’une SARL de famille ?

Si vous voulez vendre ou donner vos parts sociales à un membre de votre famille et/ou à un associé déjà en place vous n’avez pas besoin d’obtenir l’accord des autres associés. La clause d’agrément ne s’applique pas dans ces cas-là.

Bon à savoir : Si vous voulez transmettre vos parts de SARL familiale à un tiers, il vous faut l’accord unanime de tous les associés. Cela peut être plus difficile à obtenir, car leur accord implique d’abandonner le régime de la SARL de famille pour passer à celui de la SARL classique.

Pour céder vos part sociales de SARL familiale, vous devez réaliser les formalités suivantes :

  • Rédiger et signer un acte de cession ou de donation ;
  • Enregistrer l’acte de cession auprès du services des impôts des entreprises (SIE) ;
  • Modifier les statuts de la SARL et déposer le dossier en ligne sur le guichet unique dans le mois qui suit la cession.

La transmission de parts sociales de SARL de famille est soumise à des droits d’enregistrement. En pratique, c’est le cessionnaire donc l’associé sortant qui doit les régler. Les droits d’enregistrement sont de 3 % du prix de cession après abattement de 23 000 euros. Le calcul tient compte du nombre de parts cédées par rapport au nombre de parts totales constituant le capital.

SARL de famille ou SCI : le tableau comparatif

Critères SARL de famille SCI
Objet Activité commerciale ou artisanale Gestion d’un patrimoine immobilier
Associés Membres d’une même famille (ligne directe + frères/sœurs) Toute personne
Fiscalité Possibilité de rester à l’IR après 5 ans ou option pour l’IS IR par défaut, option possible pour l’IS
Responsabilité Limitée aux apports Illimitée et proportionnelle aux parts sociales détenues
Gestion Encadrée, règles strictes Souple et adaptable
Principal intérêt Développer une activité tout en restant en famille Acheter, gérer ou transmettre un bien immobilier
La SARL de famille est une option particulièrement adaptée aux projets entrepreneuriaux menés entre proches, qu’il s’agisse d’une activité commerciale, artisanale ou de location meublée. Son atout principal reste la possibilité d’opter pour l’impôt sur le revenu sans limite de durée, ce qui la distingue fondamentalement de la SARL classique. En contrepartie, elle impose une discipline stricte : unanimité des associés pour les choix fiscaux, cercle familial fermé, et perte immédiate du statut en cas d’entrée d’un tiers. Bien encadrée, elle constitue un outil efficace pour développer une activité tout en préparant sereinement la transmission du patrimoine familial.

FAQ

Quel est l'objet social d'une SARL de famille ?

L’objet social d’une SARL de famille peut couvrir toute activité commerciale, artisanale, industrielle ou agricole, exactement comme une SARL classique. En revanche, les professions libérales réglementées sont exclues. En pratique, ce régime est souvent choisi pour des activités familiales telles que le commerce, l’artisanat ou la location meublée, très avantageuse fiscalement.

Un mineur peut-il être associé ?

Un mineur peut être associé d’une SARL de famille, qu’il soit émancipé ou non. Un mineur non émancipé doit simplement être représenté par ses parents ou son tuteur légal pour signer les statuts et exercer ses droits d’associé. En revanche, il ne peut pas être gérant, car cette fonction exige une capacité juridique complète.

Est-ce qu’une SARL de famille peut récupérer la TVA ?

Le régime de TVA d'une SARL de famille est identique à celui d'une SARL classique. Si la société est assujettie à la TVA — c'est-à-dire qu'elle la facture à ses clients — elle peut en récupérer le montant sur ses achats professionnels. En revanche, si son chiffre d'affaires est inférieur aux seuils de la franchise en base de TVA (36 800 € pour les prestations de services, 91 900 € pour les activités de vente en 2026), elle ne facture pas la TVA et ne peut pas non plus la récupérer.

Comment puis-je financer ma SARL de famille ?

Plusieurs solutions permettent de financer une SARL de famille. Les associés peuvent réaliser des apports en numéraire (argent) ou en nature (biens, matériel) pour constituer le capital social, dont le minimum légal est d'1 €. En complément, la société peut contracter un emprunt bancaire, solliciter des subventions publiques ou recourir au crowdfunding. Si l'un des associés est demandeur d'emploi, il peut bénéficier de l'ACRE (exonération partielle de cotisations sociales la première année) ou du maintien de ses allocations chômage sous conditions.

Quel est l’intérêt d’une SARL de famille ?

Le principal intérêt de la SARL de famille est de pouvoir opter pour l'impôt sur le revenu (IR) sans limite de durée, contrairement à une SARL classique limitée à 5 ans. Cela permet aux associés d'être imposés directement sur leur quote-part de bénéfices, d'éviter la double imposition IS + dividendes, et d'imputer d'éventuels déficits sur leur revenu global. Ce régime est particulièrement avantageux au démarrage de l'activité ou dans le cadre d'un projet de location meublée familiale.

Qu’est-ce qu’une holding familiale ?

Une holding familiale est une société constituée par les membres d'une même famille, dont l'objet est de détenir des participations dans d'autres sociétés (les filiales). Elle permet de centraliser la gestion du patrimoine familial, d'optimiser la fiscalité des dividendes remontés entre sociétés (régime mère-fille), et de faciliter la transmission du patrimoine entre générations. À ne pas confondre avec la SARL de famille, qui exerce elle-même une activité commerciale ou artisanale.
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 21/04/2026

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Bonjour, Dans le cadre de la sarl familiale, quelles sont les charges liées au gérant et/ou aux associés si aucun n’est salarié de la sarl ? Par ailleurs, quels sont les couts fiscaux obligatoires comme la CFE etc … Si des travaux sont effectués dans le bien acheté, peut-on récupérer la TVA sur les travaux ? Vous écrivez que les parts de la sarl sont exonérées à 75% par la loi Dutreil dans le cadre d’une transmission (décès ou donation), mais on parle des parts lors de la création de la sarl ou de la valorisation de la sarl elle-même… Lire la suite »

Bonjour, Le gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non salariés (art. L131-6 CSS). Les associés non rémunérés ne supportent pas de charges sociales. La société est soumise notamment à la CFE (art. 1447 CGI). La déductibilité ou récupération de TVA dépend de l’assujettissement (art. 271 CGI). Le régime Dutreil s’applique à la valeur des parts transmises (art. 787 B CGI). Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe… Lire la suite »

Bonjour, nous nous interrogeons sur l’opportunité de créer une SARL de famille pour acquérir et gérer des biens immobilier destinés à de la location meublée, et accessoirement de la vente en ligne au détail de jouets. Hormis pour la transmission, quels sont les avantages de ce statut par rapport à l’Entreprise Individuelle (au réel donc et pratiquant l’amortissement), fiscalement et en terme de cotisations sociales ? D’autre part la SARL de famille peut-elle réaliser 100% de son chiffe d’affaire en location meublée contrairement à la SCI qui dès lors qu’elle dépasse 10% bascule automatiquement à l’IS ? Enfin, ce statut… Lire la suite »

Bonjour, La SARL de famille permet d’opter pour l’impôt sur le revenu sans limite de durée, autorisant l’imputation des déficits sur le revenu global des associés et l’amortissement du bien en location meublée. Contrairement à la SCI, elle peut réaliser 100% de son chiffre d’affaires en location meublée sans basculer à l’impôt sur les sociétés. Enfin, ce statut est en principe inadapté pour une résidence principale en raison de son objet commercial. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle… Lire la suite »

Bonjour, merci pour votre réponse. J’ai bien compris le sens de celle-ci. Il sera plus opportun d’acheter une résidence principale en SCI familiale.
Les biens locatifs meublés, eux, en SARL de famille.
Ceci étant, hormis pour la transmission, quels sont les avantages de ce statut, fiscalement et en terme de cotisations sociales, par rapport à l’Entreprise Individuelle pour l’achat et la gestion de biens locatifs ? l’entreprise individuelle étant également à l’IR, aux frais réels donc et pratiquant l’amortissement ?
Merci pour le temps que vous m’accorderez pour répondre à ces questions.

Bonjour,

À titre général, la SARL de famille peut relever de l’IR (art. 8 CGI), tandis que l’entreprise individuelle est imposée selon la nature de l’activité (art. 34 et 92 CGI). Les règles sociales dépendent du statut du dirigeant (art. L131-6 CSS). Les amortissements et charges relèvent des articles 38 et suivants du CGI.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, Je souhaite investir dans l’immobilier avec des travaux importants. Je souhaite etre salariée pour cotiser. A terme la transmission à nos enfants est indispensable. J’hesite entre SAS et SARL des familles.

Bonjour, La SAS et la SARL de famille fonctionnent différemment sur plusieurs points : la SAS offre un fonctionnement plus souple et permet au dirigeant d’être assimilé salarié, tandis que la SARL de famille se caractérise par un régime fiscal particulier permettant l’imposition des bénéfices à l’impôt sur le revenu de manière indéfinie, ce qui peut avoir un impact sur la gestion de revenus issus de travaux importants. Les deux formes prévoient des modalités distinctes pour l’organisation, la rémunération du dirigeant, la sortie des associés et la transmission aux enfants, chaque option impliquant des conséquences différentes sur le plan patrimonial… Lire la suite »

Bonjour, Je souhaiterais savoir si la création d’une SARL de famille avec mes trois frères, en complément de nos activités professionnelles actuelles, serait une bonne option. Nous exerçons dans le secteur du bâtiment et envisagerions de nous lancer dans l’achat, la rénovation et la revente de biens immobiliers. Nous pourrions potentiellement générer jusqu’à 200 000 € de bénéfices annuels, tout en réinvestissant une grande partie de ces gains. Dans ce contexte, je me demande si cette structure juridique serait la plus appropriée pour nous, et si oui, quel serait le régime fiscal le plus avantageux, entre l’impôt sur le revenu… Lire la suite »

Bonjour, En principe, une SARL de famille peut être créée entre frères exerçant une activité économique commune, et elle permet d’opter pour le régime de l’impôt sur le revenu (IR) de manière illimitée dans le temps, conformément à l’article 239 bis AA du Code général des impôts. Cette option est réservée aux activités commerciales, ce qui inclut l’achat-revente de biens immobiliers (activité de marchand de biens). Elle ne s’applique pas à une activité de simple gestion patrimoniale (location nue), qui relèverait de revenus fonciers. Le régime à l’IR permet d’imputer les résultats directement entre associés, ce qui est fiscalement avantageux… Lire la suite »

Bonjour
La SARL de famille peut-elle être utilisée pour gérer un appartement en location vide?

Bonjour,

Une SARL de famille peut en principe être utilisée pour gérer un bien immobilier en location vide. Ce type de structure permet aux membres d’une même famille d’exercer ensemble une activité patrimoniale et de bénéficier, sous certaines conditions, de l’imposition sur le revenu (IR) plutôt que sur les sociétés (IS). Elle est particulièrement adaptée à la détention et à la gestion d’immeubles locatifs, tout en permettant d’organiser la répartition des revenus et des charges entre les associés familiaux.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

bonjour,

est il obligatoire pour une SARL DE FAMILLE de procéder à la déclaration de la perte de la moitié du capital social au RCS tout en sachant qu’elle est soumise à l’IR?

Bonjour, Oui, même si une SARL de famille est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), elle reste soumise aux règles juridiques applicables à toutes les SARL en matière de perte de capital. Ainsi, en cas de perte ayant pour effet de réduire les capitaux propres en dessous de la moitié du capital social, les associés doivent se prononcer dans un délai de quatre mois suivant l’approbation des comptes sur la poursuite ou non de l’activité. Cette décision doit ensuite être publiée et déposée au greffe du RCS. L’option fiscale pour l’IR n’exonère donc pas de cette obligation légale. En… Lire la suite »

Bonjour, j’envisage l’achat d’un bien en famille pour jouir de ce bien la grande majorité du temps, et le mettre en location meublée de temps en temps (histoire de supporter les charges). Cette activité de location sera secondaire. La SARL de famille est-elle bien le modèle plébiscité dans ce cadre ?
Quid d’un versement de loyer fictif lorsque nous occupons ce bien auprès de la SARL ?
merci par avance pour vos retours

Bonjour, La SARL de famille est effectivement souvent privilégiée dans les montages familiaux de détention d’un bien immobilier destiné à un usage mixte, notamment en raison de son option possible pour le régime fiscal de l’impôt sur le revenu, même en cas de location meublée (article 239 bis AA du Code général des impôts). Ce montage est cependant soumis à des conditions strictes. Dès lors que le bien est détenu par une SARL, son usage personnel par les associés constitue une mise à disposition à titre gratuit ou onéreux, ce qui a des conséquences fiscales. Si l’on occupe le bien… Lire la suite »

Bonsoir
J envisage de créer une sarl de famille est ce que je peux le faire entant que fonctionnaire ?
Et est-ce qu une sarl de famille peut revoir ses statuts en sci si l on envisage plus tard de faire de la restauration ?
Bien cordialement

Bonjour, Oui, en tant que fonctionnaire, vous pouvez créer une SARL de famille, mais uniquement sous certaines conditions (article 25 septies de la loi n°83-634) : il faut demander une autorisation ou une déclaration à votre administration, selon que vous exercez une activité à titre accessoire ou principale. L’activité doit être compatible avec vos fonctions. Concernant la transformation en SCI, ce n’est pas adapté pour une activité de restauration, car la SCI est réservée à la gestion immobilière et ne peut exercer une activité commerciale. Il est donc préférable de conserver la SARL si vous envisagez un projet de restauration… Lire la suite »

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris