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Comme pour divers domaines d’activités, le statut d’auto-entrepreneur s’ouvre aussi à la restauration. Que vous souhaitiez ouvrir un restaurant, ouvrir un fast food, un salon de thé, un coffee-shop, reprendre une pizzeria ou encore devenir un auto-entrepreneur freelance dans divers métiers de la restauration et de l’hôtellerie, le régime de micro-entreprise vous offre de nombreux avantages dont la simplicité du régime fiscal et administratif.

Un auto-entrepreneur peut-il travailler dans la restauration ?

Effectivement, le restaurateur peut choisir le statut d’auto-entrepreneur pour démarrer son activité. Étant sous le régime de micro-entreprise, ce statut s’ouvre à tous les travailleurs voulant être indépendants.

Il est notamment apprécié dans le monde de l’entrepreneuriat pour les nombreux avantages et améliorations apportés au niveau de son régime juridique et de sa fiscalité. Bien que le statut d’auto-entrepreneur ou de micro-entrepreneur ne soit pas le régime idéal pour le restaurateur, cette option se présente ainsi comme une alternative pratique pour démarrer son activité.

Pourquoi devenir micro-entrepreneur dans la restauration ?

Généralement sous le régime de SAS ou de SARL, la restauration peut aussi s’exercer sous le régime d’auto-entrepreneur. Néanmoins, ce statut n’est pas le plus adapté à ce type d’activité sur le long terme, surtout quand il s’agit d’un gros investissement impliquant l’embauche de plusieurs salariés.

En effet, le choix du régime d’auto-entrepreneur implique une limitation du chiffre d’affaires et du nombre d’embauches. Néanmoins, le statut de micro-entreprise confère beaucoup plus d’avantages que les autres régimes juridiques.

En effet, depuis le changement de dénomination du statut d’auto-entrepreneur en micro-entrepreneur, cette option offre des avantages rendant le statut plus intéressant pour le lancement d’une activité. Il est notamment très intéressant au cours des premières années de l’entreprise.

Avantages du statut d’auto-entrepreneur

Premièrement, le statut d’entrepreneur individuel permet à un professionnel de vivre librement sa passion et de choisir les contrats qu’il souhaite prendre ou non. Ainsi, il lui est possible de travailler depuis sa propre cuisine. S’il s’agit d’un prestataire de service, il est libre de choisir ses horaires. Le cuisinier quant à lui peut soigner sa carte afin de proposer des plats raffinés.

N’impliquant pas les mêmes contraintes que la restauration classique, la restauration en auto-entreprise confère plus de liberté en matière de fiscalité et de réglementations sanitaires. Il est alors possible pour l’auto-entrepreneur de prendre ses marques et d’acquérir les bases fondamentales du métier.

Enfin, le statut d’auto-entrepreneur offre une grande facilité de création. Il suffit en effet de trois clics pour créer son entreprise en tant que micro-entrepreneur et d’exercer ses activités en toute légalité.

Les différents métiers de la restauration ouverts au micro-entrepreneuriat

Tous les métiers de la restauration sont ouverts au régime d’auto-entrepreneur. Que ce soit en cuisine, en salle, à la réception ou au bar, il est toujours possible de travailler en tant qu’indépendant.

  • En cuisine :
    • Vous pouvez travailler en tant que chef cuisinier par intérim le temps d’un événement ou encore travailler en extra.
    • Vous pouvez également être second de cuisine pour assister le chef. Vous élargirez ainsi votre champ de compétences grâce à l’expérience que vous aurez acquise avec plusieurs chefs.
    • Si vous possédez une spécialisation culinaire, vous pouvez travailler en tant que chef de parti dans plusieurs restaurants et vous occuper d’un pan de menu complet.
    • Si vous avez moins d’expérience, vous pouvez commencer en tant que commis de cuisine et assister le chef de parti. En tant que travailleur indépendant, vous pourrez choisir les missions que vous accomplirez.
    • Si votre orientation est plutôt tournée vers le nettoyage, vous pouvez choisir d’être plongeur.
    • Il est également possible d’exercer dans d’autres branches de la restauration comme la pâtisserie ou la pizzeria.
  • En salle, il est possible de travailler comme commis de salle, serveur, chef de rang ou maître d’hôtel.
  • Enfin, vous pouvez travailler en tant qu’auto-entrepreneur en devenant hôte d’accueil ou encore barman.

Comment ouvrir un restaurant en tant qu’auto-entrepreneur ?

Travailler dans la restauration en tant qu’auto-entrepreneur est une chose courante.

En revanche, ouvrir un restaurant en tant que tel n’est pas très habituel et peut s’avérer compliqué au vu des plafonds de chiffre d’affaires et du nombre de salariés fixé par le régime juridique de micro-entreprise. Cependant, cette option peut s’avérer intéressante pour débuter dans le secteur et évaluer les chances de réussite de l’activité.

La réglementation

La première condition pour l’ouverture d’un restaurant est la disposition d’un permis d’exploitation pour servir des boissons et de la nourriture à la clientèle. À cet effet, l’auto-entrepreneur doit suivre une formation payante concernant la lutte contre l’alcoolisme, la protection des mineurs et la prévention de l’ivresse publique.

Dans le cadre de cette formation, le professionnel est aussi informé des législations concernant les stupéfiants, les principes contre le bruit et la responsabilité civile et pénale. Le permis d’exploitation obtenu suite à cette formation est valable pendant 10 ans.

Pour démarrer son activité, le restaurateur doit effectuer une déclaration à la mairie pour avoir une licence de débit de boisson. Cela devant être fait 15 jours avant l’ouverture du restaurant. Le récépissé devra ensuite être transmis au greffe du tribunal pour la délivrance d’une License de vente de boissons alcoolisées.

L’auto-entrepreneur ou l’un de ses employés doit aussi avoir suivi une formation sur les règles d’hygiène alimentaire. Il doit notamment respecter les normes de sécurité sur les denrées alimentaires et l’hygiène du personnel.

Le professionnel indépendant doit ensuite déclarer auprès de la Direction départementale pour la protection des populations l’ouverture de son restaurant dans le mois qui suit cette ouverture.

Concernant les horaires d’ouverture, le restaurateur doit se conformer aux règles fixées par l’arrêté préfectoral.

Pour un établissement à terrasse, le propriétaire du restaurant doit demander une autorisation d’exploitation à la mairie. Il en est de même pour la diffusion de musique.

Le restaurateur doit aussi communiquer à sa clientèle via des affiches :

  • Les prix avec le taux de TVA ;
  • L’origine des viandes ;
  • L’interdiction de fumer ;
  • La protection des mineurs et la répression de l’ivresse publique ;
  • La licence.

Quelles compétences pour devenir restaurateur indépendant ?

Pour ouvrir un restaurant, l’auto-entrepreneur doit disposer de quelques compétences :

  1. Obtenir le permis d’exploitation (formation de 20h, valable 10 ans) ;
  2. Faire la formation d’hygiène HACCP ;
  3. faire une déclaration administrative pour obtenir une licence 15 jours avant l’ouverture.

Quelles étapes avant de se lancer ?

Avant de se lancer dans la création d’un restaurant, il est nécessaire de définir le type d’établissement que vous comptez ouvrir et de réaliser une prévision financière budgétaire afin d’évaluer la viabilité du projet. Dans ce contexte, l’élaboration d’un business plan détaillé est indispensable.

Côté logistique, l’auto-entrepreneur doit trouver un local adéquat pour son activité. Dans le cas d’un restaurant, il est important de choisir un endroit disposant d’un passage de commodité aux alentours.

Le coût du local (s’il s’agit d’une location), dont un éventuel pas de porte, est aussi à considérer. S’il s’agit d’un restaurant déjà existant, sachez que vous devrez acheter le fonds de commerce ainsi que le bail commercial de celui-ci. Il faut aussi s’assurer que l’établissement respecte les normes de sécurité concernant les établissements recevant du public.

? Zoom : LegalPlace peut réaliser pour vous toutes les démarches nécessaires pour vous aider à acquérir le statut d’auto-entrepreneur en restauration. Il vous suffit simplement de remplir un formulaire rapide en ligne et de nous communiquer quelques pièces justificatives. Nos formalistes se chargent ensuite de traiter votre dossier afin d’immatriculer votre entreprise dans les plus brefs délais. Nous demeurons également à votre disposition pour toute question concernant vos démarches.

Auto-entrepreneur dans la restauration à domicile

Dans le cadre du régime d’auto-entrepreneur, il est aussi possible de faire de la restauration à domicile. Il faut cependant respecter quelques règles et disposer de quelques compétences relatives à la restauration.

La réglementation

Le métier de cuisinier à domicile ne se résume pas uniquement à préparer des plats faits maison.  Il est aussi nécessaire d’établir un menu, de s’approvisionner chez les fournisseurs et enfin d’assurer le service.

La principale réglementation dans ce métier est le respect des normes sanitaires relatives à la restauration et l’hôtellerie. Cela concerne notamment le matériel, le stockage et la conservation des aliments.

Il est aussi obligatoire d’effectuer une déclaration sanitaire auprès de la direction départementale assignée à la protection des populations. Cela permettra au service d’hygiène et de sécurité de la DDPP d’organiser des visites de contrôle.

Quelles compétences pour devenir restaurateur à domicile indépendant ?

Être cuisinier à domicile nécessite des aptitudes spécifiques, dont la capacité à s’adapter à divers types de clients et d’événements. La capacité de s’adapter à tout environnement et de gérer tout imprévu est aussi essentielle.

Afin de vous faire connaître dans votre domaine d’activité et d’élargir votre clientèle, il est aussi important de vous démarquer des autres. Dans ce contexte, n’hésitez pas à mettre en valeur vos spécialités culinaires lors de vos prestations.

Avoir un diplôme en cuisine n’est pas indispensable, mais constituera un atout majeur pour conquérir une plus large clientèle. En effet, contrairement à la restauration, la cuisine à domicile ne fait pas partie des activités réglementées, mais plutôt des services à la personne.

Ainsi, afin d’offrir une bonne prestation lors de la réalisation de vos contrats, il est conseillé de choisir des formations qui procurent plus de compétences techniques.

Toutefois, dans le cadre de l’application des règles générales de la restauration, il est de rigueur de respecter les normes d’hygiène. De ce fait, il est recommandé de se former dans ce domaine pour maîtriser correctement les règles d’hygiène et être conforme aux normes imposées. Cela vous évitera d’avoir des problèmes en cas de contrôle sanitaire.

De plus, il est important de souligner qu’en tant qu’auto-entrepreneur, le cuisinier à domicile est le seul responsable en cas d’intoxication alimentaire de l’un de ses clients. Il peut cependant souscrire une responsabilité civile professionnelle pour couvrir les dommages en cas de préjudice causé à un tiers dans le cadre de son activité.

Devenir serveur indépendant

Les serveurs sont des ouvriers indispensables dans le monde de la restauration. Ils assurent notamment le bon déroulement du service en salle en s’occupant de :

  • L’accueil et la mise en place : nettoie, dresse les tables, accompagne les clients à leur table et leur présente la carte ou le menu du jour.
  • La prise de commande et le service : explique les plats et oriente le choix des clients. Il s’occupe ensuite du service des plats et débarrasse les tables. Il se charge quelques fois de l’édition de l’addition et de l’encaissement.
  • Des relations avec la clientèle : étant en constante relation avec les clients, il doit veiller à répondre aux attentes de ces derniers afin qu’ils ne manquent de rien jusqu’à leur départ.

Il est cependant important de souligner qu’on ne s’improvise pas serveur ou barman sans se conformer à certaines règles et sans disposer des compétences nécessaires pour l’exercice de ce métier.

La réglementation

La principale réglementation pour pratiquer le métier de serveur en auto-entrepreneuriat est de ne pas confondre le statut d’indépendant et le régime de salariat. En effet, la juridiction responsable du contrôle peut considérer le lien du serveur avec son client comme un lien de subordination.

Ainsi, le juge peut qualifier la relation qu’il y a entre un prestataire et un restaurateur de lien de salariat et non de prestation de service :

  • S’il y a eu une relation salariale antérieure avec le même employeur.
  • Si le serveur doit se conformer à un horaire fixe.
  • Si la facturation se fait au nombre d’heures ou de jours.
  • Si le prestataire est intégré à une équipe de salariés.
  • Si le serveur n’a pas son propre matériel.

Ainsi, pour éviter toute confusion aux yeux de la loi, il est conseillé de travailler pour plusieurs établissements et non pour un seul restaurateur. Il est aussi recommandé de ne pas travailler pour un ancien employeur. Enfin, apportez votre propre matériel.

Quelles compétences pour devenir serveur indépendant ?

Le métier de serveur n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Il nécessite beaucoup d’énergie, de la persévérance, du professionnalisme et un grand sens du service. Vu qu’il côtoie de près la clientèle, le serveur porte l’image de marque du restaurant ou du service traiteur.

Voici une liste d’aptitudes et de qualités qu’il est bon d’avoir pour se lancer dans le métier de serveur en tant qu’entrepreneur individuel :

  • Avoir une aisance relationnelle et une bonne présentation : sourire, courtoisie et service sont les maîtres mots de cette profession. Il faut également être calme en toute circonstance, quel que soit le tempérament du client.
  • Avoir une bonne condition physique : constamment debout et obligé de faire des va-et-vient dans le restaurant, le serveur doit être en bonne santé et avoir l’énergie nécessaire pour assurer des services qui sont généralement longs. Il est aussi de rigueur d’être réactif et dynamique afin de garantir la fluidité du service en toute circonstance.
  • Connaître une langue supplémentaire, notamment l’anglais, est aussi un atout de taille dans la pratique de ce métier. En effet, dans la restauration, le personnel en salle est amené à côtoyer des clients de différentes nationalités, surtout dans les zones touristiques.
  • Enfin, il est indispensable de connaître les consignes d’hygiène et de sécurité.

Pour qui travailler ?

Généralement salarié dans un restaurant, le serveur peut désormais devenir indépendant et travailler à son compte en devenant auto-entrepreneur. Ainsi, il peut proposer des prestations dans diverses branches de l’hôtellerie : café, restaurant, hôtel et service traiteur.

Travailler en tant que serveur indépendant offre plusieurs avantages en matière de liberté et de flexibilité. Il permet d’ailleurs de varier les prestations et de travailler en extra pour arrondir les fins du mois.

Pour les employés, engager des travailleurs indépendants est plus avantageux en matière de fiscalité. En effet, cette solution génère moins de charges salariales et patronales tout en allégeant les tâches administratives.

Les formations

Compte tenu du manque de main-d’œuvre dans le domaine de la restauration, il est possible d’entrer dans le métier sans avoir suivi une formation spécifique. Ainsi, la profession peut s’apprendre simplement en exerçant.

Il existe cependant quelques formations qui permettent d’acquérir plus d’aisance et de compétences dans l’exercice de cette profession. Il s’agit de cursus en lycées professionnels et hôteliers ainsi que des formations spécialisées en école d’hôtellerie comme :

  • Le CAP agent polyvalent de restauration ;
  • Le BEP métier de la restauration et de l’hôtellerie ;
  • Le CAP commercialisation et services en hôtel-café-restaurant ;
  • Le BP art du service et commercialisation en restauration ;
  • Le BP employé de restaurant ;
  • Le Bac Pro en commercialisation et services en restauration ;
  • Le Bac Techno sciences et technologie de l’hôtellerie et de la restauration ;
  • Le BTS Hôtellerie-restauration B en art culinaire et art de la table et du service.

Devenir commis de cuisine indépendant

Le métier de commis de cuisine est un maillon indispensable de la chaîne de restauration. C’est d’ailleurs le poste idéal pour acquérir de l’expérience dans le domaine de la cuisine.

En devenant commis de cuisine indépendant, vous pourrez assister différents chefs avec des spécialités variées et ainsi élargir votre champ de compétences. Toutefois, n’est pas commis de cuisine qui le veut ! Il faut en effet disposer de quelques aptitudes et respecter les réglementations relatives à cette activité.

La réglementation

Comme tout travail en auto-entrepreneur dans la restauration, la principale chose à éviter est le salariat déguisé. Ainsi, pour éviter toute confusion aux yeux de la loi, il est préférable de travailler pour plusieurs restaurateurs, d’utiliser son propre matériel et de ne pas travailler chez un ancien employeur.

En outre, le respect des normes sanitaires est aussi une condition importante pour pouvoir exercer le métier de commis de cuisine.

Quelles compétences pour devenir commis indépendant ?

Pour être un bon commis, il est important d’avoir certaines compétences et qualités :

  • Bonne forme physique ;
  • Forte motivation ;
  • Sens de la discipline ;
  • Capacité à travailler en équipe ;
  • Résistance au stress et à la pression ;
  • Connaissance parfaite de règles d’hygiène et de sécurité ;
  • Bon sens de l’observation.

Pour qui travailler ?

En tant que commis de cuisine indépendant, vous pouvez travailler dans plusieurs branches de la restauration. Vous pouvez notamment choisir de travailler dans un restaurant traditionnel, dans un restaurant gastronomique ou encore dans les restaurants de collectivités. Les possibilités sont infinies et vous êtes libre de choisir les missions qui vous conviennent.

Il est important de préciser que le commis de cuisine peut évoluer et aspirer à des postes supérieurs grâce aux expériences qu’il aurait acquises au fil de son parcours professionnel.

Les formations

Pour devenir commis de cuisine, il est nécessaire de suivre une formation CAP Cuisine afin d’acquérir le savoir-faire et les compétences utiles dans cette profession. En effet, le CAP Cuisine est le diplôme de référence pour pouvoir travailler dans le secteur de la cuisine.

Comment facturer en tant qu’auto-entrepreneur dans la restauration ?

La facturation d’un auto-entrepreneur en restauration est la même que pour tout autre type de micro-entreprise. Dans ce contexte, la facture de l’auto-entrepreneur se rédige après la signature du devis et la réalisation de la prestation.

Dans le cadre de l’application du code de commerce, la facture de l’auto-entrepreneur en restauration doit comporter quelques mentions obligatoires dont :

  • L’identité de l’entrepreneur individuel :
    • Nom et/ou dénomination de l’auto-entreprise ;
    • Adresse du siège social et numéro Siret ;
    • Donnée de contact (adresse mail et numéro de téléphone) ;
  • Ville de la greffe d’enregistrement si l’entreprise est immatriculée au RCS ;
  • Nom et adresse du client.
  • Les détails des prestations :
    • Intitulé et numéro de la facture ;
    • Dénomination de la prestation ;
    • Date d’exécution de la mission ainsi que sa durée.
  • Les honoraires et moyens de payement
    • Montant hors taxe des honoraires ;
    • Date et échéance (généralement 30 jours) ;
    • Coordonnées bancaires ou ordre du chèque ;
    • Si aucune TVA n’est facturée, la facture doit contenir la mention « TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts ».
À noter : Pour tenir la comptabilité d’un restaurant, il est préférable d’opter pour un cabinet comptable afin d’être assister dans les meilleures conditions.

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 09/12/2025

81 Commentaires
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Bonjour,
Je viens de créer une entreprise en tant que traiteur crêpier. J’ai eu mon code Naf 5612Z (service des traiteurs). J’achète les matières premières, et je prépare les galettes et crêpes sur le lieu de réception des clients. Dans quelle catégorie sois je déclarer mon CA pour l’urssaf ?
Je vois parfois que les restaurateurs sont affiliés a la vente de marchandises (13%) et parfois en prestation de services (21%). Quelle est la bonne catégorie ?

Bonjour,
La qualification du chiffre d’affaires dépend de la nature de l’activité exercée. Les activités de vente de denrées à consommer sur place relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux (art. 34 CGI) avec un régime distinct de celui des prestations de services (art. 50-0 CGI). La détermination repose sur l’activité principale réellement exercée (art. R123-220 C. com.).
Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour, je souhaiterais faire de la restauration chez moi en auto entrepreneur ponctuellement : recevoir une dizaine de personnes une à deux fois par mois. Ce serait de la cuisine végétarienne et sans vente d’alcool. Cette activité serait -elle reconnue comme de la restauration ? Les normes d’hygiène sont-elles les mêmes ?
D’avance merci pour votre retour.

Bonjour, L’accueil de clients à domicile contre rémunération dans un cadre régulier constitue en principe une activité de restauration, relevant des articles L.233-1 et suivants du Code rural et de la pêche maritime. Elle impose le respect des règles d’hygiène applicables aux établissements alimentaires, notamment celles du règlement (CE) n°852/2004. Une déclaration préalable auprès de la DDPP est en principe requise, même sans vente d’alcool. Nous vous invitons à prendre contact avec la Direction départementale de la protection des populations afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons… Lire la suite »

Bonjour
J aimerai créer une entreprise de serveurs extras pour l événementiel
Dates ponctuelles mariage baptême…
Sous quel statut? Comment payer les serveurs et les charges?
Merci

Bonjour, Pour créer une entreprise de mise à disposition de serveurs pour des événements ponctuels, plusieurs statuts juridiques sont envisageables selon l’ampleur du projet et le nombre d’intervenants. Si vous travaillez seul, vous pouvez exercer en micro-entreprise, ce qui simplifie les démarches et le paiement des cotisations sociales. En revanche, si vous recrutez d’autres serveurs, il faudra créer une structure employeuse (par exemple une société ou une association) afin de pouvoir établir des contrats de travail et déclarer les charges sociales auprès de l’URSSAF. Les rémunérations versées seront alors soumises aux cotisations patronales et salariales. Nous vous invitons à prendre… Lire la suite »

Bonjour, J’ai un projet d’ouverture d’un petit bar de centre-ville (débit de boissons). Pas de restauration spécifique hormis planches apéritives, saucissons etc… (j’ai déjà mes formations Permis d’exploitation et Hygiène). J’ai également en ma possession une Licence 4 achetée auprès d’un ancien exploitant sur un département limitrophe (accords reçus des Mairies et Préfecture pour le transfert). Question : – 1/ puis-je exercer cette activité sous le statut d’auto-entrepreneur (plus simple dans sa gestion), ou dois-je obligatoirement privilégier un autre statut ? Sachant que je serais seul à exercer, pas de prévision d’embauche (ponctuellement un ou une extra) – 2/ dans… Lire la suite »

Bonjour, L’exploitation d’un bar avec une licence IV relève d’une activité commerciale, ce qui implique une immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Le régime de la micro-entreprise est en principe ouvert à ce type d’activité, mais il comporte des plafonds de chiffre d’affaires et ne permet pas de récupérer la TVA, sauf option pour un régime réel. Pour une activité de débit de boissons, souvent liée à des charges et approvisionnements conséquents, certains exploitants privilégient une structure de type société (EURL, SASU) pour plus de souplesse et une meilleure gestion fiscale. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

Bonjour, j’envisage de créer une guinguette éphémère (du jeudi au samedi pendant 3-4 mois) dans mon village de 1000 habitants.Donc petit projet pour créer du lien entre habitants durant l’été.
nous serions mon conjoint et moi et nous prendrions un(e) serveur(se) en extra .
( j’ai un diplôme de sommelière obtenu 2010 et un CAP serveuse obtenus en 1990 ) mon mari est entrepreneur en service gestion informatique.
quel serait le statut pour adapté à notre projet ?
Merci pour votre aide,
PC

Bonjour,

Pour un projet de guinguette éphémère, plusieurs statuts sont possibles selon les objectifs et l’organisation souhaitée. On peut par exemple fonctionner en micro-entreprise pour un cadre simple et limité dans le temps, créer une association si le projet est surtout tourné vers l’animation locale, ou encore envisager une société (SARL, SAS, etc.) si l’activité doit se développer et employer du personnel. Chaque formule a ses avantages et contraintes en termes de fiscalité, gestion, embauche et responsabilité.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonsoir,
Je souhaiterai ouvrir une pizzeria en tant qu’auto-entrepreneur. Je vois qu’il y a différents régimes fiscaux avec différents plafonds de revenus. Quel serait mon plafond de CA avec une activité de vente de pizza à emporter svp, je suis un peu perdu ?
Merci de votre aide,
Bien à vous,
Prong.

Bonsoir,
En principe, pour une activité de vente de pizzas à emporter exercée en tant qu’auto-entrepreneur, vous relevez du régime des ventes de marchandises, avec un plafond de chiffre d’affaires annuel fixé à 188 700 € en 2025 (article 50-0 du Code général des impôts). Ce seuil conditionne le maintien du régime micro, au-delà duquel vous basculeriez vers un régime réel d’imposition.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

bonjour etes vous sur de cela ? Car de mon cote la CMA m’a dit que les foodtruck c’etait le regime de prestation de service .

Bonjour, Effectivement, les food trucks relèvent bien d’une activité artisanale de prestation de services, car ils préparent et vendent eux-mêmes leurs plats — d’où leur rattachement à la CMA. En revanche, l’exploitation d’un bar avec licence IV correspond à une activité commerciale de vente de boissons, dépendant de la CCI. Ce type d’activité peut relever du régime de la micro-entreprise, mais il reste limité car vous ne pouvez pas déduire vos charges ni récupérer la TVA. Il est recommandé de faire valider le régime auprès d’un professionnel pour éviter toute erreur déclarative. En espérant que ces précisions vous seront utiles,… Lire la suite »

Bonjour, Je suis Barman et je souhaite devenir Barman indépendant. Comment dois-je me déclarer sur le site INPI?
C’est Prestation de service je suppose? Quel précision dois-je apporte?

Bonjour,

En principe, pour exercer en tant que barman indépendant, vous devez déclarer votre activité de prestation de services sur le Guichet unique des formalités des entreprises, en choisissant le statut d’entrepreneur individuel. Cette activité relève du secteur artisanal et nécessite une inscription au Répertoire national des entreprises (RNE). Vous devrez également fournir une attestation de non-condamnation et, le cas échéant, justifier de votre qualification professionnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
J’ai une question également. Je suis en micro entreprise dans la restauration (foodtruck). J’ai participé à un festival avec mon foodtruck mais les ventes ont été perçues en direct par le festival et ils doivent me rendre le CA – une commission. Cependant, ils souhaitent me retirer une TVA à laquelle je ne suis pas soumise grâce à mon statut d’auto entrepreneur. Est-ce normal et légal ? Merci d’avance pour votre retour.

Bonjour,

Non, le festival ne peut pas retirer de TVA sur les ventes si l’on est en franchise en base.

Ils doivent reverser le chiffre d’affaires complet, moins leur commission éventuelle (qui, elle, peut inclure leur propre TVA).

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace

Désolé, mais je rebondis sur votre fil de posts très instructifs ! Pour ce cas précis où M. GAILLARD veut être barman indépendant (je suis dans la même position), a-t’on besoin d’une licence spécifique pour cette activité (assimilée fortement à l’achat et la revente de boissons alcoolisées soummisent à une TVA de 20%, alors que la micro est hors TVA). Cela fait deux questions en une :

  • TVA ?
  • Licence ?

Merci de votre réponse

Bonjour,

En principe, exercer une activité de barman indépendant peut impliquer des obligations spécifiques, notamment en matière de licence pour la vente d’alcool (licence débit de boissons, petite ou grande licence restaurant selon le cas).

Concernant la TVA, une micro-entreprise bénéficie en principe de la franchise en base de TVA, mais cela ne dispense pas des obligations liées à l’activité (notamment si l’achat-revente d’alcool est concernée).

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour.
Petite question..
Dois ton déclarer le CA a l’URSSAF ou peut on déclarer le CA après avoir déduit les achats consommables ?
Merci pour votre réponse

Bonjour,

En principe, en tant qu’auto-entrepreneur, vous devez déclarer à l’Urssaf l’intégralité du chiffre d’affaires que vous avez effectivement encaissé, sans déduire aucune dépense professionnelle, y compris les achats de consommables.

En vous souhaitant une agréable journée.

L’équipe LegalPlace

Merci… vous êtes génial.??

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris