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Ouvrir une laverie : quelles démarches ?

Ouvrir une laverie : quelles démarches ?

Ouvrir une laverie est un projet intéressant pour un entrepreneur qui souhaite rentabiliser rapidement son investissement. Son premier atout réside dans les démarches nécessaires pour créer son entreprise qui s’avèrent des plus simples. Il en est de même pour les questions relatives à la gestion de l’entreprise. D’autres avantages peuvent encore être relevés, notamment :

  • Des dépenses de fonctionnement réduites ;
  • Aucun problème de trésorerie ou d’impayés ;
  • Pas de gestion du stock.

    Comment préparer le projet d’ouverture d’une laverie ?

    Bien que ce secteur d’activité soit accessible sans formation spécifique, la réussite du projet dépend en grande partie de la qualité du travail de préparation.

    Bon à savoir : il est possible de créer son entreprise en étant salarié. C’est notamment le cas pour une laverie automatique en libre-service.

    Étude de marché

    Pour réussir un projet, la phase de conception est une étape incontournable qui doit être abordée avec minutie. Une fois l’idée validée, il faut effectuer une étude de marché avant d’envisager de démarrage de l’activité. Globalement, cette partie a pour objectif d’estimer la faisabilité du projet.

    Pour ce faire, l’analyse doit porter essentiellement sur les trois points suivants :

    • Le secteur de la laverie,
    • La demande dans la zone d’implantation ;
    • L’offre disponible.

    Les objectifs principaux de cette étude sont :

    • Collecter des informations pertinentes sur le marché. Il s’agit de connaître le secteur à travers la réglementation en vigueur, les obligations administratives et fiscales ou encore les perspectives d’avenir.
    • Analyser la demande. Cette partie consiste à évaluer le marché ciblé, relever les caractéristiques de la clientèle potentielle et obtenir un profil des consommateurs ciblés. Pour cela, il faut définir leurs besoins, leurs motivations d’achat, leurs habitudes de consommation ou encore leur sensibilité par rapport au prix.
    • Évaluer l’offre disponible. Il est question d’identifier les concurrents, leur répartition dans la région, les types de services fournis et le chiffre d’affaires réalisé. Les problèmes rencontrés par les laveries déjà en activité sont aussi des indicateurs utiles à ce stade du projet.

    À terme, l’étude de marché permet à l’entrepreneur d’avoir une connaissance précise de l’environnement. Ainsi, il pourra adapter sa stratégie et améliorer son modèle économique pour que celui-ci réponde aux réels besoins des consommateurs ciblés.

    Bon à savoir : idéalement, l’étude de marché est réalisée par le porteur de projet lui-même. Toutefois, dans certains cas, il peut confier cette mission à des professionnels. Ces derniers lui transmettent alors un rapport qui retrace toutes les informations recueillies pendant les recherches.

    Cette option étant assez onéreuse, il est aussi possible d’acheter un rapport préalablement établi. Toutefois, les informations obtenues à travers cette démarche risquent d’être peu pertinentes, voire incompatibles avec le projet.

    Importance du choix de l’emplacement

    Le choix de l’emplacement est décisif pour la rentabilité d’une laverie. En effet, il faut avoir des clients pour couvrir les charges d’exploitation et assurer le développement de ses activités. Dans cette optique, l’emplacement doit toujours être choisi avec soin, car il détermine le flux de clients de la laverie.

    À noter : les services annexes contribuent à améliorer l’expérience client. À titre d’exemple, les consommateurs apprécient particulièrement la présence d’une aire de jeux pour les enfants ou la possibilité d’utiliser le Wi-Fi gratuitement.

    Lieu de passage

    La rentabilité d’une laverie dépend avant tout de l’affluence de la clientèle et du niveau de chiffre d’affaires. Il faut privilégier une zone ou un axe suffisamment fréquenté pour garantir le chiffre d’affaires et bénéficier d’une activité rentable. Une rue commerçante serait parfaite par exemple.

    Par ailleurs, il faut examiner l’accessibilité au local. Ce critère peut en effet avoir un impact significatif sur le niveau de fréquentation. Par exemple, une laverie située dans un parking ouvert toute la semaine sans interruption est très intéressante. Les clients seront, en revanche, moins nombreux dans une autre implantée au sein d’un camping ouvert seulement une partie de l’année.

    Bon à savoir : les emplacements les plus convoités sont généralement les plus onéreux. Toutefois, les prix ne sont pas toujours justifiés. Il est donc indispensable de procéder à une vérification sur place avant de s’engager avec les propriétaires. De plus, il faut garder à l’esprit que le loyer ne doit pas représenter plus de 30 % du chiffre d’affaires prévisionnel.

    Commerces à proximité

    Pour attirer un maximum de clients, il est aussi possible de profiter de l’affluence générée par les commerces se trouvant à proximité. En effet, il sera plus facile pour la laverie de s’intégrer dans les habitudes de consommation des clients qui viennent faire leurs courses dans le voisinage.

    La présence d’autres laveries dans la zone d’implantation doit également être considérée. L’essentiel étant d’éviter les lieux où la concurrence directe est trop forte, voire écrasante. Ainsi, un local situé près d’une résidence universitaire est plus avantageux qu’un autre en centre-ville qui compte 2 à 3 laveries à proximité.

    À noter : avant de choisir un local, il est toujours bénéfique d’estimer le chiffre d’affaires en fonction de la fréquentation prévue. Cette étude du potentiel est un outil d’aide à la décision dans la gestion de l’entreprise. Elle contribue également à l’élaboration des stratégies de développement.

    Business plan

    Le business plan est un document-clé pour ouvrir une laverie. En effet, c’est un support indispensable pour présenter son projet d’entreprise. Il permet notamment d’évaluer la rentabilité et le potentiel de croissance de l’activité. Ces arguments sont déterminants pour convaincre les investisseurs et les éventuels collaborateurs.

    Considéré comme un document de synthèse du projet, le business plan comprend plusieurs éléments. Il inclut entre autres le bilan prévisionnel, le compte de résultat prévisionnel et le plan financier. Ce dernier détaille les besoins de financement, c’est-à-dire l’investissement initial nécessaire pour démarrer les activités de la laverie.

    Bon à savoir : si le porteur de projet ne dispose pas des compétences nécessaires pour rédiger le business plan, il peut confier cette mission à des professionnels. Toutefois, cette option est assez coûteuse. Il peut également opter pour un logiciel spécialisé, disponible sur Internet. Un document prêt à l’emploi sera obtenu en suivant les consignes intégrées au programme.

    Quel est l’investissement nécessaire à l’ouverture d’une laverie ?

    Pour ouvrir une laverie, l’investissement initial peut être plus ou moins important en fonction des services fournis, de sa taille ou encore de sa zone d’implantation. Ainsi, le capital nécessaire peut varier entre 40 000 et 100 000 euros, avec un apport personnel allant jusqu’à 30 000 euros. Ce montant s’explique en grande partie par l’achat de l’ensemble des équipements indispensables à la concrétisation du projet.

    Bon à savoir : l’apport personnel du porteur de projet, et le cas échéant celui de ses associés mis en commun, peut s’avérer insuffisant. Dans ce cas, il peut solliciter un prêt professionnel auprès des banques. Le financement participatif peut également être une solution intéressante. Autrement, dans le cas d’un rachat de société, l’entrepreneur peut recevoir une aide de l’État.

    La laverie automatique

    Elle permet aux consommateurs de laver et de sécher leurs linges en quantité importante. En tant que libre-service, elle est autonome. À ce titre, la présence du propriétaire ou d’un salarié à plein temps n’est pas obligatoire pendant les heures d’ouverture. Ainsi, les postes de dépenses sont réduits. Les charges fixes se limitent au loyer ainsi qu’au paiement de l’eau et de l’électricité.

    Concernant le financement, le porteur de projet doit investir une somme conséquente, s’il choisit d’exercer en tant qu’indépendant, hors franchise. Ce fonds de démarrage servira surtout à financer l’acquisition du matériel (machines à laver, séchoirs ou distributeurs de lessive). Une laverie automatique compte généralement une dizaine de machines à laver pour 4 à 5 sèche-linge.

    Les différents frais d’installation et autres charges sont également à considérer au début du projet. Pour une laverie automatique de taille moyenne, il faut compter entre 50 000 et 100 000 euros d’investissement.

    En somme, plusieurs critères doivent être pris en compte pour s’assurer de la rentabilité de l’activité. Il faut, par exemple, choisir un local bien situé pour garantir un chiffre d’affaires minimum. Le revenu brut est estimé à plus de 35 000 euros pour une activité moyenne, dès les premières années.

    Dans tous les cas, pour les plus prudents, il est conseillé de choisir un local d’environ 25 à 60 m². Cette stratégie permet de limiter les charges d’installation et de minimiser les risques financiers en début d’activité. C’est la surface moyenne suffisante pour installer au moins 4 machines à laver et 2 séchoirs.

    Bon à savoir : pour percevoir des revenus confortables, l’entrepreneur devrait ouvrir au moins deux laveries automatiques.

    Autres concepts de laverie

    Outre la laverie automatique, il existe d’autres concepts qui méritent le détour. Il s’agit notamment des modèles suivants :

    La laverie écologique

    Les exploitants de ce type de laverie ont fait le choix de fournir des prestations qui respectent l’environnement. Ainsi, toutes les dispositions ont été prises pour réduire l’impact environnemental de l’activité. Cette démarche inclut l’utilisation de produits naturels ou biodégradables, une meilleure gestion de l’eau ou la mise en place d’un système d’essorage efficace ;

    Le café laverie

    Ce type de laverie fait également office de cyber café. Ainsi, en attendant que la lessive soit faite, les clients peuvent déguster une boisson. Entre-temps, ils peuvent se connecter à un ordinateur pour vérifier leurs e-mails ou effectuer des recherches sur Internet ;

    La laverie low cost

    Ce type de laverie pratique des prix très bas. Pour y parvenir, tous les coûts d’exploitation sont réduits (éclairage optimisé, décoration minimaliste…) ;

    Service de proximité 24 h/24

    Ces laveries proposent des services continus pour répondre aux besoins des consommateurs à toute heure.

    Quel statut choisir pour ouvrir une laverie ?

    L’ouverture d’une laverie implique le respect de certaines dispositions légales. Ces dernières ont été mises en place pour protéger les droits des porteurs de projet et ceux des consommateurs.

    Avant même d’amorcer le projet, il est important de bien choisir le statut juridique de l’établissement. En effet, c’est une décision stratégique qui peut influer sur la réussite du projet. Les différents statuts juridiques diffèrent notamment au niveau de la fiscalité et de la gestion financière, ce qui aura des conséquences sur le fonctionnement de l’entreprise.

    Bon à savoir : le salaire perçu par le dirigeant dépend principalement de la forme juridique de la laverie qu’il gère.

    Pour entreprendre seul

    Pour maintenir une certaine indépendance ou prévenir tout conflit entre les associés, de nombreux entrepreneurs décident de s’engager seuls dans la réalisation du projet. Au niveau de la gestion de l’entreprise, l’avantage principal est de pouvoir prendre des décisions rapidement.

    Si pour l’entrepreneur, la réussite du projet peut être synonyme de succès personnel, les efforts qu’il doit fournir n’en sont pas moins nombreux. De plus, les risques financiers sont importants. En effet, étant seul à décider des stratégies de l’entreprise, il risque de prendre des décisions mal avisées sans aucun avis extérieur.

    À noter : pour pouvoir entreprendre seul, il faut avant tout disposer d’un apport personnel important pour constituer le capital de l’entreprise. Par ailleurs, en cas de faillite ou de cessation d’activités, il sera également seul à en supporter les conséquences.

    La micro-entreprise

    La micro-entreprise est une forme juridique qui permet à l’entrepreneur d’ouvrir une laverie à titre personnel. Dans le cadre de la création d’une entreprise individuelle, le porteur de projet est considéré comme un travailleur non-salarié, mais il reste soumis à l’impôt sur le revenu. Les cotisations sociales et les charges fiscales restent dues et sont calculées en fonction du chiffre d’affaires réalisé.

    Le principal avantage de l’entreprise individuelle réside dans la simplicité des dispositions légales à respecter. Par exemple, pour faciliter toutes les démarches de création de l’entreprise, les règles relatives au capital minimum ne s’appliquent pas. De ce fait, en constituer n’est pas nécessaire pour finaliser l’inscription au Registre du commerce et des sociétés ou au Répertoire des métiers.

    Toutefois, dans une micro-entreprise, la responsabilité du dirigeant est illimitée. Ainsi, son patrimoine personnel n’est pas protégé en cas de faillite ou de liquidation.

    À noter : en tant qu’entreprise individuelle, le chiffre d’affaires annuel de la laverie est limité à 70 000 euros. Cette limitation peut être assez contraignante, surtout si une stratégie de développement des activités est envisagée.

    La SASU

    Ouvrir une laverie avec le statut de SASU (Société par actions simplifiées unipersonnelle), c’est opter pour un statut souple qui présente certains avantages. La responsabilité est notamment limitée pour l’actionnaire unique. En effet, il ne peut être tenu responsable des pertes et autres créances éventuelles. Les seules qu’il doit considérer sont celles à la hauteur de son apport au moment de la création de la laverie.

    Au niveau de l’organisation de l’entreprise, ce sont les statuts qui fixent le mode de gestion de la laverie. Ils sont rédigés en toute liberté par l’associé unique, qui est souvent le président de la SASU. En tant que tel, il bénéficie de certains avantages liés à son statut d’assimilé salarié.

    Ainsi, il peut percevoir un salaire mensuel et si des bénéfices sont constatés en fin de l’exercice, les dividendes peuvent lui être versés. Dans tous les cas, son statut est largement plus avantageux que celui de travailleur non-salarié, statut admis pour une SARL.

    Si l’objectif de la SASU est de permettre la création d’une entreprise à titre individuel, il est tout à fait possible d’intégrer des associés ultérieurement. Cependant, cette solution n’est adoptée que si la stratégie de développement l’exige. Pour ce faire, des clauses dans ce sens, pourront être insérées facilement dans les statuts. La participation d’autres associés au capital de la laverie entraînera alors une évolution de son statut en SAS.

    Bon à savoir : dans le cadre d’une liquidation judiciaire de la laverie, le retrait de la responsabilité limitée du propriétaire peut être décidé par un juge. C’est notamment le cas s’il est prouvé que le patrimoine de l’actionnaire est confondu avec celui de la SASU. Une autre possibilité est la constatation d’une faute de gestion.

    L’EURL

    L’EURL est une forme juridique qui, a priori, présente les mêmes avantages qu’une SASU. Cependant, elles diffèrent sur certains points, notamment au niveau du régime d’imposition. Les impôts de la laverie sont dus par l’associé unique, qui est aussi le gérant, au même titre que l’impôt sur le revenu. Tout dépend des dispositions fiscales appliquées. Une demande de changement du régime d’imposition peut être déposée et si celle-ci est acceptée, elle est définitive.

    Dans l’EURL, le gérant est soumis au RSI (Régime social des indépendants), car il est considéré comme un travailleur non salarié. Il ne dispose pas d’un bulletin de salaire, mais il peut recevoir des appointements, au titre de son mandat de gérant.

    Si les statuts de l’EURL ne prévoient pas de rémunération pour le gérant, en tant qu’associé unique, il peut en décider autrement. Pour être valable, sa décision doit être inscrite dans un acte séparé à inscrire dans un registre.

    Bon à savoir : en cas de dissolution de la laverie, l’unique associé doit s’acquitter des cotisations sociales au RSI, en son nom personnel.

    Pour entreprendre avec des associés

    Pour ouvrir une laverie plus performante ou pour développer une structure déjà existante, il est souvent préférable d’entreprendre à plusieurs. Une telle association peut apporter de nombreux avantages :

    • Avoir une surface financière suffisante pour développer les activités ;
    • Bénéficier de compétences diversifiées pour la gestion de l’entreprise ;
    • Prendre des décisions communes plus adéquates et efficaces pour l’entreprise ;
    • Avoir accès aux contacts et différents réseaux des associés ;
    • Répartir les risques entre les associés.

    Si la mise en commun des moyens permet d’avoir une structure plus performante et facilite le développement de celle-ci, cette option comporte également quelques inconvénients. Le plus important étant lié aux difficultés des démarches de création d’une entreprise pluripersonnelle.

    Les risques de litiges entre associés peuvent aussi compromettre les desseins de développement d’une entreprise, voire mettre en péril toute la structure. Il en est de même du non-respect des nombreuses obligations comptables et fiscales.

    La SAS

    La SAS permet à plusieurs associés de créer une entreprise sans engager leur responsabilité au-delà de leurs contributions. L’avantage d’une SAS se situe au niveau de sa flexibilité qui en fait la forme juridique la plus intéressante pour une laverie.

    En effet, le nombre d’associés n’est pas limité. Il en est de même pour le capital social minimum. Au niveau de la gestion, toutes les dispositions liées au fonctionnement sont inscrites dans les statuts de l’entreprise, une fois que les associés ont en délibéré librement.

    À noter : le président de la SAS peut être rémunéré dès lors que les statuts le prévoient.

    La SARL

    La SARL peut être constituée par au moins 2 associés. En cas de cessation d’activités, les biens personnels des fondateurs sont clairement différenciés de ceux de l’entreprise. Cette mesure ne vaut plus en cas de manquement grave au niveau de la gestion.

    Pour lancer une laverie en tant que SARL, il est essentiel de respecter les modalités de libération des apports au moment de la constitution.

    Quelles sont les obligations légales ?

    Les obligations légales qui conditionnent l’ouverture d’une laverie portent principalement sur le matériel ou les services fournis. En effet, la réglementation ne fait pas mention des obligations quant à la qualité des porteurs de projet.

    Conformité des machines

    Selon la réglementation, l’exploitant doit disposer d’une déclaration de conformité pour chaque machine mise à disposition du public. Ce document est dressé par le fabricant.

    Affichage des prestations et tarifs

    Pour l’information des consommateurs, l’exploitant doit afficher clairement les différents tarifs associés à toutes les prestations de la laverie. Il y sera également fait mention des éventuels suppléments payants comme les assouplissants.

    Pour être conforme, l’affichage devra être lisible autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du local. Il comprendra entre autres les mentions d’avertissement aux consommateurs. Devra également y figurer le contact d’un responsable pouvant être joint pendant les heures d’ouverture.

    Vérification des dispositifs de sécurité

    Il appartient aux exploitants d’assurer la sécurité des consommateurs. Dans cette optique, toutes les semaines, ils doivent vérifier que toutes les machines exploitées dans la laverie respectent les normes de sécurité en vigueur. Pour ces opérations de vérification, les responsables sont tenus de disposer d’un registre et d’y porter toutes les remarques éventuelles.

    À noter : le logo de surveillance parental doit être apposé près de chaque machine.

    Ouvrir une franchise : une bonne solution ?

    La franchise est un contrat commercial signé entre une marque ou un réseau de laveries et un indépendant ou une entreprise. Dans le cadre d’une franchise, l’exploitant acquiert le droit d’utiliser des produits et services de la marque. C’est aussi valable pour les signes distinctifs ainsi que l’ensemble de son savoir-faire. En contrepartie, l’exploitant doit verser un droit d’entrée et une redevance auprès de la marque.

    Bon à savoir : dans le cadre d’une franchise, il revient à la marque de développer la stratégie marketing, commune à tous les franchisés. En revanche, la réalisation au niveau local, relève du franchisé.

    Avantages

    Pour l’exploitant, les avantages de la franchise sont nombreux, à savoir :

    • Profiter de la renommée de la marque pour fidéliser plus de clients ;
    • Avoir accès à un accompagnement pour les démarches de création d’entreprise ;
    • Limiter les risques commerciaux ;
    • Bénéficier du savoir-faire et de l’expérience de la marque ;
    • Profiter des progrès apportés par l’enseigne ;
    • Réduire le montant de l’investissement de départ, car l’équipement est fourni.

    En termes d’investissement financier, pour intégrer une franchise, l’entrepreneur doit prévoir au moins 30 000 euros, à titre d’apport personnel.

    Inconvénients

    En choisissant la franchise, l’exploitant est notamment obligé de prévoir un capital initial spécifique pour payer le droit d’entrée. Le montant varie en fonction des marques. Il peut par ailleurs être assez élevé, surtout pour les enseignes disposant d’une grande notoriété. En cours d’exploitation, une redevance est également exigible, ce qui représente une charge financière non négligeable.

    Pour toute la durée du contrat, le franchisé est tenu de se conformer au cahier des charges fourni par la marque. Ainsi, il n’est pas en droit de vendre d’autres produits ou services qui ne sont pas autorisés par la marque. Il en est de même pour tous les éléments communicationnels. Ce sont autant de contraintes qui s’imposent au franchisé et qu’il ne peut négocier.

    À noter : les marques sont libres de choisir les entreprises qui pourront intégrer leur réseau. Généralement, elles mettent en place des critères internes pour évaluer les profils des exploitants. De ce fait, l’intégration d’un nouveau franchisé n’est pas automatique. Elle est souvent soumise à diverses conditions (disposer d’une capacité financière suffisante, jouir d’une bonne réputation…).

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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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