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La fiscalité de la location saisonnière comporte quelques caractéristiques particulières. En effet, la cette dernière étant une forme spécifique de location meublée, les loyers et charges perçus dans le cadre d’une location saisonnière relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

En somme, il existe deux régimes déclaratoires qui diffèrent selon la nature de la location : le régime forfaitaire et le régime réel.

Une réforme du droit des contrats spéciaux (contrat de bail, de vente, de prêt, etc.) est en cours. Le droit en vigueur n’est pas modifié actuellement mais des changements sont à prévoir. Restez connectés !

Quelle réglementation fiscale pour la location saisonnière ?

La location saisonnière : une location meublée spécifique

La location saisonnière est une variante de la location meublée classique.

Pour rappel, la location meublée doit répondre à certains critères définis par la loi pour bénéficier d’une telle qualification. En particulier, le logement doit être doté d’équipements obligatoires permettant d’assurer au loueur une vie décente et suffisante sans que celui-ci n’ait besoin d’acheter du mobilier.

C’est en cela notamment que la location meublée présente de nombreux avantages.

L’article D324-1 du Code du Tourisme définit la location saisonnière (ou meublée touristique/meublés de tourisme) comme « des villas, appartements, ou studios meublés, à l’usage exclusif du locataire, offerts en location à une clientèle de passage qui y effectue un séjour caractérisé par une location à la journée, à la semaine ou au mois, et qui n’y élit pas domicile ».

Ce type de location relève du régime des locations meublées. A travers cette convention, le bailleur met à disposition d’un locataire un logement pour une saison, en général touristique, essentiellement s’il s’agit d’un meublé de tourisme.

? Zoom : Le régime spécifique des locations saisonnières demande une rédaction minutieuse du contrat de location. Il est ainsi vivement conseillé d’utiliser les services d’un professionnel lors de la rédaction. C’est à cette fin, que Legalplace vous propose un modèle de contrat de location saisonnière, conforme à toutes les réglementations en vigueur. Il est par ailleurs facilement personnalisable grâce à un questionnaire à remplir en ligne.

Ainsi, si en tant que propriétaire vous décidez de louer votre logement, il convient de déclarer les revenus perçus.

Tout comme la location meublée classique, la saisonnière relève de l’impôt sur le revenu et plus spécifiquement de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

À noter : le propriétaire se doit de réaliser une facture de location pour chaque client de son logement saisonnier.

La location d’une partie de la résidence principale du bailleur

Selon que le bailleur loue une partie de sa résidence principale ou non, cela fait varier les conditions d’exonération d’impôt de la location saisonnière.

À noter : la loi du 6 Juillet 1989 a défini la résidence principale comme un logement occupé au moins huit mois par an par son locataire ou son propriétaire, sauf exceptions (raisons de santé, cas de force majeure, obligations professionnelles).

Dans le cas des locations saisonnières, il est possible d’être exonéré d’impôt lors de la location d’une partie de la résidence principale du bailleur. Cela s’applique notamment pour les exploitants de chambres d’hôtes qui louent une fraction de leur résidence principale.

Toutefois, il convient de remplir deux conditions cumulatives pour bénéficier de l’exonération d’impôts :

Fiscalité de la location saisonnière : ce qu’il faut savoir
même si vous remplissez les conditions d’exonération d’impôt, vous êtes redevable de la cotisation économique territoriale (CET) en tant qu’exploitant de chambre d’hôtes.

Quels régimes d’imposition pour une location saisonnière ?

Lorsque vous ne répondez pas aux conditions d’exonération d’impôt en ce qui concerne votre location saisonnière, deux régimes d’imposition peuvent vous être appliqués :

  • Le régime forfaitaire ou micro-BIC ;
  • Le régime réel.

Le régime forfaitaire ou micro-BIC

En ce qui concerne le régime forfaitaire, celui-ci consiste en un abattement sur les recettes réalisées, c’est-à-dire sur les loyers et les charges perçus dans le cadre de la location saisonnière.

À noter : si vous dépendez du régime forfaitaire, appelé aussi micro-entreprise, la déclaration des revenus de votre location saisonnière est à effectuer en téléchargeant le formulaire 2042 C PRO (Cerfa n°11222*20). Le montant total de l’impôt que vous aurez à payer dépendra, naturellement, de vos autres sources de revenus.

Cependant, il est important de distinguer les locations saisonnières dites classiques de celles saisonnières classées. Dans ce dernier cas, il peut s’agir notamment des meublés de tourisme ou des chambres d’hôtes.

Régime forfaitaire et location saisonnière classique

Dans le cadre d’une location saisonnière classique, vous relevez du régime micro-BIC uniquement si vos recettes ne dépassent pas un seuil de 70 000 € par an.

Dès lors, sur les recettes réalisées, vous bénéficiez d’un abattement de 50% sur les loyers et charges perçus.

À noter : le régime micro-BIC est très pratique en ce sens qu’il ne nécessite aucune compétence particulière en comptabilité. Il s’agit d’un régime très avantageux et facile à mettre en œuvre.

Régime forfaitaire et location saisonnière classée

Les locations saisonnières classées correspondent principalement aux gîtes ruraux, aux meublés de tourisme ainsi qu’aux chambres d’hôtes.

Dans ce cas de figure, vous relevez automatiquement du régime forfaitaire si les recettes réalisées ne dépassent pas 170 000 € par an.

De plus, vous bénéficiez d’un abattement de 71% sur ces recettes, ce qui constitue un avantage fiscal considérable.

Le régime réel

Le second régime d’imposition des locations saisonnières est le régime réel. Le bailleur peut tout à fait opter pour ce régime.

Le régime réel consiste à déduire des recettes annuelles perçues par la location saisonnière, tous les frais et toutes les charges engagés (grosses réparations, chauffage et électricité etc…).

Néanmoins, là encore, il convient de distinguer les locations saisonnières dites classiques de celles saisonnières classées pour l’application du régime réel.

Régime réel et location saisonnière classique

Vous pouvez bénéficier automatiquement du régime réel uniquement dans le cas où vos recettes annuelles dépassent 70 000 €.

Si tel n’est pas le cas, vous avez quand même la possibilité de décider d’opter pour ce régime réel.

le régime réel n’est intéressant que si les frais et les charges déductibles correspondent à plus de 50% des recettes réalisées sur la location saisonnière.

Régime réel et location saisonnière classée

S’agissant des locations saisonnières classées de type meublés de tourisme ou chambres d’hôtes, vous relevez automatiquement du régime réel si vos recettes annuelles dépassent le seuil de 170 000 €.

Le cas échéant, vous pouvez également décider d’opter de vous-même pour ce régime d’imposition.

le régime réel n’est intéressant que si les frais et les charges déductibles correspondent à plus de 71% des recettes réalisées sur la location saisonnière.

En revanche, le régime réel nécessite d’effectuer des calculs préalables. Il s’agit donc d’un régime fiscal plus complexe que le régime forfaitaire évoqué un peu plus tôt.

À noter : en raison de cette complexité particulière, avant d’opter pour le régime réel, nous vous invitions à vous rapprocher d’un avocat fiscaliste.

Loueur en meublé non professionnel (LMNP) ou loueur en meublé professionnel : quelle incidence sur les déficits ?

La fiscalité de la location saisonnière pose également la problématique des déficits éventuels engendrés.

Dans cette optique, il est nécessaire d’opérer une distinction entre le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) et celui du loueur en meublé professionnel (LMP).

Voici les caractéristiques liées à ces deux statuts :

Loueur en meublé professionnel (LMP) Loueur en meublé non professionnel (LMNP)
–       Recettes locatives annuelles supérieures à 23 000 € TTC ;

–       Ces recettes dépassent les autres revenus constituant le foyer fiscal ;

–       Ses déficits peuvent être imputés sur la totalité du revenu global.

–       Les déficits de la location saisonnière ne peuvent être déduit que des autres locations meublées non professionnelles au cours des 10 dernières années d’imposition.
À noter : en matière de location saisonnière, peu de bailleurs ont le statut de loueurs en meublé professionnels. Ces derniers peuvent faire appel à un comptable LMNP afin de se décharger d’obligations courantes.

Quelles autres taxes interviennent dans la fiscalité de la location saisonnière ?

Hormis les revenus générés par la location saisonnière, le bailleur doit également s’acquitter d’autres taxes et charges :

Autres taxes sur la location saisonnière
 
À noter : la location saisonnière relevant du régime de la location meublée, elle n’est pas soumise à la TVA.

La location saisonnière peut être soumise à la taxe de séjour. Cette taxe correspond à une taxe que les communes peuvent demander aux vacanciers séjournant sur leur territoire.

Par ailleurs, dans certains cas, c’est le bailleur doit s’acquitter du paiement de la taxe d’habitation.

Enfin, s’il est propriétaire du logement, il devra également s’acquitter de la taxe foncière.

À noter : les époux ne sont pas tenus solidairement au paiement de la taxe foncière contrairement à la taxe d’habitation.

Quels sont les risques à ne pas déclarer les locations saisonnières de type Airbnb ?

Les locations saisonnières et les services proposés sur des plateformes en ligne sont de plus en plus encadrés par la loi.

En particulier, depuis le 1er Décembre 2017, tout loueur de meublé touristique en location saisonnière doit être enregistré :

  • S’il s’agit d’un loueur en meublé professionnel, il devra s’enregistrer auprès de la chambre du commerce et de l’industrie ;
  • S’il s’agit d’un loueur en meublé non professionnel, celui-ci dépendra du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) rattaché au greffe du Tribunal de Commerce compétent.

Il est également prévu qu’une déclaration à l’administration fiscale devienne automatique.

Cette obligation d’enregistrement s’applique aux villes de plus de 200 000 habitants, et notamment à Paris, Bordeaux, Nice, Lyon et Toulouse.

Le bailleur en situation d’illégalité s’expose à une amende.

À noter : LegalPlace vous invite à connaître vos obligations légales en rapport avec vos locations saisonnières.

FAQ

Comment déclarer un meublé de tourisme ?

Le loueur peut effectuer une déclaration simple à la mairie de la commune dans laquelle est situé le meublé, au moyen du formulaire Cerfa n°14004*04. Dans certaines villes, il s’agit d’une déclaration avec numéro d’enregistrement. Ce numéro d’enregistrement doit alors être publié dans chacune des annonces de location.

Comment louer meublé non professionnel ?

L’activité de location meublée non professionnelle nécessite une inscription auprès d’un centre de formalités des entreprises. En l’occurrence, il s’agit du greffe du Tribunal de commerce dont dépend le bien mis en location. L’inscription doit intervenir dans les 15 jours du début de la location de votre bien au moyen du formulaire P0i disponible sur le site de la Direction générale des entreprises. Cette démarche permet : - D’obtenir un numéro SIRET ; - De faire connaître l’existence de cette activité ; - D’indiquer le régime d’imposition que vous avez choisi.

Quel régime fiscal pour LMNP ?

Le loueur en meublé non professionnel imposé dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) dispose de deux options : soit opter pour le régime forfaitaire, soit choisir le régime réel. Dans le premier, la moitié des loyers perçus seront imposé, tandis que dans le second les charges et amortissements des recettes seront déduit.

Qui peut faire du LMNP ?

Le statut de loueur en meublé non professionnel concerne uniquement les propriétaires de locations meublées. La grande majorité de ces bailleurs bénéficie de ce statut. Afin d’en bénéficier, le bailleur ne doit pas exercer cette activité à titre professionnel et ses recettes locatives ne doivent pas dépasser 23 000 par an ou 50% de ses revenus globaux.

Pourquoi classer son meuble de tourisme ?

Le classement permet de certifier la qualité d’un meublé de tourisme proposé en location saisonnière. Le bailleur peut le demander aux organismes certifiés en suivant la procédure adéquate. Un bon classement permet également de fidéliser les locataires et de bénéficier d’un abattement forfaitaire fiscal de 71%.
Modèle de contrat de location

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 16/01/2026

48 Commentaires
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bonjour, depuis l exercice 2024 j ai dépassé le seuil de 23000 Euros pour de la location meublée .Je suis au régime LMNP. Ce montant reste inférieur à mon salaire, or l ‘urssaf me demande de payer une cotisation de 20% sur tous mes revenus (bruts) tirés de la location. Soit disant à cause de la nouvelle loi sur l ‘économie collaborative. Quand est il réellement? j ai l impression qu ils font comme si je passait en LMP, ce qui n est pas le cas.

Bonjour,
Les revenus de location meublée relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux (art. 35 CGI). L’affiliation au régime social dépend notamment du niveau de recettes et des conditions prévues par l’article L611-1 du Code de la sécurité sociale. La qualification de loueur en meublé professionnel est définie par l’article 155, IV du CGI.
Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour, Je suis propriétaire d’une petite maison que je loue en airbnb, avec un revenu annuel brut oscillant entre 6000 et 9000€. Je dispose d’un numéro siret depuis le départ de la mise en location touristique. Il me semble qu’il y a une accumulation d’impôts sur ce logement et les revenus : – impôts sur les revenus – taxe d’habitation – taxe foncière – contribution foncière des entreprises (taxée au départ au maximum et demande de plafonnement à faire ensuite pour “ajuster” le montant réellement dû) – taxe de séjour (certes encaissé par airbnb auprès du vacancier et reversé par… Lire la suite »

Bonjour,

Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.

En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, si je loue un souplex en dessous de ma résidence principale en AIRBNB, dois je déclarer les recettes en revenus fonciers en BIC ou faire un bilan LMNP ou une SASU ?

Bonjour,

Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.

En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

doit on declare les jours d utilisation du bien pour sois meme ou uniquement les recettes des locations au reel

Bonjour, En fiscalité de la location meublée, seule la déclaration des recettes réellement perçues est exigée. Les jours pendant lesquels vous utilisez le logement pour vous-même ne constituent pas un revenu imposable et n’ont donc pas à être déclarés. Seuls les loyers et éventuelles charges encaissés dans le cadre de la location doivent être reportés dans votre déclaration (formulaire 2042-C-PRO pour les activités en BIC, que vous soyez au micro-BIC ou au régime réel). Cette règle découle du principe selon lequel l’administration fiscale ne taxe que les revenus effectivement encaissés par le contribuable. Nous vous invitons à prendre contact avec… Lire la suite »

Bonjour, comment estimer l’impact de mon impôt sur le revenu dans le cas d’une location saisonnière dont les revenus sont déclarés au forfait ?

Bonjour,

En principe, les revenus d’une location saisonnière meublée déclarés au régime forfaitaire (micro-BIC) bénéficient d’un abattement de 50 % (ou 71 % si classée en meublé de tourisme, article 50-0 du CGI), avant imposition.

L’impact sur votre impôt dépend donc du montant net imposable après abattement, qui s’ajoute à vos autres revenus dans le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Il faut également tenir compte des prélèvements sociaux (17,2 %).

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,

je souhaiterais louer ma résidence principale en location courte durée moins de 120 jours; Comment dois je déclarer les revenus qui seront inférieurs aux 50% de mes revenus.

Bonjour,
Vous devez déclarer les loyers perçus en micro-BIC, même si le revenu est inférieur à 50 % de vos ressources. Pour une location meublée de votre résidence principale < 120 jours/an, l’administration applique un abattement de 50 %, et vous déclarez le montant brut en 2042-C PRO. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L'équipe LegalPlace.

Bonjour, si on a pas déclaré la location airbnb à la chambre du commerce mais qu’on l’a quand même fait aux impôts, a-t-on quand même une amende ?

Bonjour,

En effet, si vous faites de la location via Airbnd, conformément à la réglementation européenne en matière de protection des consommateurs(trices), le loueur doit se déclarer via la plateforme en temps que particulier ou profesonnel.
En effet, si vous êtes un loueur professionnel c’est-à-dire que cette activité de location est votre activité principale, certaines informations supplémentaires seront demandées telle que la chambre de commerce compétente le cas échéant.
En cas de doute n’hésitez pas à contacter un professionnel en matière qui saura vous conseiller personnellement.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour, J’ai déjà une activité LMNP pour des logements que je loue à l’année (donc pas une activité saisonnière) et dont le chiffre d’affaire frôle les 23000 €. Nous venons d’acquérir une maison dont j’envisage de louer une partie en location saisonnière. En terme de fiscalité, le chiffre d’affaire de cette nouvelle activité se superpose-t-elle à mon activité initiale en LMNP ou est-ce une autre activité indépendante ? En d’autres termes, est-ce que je mets en péril mon statut de LMNP en dépassant les 23 000 € avec les deux activités cumulées où bien ces deux activités ne se cumulent… Lire la suite »

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris