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  • Passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur est impossible par simple transformation. Vous devez d’abord fermer la SAS, puis créer une micro-entreprise.
  • Toutes les formalités pour passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur se font désormais sur le guichet unique de l’INPI.
  • Sur le plan fiscal et social, passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur fait basculer de l’impôt sur les sociétés vers l’impôt sur le revenu, et du statut d’assimilé-salarié vers celui de travailleur indépendant.
  • Comptez en moyenne 4 à 6 mois pour passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur, le temps de fermer la société, alors que la création de la micro-entreprise est gratuite et rapide.

Certains dirigeants se tournent vers la micro-entreprise, plus légère à gérer. Mais on ne transforme pas une SAS en auto-entreprise d’un simple clic. Ce cas particulier demande de fermer la SAS puis de créer la micro-entreprise, avec un coût et un calendrier à anticiper.

SAS et auto-entreprise : quelles différences ?

Différence de nature juridique entre SAS et auto-entreprise

La société par actions simplifiée (SAS) est une personne morale, distincte de vous, dotée de son propre capital social, de statuts rédigés à la création et d’une comptabilité complète. Elle peut réunir plusieurs associés, accueillir des investisseurs et embaucher sans changer de forme. L’auto-entreprise, à l’inverse, n’est pas une société. C’est un régime simplifié de l’entreprise individuelle, où vous exercez seul en votre nom propre, sans capital ni statuts.

Différence de régime social entre SAS et auto-entreprise

En SAS, le président est assimilé-salarié et relève du régime général de la Sécurité sociale, avec une bonne couverture mais des cotisations élevées sur sa rémunération. En auto-entreprise, vous devenez travailleur non salarié. Vos cotisations se calculent sur votre seul chiffre d’affaires et tombent à zéro les mois sans recette, en échange d’une protection sociale plus légère, surtout pour la retraite.

Différence de fiscalité entre SAS et auto-entreprise

La fiscalité suit elle aussi deux logiques opposées. La SAS est soumise à l’impôt sur les sociétés et déduit toutes ses charges réelles, comme le loyer, le matériel ou les salaires. L’auto-entreprise relève de l’impôt sur le revenu, calculé sur le chiffre d’affaires après un abattement forfaitaire, sans déduction des frais. La SAS n’a aucun plafond de recettes, là où l’auto-entreprise reste limitée à 203 100 € ou 83 600 € selon l’activité en 2026.

Différence de responsabilité entre SAS et auto-entreprise

Concernant la responsabilité, en SAS, votre responsabilité se limite à vos apports au capital, ce qui met votre patrimoine à l’abri en cas de dettes sociales. L’auto-entreprise n’a pas de capital, mais depuis la loi du 14 février 2022, votre patrimoine personnel est lui aussi protégé de plein droit des dettes professionnelles. La SAS conserve toutefois une image plus solide auprès des banques et des grands donneurs d’ordre, un point à peser si vous travaillez surtout avec des entreprises.

Critère SAS Auto-entreprise
Nature juridique Société (personne morale) Entreprise individuelle (personne physique)
Imposition des bénéfices Impôt sur les sociétés (IS) Impôt sur le revenu (IR)
Statut social du dirigeant Assimilé-salarié Travailleur non salarié (TNS)
Comptabilité Complète (bilan, compte de résultat) Allégée (livre des recettes)
Plafond de chiffre d’affaires Aucun 203 100 € ou 83 600 € selon l’activité (2026)
Responsabilité Limitée aux apports Patrimoine personnel protégé depuis 2022
Ces différences entre SAS et auto-entreprise expliquent pourquoi le passage séduit les dirigeants dont l’activité s’est réduite. Une société sans gros chiffre d’affaires coûte cher à faire vivre, là où la micro-entreprise n’engendre des charges qu’en cas de recettes.

Peut-on passer du statut de SAS à celui d’auto-entrepreneur ?

Aucune procédure ne permet de convertir directement une SAS en auto-entreprise. Les deux relèvent de logiques juridiques opposées, l’une étant une société, l’autre une activité exercée en nom propre. La seule voie consiste à enchaîner deux opérations distinctes :

  • Fermer la SAS, c’est-à-dire la dissoudre puis la liquider ;
  • Créer une micro-entreprise et y reprendre, ou non, l’activité.
Le raisonnement vaut aussi pour l’EURL et la SARL, qui sont elles aussi des personnes morales. Seul l’entrepreneur individuel déjà au régime réel échappe à cette fermeture, puisqu’il lui suffit de renoncer à ce régime pour basculer en micro-entreprise.

Pourquoi passer d’une SAS au statut d’auto-entrepreneur ?

Le motif le plus fréquent pour passer d’une SAS à une auto-entreprise est la baisse d’activité. Quand le chiffre d’affaires diminue et se stabilise sous les plafonds de la micro-entreprise, la lourdeur d’une société n’a plus de sens. La micro-entreprise permet alors de réduire les charges et de simplifier la gestion au quotidien.

Camille préside une SAS de conseil depuis cinq ans. Après la naissance de son deuxième enfant, elle réduit son activité et ne facture plus que quelques missions par mois. Les cotisations sociales sur sa rémunération et les honoraires de son comptable continuent de courir, même les mois creux. En passant en auto-entreprise, elle ne paie plus de cotisations que sur ce qu’elle encaisse réellement.

D’autres raisons reviennent souvent pour fermer une SAS et ouvrir une micro-entreprise à la place comme :

  • Des cotisations sociales jugées trop lourdes au regard des revenus dégagés ;
  • Une gestion administrative et comptable trop lourde ;
  • L’envie d’exercer seul, sans associé ni formalisme de société.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre micro-entreprise. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur : quels avantages et inconvénients ?

Les avantages du passage de SAS au statut d’auto-entrepreneur

Le premier avantage de l’auto-entreprise par rapport à la SAS est la simplicité de gestion. La comptabilité de l’auto-entrepreneur se limite à un livre des recettes, complété d’un registre des achats pour les activités de vente. Plus de bilan, plus de compte de résultat, plus de comptable obligatoire.

Vient ensuite la fiscalité.

Tant que votre chiffre d’affaires reste sous les seuils de la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA. L’article 293 B du Code général des impôts fixe ces seuils à 85 000 € pour la vente de marchandises et 37 500 € pour les prestations de services en 2026. En contrepartie, vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats, ce qui pénalise les activités à gros investissements.

Les cotisations sociales suivent la même logique d’allègement. Elles se calculent sur le chiffre d’affaires encaissé, au taux de 12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les prestations de services et 25,6 % pour les activités libérales en 2026. Sans recette, aucune cotisation n’est due.

L’ACRE réduit vos cotisations la première année. Le taux d’exonération change au 1er juillet 2026. Une micro-entreprise créée avant cette date conserve une exonération de 50 %, tandis qu’une création à compter du 1er juillet 2026 ne bénéficie plus que de 25 %.

Côté impôts locaux, vous êtes exonéré de cotisation foncière des entreprises si votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 €, et l’année de création reste dans tous les cas non imposable.

à partir du 1er juillet 2026, le taux d'exonération ACRE passera de 50% à 25%. Les créateurs d'entreprise ne seront donc plus exonérés que de 25% de leurs cotisations sociales et devront s'acquitter de 75% du montant, contre 50% actuellement.

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Les inconvénients du passage de SAS au statut d’auto-entrepreneur

La micro-entreprise impose des plafonds de chiffre d’affaires. L’article 50-0 du Code général des impôts les fixe à 203 100 € pour les activités commerciales et d’hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales. Au-delà deux années de suite, vous quittez le régime.

Autre limite, vous ne déduisez aucune charge réelle. Vos cotisations et votre impôt portent sur le chiffre d’affaires brut, après un simple abattement forfaitaire. Pour une activité à fortes dépenses, le calcul devient vite défavorable par rapport à une SAS, où loyer, matériel et frais sont déductibles.

Un consultant déclare 50 000 € de chiffre d’affaires et supporte 20 000 € de frais réels (matériel, déplacements, sous-traitance). En micro-entreprise, son revenu imposable est fixé forfaitairement après un abattement de 34 %, soit 33 000 €, sans tenir compte de ses dépenses. En SAS, il aurait déduit ses 20 000 € de charges et n’aurait été imposé que sur 30 000 €. Plus vos frais sont élevés, plus la micro-entreprise vous coûte cher.

La protection sociale, enfin, diminue. En quittant le statut d’assimilé-salarié, vous cotisez moins pour la retraite et perdez certaines garanties. Les dividendes, eux, disparaissent puisqu’il n’y a plus de société. Sur le patrimoine, en revanche, la situation reste favorable. La loi du 14 février 2022 protège automatiquement vos biens personnels des dettes professionnelles, sans aucune démarche à accomplir.

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Comment passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur étape par étape ?

Le passage de SAS au statut d’auto-entrepreneur se déroule en deux temps. D’abord la fermeture de la SAS, ensuite la création de la micro-entreprise.

Depuis 2019, plus aucun délai de carence ne s’impose entre la fin d’une société et le lancement d’une micro-entreprise. Vous pouvez créer votre auto-entreprise dès que la dissolution de la SAS est engagée, sans attendre la radiation définitive.

Étape 1 : fermer la SAS (dissolution, liquidation, radiation)

La fermeture d’une SAS suit un ordre précis :

  1. Réunir les associés en assemblée générale extraordinaire pour voter la dissolution et désigner un liquidateur ;
  2. Rédiger le procès-verbal de dissolution, puis l’enregistrer auprès du service des impôts dans le mois s’il prévoit la transmission de biens ;
  3. Publier un avis de dissolution dans un support d’annonces légales ;
  4. Déposer la formalité de dissolution sur le guichet unique de l’INPI ;
  5. Réaliser les opérations de liquidation, c’est-à-dire vendre les actifs, régler les dettes, recouvrer les créances, puis établir les comptes de clôture ;
  6. Convoquer une dernière assemblée pour approuver ces comptes et constater la clôture de la liquidation ;
  7. Publier un avis de clôture, puis déposer la demande de radiation sur le guichet unique dans le mois qui suit.
La radiation au registre du commerce et des sociétés (RCS) met fin à l’existence de la SAS. Les anciens formulaires papier M2 et M4 n’existent plus, toutes ces démarches passant aujourd’hui par la plateforme de l’INPI.

Étape 2 : créer la micro-entreprise

La création de la micro-entreprise est bien plus rapide que la fermeture de la SAS. Vous déclarez votre activité sur le guichet unique de l’INPI, gratuitement. Le dossier transmet automatiquement vos informations à l’Urssaf, à l’administration fiscale et à l’Insee.

Vous recevez ensuite vos identifiants :

  • Le numéro SIREN et le numéro SIRET ;
  • Le code APE correspondant à votre activité ;
  • Votre régime d’imposition.

Le statut d’auto-entrepreneur reste ouvert à toute personne physique majeure, résidant en France et disposant de sa capacité juridique. Selon l’activité, une immatriculation au registre concerné s’ajoute à la déclaration.

Combien coûte le passage d’une SAS au statut d’auto-entrepreneur ?

Le coût du passage de SAS au statut d’auto-entrepreneur se concentre sur la fermeture de la SAS, la création de la micro-entreprise étant gratuite. En gérant les démarches vous-même, comptez en moyenne 500 €. L’essentiel correspond aux annonces légales et aux droits de greffe liés à la radiation.

Poste Coût indicatif
Annonce légale de dissolution 152 €
Annonce légale de clôture de liquidation 110 €
Dépôt de la radiation au greffe 177,01 €
Création de la micro-entreprise Gratuit
Le recours à un prestataire pour gérer la dissolution augmente la facture, mais sécurise les formalités et vous décharge de la procédure.

Combien de temps faut-il pour passer d’une SAS au statut d’auto-entrepreneur ?

Le passage de SAS au statut d’auto-entrepreneur prend en moyenne 4 à 6 mois, du fait de la fermeture de la SAS. La création de la micro-entreprise, elle, ne demande que quelques jours, le temps de recevoir votre numéro SIRET.

Entre la décision de dissolution et la radiation définitive de la société, le calendrier est plus long surtout pendant la liquidation. Cette phase dure souvent de un à trois mois, parfois davantage si des actifs sont longs à céder ou des litiges à régler.

Comme aucun délai de carence ne s’applique depuis 2019, vous pouvez lancer votre auto-entreprise en parallèle, sans attendre la fin de la liquidation de la SAS.

Que deviennent le stock, le matériel et les contrats quand on passe de SAS au statut d’auto-entrepreneur ?

La SAS et l’auto-entreprise étant deux entités séparées, rien ne se transfère automatiquement de l’une à l’autre. Chaque élément doit être traité pendant la liquidation de la société :

  • Le stock et le matériel appartiennent à la société. Pour les réutiliser en auto-entreprise, vous devez les racheter à leur valeur réelle ;
  • Les emprunts professionnels restent attachés à la SAS. Vous ne pouvez pas les transférer et devez les solder avant la clôture ;
  • Les contrats clients en cours se terminent idéalement avant la dissolution, ou se renégocient sous votre nouveau statut ;
  • Le bail commercial doit être résilié, puis un nouveau bail signé en votre nom propre ;
  • Le compte bancaire de la SAS est clôturé une fois les comptes soldés.
Le rachat du stock à la société a des conséquences comptables et fiscales. L’opération doit figurer dans les comptes de liquidation et peut générer de la TVA ou une plus-value. Un point à anticiper avec votre comptable avant la fermeture.

Quant au nom de la société, il redevient en principe disponible après la radiation. Vous pouvez le reprendre comme nom commercial de votre auto-entreprise, sous réserve qu’il n’ait pas été déposé comme marque par un tiers.

Peut-on cumuler une SAS et le statut d’auto-entrepreneur ?

Le cumul d’une SAS et du statut d’auto-entrepreneur est possible et constitue parfois une alternative à la fermeture. Le président de SAS ou de SASU, assimilé-salarié, peut créer sa propre micro-entreprise en parallèle de son mandat. La même possibilité existe pour un associé.

Le risque à éviter est la requalification des prestations en rémunération déguisée. Pour le prévenir, deux conditions s’imposent :

  • L’activité en micro-entreprise doit être technique, effective et distincte des fonctions de président ;
  • Elle doit s’adresser à d’autres clients, et pas seulement facturer votre propre SAS.

Bien menée, cette solution permet de tester une activité indépendante sans renoncer à votre société.

Passer de l’EURL ou de la SARL à l’auto-entreprise : quelles différences avec la SAS ?

L’EURL et la SARL sont, comme la SAS, des personnes morales. Le principe reste donc identique. Il n’y a pas de transformation directe possible. Il faut d’abord fermer la société avant de créer la micro-entreprise.

Une nuance distingue l’EURL et la SARL de la SAS sur le cumul. Le gérant majoritaire d’une SARL ou d’une EURL relève déjà du régime des travailleurs non salariés. Le cumul de ce mandat avec une micro-entreprise est plus encadré que pour un président de SAS et mérite une vérification au cas par cas selon votre situation.

Peut-on fermer une SASU et reprendre la même activité en micro-entreprise en gardant le même nom commercial ?

C’est tout à fait possible. La SASU étant une société unipersonnelle, sa fermeture suit les mêmes étapes qu’une SAS classique, à savoir la dissolution, la liquidation puis la radiation. Une fois la société radiée, rien ne vous empêche d’exercer à nouveau le même métier sous le régime de l’auto-entrepreneur. Aucun délai d’attente ne s’applique depuis 2019.

Le sort du nom mérite un point d’attention. Tant que la SASU existe, sa dénomination sociale lui appartient. Avec la radiation, cette dénomination disparaît en même temps que la personnalité morale et redevient en principe disponible. Vous pouvez alors la reprendre comme nom commercial de votre micro-entreprise, en le renseignant lors de votre déclaration au guichet unique de l’INPI.

Si le nom de votre SASU a été déposé comme marque à l’INPI, vérifiez que ces droits vous appartiennent à titre personnel et non à la société. Sans transfert de la marque à votre nom avant la radiation, vous risquez de perdre le droit d’utiliser ce nom pour votre auto-entreprise.

Passer de SAS au statut d’auto-entrepreneur revient à fermer une société pour exercer ensuite en nom propre, sous un régime plus simple et moins coûteux quand l’activité a ralenti. L’opération suppose une dissolution-liquidation complète de la SAS, des formalités sur le guichet unique de l’INPI, puis une création de micro-entreprise gratuite et rapide. Avant de vous décider, vérifiez que votre chiffre d’affaires tient durablement sous les plafonds 2026 et mesurez la baisse de protection sociale comme la perte de déduction des charges.

FAQ

Peut-on transformer directement une SAS en auto-entrepreneur ?

Non. La SAS est une société et l'auto-entreprise une activité en nom propre. Aucune transformation directe n'existe. Vous devez fermer la SAS, puis créer une micro-entreprise.

Comment fermer une SAS pour passer en auto-entrepreneur ?

Vous votez la dissolution de la SAS en assemblée générale extraordinaire, désignez un liquidateur, publiez les annonces légales et déposez les formalités de dissolution puis de radiation sur le guichet unique de l'INPI. La liquidation solde au passage les dettes et les actifs.

Combien de temps faut-il pour passer de SAS à auto-entrepreneur ?

Comptez en moyenne 4 à 6 mois pour fermer la SAS, la liquidation durant souvent de un à trois mois. La micro-entreprise, elle, se crée en quelques jours et peut démarrer sans attendre la radiation.

Combien coûte le passage de SAS à auto-entrepreneur ?

Entre 250 et 600 € environ en gérant les démarches vous-même, l'essentiel correspondant aux annonces légales de dissolution et de clôture, ainsi qu'aux droits de greffe. La création de la micro-entreprise est gratuite.

Peut-on cumuler une SAS et le statut d'auto-entrepreneur ?

Oui. Le président de SAS peut créer une micro-entreprise pour une activité distincte, à condition qu'elle soit réelle, technique et tournée vers d'autres clients que sa propre société, afin d'éviter toute requalification.

Faut-il attendre un délai avant de créer sa micro-entreprise ?

Non. Le délai de carence a été supprimé en 2019. Vous pouvez créer votre auto-entreprise dès la dissolution de la SAS engagée, sans attendre la fin de la liquidation.

Peut-on fermer une SASU et reprendre la même activité en micro-entreprise en gardant le même nom commercial ?

Oui. Une fois la SASU dissoute, liquidée puis radiée, vous pouvez créer une micro-entreprise et y exercer la même activité, sans délai d'attente depuis 2019. La dénomination sociale de la SASU disparaît avec sa radiation et redevient en principe disponible. Vous pouvez alors la reprendre comme nom commercial de votre auto-entreprise, en le déclarant lors de votre immatriculation. Vérifiez toutefois qu'il n'a pas été déposé comme marque à l'INPI par un tiers, sous peine de devoir y renoncer.
Créer ma micro-entreprise en 3mn

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 29/06/2026

Sources de l'article

28 Commentaires
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Bonjour,
Je souhaite passer du régime de SASU à la micro-entreprise, en conservant (au moins à titre “commercial – image”) le nom de la SASU. Est-ce possible, ou la liquidation de la SASU ne rend pas pour autant ce nom disponible ? Merci !

Bonjour, Il est en principe possible de conserver le nom de votre ancienne SASU pour votre micro-entreprise, mais cela nécessite quelques précautions. Lors de la liquidation de la SASU, la dénomination sociale disparaît avec la personnalité morale de la société, rendant le nom théoriquement disponible. Pour l’utiliser en micro-entreprise, vous devez déclarer ce nom en tant que nom commercial lors de votre immatriculation ou via une modification au Guichet unique. Toutefois, si le nom a été déposé en tant que marque à l’INPI, il convient de vérifier que les droits de propriété industrielle vous sont personnellement transférés lors de la… Lire la suite »

Bonjour,
je vais fermer ma Sasu activité commerciale et passer en micro. Qu’en est-il du stock ? Dois-je le racheter ? Merci

Bonjour, Dans le cadre de la fermeture d’une SASU exerçant une activité commerciale, le stock restant appartient à la société, qui constitue une personne morale distincte. Si vous souhaitez réutiliser ce stock dans le cadre de votre nouvelle activité en micro-entreprise, il doit en principe faire l’objet d’un rachat à la SASU, à sa juste valeur. Cette opération devra être comptabilisée, notamment dans le cadre de la liquidation de la société, et peut avoir des conséquences fiscales, notamment en matière de TVA ou de plus-values éventuelles. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.… Lire la suite »

Bonjour
je souhaite changer de statut actuellement en sasu je souhaite passer en micro entreprise.
jai par contre un le prêt par l état encore en cours de remboursement pour ma sasu que dois je effectuer comme démarches svp merci et est ce possible ?

Bonjour, Il est possible de passer de la SASU à la micro-entreprise, mais cette démarche implique une modification du régime fiscal et juridique de votre activité. Vous devrez procéder à la dissolution de votre SASU, ce qui nécessite de réaliser une assemblée générale et de respecter les formalités de liquidation. Concernant le prêt de l’État en cours, il est important de vérifier les conditions de remboursement spécifiées dans votre contrat de prêt, car certaines aides peuvent inclure des clauses liées à la continuité de votre statut juridique. Vous devrez informer l’organisme prêteur de votre changement de statut et voir si… Lire la suite »

Bonjour, Merci pour cet article qui répond déjà à de nombreuses questions que je me posais. J’en ai une autre cependant : Je suis en SASU et je souhaite rebasculer mon activité sur une micro-entreprise (la mienne avait été radiée il y a plus de 2 ans car dépassement du plafond de CA). Je voudrais garder la SASU ouverte (en stoppant toute activité et facturation) car des placements de trésorerie sont en cours pour plusieurs années. Est-ce possible ? Si je dépasse le plafond de CA de la micro, je souhaiterais passer l’excédent en portage salarial. Est-ce possible de cumuler… Lire la suite »

Bonjour, Il est tout à fait possible de cumuler les statuts de président de SASU sans activité, micro-entrepreneur et salarié porté, sous certaines conditions : – Dans le cadre d’une SASU sans activité et micro-entreprise : En tant que président de SASU, il est possible de créer une micro-entreprise pour exercer une activité distincte de celle de votre société. Il est essentiel que les deux activités soient indépendantes l’une de l’autre ; – Dans le cadre d’une Micro-entreprise et portage salarial : Le cumul du statut de micro-entrepreneur et de salarié porté est également possible. Cela permet de bénéficier des… Lire la suite »

Bonjour,
je déterre le sujet mais j’ai une question, je suis co-gérante d’une SAS, la dissolution est prévu pour mi mars. Dois-je attendre la radiation pour créer mon auto-entreprise dans la même activité ou puis-je créer l’auto-entreprise à partir du moment ou la dissolution est prononcé

Bonjour,

Vous n’avez pas besoin d’attendre la radiation pour créer votre auto-entreprise. Dès que la dissolution de la SAS est prononcée, l’activité cesse juridiquement, même si la radiation intervient plus tard. Vous pouvez donc immatriculer votre auto-entreprise dès cette date, sous réserve que la liquidation soit bien engagée.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Cet article ne dit rien de la realité comptable et fiscale. Que devient le solde du compte pro et quelles sont les cotisations sociales à payer et est ce que le solde est imposé à l’IR?

Bonjour,

En micro-entreprise, les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu sont calculés sur le chiffre d’affaires déclaré, pas sur le solde du compte bancaire. Les cotisations varient selon l’activité, et l’impôt est calculé après un abattement forfaitaire (34 %, 50 % ou 71 % selon l’activité). Le solde du compte professionnel, une fois ces prélèvements effectués, est à votre disposition et n’est pas imposé en tant que revenu supplémentaire.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour
Quels sont les délais pour informer son cabinet comptable de la fermeture de la SASU ? Puis-je faire les formalités moi-meme pour ne pas etre facturée avec des honoraires exorbitants ? Proposez-vous ces services ? RDV pour déterminer les besoins ? Merci (SASU créée chez vous)

Bonjour , je souhaite fermer ma SASU pour plus tard reprendre l’activité en tant qu’auto entrepreneur, est ce possible de garder le même nom d’entreprise après liquidation, dissolution et radiation de la SASU ? Merci pour votre retour .

Bonjour,

En règle générale, si la société est dissoute et liquidée, elle perd sa personnalité morale et ainsi son existence juridique.
Par conséquent, le nom devient disponible et peut être utilisé.
Si besoin, n’hésitez pas à contacter un professionnel en la matière qui saura vous conseiller personnellement.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris