Comment devenir hypnothérapeute ?
Dernière mise à jour le 22/09/2026
- Qu’est-ce qu’un hypnothérapeute ?
- Quelles sont les différences entre un hypnotiseur et un hypnothérapeute ?
- Quelles formations suivre pour faire de l’hypnothérapie ?
- Quel est le cadre légal de la pratique de l’hypnothérapie ?
- Quel est le salaire moyen d’un hypnothérapeute en France ?
- Comment financer une formation en tant qu’hypnothérapeute en reconversion ( CPF, AIF…) ?
- Quelle forme juridique choisir pour exercer en tant qu’hypnothérapeute ?
- Quelles sont les étapes à suivre pour créer votre micro-entreprise dans ce domaine ?
- Quels sont les avantages du métier d’hypnothérapeute ?
- Quelles sont les perspectives d’évolution en tant qu’hypnothérapeute ?
- Aucun diplôme d’État n’encadre l’hypnothérapie. La profession n’est pas réglementée en France et reste accessible sans formation obligatoire.
- La micro-entreprise est le statut le plus courant, avec un plafond de chiffre d’affaires de 83 600 € et des cotisations sociales de 25,6 % du chiffre d’affaires.
- Poser un diagnostic, traiter une maladie ou promettre une guérison relève de l’exercice illégal de la médecine, quelle que soit la formation suivie.
Devenir hypnothérapeute passe le plus souvent par la création d’une entreprise libérale, même si l’exercice salarié reste possible en établissement de santé ou au sein d’un cabinet pluridisciplinaire. Des formations sont vivement recommandées pour assurer à vos clients un service de qualité, et avoir la capacité de les accompagner tout au long du processus d’hypnothérapie. Formation, cadre légal, statut juridique, démarches et revenus, voici ce qu’il faut savoir avant de vous lancer.
Qu’est-ce qu’un hypnothérapeute ?
L’hypnothérapeute est un professionnel utilisant les techniques d’hypnose pour apporter à leurs patients l’accompagnement nécessaire afin de surmonter leurs problèmes émotionnels.
Quelles sont ses missions ?
Devenir hypnothérapeute implique que votre quotidien soit rythmé par différentes missions, telles que :
- L’accueil des patients : un accueil chaleureux permet de créer un environnement confortable et sûr pour le bon déroulement des consultations ;
- Les prises de contact avec les patients : cette étape est à ne pas négliger car une bonne première prise de contact rassure les patients et permet d’instaurer une relation de confiance entre vous. A ce titre, il est important de noter tout renseignement utile afin de mieux comprendre leurs besoins et d’ainsi totalement personnaliser le déroulement des séances ;
- L’élaboration d’un programme d’accompagnement : les renseignements recueillis lors de la prise de contact doivent vous permettre de préparer un programme d’hypnose thérapeutique adapté aux besoins de vos patients ;
- Tenue des consultations : vous devrez guider le patient dans un état de conscience modifiée pour l’aider à résoudre ses problèmes. Selon le patient, la technique d’hypnose à utiliser peut varier, c’est pourquoi il est important de bien écouter et comprendre ses besoins.
Quelles sont les qualités à avoir ?
Pour devenir un bon hypnothérapeute, il convient de disposer des qualités suivantes :
- Sens de l’écoute et de l’observation ;
- Empathie ;
- Patience ;
- Bonne communication ;
- Gestion maîtrisée des émotions ;
- Calme et humilité.
Quels sont les domaines dans lesquels l’hypnothérapeute intervient ?
Un hypnothérapeute peut intervenir dans divers domaines :
- Trouble psychologique ;
- Perte de poids ;
- Manque de confiance en soi ;
- Changement professionnel ;
- Trouble psychosomatique ;
- Addictions (alcool, tabac, substances stupéfiantes, etc.).
Il est ainsi possible de se spécialiser dans l’un de ces domaines ou de combiner vos compétences pour attirer une clientèle plus large.
Quelles sont les différences entre un hypnotiseur et un hypnothérapeute ?
Il existe des différences à connaitre entre un hypnotiseur et un hypnothérapeute.
Pour commencer, un hypnotiseur est généralement un artiste ou un amateur dans le domaine du divertissement et du spectacle.
Tandis que l’hypnothérapeute a pour but d’aider ses clients à surmonter leur problème notamment psychologique et/ou physique en s’aidant de l’hypnose de manière éthique et bienveillante.
De plus, devenir hypnotiseur ne nécessite généralement aucun diplôme spécifique.
Alors que devenir hypnothérapeute implique une démarche thérapeutique et nécessite une formation en hypnose rigoureuse.
Enfin, un hypnotiseur n’a pas forcément connaissance des principes thérapeutiques et des effets que l’hypnose peut procurer à une personne médicalement parlant. Il ne se contente que des effets spectaculaires de l’hypnose. Tandis que l’hypnothérapeute a une solide compréhension des principes thérapeutiques et il comprend les techniques hypnotiques, les aspects psychologiques et émotionnels des troubles qu’il traite.
Quelles formations suivre pour faire de l’hypnothérapie ?
Lorsqu’une personne souhaite devenir hypnothérapeute, elle dispose de deux voies de formation :
- S’inscrire dans une formation d’hypnothérapeute après le baccalauréat ;
- Poursuivre des études de psychologie jusqu’au master, puis demander l’inscription au registre national des psychothérapeutes auprès de l’agence régionale de santé.
Formation post-bac à l’hypnose thérapeutique
Après l’obtention du baccalauréat, vous aurez la possibilité de vous inscrire dans une formation professionnelle d’hypnothérapie. Ces formations sont généralement axées sur l’acquisition de compétences pratiques et vous apprendrons les techniques essentielles de l’hypnose thérapeutique.
Si vous êtes mobile, il est conseillé de comparer les centres de formations en hypnothérapie afin de trouver celui qui vous correspondra le mieux.
Il en existe partout en France.
Formation après des études supérieures
Il n’existe pas de diplôme d’État de psychothérapeute. Le titre de psychothérapeute est protégé par l’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 et par le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010. Pour en user, vous devez justifier d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et d’un stage pratique de 2 mois en établissement sanitaire, social ou médico-social, puis vous inscrire au registre national tenu par l’agence régionale de santé de votre lieu d’exercice. Les médecins psychiatres en sont dispensés et les psychologues cliniciens titulaires d’un master à mention clinique peuvent l’être partiellement.
Ce parcours vous ouvre une formation en hypnose d’un niveau plus exigeant, appuyée sur les bases de la psychologie clinique. Il reste possible de le combiner avec une formation pratique sur les bases de l’hypnothérapie.
Quel est le cadre légal de la pratique de l’hypnothérapie ?
Une profession non réglementée en France
L’hypnothérapie n’est pas une profession réglementée en France. Aucun diplôme, aucune inscription à un ordre professionnel et aucune autorisation préalable ne conditionnent l’ouverture d’un cabinet. Toute personne peut donc s’installer et proposer des séances d’hypnose, dès lors qu’elle déclare son activité et respecte les limites posées par le Code de la santé publique. Cette absence de cadre explique l’hétérogénéité des formations vendues sur le marché, dont aucune n’est reconnue comme un diplôme d’État. Les fédérations et syndicats professionnels publient leurs propres critères d’adhésion, utiles pour se repérer mais dépourvus de valeur juridique.
Les limites à ne pas franchir
Trois interdits encadrent la pratique, même sans réglementation de la profession. Poser un diagnostic, traiter une maladie ou promettre une guérison relève de l’exercice illégal de la médecine, réprimé par l’article L4161-1 du Code de la santé publique. Se présenter comme psychothérapeute sans être inscrit au registre national de l’agence régionale de santé constitue une usurpation de titre. Enfin, l’hypnothérapeute ne se substitue jamais à un suivi médical et ne peut inviter un patient à interrompre un traitement. En pratique, vous accompagnez une personne sur un objectif précis, arrêt du tabac ou gestion du stress par exemple, sans jamais vous placer sur le terrain du soin médical.
Quel est le salaire moyen d’un hypnothérapeute en France ?
En moyenne en France, une séance d’hypnothérapie coûte en moyenne entre 60 et 120€ en 2026. Ces montants peuvent toutefois varier selon la localisation, la réputation et l’expérience du professionnel, les spécialisations du professionnel ou encore de la concurrence présente sur le marché.
Les consultations durent en général une heure. Une journée de 8 séances pleines représente donc un chiffre d’affaires compris entre 480 et 960 euros, et non un salaire. Sous le régime micro, il faut en retrancher 25,6 % de cotisations sociales, puis l’impôt sur le revenu calculé après un abattement forfaitaire de 34 %. Un agenda rempli à ce rythme reste par ailleurs rare les premières années d’activité.
Comment financer une formation en tant qu’hypnothérapeute en reconversion ( CPF, AIF…) ?
Il existe différents moyens financiers qui dépendent du statut de la personne au moment de sa reconversion. Voici un tableau récapitulatif des différentes aides possibles :
| Salarié en CDI, en CDD ou en intérim | Compte professionnel de formation (CPF) ;
CPF de transition professionnelle ; Plan de développement des compétences ; Promotion par alternance Pro-A |
| Demandeur d’emploi | Compte personnel de formation (CPF) ;
Aide individuelle à la Formation (AIF) ; Contrat de professionnalisation |
| Intérimaire | Compte personnel de formation (CPF) ;
CPF de transition professionnelle ; Contrat de professionnalisation ; FAF.TT (Fonds d’Assurance Formation du Travail Temporaire) |
| Indépendant | Compte personnel de formation (CPF) ;
FAF (fond d’assurance de formation) ; Crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise |
| Fonctionnaire | Compte personnel de formation (CPF) ;
Congé de formation professionnelle (CFP) |
Quelle forme juridique choisir pour exercer en tant qu’hypnothérapeute ?
Le choix de la forme juridique dépend du nombre de personnes s’investissant dans le projet. La forme à adopter diffère en effet selon que vous soyez seuls ou plusieurs à vous associer.

Créer une entreprise d’hypnothérapie seul (auto-entrepreneur, EURL…)
Si vous souhaitez créer votre entreprise d’hypnothérapie seul, il vous faudra plutôt opter pour une forme individuelle, telle que l’Entreprise individuelle (EI), la micro-entreprise, la SASU ou l’EURL.
La micro-entreprise
Pour se lancer seul dans l’aventure, la forme juridique la plus sollicitée par les hypnothérapeutes est généralement l’entreprise individuelle, et plus particulièrement la micro-entreprise.
Cette dernière permet en effet de bénéficier d’avantages considérables tels que :
- Des démarches de création simplifiées et gratuites ;
- Une comptabilité simplifiée ;
- Un régime fiscal simplifié, avec un abattement forfaitaire de 34 % sur le chiffre d’affaires, tant que celui-ci ne dépasse pas 83 600 €.
L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)
Forme unipersonnelle de la SARL, l’EURL vous permet de disposer d’une société qu’il est possible de faire évoluer. Concrètement, cela signifie que si l’entreprise est amenée à évoluer, pour accueillir par exemple de nouveaux thérapeutes, choisir le statut de l’EURL permettra de facilement muter l’entreprise en une SARL.
Ce statut offre une certaine sécurité juridique, puisque ses règles de fonctionnement sont fixées par le Code de commerce. Toutefois, il est important de noter que les frais à débourser pour la création et la gestion d’une EURL s’avèrent généralement plus élevés que ceux nécessaires à la création d’une micro-entreprise.
La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)
Tout comme l’EURL, la SASU peut simplement évoluer en SAS en cas d’arrivée de nouveaux associés. De plus, ses règles de fonctionnement sont plus souples, vous accordant une grande liberté statutaire.
Cependant, les démarches de création sont plus lourdes et plus coûteuses que pour une micro-entreprise, et les obligations de l’entrepreneur sont elles aussi plus contraignantes.
Créer une entreprise d’hypnothérapie à plusieurs
Pour devenir hypnothérapeute et vous associer à plusieurs, deux options sont à retenir :
- La Société à responsabilité limitée (SARL) ;
- La Société par actions simplifiée (SAS).
La différence majeure entre ces deux formes juridiques est que la SARL est plus encadrée juridiquement, la SAS laissant une plus grande liberté aux associés pour déterminer les règles de fonctionnement de la société. Pour en savoir plus sur les particularités de ces formes juridiques, nous vous invitons à consulter l’article suivant : SAS ou SARL.
Quelles sont les étapes à suivre pour créer votre micro-entreprise dans ce domaine ?
La création d’une micro-entreprise est relativement simple, puisqu’il vous suffit de déclarer votre activité auprès du Guichet unique de l’INPI.
La création d’une micro-entreprise sur l’INPI constitue donc la première étape à remplir pour exercer. Vous n’avez qu’à compléter le formulaire directement en ligne et transmettre les justificatifs requis au format numérique (copie de la pièce d’identité recto-verso, attestation sur l’honneur de non-condamnation et de filiation, justificatif de domiciliation).
Si votre dossier est complet, vous recevrez un numéro SIREN et un numéro SIRET qui identifient votre entreprise et son établissement. Ces numéros ne valent pas autorisation d’exercer, c’est l’absence de réglementation de l’hypnothérapie qui rend l’activité libre.
Il vous sera également nécessaire de domicilier votre entreprise. Pour se faire, vous pouvez louer un local commercial dans lequel exercer et implanter votre siège social, ou encore domicilier la micro-entreprise chez vous.
Suite à l’obtention de votre SIRET, il vous faudra commencer à rechercher des clients. Pour se faire, il est généralement conseillé de vous créer une présence sur internet, tel qu’un site présentant vos prestations, vos coordonnées et vos tarifs.
Deux obligations complètent l’installation. La première tient à l’assurance responsabilité civile professionnelle. La loi ne l’impose pas pour une activité libérale non réglementée, mais elle couvre les dommages causés à un client au cours d’une séance et la plupart des cabinets partagés l’exigent au bail. La seconde concerne votre code APE, attribué automatiquement lors de la déclaration à partir de l’activité que vous décrivez. Il sert de repère statistique et n’emporte aucune conséquence juridique sur votre activité.
Quels sont les avantages du métier d’hypnothérapeute ?
Le métier d’hypnothérapeute revêt plusieurs avantages, parmi lesquels :
- La satisfaction d’aider autrui à résoudre ses difficultés : en accompagnant toutes sortes de patients dans leur démarche de mieux-être, l’hypnothérapeute améliore constamment ses connaissances et obtient satisfaction dans l’accomplissement et la complétude des programmes mis en place avec le patient ;
- La simplicité d’accès à la profession : même si la détention d’un diplôme permet d’accroître la confiance de vos futurs patients, la profession est accessible sans formation particulière, et est ainsi ouverte à un large panel de personnes ;
- Le choix de sa rémunération en fonction des horaires de travail pratiqués : vous pouvez travailler en complément d’une autre activité et ainsi limiter vos horaires de consultations ou à temps plein afin de vous constituer une rémunération plus importante.
Quelles sont les perspectives d’évolution en tant qu’hypnothérapeute ?
En tant qu’hypnothérapeute indépendant, vous disposez d’un large éventail de possibilités d’évolution professionnelle.
En effet, vous pouvez affiner vos compétences et techniques thérapeutiques, mais aussi vous pouvez vous spécialiser dans des domaines spécifiques comme l’hypnose adaptée à des pratiques professionnelles spécifiques, ou même dans l’accompagnement des douleurs chroniques ou des maladies addictives.
De plus, vous pouvez également collaborer avec d’autres professionnels de la santé ou du bien-être comme, par exemple, un sophrologue ou un naturopathe, pour élargir davantage vos horizons et offrir des soins plus complets à vos clients.
Enfin, ces spécialisations seront notamment à l’origine de l’augmentation de vos prix. Afin d’élever vos revenus, il est également possible de varier vos offres en proposant des séances de groupe, des formations en hypnose ou des ateliers, en particulier en entreprise, qui est, notamment, un secteur en plein essor.
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Dernière mise à jour le 22/09/2026
FAQ
Quel diplôme pour devenir hypnothérapeute ?
Il n’existe pas de diplôme officiel pour devenir hypnothérapeute en France. Toutefois, il est conseillé de suivre une formation certifiée en hypnose thérapeutique pour acquérir les compétences nécessaires et respecter une déontologie professionnelle.
Qui peut faire de l'hypnothérapie ?
L’hypnothérapie n’est réservée à aucune profession en France. Toute personne peut la pratiquer, à condition de ne pas poser de diagnostic, de ne pas traiter de maladie et de ne pas se présenter comme psychothérapeute sans être inscrite au registre de l’agence régionale de santé. Une formation sérieuse en hypnose thérapeutique reste vivement recommandée.
Comment devenir hypnothérapeute en Belgique ?
La Belgique est plus stricte que la France. Depuis la loi du 10 juillet 2016, l’exercice de la psychothérapie y est réservé aux médecins, psychologues cliniciens et orthopédagogues cliniciens ayant suivi une formation complémentaire d’au moins 70 ECTS et un stage professionnel de 2 ans. La pratique de l’hypnose seule échappe à ce cadre, mais toute démarche présentée comme psychothérapeutique y est encadrée.
L'hypnothérapeute peut-il exercer en micro-entreprise ?
Oui. L’activité relève des bénéfices non commerciaux et entre dans le régime micro tant que le chiffre d’affaires ne dépasse pas 83 600 €. Les cotisations sociales s’élèvent à 25,6 % du chiffre d’affaires encaissé, et l’impôt sur le revenu est calculé après un abattement forfaitaire de 34 %.
Sources de l'article
- Article L4161-1 du Code de la santé publique
- Article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique
- Décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l'usage du titre de psychothérapeute
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