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    • La CFE est due par les micro-entrepreneurs, qu’ils disposent d’un local ou qu’ils travaillent depuis leur domicile.
    • Aucune CFE n’est due l’année civile de création de la micro-entreprise. L’année suivante, la base d’imposition est réduite de moitié.
    • Un chiffre d’affaires de 5 000 € HT maximum sur l’année de référence exonère l’auto-entrepreneur de la cotisation minimum de CFE.
    • L’avis de CFE est disponible uniquement en ligne et se paie au plus tard le 15 décembre.

La CFE pour l’auto-entrepreneur est un impôt local que la plupart des micro-entrepreneurs paient à partir de leur deuxième année d’activité, même sans local professionnel. Son montant dépend de votre commune et de votre chiffre d’affaires, et plusieurs exonérations peuvent réduire la facture à zéro.

Qu’est-ce que la CFE pour un auto-entrepreneur ?

La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local qui finance les communes et les intercommunalités où les entreprises exercent leur activité. L’article 1447 du Code général des impôts la rend due par toute personne qui exerce, à titre habituel, une activité professionnelle non salariée en France. La CFE en micro-entreprise suit donc les mêmes règles que pour toute entreprise.

La CFE forme, avec la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la contribution économique territoriale (CET). En pratique, un auto-entrepreneur n’est concerné que par la CFE. En effet, la CVAE ne vise que les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 €, un niveau bien supérieur aux plafonds du statut d’auto-entrepreneur.

La CFE de l’auto-entrepreneur ne se calcule pas, comme les cotisations sociales, sur ce qu’il encaisse chaque mois. L’administration fiscale la réclame une fois par an, à partir de la situation de l’entreprise deux ans plus tôt (année N-2). Elle s’ajoute ainsi aux autres charges, taxes et cotisations de l’auto-entrepreneur.

Les taxes pour frais de chambre de commerce et d’industrie (CCI) ou de chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) d’un micro-entrepreneur ne figurent pas sur son avis de CFE. L’Urssaf les prélève en même temps que les cotisations sociales, en pourcentage du chiffre d’affaires déclaré.

Un auto-entrepreneur doit-il payer la CFE ?

Un auto-entrepreneur doit payer la CFE, sauf exonération. L’obligation existe dès lors qu’il est immatriculé et qu’il exerce son activité au 1er janvier de l’année d’imposition.

La CFE de l’auto-entrepreneur sans local

L’absence de local professionnel ne dispense pas l’auto-entrepreneur de la CFE. Un micro-entrepreneur qui travaille chez lui, chez ses clients ou dans un espace de coworking reste redevable de la cotisation foncière des entreprises. Dans ce cas, la CFE est calculée sur une base forfaitaire appelée « cotisation minimum », que la commune fixe entre 250 € et 7 769 € selon le chiffre d’affaires en 2026.

La commune d’imposition de la CFE est celle de l’établissement principal de l’auto-entrepreneur. Pour une activité exercée chez soi, c’est la commune du domicile. En cas de domiciliation d’entreprise, c’est en principe la commune de l’adresse de domiciliation qui est retenue. Le guide sur la micro-entreprise à domicile détaille ce cas.

Les situations où la CFE n’est pas due

Six situations permettent à un auto-entrepreneur d’échapper totalement ou partiellement à la CFE. Le tableau suivant les récapitule.

Situation de l’auto-entrepreneur CFE due ? Condition
Année civile de création Non Aucune, l’exonération est automatique
Année suivant la création Oui, réduite de 50 % Avoir déposé la déclaration initiale
Chiffre d’affaires N-2 ≤ 5 000 € HT Non (cotisation minimum) Montant annualisé si l’activité a duré moins de 12 mois
Activité exonérée par la loi Non Artisan travaillant seul, artiste, enseignant, VDI…
Implantation en zone aidée Non ou réduite Délibération de la commune et respect des conditions
Cessation en cours d’année Réduite au prorata Réclamation auprès de l’administration fiscale

Comment calculer la CFE pour un auto-entrepreneur ?

Le montant de la CFE d’un auto-entrepreneur résulte de la multiplication d’une base d’imposition par un taux voté localement. Deux auto-entrepreneurs au chiffre d’affaires identique peuvent donc payer des sommes très différentes selon leur commune.

La formule de calcul de la CFE pour un auto-entrepreneur

La CFE se calcule en multipliant la base d’imposition par le taux de CFE voté par la commune ou l’intercommunalité. Des frais de gestion de l’administration s’ajoutent ensuite au montant obtenu.

La base d’imposition de la CFE correspond à la valeur locative des biens immobiliers utilisés pour l’activité au cours de l’année N-2, c’est-à-dire le loyer théorique du local, évalué par l’administration. Pour la CFE 2026, l’administration retient donc la situation de 2024. Lorsque cette valeur locative est très faible, ou lorsqu’il n’y a pas de local du tout, la commune applique la base minimum.

La base minimum de la CFE en 2026

L’article 1647 D du Code général des impôts encadre la base minimum de CFE par tranches de chiffre d’affaires HT réalisé en N-2. Chaque commune fixe son montant à l’intérieur de ces fourchettes, revalorisées chaque année.

Chiffre d’affaires HT de l’année N-2 Base minimum de CFE 2026
Jusqu’à 10 000 € Entre 250 € et 597 €
De 10 001 € à 32 600 € Entre 250 € et 1 194 €
De 32 601 € à 100 000 € Entre 250 € et 2 509 €
De 100 001 € à 250 000 € Entre 250 € et 4 183 €
De 250 001 € à 500 000 € Entre 250 € et 5 974 €
Plus de 500 000 € Entre 250 € et 7 769 €

Les montants de base minimum ne correspondent pas à la CFE à payer. Ils constituent la base sur laquelle s’applique ensuite le taux communal.

Exemple de calcul pas à pas de la CFE pour un micro-entrepreneur

Camille est graphiste en micro-entreprise depuis 2023 et travaille depuis son appartement. En 2024, elle a réalisé 18 000 € de chiffre d’affaires. Sa commune a fixé la base minimum à 900 € pour la tranche de 10 001 € à 32 600 €, et vote un taux de CFE de 25 %. Sa CFE 2026 s’élève donc à environ 225 €, hors frais de gestion. Le calcul repose sur la base minimum, puisque Camille n’a pas de local.

Le calcul de la CFE d’un auto-entrepreneur sans local se décompose en quatre étapes :

  1. Identifier l’année de référence, soit N-2 (2024 pour la CFE 2026) ;
  2. Repérer la tranche de chiffre d’affaires correspondante (18 000 €, donc la deuxième tranche) ;
  3. Relever la base minimum votée par la commune pour cette tranche (900 €) ;
  4. Multiplier cette base par le taux communal (900 € × 25 % = 225 €).

Pour une micro-entreprise créée en 2023 comme celle de Camille, la CFE est nulle en 2023, réduite de moitié en 2024, puis due en totalité à partir de 2025. Ce calendrier vaut pour tout auto-entrepreneur qui ne bénéficie d’aucune autre exonération.

La base minimum de CFE s’applique à l’auto-entrepreneur même s’il n’a aucun local. Seul un chiffre d’affaires de 5 000 € HT ou moins, ou une exonération spécifique, permet d’y échapper.

Pourquoi la CFE varie d’une commune à l’autre ?

Pour la CFE, chaque conseil municipal ou chaque intercommunalité vote deux paramètres. Le premier est le montant de la base minimum, par exemple entre 250 € et 597 € en 2026 pour un chiffre d’affaires de 10 000 € ou moins. Le second est le taux de CFE. L’écart entre deux villes peut ainsi atteindre plusieurs centaines d’euros pour une même activité. Le taux applicable figure sur l’avis d’imposition. Le service des impôts des entreprises (SIE) peut l’indiquer avant réception de l’avis.

Pour éviter les mauvaises surprises, LegalPlace prend en charge les formalités de création de votre micro-entreprise, du dépôt du dossier jusqu’à l’immatriculation.

Quelles exonérations de CFE pour l’auto-entrepreneur ?

Les exonérations de CFE de l’auto-entrepreneur reposent sur quatre critères. Il s’agit de l’ancienneté de l’entreprise, du chiffre d’affaires, de la nature de l’activité et du lieu d’implantation. Le guide consacré à l’exonération de CFE en auto-entrepreneur détaille chaque cas.

L’année de création et la réduction de 50 % la deuxième année

Aucune CFE n’est due l’année de la création de la micro-entreprise, quelle que soit la date de début d’activité. Un auto-entrepreneur qui démarre en février ou en novembre ne paie rien cette année-là.

La deuxième année d’activité, l’article 1478 du Code général des impôts prévoit une réduction de moitié de la base d’imposition à la CFE. La CFE s’applique en totalité à partir de la troisième année civile d’activité, sauf autre exonération.

Le seuil de 5 000 € de chiffre d’affaires

Depuis les impositions de 2019, les entreprises dont le chiffre d’affaires HT de l’année de référence ne dépasse pas 5 000 € sont exonérées de cotisation minimum de CFE. Pour un auto-entrepreneur sans local, cette exonération revient en pratique à ne payer aucune CFE.

Si l’activité de l’auto-entrepreneur a duré moins de douze mois pendant l’année de référence, le chiffre d’affaires retenu pour le seuil de 5 000 € est ramené sur une année entière. Un démarrage en cours d’année peut ainsi faire franchir le seuil, alors même que les encaissements réels restent modestes.

Léo a lancé son activité de traduction en juillet 2024 et a encaissé 3 000 € sur les six derniers mois de l’année. Pour sa CFE 2026, l’administration annualise ce montant, ce qui donne 6 000 €. Léo dépasse donc le seuil de 5 000 € et n’est pas exonéré de cotisation minimum. Le seuil de 5 000 € s’apprécie toujours sur un chiffre d’affaires ramené à douze mois.

Les activités exonérées de façon permanente

Certaines professions sont exonérées de CFE par la loi, sans limite de durée, y compris en micro-entreprise. Les principales concernent :

  • Les artisans qui travaillent seuls ou avec des apprentis, et dont l’activité repose principalement sur leur travail manuel ;
  • Les professeurs qui enseignent à titre libéral, ainsi que les artistes, auteurs, compositeurs, photographes auteurs et sportifs ;
  • Les vendeurs à domicile indépendants (VDI), dont la rémunération annuelle ne dépasse pas un certain plafond ;
  • Les exploitants agricoles et les pêcheurs, sous conditions ;
  • Les personnes qui louent ou sous-louent une partie de leur habitation personnelle, sous conditions ;
  • Les chauffeurs de taxi ou d’ambulance propriétaires ou locataires d’une ou deux voitures.

Les artisans qui ne sont pas totalement exonérés de CFE et qui emploient jusqu’à trois salariés bénéficient d’une réduction de leur base d’imposition. Elle atteint 75 % pour un salarié, 50 % pour deux et 25 % pour trois.

Les exonérations liées à la zone d’implantation

L’adresse de l’établissement peut ouvrir droit à une exonération de CFE. Depuis le 1er juillet 2024, les zones France ruralités revitalisation (ZFRR) remplacent les anciennes zones de revitalisation rurale. D’autres zonages existent, comme les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les bassins urbains à dynamiser ou les zones d’aide à finalité régionale.

Les exonérations de CFE liées à une zone ne s’appliquent que si la commune ou l’intercommunalité a pris une délibération en ce sens. Être installé dans la bonne zone ne suffit donc pas. Le simulateur de zonage de l’administration permet de vérifier l’éligibilité de la commune.

Une exonération de CFE en zone France ruralités revitalisation (ZFRR) peut durer jusqu’à huit ans. Elle est totale pendant cinq ans, puis dégressive pendant les trois années suivantes, à condition que la commune l’ait votée.

Comment faire la déclaration de CFE en tant qu’auto-entrepreneur ?

Le micro-entrepreneur ne déclare sa CFE qu’une seule fois, l’année de sa création. Ensuite, l’administration calcule l’impôt automatiquement, sauf changement de situation.

La déclaration initiale 1447-C-SD

La déclaration initiale de CFE (formulaire 1447-C-SD) permet à l’administration de connaître l’établissement de l’auto-entrepreneur et de calculer la CFE des années suivantes. Elle reste obligatoire même en cas d’exonération la première année. Elle se fait en cinq étapes :

  1. Télécharger le formulaire 1447-C-SD sur le site des impôts ;
  2. Renseigner l’identification de l’entreprise, l’adresse de l’établissement et l’activité exercée ;
  3. Indiquer la surface des locaux utilisés à titre professionnel, le cas échéant ;
  4. Cocher les exonérations ou réductions demandées dans le cadre prévu à cet effet ;
  5. Adresser le formulaire au service des impôts des entreprises dont dépend l’établissement, au plus tard le 31 décembre de l’année de création.

Une nouvelle déclaration de CFE n’est nécessaire qu’en cas de modification, par exemple un déménagement, l’ajout d’un local ou une demande d’exonération en cours d’activité.

Une exonération de CFE liée à l’activité ou à la zone n’est pas accordée d’office à l’auto-entrepreneur. Elle doit être demandée dans la déclaration 1447-C-SD, au plus tard le 31 décembre de l’année de création, ou dans une déclaration ultérieure. À défaut, la CFE est calculée sans en tenir compte.

Créer son espace professionnel sur impots.gouv.fr

Aucun avis de CFE n’est envoyé par courrier à l’auto-entrepreneur. Pour le consulter et le payer, l’espace professionnel sur impots.gouv.fr est indispensable. Sa création suit quatre étapes :

  1. Se rendre sur impots.gouv.fr, rubrique « Professionnel », puis « Créer mon espace » ;
  2. Saisir votre numéro SIREN et vos coordonnées ;
  3. Valider votre adresse électronique grâce au lien reçu par courriel ;
  4. Activer l’espace à l’aide du code envoyé par courrier postal à l’adresse de l’entreprise.

La réception du code d’activation de l’espace professionnel peut prendre quelques jours. Mieux vaut donc créer cet espace dès la première année, sans attendre la mise en ligne des avis de CFE en novembre.

Comment et quand payer la CFE pour un auto-entrepreneur ?

La CFE se paie une fois par an, de façon dématérialisée. Pour la grande majorité des auto-entrepreneurs, une seule échéance s’applique, au 15 décembre.

Consulter l’avis de CFE en ligne

Les avis de CFE sont mis en ligne courant novembre dans l’espace professionnel, rubrique « Mes services », puis « Consulter » et « Avis CFE ». Un courriel prévient l’auto-entrepreneur de leur disponibilité, suivi d’un rappel avant la date limite du 15 décembre. L’avis indique la base retenue, le taux appliqué, les éventuelles exonérations et le montant à payer.

Les dates limites de paiement de la CFE

La date limite de paiement de la CFE dépend du montant de la CFE de l’année précédente.

Montant de la CFE Échéances de paiement
Jusqu’à 3 000 € Paiement unique au plus tard le 15 décembre
Plus de 3 000 € Acompte de 50 % de la CFE de l’année précédente à la mi-juin, puis solde au 15 décembre

La CFE se règle uniquement par voie dématérialisée. L’auto-entrepreneur peut choisir le paiement direct en ligne, le prélèvement à l’échéance ou le prélèvement mensuel. Le chèque et le virement ne sont pas admis.

Réduire l’acompte ou étaler le paiement de la CFE

La mensualisation permet à l’auto-entrepreneur de lisser la CFE sur l’année. Elle se demande depuis l’espace professionnel, avant le 30 juin pour un démarrage l’année même.

En cas de forte baisse d’activité ou d’arrêt prévu, l’auto-entrepreneur peut réduire l’acompte de CFE de juin sous sa propre responsabilité. Il remet alors une déclaration datée et signée au comptable public, c’est-à-dire le service des impôts chargé du recouvrement, au moins quinze jours avant la date d’exigibilité. Une réduction trop importante expose toutefois à une majoration.

Que se passe-t-il en cas de retard, de cessation ou de baisse d’activité concernant la CFE ?

Un retard de paiement de la CFE entraîne une majoration, alors qu’une cessation ou une forte baisse d’activité peut réduire le montant dû. Quatre situations se présentent le plus souvent :

  • Le retard de paiement de la CFE, qui entraîne une majoration de 5 % des sommes non réglées à la date limite, en application de l’article 1730 du Code général des impôts ;
  • La cessation d’activité de l’auto-entrepreneur en cours d’année, qui permet d’obtenir un dégrèvement de CFE, c’est-à-dire une réduction de l’impôt accordée après coup, au prorata des mois restants, sur réclamation ;
  • L’erreur sur l’avis de CFE (mauvaise tranche, exonération oubliée), qui se corrige par une réclamation dans l’espace professionnel, jusqu’au 31 décembre de l’année suivant celle de l’avis ;
  • Le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse créée par l’entreprise, qui limite la contribution économique territoriale à 1,531 % de cette valeur ajoutée en 2026, sur demande expresse.

La radiation de l’auto-entrepreneur met fin à la CFE pour les années suivantes. Il reste utile de vérifier que l’administration fiscale a bien enregistré la date de cessation. Un avis de CFE émis par erreur l’année suivante doit être contesté rapidement, au plus tard le 31 décembre de l’année qui suit l’émission de l’avis.

La CFE concerne presque tous les auto-entrepreneurs, avec ou sans local, mais elle n’est jamais due l’année de la création et elle est réduite de moitié l’année suivante. Son montant dépend de la base minimum votée par votre commune, comprise en 2026 entre 250 € et 7 769 € selon votre chiffre d’affaires de l’avant-dernière année, et du taux local. Un chiffre d’affaires de 5 000 € ou moins, certaines activités et certaines zones permettent d’en être exonéré. Il suffit de déposer la déclaration initiale avant le 31 décembre de la première année, de créer votre espace professionnel et de payer l’avis en ligne avant le 15 décembre.

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Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 07/10/2026

FAQ

Un auto-entrepreneur sans local doit-il payer la CFE ?

Un auto-entrepreneur sans local doit payer la CFE, sauf exonération. L’impôt est alors calculé sur la base minimum fixée par la commune du domicile ou de l’adresse de domiciliation, entre 250 € et 7 769 € en 2026. Seuls un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 5 000 € HT, une activité exonérée ou une implantation en zone aidée permettent d’y échapper.

Quel est le montant minimum de la CFE en 2026 ?

La base minimum de CFE 2026 est comprise entre 250 € et 597 € pour un chiffre d’affaires de 10 000 € ou moins. Elle peut atteindre 7 769 € au-delà de 500 000 €. Le montant réellement payé correspond à cette base multipliée par le taux voté par la commune, augmenté des frais de gestion.

Faut-il payer la CFE la première année ?

Un auto-entrepreneur ne paie pas de CFE l’année de sa création, quelle que soit la date de début d’activité. L’année suivante, la base de CFE est réduite de 50 %. La déclaration initiale 1447-C-SD doit néanmoins être déposée avant le 31 décembre de l’année de création.

À partir de quel chiffre d'affaires paie-t-on la CFE ?

La cotisation minimum de CFE est due dès que le chiffre d’affaires HT de l’année N-2 dépasse 5 000 €. Ce montant est annualisé si l’activité a duré moins de douze mois cette année-là. En dessous du seuil, l’auto-entrepreneur sans local ne paie pas de CFE.

Comment éviter légalement de payer la CFE ?

Un auto-entrepreneur peut légalement échapper à la CFE de plusieurs façons. Il peut rester sous le seuil de 5 000 € de chiffre d’affaires, exercer une activité exonérée (artisan travaillant seul, enseignant, artiste, VDI…) ou s’implanter dans une zone où la commune a voté une exonération. Dans tous les cas, l’exonération doit être demandée dans la déclaration de CFE.

Où trouver son avis de CFE ?

L’avis de CFE de l’auto-entrepreneur est disponible uniquement dans l’espace professionnel sur impots.gouv.fr, rubrique « Mes services », puis « Consulter » et « Avis CFE ». Il est mis en ligne en novembre, avant l’échéance du 15 décembre. Aucun avis n’est envoyé par courrier.

Que faire si l'on n'a pas reçu d'avis de CFE ?

Un auto-entrepreneur qui ne trouve pas son avis de CFE doit d’abord vérifier que son espace professionnel sur impots.gouv.fr est créé et activé, car l’avis n’est jamais envoyé par voie postale. S’il n’apparaît toujours pas en novembre, le service des impôts des entreprises peut confirmer si une CFE est due. L’absence d’avis consultable ne dispense pas du paiement avant le 15 décembre.

La CFE est-elle due après la cessation d'activité ?

La CFE reste due pour l’année au cours de laquelle l’auto-entrepreneur cesse son activité. Elle peut toutefois être réduite au prorata des mois restants, sur réclamation. À partir de l’année suivante, plus aucune CFE n’est due, à condition que la cessation ait bien été déclarée.

Sources de l'article

45 Commentaires
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Bonjour,
Je me permets de vous écrire concernant la déclaration initiale de CFE, je suis auto-entrepreneur, je fais de la vente en ligne de vêtements et sur divers événements, en domiciliation commerciale chez vous et en plus de cela, j’utilise une pièce chez moi, à mon domicile, où je suis locataire comme piece de stockage. Comment remplir correctement la déclaration initiale de CFE.
Merci d’avance pour votre aide

Bonjour, En principe, dans votre situation, l’administration fiscale considère comme local d’exploitation le lieu où l’activité est effectivement exercée, y compris si ce n’est qu’un lieu de stockage (article 1477 du CGI). Dans la déclaration initiale de CFE (formulaire 1447-C), vous devez indiquer l’adresse du domicile utilisé pour le stockage, mentionner la nature du local (par exemple “pièce utilisée pour le stockage des marchandises”), et renseigner la surface professionnelle occupée, même partiellement. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle… Lire la suite »

J’ai crée ma micro entreprise en septembre 2025, je vends mes livres auto-édités sur les marchés comme ambulant, mon c.a sera faible moins de 1000 euros par an…est ce que je devrais payer la cfe? Et je viens de recevoir le cerfa 1447-C-K, dois je mettre en A3 creation d’établissement ou début d’activité, en B2 dois je cocher que cet etablissement est celui ou est exercée l’activité a titre principal, en sachant que mon activité principale est la vente sur les marchés locaux… Et en D, je mets quoi pour les exonérations ? Merci

Bonjour, En principe, la CFE n’est pas due l’année de création de l’activité (article 1478 du CGI), donc pas en 2025 pour une micro-entreprise créée en septembre. Dans le formulaire CERFA 1447-C-K : En A3, il faut cocher « début d’activité ». En B2, il convient de cocher « oui » si l’adresse déclarée est votre siège, même si l’activité se fait sur les marchés. En D, il est possible de mentionner l’exonération prévue pour la première année d’activité. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous… Lire la suite »

bonjour
je suis créatrice de contenu sur les réseaux sociaux
je fais des videos arrivages dans différentes enseignes donc je n ai pas de local
lors de ma création de micro entreprise par un organisme spécialisé ils ont mis mon adresse personnelle uniquement pour recevoir mon courrier dédié a ma micro entreprise
suis exonéré de cette taxe?
cordialement

Bonjour, La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due par tout micro-entrepreneur exerçant une activité professionnelle non salariée, sauf cas d’exonération prévus à l’article 1460 du Code général des impôts. L’absence de local professionnel n’entraîne pas automatiquement d’exonération. Toutefois, si l’adresse personnelle est utilisée uniquement comme adresse administrative sans exercice d’activité au domicile, une exonération peut être demandée. L’administration fiscale apprécie au cas par cas selon les conditions réelles d’exercice. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe… Lire la suite »

Bonjour, je suis inscrit comme auto entrepreneur, en tant que moniteur de ski nautique et discipline sportive depuis juin 2025 , j’exerce chez mes clients, ce ne sais pas trop comment remplir le document envoyé Par les impôts

Bonjour,

En principe, en tant que moniteur de ski nautique auto-entrepreneur, vous devez remplir la déclaration 2042-C PRO reçue des impôts en indiquant votre chiffre d’affaires 2025 dans la case correspondant à votre activité (BNC ou BIC selon la nature). Aucun frais n’est à déduire.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Je voudrais créer ma micro entreprise de chez moi en tant que vendeuse en ligne de fabrication artisanale de bougies.
Devrais-je payer?
Bien cordialement

Bonjour, La création d’une micro-entreprise pour vendre vos bougies artisanales depuis votre domicile n’entraîne pas, en soi, de frais obligatoires au moment de l’immatriculation. L’inscription en micro-entreprise est gratuite, et vous ne payez des cotisations qu’en fonction du chiffre d’affaires réellement encaissé. En revanche, certaines dépenses peuvent exister dans le cadre de votre activité : assurance professionnelle conseillée selon votre mode de vente, achat de matières premières, éventuelle contribution foncière des entreprises (CFE) à partir de la deuxième année, ou encore déclaration préalable en mairie si vous accueillez du public, ce qui ne semble pas être votre cas. Si vous… Lire la suite »

Bonjour,
Je suis auto entrepreneur VTC, puis je être exonérée ? Merci beaucoup

Bonjour,

Nous ne sommes pas certains d’avoir compris votre question. Pouvez-vous nous expliquer avec plus de précisions votre demande d’exonération ?

L’équipe LegalPlace

Bonjour ,
coiffeuse à domicile depuis 3 ans , je viens de recevoir pour la première fois un mail qui me parle de la CFE…
est ce que je fais partie des métiers exonéré ? Coiffeuse = artisans ?

Bonjour,

Légalement, un coiffeuse à domicile est bien considérée comme artisan et donc soumise à la CFE, sauf cas particuliers (exonération la 1re année, zones spécifiques).

Il n’existe pas d’exonération automatique pour cette activité.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour, Je fais essentiellement de la pyrogravure sur bois par plaisir. En septembre 2023 je me suis déclaré artisan afin d’obtenir un N°siret pour éventuellement pouvoir exposer sur les marchés de Noël. A ma grande surprise je viens de recevoir une lettre des impôts me demandant de payer 320€ pour le CFE alors que je n’ai aucun chiffre d’affaire et n’ai jamais reçu d’avis de leur part m’informant qu’il fallait que je m’inscrive et renseigne un compte professionnel ! Je n’ai même pas une rentrée financière me permettant de rembourser mes frais, alors comment puis-je être exonéré de cette taxe… Lire la suite »

Bonjour, Par principe, la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est due par toute personne exerçant une activité professionnelle non salariée au 1er janvier, y compris sans chiffre d’affaires. Toutefois, il est possible de bénéficier d’une exonération de plein droit la première année d’activité, prévue par l’article 1478 du Code général des impôts : « la cotisation n’est pas due au titre de l’année de début d’activité ». En outre, certaines activités artisanales peuvent bénéficier d’une exonération permanente si elles remplissent les critères d’artisanat « à titre principal sans spéculation sur la matière première ou le produit fini », conformément à l’article 1452 du même… Lire la suite »

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Rédigé par

Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

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