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  • La fermeture d’une micro-entreprise est gratuite si vous réalisez vous-même la démarche en ligne sur le guichet unique de l’INPI.
  • Des frais indirects subsistent comme les dernières cotisations sociales, la régularisation fiscale et éventuellement la CFE de l’année en cours.
  • La déclaration de cessation doit être effectuée dans les 30 jours suivant l’arrêt de l’activité.
  • Une dernière déclaration de revenus est obligatoire auprès de l’URSSAF dans les 90 jours après la cessation.
  • Il est possible de redevenir micro-entrepreneur après une fermeture, que ce soit pour reprendre la même activité ou en lancer une nouvelle.

Fermer une micro-entreprise, c’est une démarche simple, rapide et surtout gratuite. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, aucune formalité administrative payante n’est imposée pour mettre fin à votre activité. Cela dit, quelques frais indirects peuvent subsister, notamment liés aux cotisations sociales, à l’impôt sur le revenu ou à la cotisation foncière des entreprises (CFE). Mieux vaut les anticiper pour éviter toute surprise. Dans cet article, nous détaillons précisément ce que coûte vraiment la fermeture d’une micro-entreprise, et les étapes à suivre pour le faire dans les règles.

Pourquoi fermer une micro-entreprise ?

Fermer une micro-entreprise peut avoir comme raison un choix personnel ou une décision imposée par l’administration.

Depuis 2016, la micro-entreprise a remplacé le statut d’auto-entrepreneur, bien que les deux termes soient souvent utilisés de manière interchangeable.

Une décision personnelle ou professionnelle

La plupart du temps, c’est l’entrepreneur lui-même qui choisit de fermer sa micro-entreprise. Cela peut être dû à un changement de projet, un retour à un emploi salarié, un départ à la retraite ou simplement à l’envie de tourner la page. Le statut de micro-entrepreneur étant flexible, y mettre fin est aussi simple que l’avoir créé.

Une radiation volontaire pour faible activité

Il arrive que l’activité ne soit pas suffisamment rentable ou que l’auto-entrepreneur ne dispose plus du temps ou de l’envie nécessaire pour la poursuivre et doit ainsi fermer son auto-entreprise. Dans ce cas, la radiation permet de se libérer des obligations comptables et sociales.

Une radiation automatique par l’URSSAF

Une micro-entreprise peut aussi être radiée par l’URSSAF sans demande expresse de la part de l’auto-entrepreneur, dans certaines situations prévues par la réglementation.

En cas de radiation d’office, l’URSSAF vous informe par courrier. Vous disposez de 30 jours pour vous y opposer.

Chiffre d’affaires nul pendant deux années consécutives

Si vous ne réalisez aucun chiffre d’affaires pendant deux années civiles complètes, l’URSSAF peut procéder à la radiation automatique de votre micro-entreprise. Cette mesure vise à supprimer les activités dormantes.

La déclaration de chiffre d’affaires reste obligatoire, même si vous n’avez encaissé aucun revenu. Elle peut être effectuée de façon mensuelle ou trimestrielle selon l’option choisie à la création.

Dépassement des seuils de chiffre d’affaires

Un autre cas fréquent de fermeture d’une auto-entreprise est le dépassement des plafonds de chiffre d’affaires autorisés pour bénéficier du régime micro-entrepreneur. Ces seuils sont de 203 100 € € pour les ventes de marchandises et les activités d’hébergement  et de 83 600 € € pour les prestations de services. Si vous dépassez ces seuils deux années de suite, vous perdez automatiquement le bénéfice du régime micro-social et fiscal. Votre entreprise bascule alors vers le régime classique de l’entrepreneur individuel (EI). Le changement est automatique et déclenche une mise à jour de votre statut par l’administration, sans besoin d’intervention de votre part.

Combien coûte la fermeture d’une micro-entreprise ?

Coût administratif de la fermeture d’une micro-entreprise : est-ce gratuit ?

La fermeture d’une micro-entreprise n’engendre aucun frais administratif si vous réalisez vous-même la démarche. Il s’agit simplement de remplir un formulaire en ligne et de le transmettre via la plateforme dédiée.

Si vous souhaitez radier votre micro-entreprise, il vous est possible de faire appel à un prestataire spécialisé tels que LegalPlace pour vous aider dans vos démarches de radiation. Rapide et efficace, il vous suffit de remplir un formulaire en ligne pour que notre équipe puisse s’occuper de votre dossier depuis votre saisie en ligne jusqu’à votre cessation d’activité.

Paiement des dernières cotisations sociales de la micro-entreprise

Une fois votre cessation d’activité déclarée, les cotisations sociales sont dues une dernière fois, sur la base du chiffre d’affaires que vous aurez déclaré lors de votre dernier mois ou trimestre d’activité. Vous n’avez aucune déclaration supplémentaire à faire. La régularisation s’effectue automatiquement.

Vous devez transmettre une dernière déclaration de revenus à l’URSSAF dans un délai de 90 jours après la cessation d’activité de votre auto-entreprise. Cette déclaration servira à ajuster vos cotisations sociales pour l’année en cours.

Régularisation fiscale de la micro-entreprise avant sa fermeture

Même après avoir cessé votre activité d’auto-entrepreneur, vous avez l’obligation de déclarer le chiffre d’affaires réalisé durant l’année en cours pour le calcul de l’impôt et, dans certains cas, celui de l’année précédente. En tant que micro-entrepreneur, vous relevez soit du régime micro-fiscal classique, soit du versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Dans les deux cas, une régularisation est nécessaire après la cessation.

Le délai pour déclarer votre dernier chiffre d’affaires et, le cas échéant, régler vos cotisations est de 30 jours à compter de la date de cessation. Sans paiement de votre part, l’Urssaf pourra appliquer des pénalités et des majorations de retard.

Sans versement libératoire de l’IR

Vous devez envoyer une déclaration complémentaire de revenus via le Formulaire 2042-C-PRO au service des impôts, et mentionner les recettes perçues entre le 1er janvier et la date de cessation de votre auto-entreprise.

Cette déclaration permet à l’administration de calculer l’impôt dû pour l’année concernée. L’imposition est ensuite ajustée en fonction de l’ensemble de vos revenus.

Avec versement libératoire de l’IR

Si vous avez opté pour le versement libératoire en micro-entreprise, vous devez effectuer une dernière déclaration avant sa fermeture dans le mois suivant la cessation (si vous étiez en déclaration mensuelle), ou dans le mois qui suit la fin du trimestre civil de votre cessation (si vous étiez en déclaration trimestrielle). L’impôt et les cotisations sont alors réglés ensemble, il n’y a pas de régularisation fiscale distincte.

Le taux du versement libératoire varie selon l’activité : 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d’affaires.

Cotisation foncière des entreprises (CFE) : à payer ou non avant la fermeture d’une micro-entreprise ?

La Cotisation foncière des entreprises (CFE) est due pour toute activité professionnelle exercée au 1er janvier, même si la cessation intervient plus tard dans l’année. Elle peut donc rester due pour l’année en cours. Toutefois, plusieurs cas permettent d’en être partiellement ou totalement exonéré, notamment des recettes inférieures ou égales à 5 000 € sur 12 mois ou la cessation d’activité en cours d’année (vous pouvez demander un prorata auprès du service des impôts).

Vous devez formuler une demande de dégrèvement auprès de votre service des impôts des entreprises (SIE) pour bénéficier d’une réduction selon la période effective d’activité.

Quelles sont les démarches pour fermer sa micro-entreprise ?

Pour fermer une micro-entreprise, vous devez déclarer la cessation d’activité, fournir les pièces justificatives et suivre votre demande de fermeture sur le Guichet unique de l’INPI.

La déclaration de cessation d’activité (guichet unique)

La déclaration de cessation d’activité de votre micro-entreprise sur le Guichet unique de l’INPI entraîne automatiquement sa radiation des registres officiels (RCS, Sirene), la suppression de votre numéro de SIREN/SIRET, et l’arrêt de votre affiliation aux organismes sociaux et fiscaux.

La déclaration de chiffre d’affaires reste obligatoire jusqu’au dernier mois ou trimestre d’activité.

Les pièces justificatives à fournir

Selon votre situation personnelle, le guichet unique vous demandera une pièce d’identité valide (carte d’identité ou passeport), un titre de séjour (si vous êtes étranger résidant en France), et éventuellement un justificatif de domicile pour fermer votre micro-entreprise.

Ces documents pour le dossier de fermeture de votre micro-entreprise doivent être fournis au format numérique (PDF ou image) pour finaliser la procédure.

Le suivi de la demande de fermeture

Une fois la déclaration de cessation d’activité de votre micro-entreprise envoyée, vous pouvez suivre son avancement directement depuis votre tableau de bord sur la plateforme du guichet unique. Chaque formalité est associée à un statut (en attente, en cours, validée…), que vous pouvez consulter à tout moment.

Le tableau de bord sur le guichet unique vous permet aussi de consulter ou de modifier vos informations dans le cadre de la fermeture de votre micro-entreprise, si nécessaire.
Voici un schéma illustrant les étapes de fermeture d’une micro-entreprise : 
Comment fermer ma micro-entreprise ?

Quelles sont les conséquences de la fermeture d’une micro-entreprise ?

Mettre fin à une micro-entreprise entraîne la perte du statut et la radiation de tous les registres administratifs.

La radiation des registres

La fermeture d’une micro-entreprise entraine sa suppression du répertoire Sirene (INSEE), du registre national des entreprises (RNE) et du registre du commerce et des sociétés (le cas échéant).

Vous pouvez vérifier votre radiation sur le site infogreffe.fr en saisissant votre numéro de SIRET.

La perte du statut micro-entrepreneur

Dès la radiation de la micro-entreprise, vous perdez la possibilité d’émettre des factures ou d’exercer une activité commerciale ou libérale. Vous n’êtes plus soumis aux cotisations sociales ni aux obligations fiscales liées au statut.

Travailler sans statut juridique constitue une infraction. Toute nouvelle activité doit être déclarée officiellement.

Peut-on redevenir micro-entrepreneur après la fermeture d’une micro-entreprise ?

Vous pouvez tout à fait redevenir micro-entrepreneur après la fermeture de votre micro-entreprise. Deux situations sont possibles, notamment le fait de reprendre la même activité dans les deux ans (il s’agit d’une reprise), ou de lancer une activité différente ou après deux ans (nouvelle création).

    • Fermer une micro-entreprise est gratuit sur le plan administratif, mais implique plusieurs obligations financières à anticiper : dernières cotisations sociales dues dans les 30 jours, régularisation fiscale via le formulaire 2042-C-PRO ou une dernière déclaration en versement libératoire, et éventuellement la CFE de l’année en cours. La démarche s’effectue entièrement en ligne sur le guichet unique de l’INPI depuis le 1er janvier 2023. Après la radiation, il reste possible de redevenir micro-entrepreneur à tout moment.

FAQ

Est-ce vraiment gratuit de fermer une auto-entreprise ?

La fermeture d’une micro-entreprise ne coûte rien si vous réalisez vous-même la démarche en ligne. Les seuls frais à prévoir concernent les cotisations sociales et fiscales liées à l’activité exercée jusqu’à la date de cessation.

Dois-je prévenir mon centre des impôts pour fermer ma micro-entreprise ?

Oui, surtout si vous relevez du régime micro-fiscal classique. Une déclaration complémentaire doit être envoyée dans les 45 jours suivant la fermeture. Si vous êtes au versement libératoire, une dernière déclaration suffit.

Puis-je fermer ma micro-entreprise en étant endetté ?

La fermeture est possible même en présence de dettes. Toutefois, cela ne vous exonère pas du paiement des sommes dues. Les organismes (URSSAF, impôts) peuvent continuer à vous réclamer les montants restants après la radiation.
Radier mon auto-entreprise

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 28/04/2026

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris