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    • La RC pro est l’assurance de référence pour les auto-entrepreneurs libéraux. Elle est obligatoire pour certaines professions réglementées et constitue une protection essentielle pour toutes les autres.
    • La garantie décennale est obligatoire pour les auto-entrepreneurs exerçant dans le bâtiment, y compris sous le statut libéral.
    • Le prix d’une assurance professionnelle varie entre 100 € et 1 500 € par an selon le niveau de risque de l’activité et le chiffre d’affaires.
    • Certaines professions libérales réglementées (santé, droit, finance) ont des obligations d’assurance spécifiques imposées par leur ordre professionnel.

Exercer en profession libérale sous le statut d’auto-entrepreneur implique de bien identifier les assurances obligatoires et celles qui, sans l’être, s’avèrent indispensables pour protéger son activité. Entre la RC pro, la garantie décennale pour certains métiers et les couvertures personnelles liées au statut TNS (Travailleurs non salariés), les assurances pour un auto-entrepreneur en libéral varient considérablement selon l’activité exercée.

Qu’est-ce qu’une assurance pour auto-entrepreneur en profession libérale ?

Une assurance pour auto-entrepreneur en profession libérale est un contrat de couverture destiné aux travailleurs indépendants exerçant une activité intellectuelle, technique ou de soins (conseil, informatique, santé, droit, finance…). Elle permet de se prémunir contre les risques liés à l’exercice de l’activité professionnelle, mais aussi contre certains aléas du quotidien selon le type de contrat souscrit. Elle constitue également un argument de confiance vis-à-vis des clients, en attestant du sérieux et du professionnalisme de l’auto-entrepreneur.

Comparer les assurances professionnelles est souvent complexe (franchises, plafonds, exclusions…). LegalPlace simplifie cette démarche et vous oriente vers les meilleures options en fonction de votre activité et de votre statut juridique.

Quelles assurances sont obligatoires pour un auto-entrepreneur libéral ?

Un auto-entrepreneur libéral a obligatoirement besoin d’une RC pro s’il exerce dans un secteur réglementé, et d’une garantie décennale s’il intervient dans le bâtiment. Pour les autres professions libérales non réglementées, aucune assurance n’est légalement imposée, mais plusieurs sont quasiment indispensables en pratique pour exercer sereinement et rassurer ses clients.

La responsabilité civile professionnelle (RC pro)

La RC pro (responsabilité civile professionnelle) est l’assurance de référence pour les auto-entrepreneurs libéraux. Elle couvre l’ensemble des dommages (corporels, matériels ou immatériels) que l’auto-entrepreneur pourrait causer à un tiers dans le cadre de son activité professionnelle (client, fournisseur, partenaire, etc.).

La RC pro est obligatoire pour les micro-entrepreneurs exerçant des professions réglementées relevant notamment des secteurs de la santé, du droit, du sport, de l’automobile, du conseil, de la culture et du transport. Pour les professions libérales non réglementées, elle n’est pas légalement obligatoire mais reste fortement recommandée, voire exigée contractuellement par certains clients.

La RC pro est parfois incluse dans un contrat multirisque professionnelle ou dans une garantie automobile. Il convient pour l’auto-entrepreneur de vérifier les garanties qu’il a déjà souscrites avant d’en souscrire une nouvelle.

La garantie décennale

La garantie décennale est obligatoire depuis 2014 pour tous les auto-entrepreneurs exerçant une activité dans le bâtiment, y compris sous le statut libéral, comme les architectes, ingénieurs-conseils ou maîtres d’œuvre. Elle couvre pendant 10 ans les dommages affectant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Elle doit être souscrite avant le début de chaque chantier.

Les auto-entrepreneurs intervenant uniquement en sous-traitance ne sont pas légalement tenus de souscrire une garantie décennale. Toutefois, la plupart des donneurs d’ordre l’exigent contractuellement.

La garantie décennale ne concerne pas uniquement les artisans du BTP. Plusieurs professions libérales y sont également soumises dès lors qu’elles interviennent sur la conception ou la réalisation d’ouvrages, telles que les architectes et architectes d’intérieur, les ingénieurs-conseils en structure ou en thermique, les maîtres d’œuvre, les bureaux d’études techniques, les géomètres-experts intervenant sur des constructions et les économistes de la construction. Si votre activité libérale vous amène à concevoir, superviser ou valider des travaux de construction ou de rénovation, il est conseillé de vérifier auprès de votre assureur si la garantie décennale vous est applicable.

L’assurance des véhicules professionnels

Tous les véhicules à moteur utilisés dans le cadre de l’activité professionnelle de l’auto-entrepreneur doivent être assurés (voiture, deux-roues, camion, engin de chantier, remorque). Pour les auto-entrepreneurs du secteur du transport effectuant des livraisons, une assurance marchandises transportées est également obligatoire, voire une garantie marchandises sous température régulée selon la nature des produits livrés.

À partir de quatre véhicules, il est possible de regrouper l’ensemble de la flotte dans un contrat unique d’assurance flotte automobile.

Quelles assurances sont recommandées pour un auto-entrepreneur libéral ?

Au-delà des obligations légales, un auto-entrepreneur libéral a tout intérêt à souscrire une prévoyance personnelle, une mutuelle santé, une assurance chômage et une assurance retraite complémentaire. Ces quatre couvertures compensent les principales lacunes du statut TNS, que sont l’absence d’indemnités journalières suffisantes en cas d’arrêt maladie, le reste à charge élevé sur les frais de santé, l’absence totale de protection chômage en cas de cessation d’activité et une retraite de base souvent insuffisante pour maintenir son niveau de vie.

La prévoyance personnelle

L’auto-entrepreneur libéral ne bénéficie pas de congés maladie rémunérés ni d’indemnités journalières suffisantes en cas d’arrêt prolongé. Souscrire une prévoyance personnelle permet de couvrir les arrêts maladie, l’invalidité et le décès. Des risques qui, sans couverture adaptée, peuvent mettre en péril la survie de l’activité.

Julie est consultante en ressources humaines en micro-entreprise. Suite à une opération, elle est en arrêt maladie pendant 3 mois. Sans prévoyance, elle ne perçoit aucun revenu pendant cette période. Grâce à son contrat de prévoyance, elle reçoit une indemnité journalière de 80 € qui lui permet de couvrir ses charges fixes le temps de sa convalescence.

La mutuelle santé

L’assurance maladie obligatoire ne couvre qu’une partie des frais de santé de l’auto-entrepreneur libéral. Le reste à charge peut être significatif, notamment en cas d’hospitalisation. Une mutuelle santé adaptée au statut TNS permet de compléter cette couverture de base.

Marc est diététicien en micro-entreprise. Hospitalisé en urgence, sa facture hospitalière s’élève à 2 800 €. L’assurance maladie obligatoire rembourse 1 400 €. Sa mutuelle TNS prend en charge 1 200 € supplémentaires. Il ne reste à sa charge que 200 €.

L’assurance chômage

L’auto-entrepreneur libéral ne cotise pas à l’assurance chômage et ne peut donc pas percevoir d’allocations en cas de cessation d’activité. Souscrire une assurance perte d’emploi ou d’activité permet de se constituer un filet de sécurité en cas d’arrêt involontaire.

Sophie est coach professionnelle en micro-entreprise. Son principal client, qui représentait 70 % de son chiffre d’affaires, met fin à leur collaboration du jour au lendemain. Grâce à son assurance perte d’activité, elle perçoit une indemnité mensuelle pendant 6 mois, le temps de reconstituer son portefeuille clients.

L’assurance retraite complémentaire

La retraite versée par la Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou la CIPAV selon l’activité est souvent insuffisante pour maintenir le niveau de vie à la retraite. Souscrire une assurance retraite complémentaire, ou un plan d’épargne retraite (PER) , permet de cotiser tout au long de l’activité pour bénéficier d’un complément de revenus à la retraite.

Thomas est ingénieur-conseil en micro-entreprise depuis 15 ans. À 62 ans, il réalise que sa retraite CIPAV ne couvrira que 40 % de ses revenus actuels. Grâce au PER qu’il a souscrit dès ses premières années d’activité, il dispose d’un capital constitué qui lui permettra de compléter ses revenus de retraite de façon significative.

L’assurance multirisque professionnelle

Plutôt que de multiplier les contrats, l’auto-entrepreneur libéral peut opter pour une assurance multirisque professionnelle qui regroupe dans un même contrat plusieurs garanties (RC pro, perte d’exploitation, dégâts des eaux, incendie, vol, vandalisme, etc.). Les garanties sont généralement modulables selon les besoins de l’activité.

Claire est graphiste en micro-entreprise et travaille depuis un bureau loué. Un dégât des eaux détruit son ordinateur et une partie de ses équipements. Grâce à son assurance multirisque professionnelle, le matériel est remboursé et la perte d’exploitation liée à l’interruption de son activité est également prise en charge.

Quelles sont les garanties essentielles selon l’activité libérale ?

Les besoins en assurance d’un auto-entrepreneur libéral ne sont pas les mêmes selon qu’il est consultant, architecte ou professionnel de santé. Un consultant en informatique aura surtout besoin d’une RC pro et d’une prévoyance santé, tandis qu’un architecte devra obligatoirement souscrire une garantie décennale en plus de sa RC pro. Voici les garanties les plus pertinentes selon votre profil :

Secteur d’activité Assurances obligatoires Assurances recommandées
Santé (diététicien, ostéopathe…) RC pro Prévoyance, mutuelle, multirisque
Bâtiment (architecte, maître d’œuvre…) RC pro, garantie décennale Multirisque, prévoyance
Conseil, informatique, formation RC pro (selon activité) Multirisque, prévoyance, mutuelle
Transport, livraison RC pro, assurance marchandises Assurance flotte, prévoyance
Sport, loisirs RC pro Prévoyance, mutuelle

Quel est le prix d’une assurance pour auto-entrepreneur libéral ?

Le tarif d’une assurance pour auto-entrepreneur libéral varie entre 100 € et 1 500 € par an pour une RC pro selon le niveau de risque de l’activité, et peut atteindre 2 500 € par an pour une garantie décennale en gros œuvre. Pour les couvertures personnelles, comptez entre 50 € et 250 € par mois pour une prévoyance ou une mutuelle santé adaptée au statut TNS. Voici le détail par type d’assurance :

Type d’assurance Fourchette de prix indicative
RC pro, activité peu risquée (consultant, formateur, rédacteur) 100 € à 300 € par an
RC pro, activité à risque élevé (architecte, professionnel de santé) 300 € à 1 500 € par an
Garantie décennale (second œuvre) 600 € à 1 500 € par an
Garantie décennale (gros œuvre) 1 700 € à 2 500 € par an
Prévoyance personnelle 50 € à 200 € par mois
Mutuelle santé TNS 80 € à 250 € par mois
Assurance multirisque professionnelle 300 € à 1 000 € par an
Il est indispensable de demander plusieurs devis auprès d’assureurs différents avant de souscrire, afin de comparer les garanties et les tarifs à couverture équivalente. Le prix le plus bas ne signifie pas toujours la meilleure couverture.
    Les obligations d’assurance d’un auto-entrepreneur libéral dépendent de la nature de son activité. La RC pro est l’assurance de référence. Elle est obligatoire pour les professions réglementées, fortement recommandée pour toutes les autres. La garantie décennale s’impose aux professions libérales intervenant dans le bâtiment. Au-delà des obligations légales, prévoyance, mutuelle santé et assurance retraite complémentaire sont indispensables pour compenser les lacunes de protection liées au statut TNS. Comparer plusieurs devis reste la meilleure façon d’optimiser le coût de sa couverture.

FAQ

La RC pro est-elle obligatoire pour un auto-entrepreneur libéral ?

La RC pro est obligatoire pour les auto-entrepreneurs libéraux exerçant dans des secteurs réglementés (santé, droit, sport, automobile, transport, conseil et culture notamment). Pour les professions libérales non réglementées, elle n'est pas légalement obligatoire mais reste fortement recommandée. Elle couvre les dommages causés à des tiers dans le cadre de l'activité professionnelle.

Un auto-entrepreneur libéral a-t-il besoin d'une mutuelle santé ?

Oui, une mutuelle santé est fortement recommandée pour un auto-entrepreneur libéral. L'assurance maladie obligatoire ne couvre qu'une partie des frais de santé et le reste à charge peut être important, notamment en cas d'hospitalisation. Une mutuelle santé adaptée au statut TNS permet de compléter cette couverture de base.

Un auto-entrepreneur libéral peut-il percevoir des allocations chômage ?

Non, un auto-entrepreneur libéral ne cotise pas à l'assurance chômage et ne peut donc pas percevoir d'allocations chômage en cas de cessation d'activité. Il est fortement conseillé de souscrire une assurance perte d'emploi ou d'activité pour se constituer un filet de sécurité en cas d'arrêt involontaire.

Qu'est-ce qu'une assurance multirisque professionnelle pour un auto-entrepreneur libéral ?

Une assurance multirisque professionnelle regroupe dans un même contrat plusieurs garanties utiles à l'auto-entrepreneur libéral (RC pro, perte d'exploitation, dégâts des eaux, incendie, vol, vandalisme, etc.). Les garanties sont généralement modulables selon les besoins de l'activité. Cette formule est souvent plus économique que de souscrire plusieurs contrats distincts.

La garantie décennale est-elle obligatoire pour un architecte en micro-entreprise ?

Oui, la garantie décennale est obligatoire pour un architecte exerçant en micro-entreprise, comme pour tout professionnel libéral intervenant dans le bâtiment. Elle doit être souscrite avant le début de chaque chantier et couvre pendant 10 ans les dommages affectant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

Quelle assurance retraite pour un auto-entrepreneur libéral ?

Un auto-entrepreneur libéral est affilié à la SSI ou à la CIPAV selon la nature de son activité pour sa retraite de base. Ces régimes offrent souvent une couverture insuffisante pour maintenir le niveau de vie à la retraite. Il est conseillé de souscrire une assurance retraite complémentaire ou un plan d'épargne retraite (PER) pour compléter les revenus futurs.
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 11/05/2026

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris