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  • Une SCI exige au moins deux associés (article 1832 du Code civil) : le conjoint écarté doit être remplacé par un autre associé, comme un enfant, un parent ou un proche.
  • L’apport de biens communs impose d’informer le conjoint, qui peut revendiquer la qualité d’associé pour la moitié des parts (article 1832-2 du Code civil).
  • L’apport de biens propres (acquis avant le mariage, hérités ou reçus par donation) reste libre et n’exige aucun accord du conjoint.

La constitution d’une SCI sans son conjoint permet à une personne de conserver ses droits sur la gestion de son patrimoine immobilier et la jouissance du domicile conjugal en cas de divorce. Acquérir un bien immobilier est une bonne idée de placement, et une telle société est recommandée si l’on souhaite investir, mais que l’on ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour réaliser ce projet seul. Il est important de connaître les obligations qui découlent de chaque régime et la marche à suivre pour y parvenir.

Dans quels cas la constitution de la SCI sans conjoint est-elle envisageable ?

La création d’une SCI permet de bénéficier de nombreux avantages, parmi lesquels on distingue la possibilité d’acquérir un bien immobilier entre époux ou à plusieurs. Une société engage au moins deux personnes (physiques ou morales), sauf cas exceptionnel. Pour une personne mariée ou pacsée, sa constitution sans le conjoint constitue une démarche particulière.

Régime de communauté de biens

Une personne mariée a le droit de procéder à une constitution de SCI sans son conjoint. Elle peut apporter à cette société les biens qu’elle possédait déjà avant son mariage et les biens qui relèvent de ses droits propres, par exemple un immeuble construit sur un terrain dont elle détient les titres de propriété.

Il en est de même pour les biens dont elle a hérité, a reçu par donation, ainsi que ceux qu’elle a acquis pendant le mariage avec son argent personnel.

Ces apports de biens propres sont libres et n’exigent aucun accord du conjoint. En revanche, employer des biens communs pour faire un apport à la société ou acquérir des parts suppose d’en avertir le conjoint et d’en justifier dans l’acte (article 1832-2 du Code civil) : le conjoint peut alors notifier à la société son intention d’être personnellement associé et revendiquer la qualité d’associé pour la moitié des parts. L’apport d’un immeuble commun requiert en outre le consentement des deux époux au titre de la cogestion (article 1424 du Code civil).

Régime de séparation de biens ou de participation aux acquêts

Sous le régime de séparation de biens ou de participation aux acquêts (régimes dans lesquels chaque époux conserve la propriété et la gestion de ses biens personnels pendant le mariage), une personne qui opte pour la constitution de SCI sans son conjoint détient ses biens personnels, et peut, si elle le souhaite, les apporter à la société tels quels ou sous forme de contribution financière. En revanche, elle n’a pas le droit d’apporter les droits liés au logement familial, sauf accord de son conjoint.

Mise en péril des intérêts de la famille

Quel que soit le régime matrimonial adopté par le couple, les intérêts de la famille sont toujours en jeu. En cas de litige, chacun des conjoints est autorisé à saisir le juge aux affaires familiales pour faire valoir son droit de s’opposer à l’apport de certains biens à la société. L’acte d’apport peut donc être annulé, à condition que celui ou celle qui demande l’annulation l’effectue dans un délai de 2 ans à compter du jour où il a été informé du projet.

Qu’advient-il des parts sociales de la société en cas de divorce ?

En cas de divorce, on distingue les parts sociales propres et celles que les époux possèdent en commun. Ces parts dépendent du régime matrimonial adopté.

Parts sociales propres

Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, ces parts sont celles :

  • Que l’associé détenait avant son mariage ;
  • Qui correspondent aux biens qu’il a apportés à la société pendant le mariage.

Dans le cadre du régime de la séparation des biens, l’associé de la SCI reste le seul détenteur des biens acquis avant ou pendant le mariage. Cependant, quel que soit le cas de figure, les parts sociales propres restent la propriété de l’époux qui y a investi séparément. S’il divorce, il peut les vendre si les statuts de la société le permettent. Un accord doit être trouvé quand ce n’est pas le cas.

Parts sociales communes

Ces parts représentent celles que l’un des époux a reçues en contrepartie d’un ou de plusieurs apports communs, le conjoint qui les a acquises ayant le titre de propriétaire. La valeur patrimoniale qui constitue les parts sociales communes sert de base pour :

  • La révocation du régime matrimonial ;
  • Le calcul des sommes qui revient à chacun lors du divorce.

Créer la SCI en cours de divorce : quels avantages ?

Cette option permet aux époux de conserver leur patrimoine commun pour le transmettre à leurs enfants. Elle donne également la possibilité de jouir du domicile conjugal et de le gérer en toute liberté.

Liberté de gestion des parts

Dans le cas où l’un ou les époux déposent une demande de divorce, il convient de bien considérer les conséquences de celui-ci. Souvent, les époux sont cogérants de la société, et quand la gestion ne s’effectue pas correctement en cours de divorce, un administrateur provisoire peut être nommé.

Jouissance du domicile conjugal

Si le domicile principal fait partie du patrimoine de la société et en l’absence de convention entre les époux, la jouissance du domicile familial n’est pas opposable à la société qui a le droit de demander l’expulsion de l’un des conjoints. Une indemnité de logement peut être accordée à l’un des époux s’il l’a créée en associé unique.

Comment s’y prendre pour créer une SCI sans son conjoint ?

Une personne qui décide de procéder à une constitution de SCI sans son conjoint doit prendre un certain nombre de précautions. Cela est même indispensable si elle est en instance de divorce.

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Séparation de corps

L’époux qui a initié une constitution de SCI sans son conjoint doit formuler une demande de séparation de corps avant de créer la société.

Cela lui permet de prendre les mesures nécessaires avant la date des effets du divorce entre les époux. Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2021, l’ordonnance de non-conciliation a été supprimée et ces effets patrimoniaux remontent désormais à la date de la demande en divorce (article 262-1 du Code civil).

La séparation de corps permet aux époux de garder le contrôle de leurs biens. C’est le régime recommandé aux époux qui ont adopté le régime de la communauté universelle ou réduite aux acquêts.

Accord préalable du conjoint

L’époux qui obtient l’accord préalable de son conjoint pour créer sa SCI peut gérer celle-ci en toute liberté si le couple est en instance de divorce. Il obtiendra la valeur de ses parts, et aucune autre partie ne peut être automatiquement versée à la communauté.

Créer la SCI à l’aide des biens propres

Une personne en instance de divorce peut créer une SCI en apportant ses biens propres, notamment ceux :

  • Qu’elle a acquis avant le mariage ;
  • Reçus en héritage ;
  • Qui proviennent d’autres biens propres ;
  • Obtenus par donation.

Cependant, les parts de la société ne sont pas toujours comptabilisées comme étant des biens propres.

Prévoir un second associé pour constituer la SCI

Une SCI ne peut pas être constituée par une seule personne : l’article 1832 du Code civil impose au moins deux associés. L’époux qui souhaite créer une SCI sans son conjoint doit donc s’associer avec une autre personne, par exemple un enfant, un parent ou un proche de confiance. Ce second associé peut ne détenir qu’une part symbolique du capital, ce qui laisse à l’époux fondateur la maîtrise de la gestion. Les modalités pour créer une SCI seul supposent toujours de réunir ce deuxième associé avant l’immatriculation.

Sécuriser les apports de biens propres avec une clause de remploi

Pour qu’un bien financé avec des fonds personnels reste la propriété exclusive de l’époux associé, les statuts doivent contenir une déclaration de remploi précisant l’origine des fonds. À défaut de cette mention, un bien acquis pendant le mariage est présumé commun et le conjoint peut en revendiquer une part. Cette clause protège l’associé en cas de divorce, en évitant que ses parts ne soient réintégrées dans la communauté. Apporter un bien immobilier à une SCI exige la même rigueur sur la traçabilité des fonds propres.

Rappel : qu’est-ce qu’une société civile immobilière ?

Une SCI doit avant tout être composée d’au moins deux personnes physiques ou morales.

Définition

En tant que société, la SCI doit être officialisée par des statuts contenant ces informations :

  • Dénomination sociale ;
  • Siège social ;
  • Capital social ;
  • Durée de vie ;
  • Modalités de fonctionnement de la société.

L’objet d’une telle société est de tirer des revenus de loyers de biens immobiliers que les associés décident d’acheter, en dehors de toute activité commerciale.

Constitution de la SCI entre époux

En cas de divorce, la SCI permet aux époux d’éviter de vendre le bien, car ce seront les parts sociales de la société qui leur seront restituées. Et en cas de décès, les héritiers ne pourront prétendre qu’aux parts susceptibles d’être vendues ou rachetées. Il est également possible de mentionner dans les statuts l’existence d’accords entre ascendants et descendants pour faciliter la transmission.

Constituer une SCI sans son conjoint est possible dans tous les régimes matrimoniaux, mais les règles varient selon l’origine des biens apportés. Les biens propres s’apportent librement, tandis que l’apport de biens communs impose d’informer le conjoint, qui peut revendiquer la moitié des parts (article 1832-2 du Code civil) ; l’apport d’un immeuble commun exige l’accord des deux époux. La SCI supposant au moins deux associés, l’époux fondateur doit s’entourer d’un autre associé, et une clause de remploi sécurise ses apports personnels en cas de divorce. Depuis la réforme de 2021, les effets patrimoniaux du divorce remontent à la date de la demande en divorce, ce qui rend d’autant plus utile d’anticiper la création de la société.

Créer ma SCI en 5mn

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 26/08/2026

FAQ

Le conjoint doit-il signer les statuts si les apports viennent de fonds propres ?

Non, si les apports proviennent de biens propres, aucune autorisation n’est requise. Il est néanmoins conseillé de le préciser clairement dans l’acte. Cela évite toute contestation ultérieure sur l’origine des fonds.

Peut-on protéger le conjoint non associé en cas de décès de l’associé ?

Oui, il est possible de prévoir une clause d’agrément favorable ou un droit de préemption. Le conjoint peut aussi être bénéficiaire d’une clause de transmission automatique des parts. Ces précautions facilitent la transmission et la continuité familiale.

Le conjoint peut-il devenir associé après la création de la SCI ?

Oui, il peut racheter des parts sociales ultérieurement ou recevoir des parts par donation ou héritage. Dans ce cas, les statuts peuvent prévoir un agrément obligatoire des autres associés. Il est important de vérifier ces clauses avant toute cession ou transmission.

Faut-il l'accord du conjoint pour créer une SCI ?

Non, aucun accord n’est requis pour la création elle-même. Mais sous un régime de communauté, si les parts sont financées avec des fonds communs, l’article 1832-2 du Code civil impose d’informer le conjoint, qui peut demander à devenir associé pour la moitié des parts.

Que devient la SCI en cas de divorce ?

Si les parts ont été acquises avec des fonds communs, leur valeur entre dans la communauté et sera partagée, même si un seul époux est associé. Sous séparation de biens ou avec des fonds propres, la SCI reste hors du partage.

Le conjoint peut-il revendiquer la moitié des parts de la SCI ?

Oui, si les parts sont financées avec des fonds communs. L’article 1832-2 du Code civil impose d’informer le conjoint, qui peut alors demander à devenir associé pour la moitié des parts. Leur valeur reste commune et sera partagée en cas de divorce.

Sources de l'article

53 Commentaires
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Bonjour Mariés sous le régime de la communauté, nous avons décidé de nous séparer. Nous n’avons pas d’enfants en commun. Nous possédons une maison acquise pour moitié par chacun de nous, ce bien nous bloque pour initier une procédure de divorce simplifiée. Nous souhaitons vendre cette maison. Est il possible de créer une sci à nos deux noms pour acheter la maison à part égale en attendant de la vendre? L’idée étant de la sortir du bien commun pour pouvoir initier la procédure de divorce au plus vite. Je suis actuellement dans la maison jusqu’à la vente et je règle… Lire la suite »

Bonjour,

Sous le régime de la communauté, les biens acquis sont communs (art. 1401 C. civ.). Leur aliénation requiert le consentement des époux (art. 1424 C. civ.). L’apport d’un bien commun à une SCI constitue un acte de disposition nécessitant accord et acte authentique (art. 710-1 C. civ.; art. 1832 C. civ.). L’occupation d’un bien social relève des règles statutaires et civiles applicables.

Nous vous invitons à prendre contact avec un notaire afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Nous avons mon conjoint et moi acheté une maison à 50/50. Nous avons eu 2 enfants adultes maintenant. Si nous nous séparons.Mon conjoint a quitté la maison, je continue à l’occuper et souhaite y demeurer. Mon conjoint souhaite céder sa part à nos deux enfants, me permettant de demeurer dans la maison. Est-ce que la création d’une SCI pourrait permettre celà et sous quelle forme ?

Bonjour, Créer une SCI familiale permettrait à un conjoint de transmettre sa part de la maison aux deux enfants, tout en permettant à sa conjointe de continuer à y vivre. Le bien serait alors détenu par la SCI, dont la conjointe serait associée avec les enfants. Pour sécuriser le droit d’habitation, il faudra prévoir une clause dans les statuts ou signer une convention d’occupation avec la SCI. La création se fait aujourd’hui uniquement via l’INPI, et la donation de parts au profit des enfants peut bénéficier d’abattements fiscaux. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une… Lire la suite »

Bonjours,
Je suis marié sur le régime de la communauté et je voudrais acheter un bien mais ne souhaite pas que mon épouse puisse bénéficier de part si je dois divorcer.Y a t’il une solution à cette situation

Bonjour,

Sous le régime de la communauté, tout bien acheté pendant le mariage est commun, sauf acquisition avec des fonds propres et mention expresse dans l’acte (art. 1402 et 1434 Code civil). Pour exclure votre épouse, il faut soit financer ce bien uniquement avec vos biens propres et le préciser, soit changer de régime matrimonial.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

bonjour ! vous dites, pour créer la SCI sans son conjoint , que c’est possible mais que “cependant, elle doit en informer son conjoint et obtenir son accord.” comment faire factuellement ?
est ce qu’un document signé par les 2 suffit? ou un courrier recommandé adressé a sa propre femme, avec accusé de réception suffit? (sachant que nous habitons ensemble a la meme adresse … )
merci beaucoup !

Bonjour, Pour créer une SCI sans le conjoint, il est en effet nécessaire d’informer ce dernier de la démarche et d’obtenir son accord, notamment si le bien concerné est un bien commun. Cette information peut être donnée sous forme de document écrit. Un simple courrier signé par les deux époux et consignant l’accord de votre conjoint peut suffire, mais il est recommandé de formaliser cette démarche pour éviter toute contestation future. L’envoi d’un courrier recommandé avec accusé de réception est une bonne pratique, bien que non obligatoire si vous vivez sous le même toit. Toutefois, pour plus de sécurité juridique,… Lire la suite »

Je relance car j’ai la même question que monsieur. Merci

Bonjour, Merci pour votre relance. Pour bien clarifier, la responsabilité d’un associé dans une SCI à capital variable reste encadrée par les articles 1857 et suivants du Code civil, et n’est pas modifiée par le caractère variable du capital. Ainsi, chaque associé est indéfiniment responsable des dettes sociales, à proportion de sa part dans le capital social, mais cette responsabilité est non solidaire : cela signifie que le créancier ne peut pas poursuivre un associé pour la totalité de la dette, mais uniquement pour sa quote-part, après avoir mis en demeure la SCI et constaté son insolvabilité. Le capital variable… Lire la suite »

Bonjour, je vends un appartement PROFESSIONNEL à une personne qui était mariée sous le régime de la séparation des biens. Avec son conjoint, elle avait une S.C.I. Elle achète en son nom propre mon appartement avec la S;C;I. Son ex mari doit il donné son accord à la promesse de vente ou est ce normal qu’il n’apparaisse pas ?

Bonjour, Si l’acheteuse était mariée sous le régime de la séparation de biens et que l’achat est réalisé par elle en nom propre et/ou par la SCI dont elle est associée, son ex-mari n’a pas à donner son accord, sauf si les statuts de la SCI prévoient une clause nécessitant l’accord des associés pour certaines décisions ou si des biens communs ont été investis dans la SCI avant leur divorce. Si le divorce est définitif et que l’appartement est acheté sans lien avec des biens indivis ou communs, son ex-conjoint n’a aucun droit ou rôle dans la transaction. En espérant… Lire la suite »

Bonjour, j’ai lu avec attention les conditions de constitutions d’une SCI et j’ai l’impression de ne pas tout comprendre. Je vous explique ma situation: Je suis en instance de divorce (marié sous le régime de la communauté de biens), passés devant le juge des affaires familiales, ordonnance de non conciliation datant de février 2021. J’apprends de façon fortuite peu de temps avant, que mon “ex-épouse” a constitué une SCI pour l’achat de sa maison d’habitation en octobre 2020 soit avant l’ONC, sans jamais m’avoir informé. Mon avocate me dit qu’elle était de son plein droit car elle a constitué la… Lire la suite »

Bonjour
Vous pouvez m’expliquer un peu plus que cela veut dire s’il vous plaît merci

Cependant, les parts de la société ne sont pas toujours comptabilisées comme étant des biens propres.?

Bonjour Mon ex conjoint a créé une SCI en février 2005 il met comme associé notre fille âgée de 4 ans on se marie décembre 2005 sous le régime de la communauté début 2006 des opportunités se présentent mais à l’époque un associé mineur c’était pas possible il a fallu modifier le statut du coup mon ex conjoint me faire rentrer dans la SCI à mortroyant une part et lui neuf elle a essayé devient propriétaire d’une parcelle de terre ou Ali construit un verre de stockage avec un logement de fonction qu’elle met en location rapidement des années passent… Lire la suite »

Bonjour
Moi aussi je suis en divorce et mon ex mari a une SCI dont je suis caution , nous sommes mariés sous le régime de la communauté et il est entrai de vendre cette SCI
Doit on m’avertir ou moi j’étais juste là pour les dettes
Merci
AM

Bonjour,

En principe, si vous êtes caution pour la SCI de votre ex-mari, vous n’êtes pas automatiquement informé de la vente de celle-ci. Cependant, étant sous le régime de la communauté, il est essentiel de vous assurer que les dettes de la SCI n’affectent pas vos biens communs. Nous vous conseillons tout de même de consulter un avocat pour obtenir des conseils spécifiques à votre situation.

En espérant avoir su répondre à vos interrogations, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

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Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.