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  • La SCI permet de gérer un patrimoine immobilier à plusieurs tout en conservant une gouvernance claire.
  • Le choix entre le régime de l’impôt sur le revenu et le régime de l’impôt sur les sociétés en SCI offre une flexibilité fiscale, contrairement à d’autres structures juridiques.
  • La transmission de parts sociales en SCI est plus simple et moins coûteuse qu’une vente immobilière classique.
  • La SCI améliore la capacité d’emprunt bancaire et protège le patrimoine des associés contre leurs créanciers personnels.

Créer une société civile immobilière, c’est choisir une structure patrimoniale puissante pour gérer, transmettre et optimiser un ou plusieurs biens immobiliers à plusieurs associés. Voici pourquoi la création d’une société civile immobilière s’impose comme la solution de référence pour les investisseurs immobiliers en 2026.

Qu’est-ce qu’une SCI et pourquoi la créer ?

La société civile immobilière (SCI) est une société civile dont l’objet exclusif est la gestion d’un ou plusieurs biens immobiliers.

Pour créer une SCI, il faut au minimum deux associés, un gérant désigné, et des statuts de SCI rédigés puis immatriculés au registre du commerce et des sociétés. En contrepartie de ses apports, chaque associé reçoit des parts sociales proportionnelles à sa mise de départ.

La SCI ne peut pas exercer d’activité commerciale. Une SCI pure gère de l’immobilier uniquement. Par exemple, en principe, en SCI, il n’est pas possible de faire de la location meublée, car il s’agit d’une activité commerciale. Toutefois, il existe certaines exceptions. De ce fait, si vous souhaitez exercer une activité professionnelle à travers votre patrimoine immobilier, une autre forme de société sera nécessaire.

En revanche, la société civile immobilière est parfaitement adaptée à l’investissement locatif, à la gestion d’un patrimoine familial, et à la structuration d’un portefeuille immobilier sur le long terme.

La SCI n’impose pas de capital minimum légal. En pratique, les établissements bancaires attendent un capital cohérent avec la valeur du projet immobilier financé, notamment pour justifier les apports initiaux des associés.

Quels sont les avantages de la SCI pour gérer un patrimoine immobilier ?

Il existe quatre avantages de la SCI pour gérer un patrimoine immobilier, qui sont :

  • La simplification de la gestion collective ;
  • La gestion unifiée ;
  • La prise de décision ;
  • La responsabilité du gérant et l’assurance en responsabilité civile.

Simplification de la gestion collective

Gérer un bien immobilier à plusieurs en indivision est souvent source de blocages durables. En effet, en indivision, chaque décision importante requiert l’unanimité des indivisaires, ce qui peut paralyser la gestion dès qu’un désaccord survient.

La société civile immobilière contourne alors ce problème en instaurant une gouvernance structurée, avec des règles de vote claires définies dès la rédaction des statuts.

Gestion unifiée : un gérant unique vs copropriété en indivision

La SCI désigne un gérant de SCI unique, qui dispose des pouvoirs nécessaires pour administrer les biens au quotidien sans solliciter l’accord de chaque associé. En pratique, le gérant peut renouveler un bail, engager des réparations courantes, ou signer un contrat de gestion locative de façon autonome.

Tandis qu’en indivision, ces mêmes actes exigent l’accord de tous les indivisaires, ce qui alourdit considérablement la gestion et peut décourager les investissements d’entretien.

Dans une SCI familiale réunissant trois frères et sœurs, le gérant désigné peut signer un nouveau contrat de location sans réunir l’ensemble des associés. En indivision, la même opération nécessiterait l’accord des trois indivisaires, y compris en cas d’urgence.

La prise de décisions

Les décisions importantes de la SCI, comme la vente d’un bien ou la modification des statuts, sont soumises à l’assemblée générale des associés.

Les statuts de la société civile immobilière fixent librement les règles de quorum (nombre minimum d’associés présents ou représentés) et de majorité requise pour chaque type de décision. Cette souplesse statutaire est un avantage considérable puisqu’il est possible d’adapter les règles de vote au profil des associés et à la nature des investissements.

Concrètement, les statuts peuvent prévoir qu’une décision ordinaire est adoptée à la majorité simple des parts, tandis qu’une décision extraordinaire (cession de l’immeuble principal) requiert une majorité qualifiée des deux tiers. Ainsi, la SCI offre une gouvernance sur mesure, bien plus adaptée à la gestion collective qu’un régime d’indivision.

Responsabilité du gérant et assurance en responsabilité civile

Le gérant d’une SCI engage sa responsabilité civile pour les fautes commises dans l’exercice de ses fonctions.

En d’autres termes, en cas de mauvaise gestion avérée (loyers non encaissés, travaux non réalisés, non-convocation des assemblées), les associés peuvent engager une action en responsabilité contre le gérant et obtenir réparation du préjudice subi.

De plus, le gérant peut également être tenu responsable envers les tiers, notamment les locataires ou les prestataires.

Pour se protéger, le gérant souscrit généralement une assurance en responsabilité civile. Cette assurance couvre les conséquences financières des fautes de gestion involontaires, dans la limite des garanties prévues au contrat.

En pratique, souscrire à une assurance est d’autant plus important lorsque le gérant est un associé minoritaire ou un tiers désigné par les statuts.

Quels sont les avantages fiscaux de créer une SCI ?

Il existe trois avantages fiscaux à créer une SCI, qui sont :

  • La transmission et la cession facilitées ;
  • La flexibilité du régime fiscal ;
  • La fiscalité avancée avec la Holding SCI.

La transmission et la cession facilitées

Transmettre un bien immobilier en direct implique un acte notarié, des droits de mutation élevés (entre 5,80 % et 6 % pour les biens anciens en 2026), et une procédure qui dure plusieurs mois.

Avec une SCI, c’est plus simple. Le bien appartient à la société et ce sont donc les parts sociales qui sont transmises ou vendues, et non le bien lui-même.

La cession de parts est généralement plus rapide et moins coûteuse. Elle se fait par acte sous seing privé (ou notarié selon les statuts) avec des droits d’enregistrement de 5 % de la valeur des parts cédées.

En cas de revente, la fiscalité dépend du régime choisi. À l’IR, la plus-value bénéficie d’une exonération totale après 22 ans (30 ans pour les prélèvements sociaux). Tandis qu’une SCI à l’IS , la revente est souvent plus taxée en raison de la réintégration des amortissements.

La SCI facilite aussi les donations familiales. Chaque parent peut transmettre jusqu’à 100 000 € par enfant tous les 15 ans, ce qui permet d’anticiper la transmission dans un cadre fiscal avantageux.

Flexibilité du régime fiscal : IR ou IS ?

Par défaut, une SCI est soumise à l’impôt sur le revenu (IR). Dans ce cas, la société ne paie pas d’impôt directement et les bénéfices sont imposés entre les mains des associés, selon leur part dans le capital.

Si un associé détient 40 % d’une SCI qui réalise 20 000 € de bénéfices, il devra déclarer 8 000 € de revenus fonciers dans sa déclaration personnelle.

Ce régime est souvent plus adapté aux investisseurs faiblement imposés ou à ceux qui prévoient de revendre le bien à long terme, car il permet de bénéficier d’une exonération progressive sur la plus-value.

La SCI peut aussi opter pour l’impôt sur les sociétés (IS). Dans ce cas, c’est la SCI qui paie l’impôt sur ses bénéfices à hauteur de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices (pour les PME éligibles), puis 25 % au-delà.

Les associés sont ensuite imposés uniquement s’ils se versent des dividendes, généralement via la flat tax de 31,4 %. Ils peuvent opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, si cela est plus avantageux pour eux en fonction de leur situation personnelle.

L’un des principaux avantages de l’IS est la possibilité d’amortir le bien immobilier, ce qui réduit le bénéfice imposable chaque année. En revanche, lors de la revente, ces amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value, ce qui peut alourdir la fiscalité.

Ce régime est souvent plus intéressant pour les investisseurs fortement imposés qui souhaitent conserver et réinvestir leurs revenus locatifs.

Une SCI génère 30 000 € de loyers par an avec 10 000 € de charges, soit 20 000 € de bénéfices nets. Avec une SCI à l’IR, ces 20 000 € sont imposés directement chez les associés. Pour un associé imposé à 41 %, cela représente environ 11 640 € d’impôts et prélèvements sociaux. Avec une SCI à l’IS, la société paie environ 3 000 € d’impôt. Si l’associé se verse ensuite les bénéfices en dividendes, il paiera environ 5 100 € de flat tax, soit un total d’environ 8 100 €.

SCI et fiscalité avancée

Pour les investisseurs qui possèdent plusieurs biens immobiliers, il est possible d’aller plus loin avec une holding SCI. Dans une holding SCI , une SCI mère détient les parts de plusieurs SCI filiales.

Les revenus remontent alors des filiales vers la holding sous forme de dividendes. De ce fait, sous certaines conditions, la holding peut bénéficier du régime mère-fille, qui permet d’exonérer environ 95 % des dividendes reçus.

L’objectif est de centraliser la gestion du patrimoine, réduire les coûts administratifs et optimiser la fiscalité à l’échelle du groupe.

De plus, il y a un autre mécanisme intéressant fiscalement qui est le SCI animatrice.

Contrairement à une SCI classique, elle ne se contente pas de détenir des biens ou des parts. La SCI animatrice joue un rôle actif dans la gestion de ses filiales : direction, services administratifs ou pilotage stratégique.

Cette qualification de SCI animatrice peut permettre de bénéficier du Pacte Dutreil, qui réduit de 75 % les droits de donation ou de succession lors de la transmission de la SCI . Pour en profiter, les associés doivent respecter des engagements de conservation : au moins 2 ans avant la transmission, puis 4 ans après.

Une SCI purement patrimoniale qui gère uniquement ses propres biens ne peut pas bénéficier de cet avantage.

Enfin, les statuts d’une SCI peuvent aussi prévoir une clause d’inaliénabilité.

Cette clause interdit temporairement aux associés de céder leurs parts, ce qui peut être utile dans une SCI familiale pour éviter l’entrée d’un tiers non souhaité. Elle reste toutefois encadrée car elle doit être limitée dans le temps, justifiée par un intérêt légitime et ne peut pas être permanente. En pratique, une durée de 10 ans maximum, renouvelable, est généralement admise.

Quels sont les avantages financiers de créer une SCI ?

Il existe aussi 5 avantages financiers à créer une SCI qui sont :

  • L’augmentation de la capacité d’emprunt ;
  • La solidarité des associés ;
  • Les apports initiaux requis ;
  • La protection du patrimoine et la séparation des biens.

Augmentation de la capacité d’emprunt

Créer une SCI pour financer un bien immobilier à plusieurs permet de cumuler les revenus et les patrimoines des associés. La banque analyse la situation financière de l’ensemble des associés, et non d’une seule personne.

Concrètement, si deux associés présentent chacun 3 000 euros de revenus mensuels nets, la SCI bénéficie d’une capacité d’emprunt nettement supérieure à celle d’un emprunteur individuel disposant du même revenu.

Deux associés souhaitent acquérir un immeuble de rapport à 600 000 euros. Séparément, ni l’un ni l’autre ne peut emprunter cette somme. En SCI, leurs revenus cumulés leur permettent d’obtenir le financement nécessaire, avec un taux d’endettement resté dans les limites acceptées par les banques.

Solidarité des associés vs responsabilité limitée : impact sur les garanties bancaires

Les associés d’une SCI sont indéfiniment responsables des dettes sociales, à proportion de leurs parts. Autrement dit, si la SCI ne peut pas rembourser ses dettes, les créanciers peuvent se retourner contre le patrimoine personnel de chaque associé.

Cette responsabilité illimitée des associés rassure les établissements bancaires, qui disposent ainsi d’une garantie solide au-delà des seuls actifs de la SCI.

En revanche, contrairement à une SARL ou une SAS, les associés de la SCI ne bénéficient pas d’une responsabilité limitée à leurs apports. Cette différence est essentielle à intégrer dans la décision de créer une SCI.

Apports initiaux requis : capital social minimum et justification bancaire

La SCI ne dispose d’aucun capital minimum légal. Cependant, les banques exigent un apport initial cohérent avec la valeur du projet immobilier.

Les apports en capital peuvent prendre plusieurs formes :

  • Apports en numéraire (sommes d’argent) ;
  • Apports en nature (biens immobiliers existants) ;
  • Apports en industrie (savoir-faire, dans les limites prévues par les statuts).

Un capital social bien dimensionné renforce la crédibilité de la SCI auprès des établissements bancaires et facilite l’obtention d’un financement à des conditions avantageuses. De plus, les apports en capital réduisent le montant emprunté et donc le coût total du financement.

Protection du patrimoine et séparation des biens

La société civile immobilière protège les associés contre les créanciers personnels de leurs co-associés.

En d’autres termes, si un associé fait l’objet de poursuites pour des dettes personnelles, ses créanciers ne peuvent pas saisir directement les biens immobiliers détenus par la SCI.

SCI vs indivision : comparaison sur les critères clés

En indivision, les droits de chaque indivisaire sur le bien commun sont directement saisissables par ses créanciers personnels. En effet, un créancier peut forcer le partage du bien indivis pour récupérer sa créance, même contre la volonté des autres indivisaires. C’est l’un des risques les plus sous-estimés de l’indivision puisqu’une décision prise par un tiers peut remettre en cause un projet immobilier construit à plusieurs.

Cependant, la SCI élimine ce risque car les créanciers personnels d’un associé ne peuvent saisir que ses parts sociales, et non les immeubles détenus par la société.

De ce fait, le patrimoine immobilier reste donc à l’abri des aléas financiers individuels de chaque associé. En revanche, la SCI n’est pas sans contrepartie car les associés restent indéfiniment responsables des dettes sociales, ce qui la distingue d’une SARL ou d’une SAS.

Voici un tableau comparatif pour comprendre les différentes caractéristiques de la SCI vs l’indivision.

Critère SCI Indivision
Gouvernance Gérant unique, règles fixées par les statuts Unanimité requise pour les actes importants
Capacité d’emprunt Revenus de tous les associés cumulés, montant empruntable plus élevé Limitée aux revenus d’un seul emprunteur
Garanties bancaires La responsabilité illimitée des associés rassure les banques et facilite l’accès au crédit Garanties limitées au patrimoine personnel de l’emprunteur
Protection contre les créanciers personnels Les créanciers personnels d’un associé ne peuvent saisir que ses parts sociales et l’immeuble est protégé Les droits indivis sont directement saisissables par les créanciers personnels
Risque patrimonial Les associés sont indéfiniment responsables des dettes de la SCI En nom propre, le patrimoine personnel est également exposé
Sortie d’un associé Cession de parts sociales (avec agrément possible) Droit de demander le partage à tout moment
Transmission aux héritiers Donation de parts, démembrement de propriété possible Partage judiciaire ou amiable
Fiscalité des revenus locatifs IR ou IS au choix IR uniquement
Souplesse statutaire Forte Nulle
Capital social Pas de minimum légal et apports en numéraire, en nature ou en industrie Sans objet
Coût de sortie Droits de cession de parts (5 %) Droit de partage (2,5 % de l’actif net)
Coût de création Frais de statuts + immatriculation Nul

Démembrement de propriété en SCI : avantage ou inconvénient ?

Le démembrement consiste à séparer la pleine propriété en deux droits : l’usufruit, qui permet d’utiliser le bien et de percevoir les loyers, et la nue-propriété, qui permet de récupérer la pleine propriété plus tard.

Dans une SCI, le démembrement de propriété porte généralement sur les parts sociales, et non directement sur les biens immobiliers. Cela rend les donations et la transmission plus simples. Concrètement, les parents peuvent transmettre progressivement leur patrimoine à leurs enfants tout en conservant les revenus locatifs pendant toute la durée de l’usufruit.

L’usufruitier continue donc à percevoir les loyers et à utiliser les biens. Il prend en charge les dépenses courantes, tandis que les grosses réparations reviennent en principe au nu-propriétaire, sauf accord contraire.

Fiscalement, les revenus locatifs sont imposés entre les mains de l’usufruitier puisqu’il en bénéficie. Le nu-propriétaire, lui, ne perçoit aucun revenu pendant cette période. En revanche, il récupère automatiquement la pleine propriété à la fin de l’usufruit, sans payer de droits supplémentaires.

Au décès du parent, l’enfant récupère la pleine propriété sans frais supplémentaires.

En pratique, le démembrement de propriété en SCI est surtout utilisé pour transmettre progressivement un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs.

Pourquoi créer une SCI pour pallier au régime de l’indivision ?

L’indivision est rarement un choix volontaire. Elle résulte le plus souvent d’un héritage ou d’un achat immobilier réalisé à plusieurs sans avoir créé de structure juridique en amont.

Son principal inconvénient est son manque de souplesse. Les décisions importantes concernant le bien nécessitent généralement l’accord de tous les indivisaires.

L’indivision présente aussi un risque important car chaque indivisaire peut demander le partage du bien à tout moment. Ce partage du bien peut conduire à une vente forcée, même si les autres souhaitent conserver le bien.

La SCI permet de mieux encadrer cette situation. Le bien immobilier appartient à la société, tandis que les propriétaires détiennent des parts sociales.

Les associés peuvent alors nommer un gérant pour administrer le bien et prévoir dans les statuts des règles de vote plus adaptées à leur situation.

Ils peuvent également intégrer une clause d’agrément afin de contrôler l’entrée ou la sortie d’un associé. Grâce à cette organisation, aucun associé ne peut imposer seul la vente du bien.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Tableau récapitulatif des avantages de la SCI

Avantages Ce que la SCI permet concrètement
Gestion collective simplifiée Un gérant unique administre le bien au quotidien sans avoir à consulter chaque associé pour les décisions courantes
Gouvernance sur mesure Les statuts fixent librement les règles de vote selon le profil des associés et la nature des décisions
Capacité d’emprunt augmentée Les revenus de tous les associés sont cumulés, ce qui permet d’obtenir un financement bien supérieur à celui d’un emprunteur seul
Garanties bancaires renforcées La responsabilité illimitée des associés rassure les banques et facilite l’accès au crédit
Protection contre les créanciers Les créanciers d’un associé ne peuvent saisir que ses parts sociales et les immeubles restent hors d’atteinte
Flexibilité fiscale Choix libre entre IR et IS selon la situation des associés et la stratégie patrimoniale
Transmission simplifiée La donation ou la cession de parts est plus rapide et moins coûteuse qu’une vente immobilière classique
Abattements sur les donations Jusqu’à 100 000 € transmis par parent et par enfant tous les 15 ans, sans droits de donation
Démembrement de propriété Les parents conservent les loyers via l’usufruit tout en transmettant progressivement la nue-propriété
Protection contre la vente forcée Aucun associé ne peut imposer seul la vente du bien, contrairement à l’indivision
Clause d’agrément Les associés gardent le contrôle sur l’entrée de tout nouveau membre dans la société
Optimisation via holding Une SCI mère détient plusieurs filiales avec une gestion centralisée et dividendes exonérés
Pacte Dutreil Réduction de 75 % des droits de transmission pour les SCI animatrices, sous conditions de conservation

Cas d’usage concrets : quand créer une SCI ?

SCI familiale : investir à plusieurs en famille

La SCI familiale réunit des membres d’une même famille (conjoints, enfants, parents) pour acquérir et gérer un bien immobilier commun. La SCI familiale est la forme la plus répandue, car elle combine une gouvernance simple avec des outils de transmission efficaces. Les parents peuvent céder progressivement leurs parts à leurs enfants en profitant des abattements fiscaux disponibles tous les 15 ans.

Deux parents et deux enfants créent une SCI pour acheter un appartement. Les parents détiennent initialement 80 % des parts. Tous les 15 ans, ils donnent 10 % des parts à chaque enfant dans la limite des abattements. Au décès des parents, les enfants détiennent la majorité des parts sans avoir supporté de droits de succession importants.

Créer une SCI pour optimiser la transmission d’un héritage

La SCI est un outil particulièrement efficace pour anticiper la transmission d’un héritage immobilier. En intégrant les biens immobiliers dans une société civile immobilière avant le décès, il est possible d’organiser la répartition du patrimoine entre héritiers de façon précise, en évitant les situations d’indivision héritée qui sont souvent sources de conflits.

En pratique, les donations de parts peuvent être réalisées du vivant des parents, avec l’application des abattements fiscaux, ce qui réduit considérablement les droits de succession au moment du décès. La SCI permet également de prévoir des clauses statutaires spécifiques (agrément, préemption) pour éviter qu’un héritier ne cède ses parts à un tiers non souhaité.

SCI d’investissement locatif

La SCI peut aussi être utilisée pour un investissement locatif. Elle permet de choisir le régime fiscal le plus adapté à la situation des associés.

Un investisseur fortement imposé peut privilégier l’IS pour réduire l’imposition des revenus locatifs et bénéficier de l’amortissement.

À l’inverse, un investisseur faiblement imposé préférera souvent l’IR, plus simple et plus avantageux en cas de revente grâce à l’exonération progressive des plus-values.

La SCI facilite également la diversification, puisqu’il est possible de créer plusieurs SCI pour différents projets immobiliers.

SCI résidence principale : avantages et inconvénients

Il est possible de loger sa résidence principale dans une SCI, mais l’intérêt fiscal est limité.

En régime IR, les associés occupant le bien à titre de résidence principale ne peuvent pas déduire les charges liées à l’habitation.

En régime IS, la SCI peut déduire les charges, mais les associés sont redevables d’un avantage en nature taxable s’ils occupent le bien sans verser de loyer.

En revanche, la SCI résidence principale présente un avantage patrimonial sur le long terme puisque les parts sociales se transmettent plus facilement qu’un immeuble en pleine propriété.

SCI holding et portefeuille immobilier

Pour les investisseurs qui possèdent plusieurs biens, la SCI holding permet de structurer un patrimoine plus important.

La holding détient des parts dans plusieurs SCI filiales, chacune propriétaire d’un ou plusieurs biens immobiliers. Cette organisation permet de centraliser la gestion, de céder une filiale sans toucher aux autres et d’optimiser la fiscalité du groupe grâce au régime mère-fille.

La société civile immobilière reste la structure patrimoniale de référence pour tout investisseur immobilier souhaitant gérer, transmettre ou optimiser un patrimoine à plusieurs. La SCI combine une gouvernance claire, une fiscalité flexible et des outils de transmission que l’indivision ne peut pas offrir. De ce fait, si vous envisagez de créer une SCI, l’essentiel est de bien définir votre projet en amont.

FAQ

Quels sont les inconvénients d'une SCI ?

La SCI engage la responsabilité personnelle des associés pour les dettes de la société, à proportion de leurs parts. La société civile immobilière impose également une gestion administrative régulière (comptabilité, assemblées générales, dépôt des comptes) et ne peut pas exercer d'activité commerciale.

Quel est le coût annuel d'une SCI ?

Le fonctionnement d'une SCI coûte entre 500 et 1 500 euros par an (comptabilité, honoraires de gérance, assemblées générales). La création représente entre 1 000 et 2 500 euros, en incluant la rédaction des statuts, l'immatriculation et la publication au journal d'annonces légales.

Pourquoi acheter en SCI plutôt qu'en nom propre ?

La société civile immobilière permet d'investir à plusieurs, d'augmenter la capacité d'emprunt et de faciliter la transmission via la cession de parts. En nom propre, transmettre un bien implique une succession ou une vente classique, bien plus coûteuse et plus longue.

La SCI est-elle la meilleure structure pour une résidence principale ?

Pas nécessairement. En nom propre, la résidence principale bénéficie d'une exonération totale de plus-value, avantage qui disparaît en SCI à l'IS. La société civile immobilière n'est pertinente pour une résidence principale que dans une logique de transmission patrimoniale sur le long terme.

Puis-je transformer une indivision en SCI ?

La transformation est possible en apportant les droits indivis à la nouvelle société civile immobilière. L'opération peut nécessiter un commissaire aux apports et entraîner des droits d'enregistrement. L'accord de tous les indivisaires est indispensable.

La SCI est-elle imposée sur la vente d'un bien immobilier ?

En régime IR, la plus-value suit le barème des particuliers avec une exonération totale après 22 ans. En régime IS, les amortissements déduits sont réintégrés dans la base imposable à la revente, ce qui alourdit significativement la taxation.

Quelles clauses statutaires sont indispensables dans une SCI ?

Les statuts doivent prévoir a minima une clause d'agrément (accord des associés pour toute cession de parts) et une clause de préemption (priorité aux associés existants). Pour une SCI familiale, une clause d'inaliénabilité temporaire est fortement conseillée.

Un indépendant peut-il utiliser une SCI pour son local professionnel ?

Un indépendant peut détenir son local via une société civile immobilière et le louer à sa société d'exploitation. Ce montage protège le patrimoine immobilier du risque lié à l'activité, à condition que le loyer soit fixé à la valeur de marché pour éviter toute requalification fiscale.
Créer ma SCI en 5mn

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 29/04/2026

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Bonjour,
Je souhaite acheter un bien avec ma fille, pour devenir la locataire de l’appartement et ainsi commencer à financer l’appartement ai-je le droit de créer une SCI.
Merci à vous.

Bonjour,

En principe, il est possible de créer une SCI familiale pour acquérir un bien immobilier avec un descendant, les parts sociales étant réparties entre les associés. La SCI peut ensuite louer le bien à l’un des associés, sous réserve que le bail soit formalisé et conforme au droit locatif, mais la mise en location à un ascendant ou descendant peut être examinée pour s’assurer que les conditions sont bien respectées et que la rémunération du loyer est fixée à valeur de marché.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Si j’ouvre une sci avec mon conjoint pour acheter un bien immobilier, mon conjoint a-t-il le droit d’en faire le siège social de sa société déjà existante? Et moi ai-je le droit d’y ouvrir une société?
Cordialement.

Bonjour, Oui, votre conjoint peut domicilier le siège social de sa société dans un bien détenu par la SCI, sous réserve que les statuts de la SCI le permettent et qu’un bail ou une convention d’occupation soit établi pour éviter toute remise en cause fiscale. De même, vous pouvez y ouvrir votre propre société sous les mêmes conditions. Toutefois, si la SCI est à l’IR, elle ne doit pas exercer d’activité commerciale sous peine de requalification fiscale. Il est conseillé de formaliser ces occupations par écrit pour éviter tout risque juridique ou fiscal. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

Bjr!
Je voulais savoir d’une société SARL et SCI la quelle est avantageuse ?

Bonjour,

Les 2 formes juridiques ont des avantages et des inconvénients qu’il faut apprécier au regard de votre projet et de vos besoins.
Notez que l’objet d’une SCI ne peut pas être commercial mais seulement civil.
Si besoin, n’hésitez pas à consulter nos articles sur le sujet : https://www.legalplace.fr/guides/sarl-de-famille-ou-sci/ ou à vous faire accompagner personnellement par un profesonnel en la matière.
En espérant avoir su répondre à vos interrogations.
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
deux question concernant la CSI,
concernant le financement auprès des banques, quelle démarche, et si ont veut prendre un crédit avec quelle condition ?
je suis en instance de divorce,et pour garder ma maison qui est encore sous crédit avec la banque ,est ce que c’est possible de la transformer en CSI? Pour facilité le financement du crédit ?
merci pour vos réponses

Bonjour, Les conditions d’obtention de crédits sont propres à chaque établissement bancaire. Nous vous invitons à les contacter directement afin d’obtenir plus d’information. Concernant votre seconde question, nous vous invitons à prendre contact avec l’un de nos comptables partenaires, par le biais de notre page contact : https://www.legalplace.fr/contact/ Pour cela, sélectionnez « Question sur nos services » dans la section « Objet de votre demande », choisissez le produit concerné (en l’occurrence “comptabilité et domiciliation”) puis expliquez en détail votre situation dans la partie « Votre message ». N’oubliez pas de préciser votre numéro de téléphone dans le corps du… Lire la suite »

Bonjour,

Je suis seul propriétaire d’un bien immobilier que je fais loué en location courte durée.
Est-ce intéressant de le faire via une SCI ou de simplement le faire en tant que propriétaire du bien?

Dans l’attente de vous lire,

Cordialement,

thomas V.

Bonjour,
La SCI présente certains avantages tels que : l’investissement dans l’immobilier à plusieurs, la protection du patrimoine des associés, une facilitation de de gestion et transmission et enfin une fiscalité flexible.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

Bonjour,

La sci que nous allons creer va entreprendre des travaux de renovation pour le bien acquis, la TVA pour les artisans qui interviennent est-elle déductible sous forme d’auto liquidation ?
La SCI peut-elle prétendre à une exoneration de la TVA pour d’autres frais ? et sous quelle forme ?
merci
cordialement

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec l’un de nos avocats partenaires, par le biais de notre page contact : https://www.legalplace.fr/contact/ 
Pour cela, sélectionnez « Parler à un avocat » dans la section « Objet de votre demande », choisissez le produit concerné puis expliquez en détail votre situation dans la partie « Votre message ».
N’oubliez pas de préciser votre numéro de téléphone dans le corps du texte, afin d’être contacté plus rapidement.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
La TVA est déductible uniquement lorsque la SCI est assujettie à la TVA.
Nous espérons avoir su répondre à vos interrogations et vous souhaitons bon courage dans vos démarches.
L’équipe LegalPlace

Bonjour
comment changer l’adresse d’une SCI
cordialement

Bonjour, Afin de modifier l’adresse du siège social d’une SCI, il convient de suivre la procédure de transfert du siège social de la société. A ce titre, il est nécessaire de : Voter la décision en assemblée générale, sauf lorsque cette décision incombe uniquement au gérant de la SCI en application des statuts Rédiger un PV de décision de transfert de siège social Rectifier la clause des statuts relative au siège social Publier un avis de modification dans un journal d’annonces légales édité dans le département d’immatriculation de la société Constituer un dossier de demande d’inscription modificative à l’attention du… Lire la suite »

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Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.