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  • Le salaire minimum applicable dans une association loi 1901 est le SMIC, soit 1 867,02€ brut par mois au 1er juin 2026 pour 35 heures hebdomadaires.
  • La convention collective du secteur fixe des minima de salaire par poste, qui restent toujours au moins égaux au SMIC.
  • Un dirigeant peut être rémunéré dans la limite des trois quarts du SMIC mensuel brut sans condition, au-delà, il ne peut l’être que si les ressources propres moyennes de l’association (hors financements publics) des trois derniers exercices clos dépassent certains seuils.

La grille de salaire d’une association loi 1901 dépend souvent de sa convention collective. La rémunération des dirigeants de l’association est déterminée selon des règles spécifiques. Pour les salariés d’une association loi 1901, les salaires s’appliquent selon les conditions prévues par le Code du travail, le Code de la sécurité sociale et une convention collective. Quelles sont les caractéristiques de la rémunération des salariés d’une association ? Quels sont les droits et devoirs de chaque partie ?

Grille de salaire d’une association loi 1901

Une association loi 1901 peut embaucher du personnel salarié sans pour autant perdre son caractère non lucratif. La rémunération des membres salariés doit respecter les dispositions légales prévues par le Code du travail. Celle des dirigeants, des membres du bureau de l’association ou du conseil d’administration de l’association, doit suivre des règles spécifiques.

La rémunération des membres salariés d’une association

Les salariés d’une association ont les mêmes taxes sur les salaires et bénéficient des mêmes conditions de rémunération que les salariés du secteur privé. Les salaires dans une association loi 1901 doivent respecter les dispositions du Code du travail concernant le SMIC brut et net. Ils peuvent être fixés selon la grille de salaire minimum de sa convention collective.

Le montant du SMIC brut applicable dans une association

En tant qu’employeur, l’association est tenue de respecter le SMIC pour la rémunération de ses salariés. Le montant du SMIC mensuel brut est fixé à 1 867,02€ au 1er juin 2026, sur la base de la durée légale de 35 heures par semaine, soit un taux horaire brut de 12,31 €.

Le SMIC net minimum dans une association

Le SMIC net dépend des cotisations applicables. Le salaire net minimum au sein d’une association loi 1901 s’élève à environ 1 477,93 € par mois pour 35 heures hebdomadaires (montant indicatif au 1er juin 2026, variable selon les cotisations).

Les conventions collectives applicables à une association

La convention collective d’une association comprend les règles applicables à un secteur comme prévu dans le Code du travail. De manière générale, elle prévoit les dispositions relatives au contrat de travail, aux congés, à la classification, aux salaires et au licenciement. La convention collective est conclue entre les organisations des employeurs et des organisations syndicales qui représentent les salariés. En principe, l’employeur est tenu de l’appliquer sauf dans certains cas.

Dans le secteur associatif, l’application d’une convention collective n’est obligatoire que pour certaines associations, selon leurs activités. Autrement dit, une association n’est soumise à une convention collective que si elle œuvre dans un secteur particulier. Il existe des conventions collectives pour les différentes activités, par exemple :

  • La convention collective des acteurs du lien social et familial pour les centres sociaux et socioculturels, les associations d’accueil de jeunes enfants, les associations de développement social local ;
  • La convention collective nationale de l’animation ;
  • La convention collective des établissements médico-sociaux de l’union intersyndicale des secteurs sanitaires et sociaux.

Grille de salaires minimum selon la convention collective nationale

Au sein d’une association, les salaires peuvent être déterminés sur la base de sa convention collective. Ils sont fixés en fonction de la catégorie et du statut du membre salarié de la structure associative. Il est important de préciser que la convention collective d’une association culturelle n’est pas la même que celle d’une association de gestion agréée.

Le tableau ci-dessous présente, à titre purement indicatif, des salaires minimums bruts annuels tirés de la convention collective nationale des cabinets et associations de gestion et de comptabilité tels qu’ils étaient fixés au 1er janvier 2019. Ces minima sont revalorisés régulièrement, vérifiez toujours les montants en vigueur dans le texte à jour de votre convention collective, sachant qu’aucun ne peut être inférieur au SMIC.

Poste dans l’association Salaire minimum pour le débutant Salaire minimum pour le référent
Employé 18 381 € N/A
Secrétaire 18 529 € 19 833€
Assistant filière adhérents-clients 18 529 € 20 441 €
Assistant filière services internes 18 529 € 19 833€
Technicien 18 776€ 24 686€
Technicien gestionnaire 18 776 € 25 792 €
Assistant de direction 18 776 € 26 207 €
Conseiller 1 22 463 € 35 525 €
Chargé de dév. (filière adhérents-clients) 1 24 151 € 35 764 €
Contrôleur interne 1 23 913€ 36 615 €
Chargé de dév. (filière services internes) 1 22 463 € 34 607€
Conseiller 2 22 451 € N/A
Chargé de dév. (filière adhérents-clients) 2 24 223 € 40 342 €
Contrôleur interne 2 23 749 € 40 962 €
Chargé de dév. (filière services internes) 2 22 563 € N/A
Conseil expert 25 751 € N/A
Chargé de mission 23 393 € N/A
Responsable de groupe 26 244 € N/A
Directeur de service 34 541 € 49 469 €

La rémunération des dirigeants d’une association loi 1901

En principe, les dirigeants d’une association y travaillent comme membres. Ils peuvent cependant demander une rémunération en contrepartie de leurs fonctions. La rémunération que l’association peut verser aux dirigeants doit suivre certaines règles.

Comment rémunérer les dirigeants d’une association loi 1901 ?

Pour rémunérer les dirigeants d’une association loi 1901, la structure peut appliquer l’un de ces deux régimes :

  • Rémunérer chaque dirigeant dans la limite des trois quarts du SMIC mensuel brut, ce régime s’applique à toutes les associations et permet de rémunérer un nombre illimité de dirigeants ;
  • Rémunérer un dirigeant au-delà des trois quarts du SMIC, dans la limite de trois fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (4 005 € ), ce régime suppose que les ressources propres moyennes de l’association (hors financements publics) sur les trois derniers exercices clos dépassent certains seuils, et le nombre de dirigeants rémunérables y est limité.

La limite des trois quarts du SMIC pour les dirigeants

Toutes les associations loi 1901 peuvent appliquer ce régime, quel que soit le montant de leurs ressources propres. La rémunération brute mensuelle versée à chaque dirigeant ne doit pas excéder les trois quarts du SMIC mensuel brut. Cette tolérance couvre notamment :

  • La rémunération pendant le mandat social du dirigeant ;
  • La rémunération ponctuelle pour une mission ;
  • Les avantages en nature et les cadeaux ;
  • Le remboursement de frais forfaitaires.

La limite de trois fois le plafond mensuel de la sécurité sociale

Rémunérer un dirigeant au-delà des trois quarts du SMIC, dans la limite de trois fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (4 005 € ), n’est possible que si les ressources propres de l’association, hors financements publics, dépassent certains seuils en moyenne sur les trois derniers exercices clos. Le nombre de dirigeants rémunérables dépend alors de ce montant moyen de ressources annuelles :

  • Jusqu’à 200 000 € : aucun dirigeant ne peut être rémunéré sur ce fondement ;
  • De 200 000 € à 500 000 € : 1 dirigeant ;
  • De 500 000 € à 1 000 000 € : 2 dirigeants ;
  • Au-delà de 1 000 000 € : 3 dirigeants.

Un salarié dans une association peut-il toucher des primes ?

Un salarié dans une association peut toucher des primes. Certaines structures proposent des compléments de rémunération, un treizième mois ou une prime d’intéressement. Ces primes et gratifications sont fixées par la convention collective applicable, un accord d’entreprise ou une décision de l’employeur. La structure associative peut ainsi prévoir différentes primes pour gratifier ses salariés.

Quels sont les spécificités de l’emploi associatif ?

Une association peut employer des salariés, des bénévoles et des volontaires pour réaliser ses activités. Les missions de chacun doivent être bien déterminées pour éviter la requalification du bénévolat en salariat .

Quelles sont les spécificités de l’emploi associatif ?

Une association loi 1901 qui emploie des salariés est soumise au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, au même titre qu’un employeur de droit privé. La rémunération des dirigeants est cependant soumise à des règles spécifiques pour une association à but non lucratif, ce qui n’est pas le cas pour une association à but lucratif qui est assimilé à une entreprise commerciale.

Comment fonctionne la relation salariale dans une association ?

La relation salariale dans une association est souvent similaire de celle d’une entreprise. Dans une structure associative, elle est notamment caractérisée par l’existence d’un lien de subordination et du versement d’une rémunération. En principe, les salariés d’une association travaillent sous l’autorité du président de l’association ou du conseil d’administration.

Le lien de subordination ne dépend pas de la fonction du salarié dans l’organisme ni de son degré d’indépendance.

Quels droits et devoirs pour le salarié d’une association ?

Travailler en tant que salarié dans une association fait bénéficier de certains droits, mais fait également naître des devoirs vis-à-vis de l’employeur. En principe, les salariés d’une association profitent des mêmes droits que les salariés d’une entreprise comme prévu dans les dispositions du Code du travail et/ou de la convention collective.

Les droits du salarié d’une association

Les droits du salarié dans une association sont les mêmes que ceux du salarié dans une entreprise. En effet, une structure associative embauchant du personnel salarié est assimilée à un employeur de droit privé.

Le droit du salarié d’une association au contrat de travail

Le salarié d’une association a le droit de demander un contrat de travail (CDD ou CDI), à temps plein ou partiel, selon les règles légales. Il doit détenir un contrat écrit ou prouver l’existence d’un contrat de travail verbal.

Les droits principaux du salarié d’une association

Après la signature de son contrat de travail, le salarié d’une association bénéficie de plusieurs avantages. Ses droits principaux concernent :

  • L’obtention d’un salaire correspondant à ses fonctions dans l’association selon la grille de salaire en vigueur et le SMIC ;
  • L’obtention de congés payés comme les salariés du secteur privé ;
  • L’établissement d’horaires de travail bien établis ;
  • L’obtention d’une contrepartie en cas d’heures supplémentaires ;
  • L’établissement d’un contrat respectant le Code du travail et la convention collective applicable ;
  • La couverture sociale ;
  • La sécurité de l’emploi ;
  • L’assurance du respect des clauses du contrat.

En plus de ces droits, le salarié d’une association peut en intégrer le conseil d’administration selon les dispositions prévues dans ses statuts. Toutefois, la participation des salariés au conseil d’administration d’une association est soumise à une condition. Le salarié ne dispose pas d’une voix prépondérante lors des prises de décision.

L’association ne peut pas déduire le remboursement des frais sur le salaire de ses membres salariés.

Les devoirs du salarié d’une association

Les devoirs du salarié d’une association concernent ses obligations vis-à-vis de l’employeur en contrepartie de ses droits. Comme les salariés d’une entreprise, les salariés d’une structure associative doivent :

  • Respecter les éléments du contrat de travail et les clauses mentionnées dans le document ;
  • Respecter l’horaire de travail convenu avec l’employeur ;
  • Respecter le règlement intérieur de l’association ;
  • Respecter le devoir de réserve ;
  • Respecter les consignes de sécurité mises en place dans l’association ;
  • Effectuer son travail de bonne foi ;
  • Effectuer son travail selon les directives de ses liens de subordination et de ses supérieurs hiérarchiques ;
  • Être loyal à son employeur.

Le salarié d’une association se doit aussi d’assurer les obligations relatives à ses fonctions.

Quels droits et obligations pour l’association employant des salariés ?

Les droits et obligations d’une association employant des salariés sont prévus par le Code du travail et/ou une convention collective. Une structure associative comprenant des salariés est soumise aux règles du Code de travail applicables et de la sécurité sociale.

Les droits d’une association employant des salariés

Afin de faciliter les formalités d’embauche d’un salarié, une association peut utiliser le Chèque Emploi Associatif (CEA).

Qu’est-ce que le Chèque Emploi Associatif ?

Le Chèque Emploi Associatif est un dispositif de l’Urssaf qui simplifie les formalités liées à l’emploi de salariés. Il permet de réaliser en une seule déclaration la déclaration préalable à l’embauche et le contrat de travail ; le centre national CEA établit les bulletins de paie et calcule les cotisations sociales. L’association reste redevable de ces cotisations, le CEA en simplifie le calcul et le versement, il ne les supprime pas.

Comment fonctionne le Chèque Emploi Associatif ?

Le Chèque Emploi Associatif permet à une association d’adresser un seul document pour l’embauche d’un salarié. Le centre national CEA rédige gratuitement les bulletins de paie et calcule les cotisations sociales. Son utilisation reste soumise à quelques conditions.

Quelles conditions pour utiliser le Chèque Emploi Associatif ?

L’utilisation du Chèque Emploi Associatif est ouverte à toutes les associations loi 1901, quel que soit leur effectif salarié, depuis le 1er janvier 2019. Pour y recourir, la structure doit :

  • Adhérer au dispositif Chèque Emploi Associatif ;
  • Obtenir l’accord du salarié concerné.
Depuis le 1er janvier 2026, l’association peut choisir de déclarer une partie seulement de ses salariés via le Cea et de gérer les autres directement auprès de son Urssaf.

Les obligations d’une association employant des salariés

Les obligations d’une association employant des salariés concernent principalement le respect des règles mentionnées dans le Code de la sécurité sociale et le Code du travail. De manière générale, la structure associative doit :

  • Verser une rémunération en contrepartie du travail réalisé par le salarié au sein de l’association ;
  • Respecter la grille de salaire applicable et le SMIC ;
  • Établir un contrat selon les dispositions et les conditions prévues dans le Code du travail afin de formaliser l’embauche (sauf dans le cas de l’utilisation du CEA) ;
  • Respecter les termes conclus dans le contrat du travail et les clauses ;
  • Verser les indemnités en cas de rupture de contrat ou de licenciement ;
  • Respecter le temps de travail légal et les congés.

Outre les obligations envers ses salariés, l’association doit effectuer les démarches pour obtenir un numéro de SIRET si elle souhaite embaucher des salariés.

    Dans une association loi 1901, les salariés bénéficient des mêmes droits que ceux du secteur privé, leur rémunération respecte le SMIC (1 867,02€ brut par mois au 1er juin 2026) et, le cas échéant, la grille de la convention collective applicable. Les dirigeants ne peuvent être rémunérés que dans la limite des trois quarts du SMIC mensuel brut, ou de trois fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (4 005 € ) pour les associations les plus anciennes et les mieux dotées. En employant des salariés, l’association devient un employeur de plein exercice, tenue de verser les cotisations sociales et de respecter le Code du travail, le Chèque Emploi Associatif lui permettant d’en simplifier la gestion.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 06/08/2026

FAQ

Comment sont payés les salariés d'une association loi 1901 ?

Les salariés d’une association sont payés comme dans une entreprise : un salaire au moins égal au SMIC (1 867,02€ brut par mois au 1er juin 2026) et, s’il en existe une, au minimum de la convention collective applicable, versé en contrepartie d’un travail sous lien de subordination.

Quel est le salaire minimum dans une association loi 1901 ?

Le salaire minimum dans une association est le SMIC : 1 867,02€ brut, soit environ 1 477,93 € net, par mois pour 35 heures hebdomadaires au 1er juin 2026. Un minimum conventionnel plus élevé prime s’il existe.

Un dirigeant d'association peut-il être rémunéré ?

Oui. Un dirigeant d’association peut être rémunéré dans la limite des trois quarts du SMIC mensuel brut sans condition. Au-delà, la rémunération peut atteindre trois fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (4 005 € ), sous conditions d’ancienneté et de ressources de l’association.

Une association doit-elle appliquer une convention collective ?

Une association applique une convention collective uniquement si son activité relève d’un secteur couvert par un texte étendu (animation, médico-social, lien social et familial, etc.). À défaut, seules les règles du Code du travail et le SMIC s’imposent.

Un salarié d'association peut-il toucher des primes ?

Oui. Un salarié d’association peut percevoir des primes, un treizième mois ou une prime d’intéressement, dès lors qu’ils sont prévus par la convention collective, un accord d’entreprise ou une décision de l’employeur.

Une association paie-t-elle des cotisations sociales pour ses salariés ?

Oui. Une association employeuse verse les cotisations sociales de ses salariés au même titre qu’une entreprise. Le Chèque Emploi Associatif simplifie leur calcul et leur versement, mais ne les supprime pas.

Sources de l'article

79 Commentaires
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Bonjour,
Mon association emploie un salarié qui n’habite pas sur place. Est – on obligé de lui rembourser ses frais de déplacements car ils représentent un coût très important pour notre association ?

Bonjour,
Le remboursement des frais professionnels est régi par les règles applicables au contrat de travail (art. L1222-1 C. trav.). Les frais engagés pour les besoins de l’activité professionnelle doivent en principe être supportés par l’employeur. Les modalités de prise en charge peuvent résulter du contrat, de la convention collective ou des usages applicables.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit du travail afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

Bonjour,
Association loi 1901, nous avons un entraîneur avec un contrat d’apprentissage pour valider son bpjeps.
Peut-il être rémunéré avec les CEA?
Quelles sont les charges liées à l’association et son statut d’apprenti?
Merci

Bonjour, Le chèque emploi associatif est régi par les articles L.1272-1 et suivants du Code du travail et permet la gestion simplifiée de certains contrats de travail. Le contrat d’apprentissage, défini aux articles L.6221-1 et suivants du Code du travail, obéit à un régime spécifique impliquant un contrat type, un enregistrement et un suivi particuliers. Il n’entre pas dans le champ du CEA, en principe. L’apprenti bénéficie d’exonérations de cotisations sociales prévues à l’article L.6243-2 du Code du travail, l’association restant soumise aux contributions expressément maintenues par les textes. Nous vous invitons à prendre contact avec un expert-comptable ou un… Lire la suite »

Bonjour je suis salarie dans une association de restauration collective la presidente me dit qu ik n y a pas d évolution de salaire mais ne l a pas precise a l embauche est ce normal ?

Bonjour, En principe, le salaire est fixé librement à l’embauche mais doit respecter au minimum les dispositions de la convention collective applicable (article L3221-3 du Code du travail). L’absence d’évolution automatique de salaire n’a pas à être précisée dans le contrat, sauf si une grille d’évolution ou des augmentations conventionnelles sont prévues. Si la convention collective de la restauration collective ou celle appliquée par l’association prévoit des revalorisations, elles doivent être respectées, même en l’absence d’engagement contractuel spécifique. Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

Bonjour,
Est-il possible qu’un Président d’association 1901 ou un Directeur Exécutif d’association 1901 soit payé en auto-entrepreneur ?
Merci !

Bonjour, En principe, un président ou un directeur exécutif d’association loi 1901 ne peut être rémunéré en tant qu’auto-entrepreneur que si une relation de prestation de services indépendante est clairement établie, ce qui exclut toute subordination. La jurisprudence et l’URSSAF considèrent que si les fonctions exercées relèvent d’un lien de subordination (exécution d’ordres, intégration à un service organisé), le recours à ce statut dissimule en réalité un emploi salarié. Dans ce cas, l’association s’expose à une requalification en contrat de travail avec redressement URSSAF pour travail dissimulé (Cass. soc., 6 juillet 2010, n°09-41.206). En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

Bonjour
Je suis bénévole dans une association loi 1901 avec un salarié en CDI
Ce dernier a été en arrêt maladie avec 3 jours de carences. Compte tenu de son invertissement, les membres du bureaux voudraient lui verser prime =aux 3 jours de carences pour compenser?
A t’on le droit ?
Sur le bulletin on met “prime exécutionnelle” ?
Merci de votre réponse

Bonjour,

L’association peut verser une prime exceptionnelle pour compenser les jours de carence, à condition que ce soit occasionnel et décidé formellement par le bureau.

Sur le bulletin de paie, il faut indiquer “prime exceptionnelle – arrêt maladie” (et non “prime exécutionnelle”).

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour,

Les membres d’une association agréée d’intérêt général ont-ils le droit de se faire communiquer le montant des salaires des employés dans le cadre de la transparence financière qui lui incombe.
Merci

Bonjour,
Est-il possible pour une association de verser une rénumération à un membre non salarié ? Membre ayant le statue de dirigeant pour un montant de 200 euros par mois

Bonjour, Oui, une association peut verser une rémunération à un membre non salarié, même s’il occupe un poste de dirigeant. Cependant, cette rémunération doit respecter certaines conditions. Elle doit être prévue par les statuts de l’association ou être validée par l’organe compétent (par exemple, le conseil d’administration). Il est essentiel que le montant soit proportionné aux fonctions exercées et aux moyens financiers de l’association. Le versement de cette rémunération doit également être en adéquation avec le caractère non lucratif de l’association. En cas de rémunération, des obligations fiscales et sociales peuvent également s’appliquer, comme la déclaration des rémunérations auprès des… Lire la suite »

bonjour
je suis présidente de mon association et souhaiterais toucher une prime pour des missions ponctuelles de sensibilisations payantes lorsque j’interviens dans des entreprises privées (qui payent cette formation). suis-je obligée de devenir salariée ou puis-je toucher l’argent de ces formations directement ? comment déclarer l’argent de ces missions ? dois-je avoir un statut de salarié de l’association ou créer une auto entreprise (genre consulting,conseils) ? merci pour vos réponses

Bonjour,
Votre situation est complexe et nécessite l’avis d’un professionnel.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner.
En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace

Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris