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Le décès d’un associé de SCI est un événement délicat, tant sur le plan humain que juridique. Il peut bouleverser l’équilibre de la société si rien n’a été prévu en amont.

C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper cette situation dès la création de la SCI, en intégrant une clause spécifique dans les statuts mais aussi lors de la gestion de la société. Celle-ci détermine si la société se poursuit avec les héritiers, avec les associés survivants uniquement, ou si elle doit être dissoute.

Dans cet article, découvrez comment bien organiser la transmission des parts sociales en cas de décès d’un associé, et quelles sont les options possibles pour préserver la stabilité de votre SCI.

L’essentiel à retenir :

  • En cas de décès d’un associé, ce sont ses parts sociales, et non les biens immobiliers, qui sont transmises à ses héritiers ;
  • La poursuite de la SCI dépend des statuts : elle peut continuer avec les héritiers, seulement avec les associés survivants, ou être dissoute ;
  • Pour éviter les blocages successoraux, il est essentiel d’anticiper dès la création : clause d’agrément, clause de continuation ou pacte entre associés ;
  • Les parts héritées sont soumises aux droits de succession, calculés selon la valeur réelle du patrimoine et le lien de parenté. Une donation anticipée ou un démembrement de propriété peut réduire la fiscalité.

Comment fonctionne une SCI ?

Une SCI (Société Civile Immobilière) est souvent créée pour gérer et transmettre un patrimoine immobilier entre proches. Vous et les autres associés mettez en commun vos apports (qu’il s’agisse d’argent ou de biens) afin de constituer un patrimoine commun géré par la société.

Concrètement, les biens appartiennent à la SCI et non directement aux associés. Vous détenez des parts sociales, qui représentent votre part dans la société, mais pas une partie précise du bien immobilier.

En cas de décès d’un associé de la SCI, ses parts entrent dans sa succession et sont transmises à ses héritiers. La SCI continue donc en principe avec eux, à condition qu’ils acceptent la succession et que cela soit prévu dans les statuts. Si rien n’a été anticipé, la situation peut vite se compliquer, surtout dans une SCI familiale.

Exemple concret : Vous avez créé une SCI avec votre frère pour gérer un immeuble locatif. Si l’un de vous décède, ses enfants hériteront automatiquement de ses parts sauf si les statuts prévoient que la société continue uniquement avec l’associé survivant.

Astuce LegalPlace : Lors de la création de votre SCI, pensez à insérer une clause de transmission. Vous pouvez, par exemple, autoriser la poursuite de la société uniquement avec les associés restants ou soumettre l’entrée des héritiers à un agrément préalable. Cela évite les conflits et garantit la stabilité de la SCI.
Bon à savoir : Vous pouvez avantager un héritier (par exemple, celui qui s’occupe activement du bien). Un mineur peut être associé d’une SCI, mais toute vente d’un bien appartenant à la société nécessitera l’autorisation du juge des tutelles. Sans cette autorisation, la vente serait nulle.

Comment se passe une succession en cas de décès d’un associé dans une SCI ?

Transmission des parts sociales en cas de décès d’un associé

Lorsqu’un associé de SCI décède, ses parts sociales entrent dans son patrimoine successoral.

Ce ne sont donc pas les biens immobiliers détenus par la SCI qui sont transmis, mais les parts représentant sa participation dans la société.

La répartition des parts suit les règles classiques du droit civil : testament, donation de parts ou dévolution légale (succession entre héritiers).
Ainsi, les enfants, le conjoint survivant ou toute autre personne désignée par le défunt peuvent hériter de ces parts.

Exemple concret : Paul détenait 50 % des parts d’une SCI familiale propriétaire d’un immeuble. À son décès, ses deux enfants héritent chacun de 25 % des parts sociales. Ils deviennent donc co-détenteurs de ces parts sans pour autant posséder directement une partie de l’immeuble. Le bien reste la propriété de la SCI, mais les héritiers deviennent indirectement propriétaires via leurs parts.

Cette distinction est essentielle : elle permet d’éviter le morcellement du bien immobilier entre plusieurs héritiers, tout en assurant une gestion collective et centralisée via la société.

L’entrée des héritiers dans la SCI : automatique ou soumise à agrément ?

Tout dépend des statuts de votre SCI.

  • Si les statuts prévoient une clause d’agrément, les héritiers ne deviennent associés qu’avec l’accord des autres associés. Cette clause protège la stabilité du groupe et évite l’entrée d’héritiers qui n’auraient pas le même intérêt dans la gestion du patrimoine ;
  • Si aucune clause d’agrément n’a été prévue, les héritiers deviennent automatiquement associés.

Mais dans ce dernier cas, les héritiers sont souvent plusieurs, ce qui entraîne une indivision sur les parts sociales. Tous doivent alors voter à l’unanimité pour chaque décision (une situation qui peut vite devenir bloquante).

Astuce LegalPlace : Lors de la création de votre SCI, prévoir une clause d’agrément ou une clause de continuation dans les statuts est une excellente stratégie. La clause de continuation permet de poursuivre la société uniquement avec les associés survivants. Tandis que la clause d’agrément impose un vote avant d’accepter les héritiers comme nouveaux associés.

Gestion de la SCI après le décès : droits, blocages et solutions pratiques

Tant que la succession n’est pas réglée, les parts sociales du défunt sont indivises entre les héritiers. Cela signifie qu’ils doivent prendre toutes les décisions ensemble à l’unanimité.

Cette période d’indivision peut entraîner des désaccords : faut-il vendre un bien ? Réinvestir ? Modifier la gérance ? Les décisions sont souvent ralenties, voire bloquées, tant qu’un accord n’est pas trouvé.

Pour éviter ces difficultés, plusieurs outils juridiques peuvent être mis en place :

  • Clause de rachat des parts : les associés survivants ou la SCI peuvent racheter les parts du défunt, ce qui simplifie la structure ;
  • Pacte entre associés : il fixe les règles à suivre en cas de décès (priorité de rachat, maintien ou sortie des héritiers, etc.).
  • Démembrement de propriété : l’associé peut transmettre la nue-propriété de ses parts à ses enfants tout en conservant l’usufruit (revenus locatifs, droit de vote). Cela permet une transmission anticipée et fiscalement avantageuse.

Exemple concret : Claire, associée d’une SCI familiale, décide de transmettre la nue-propriété de ses parts à ses enfants tout en gardant l’usufruit. Elle continue de percevoir les loyers et de gérer la société, tout en réduisant les droits de succession à venir.

? Zoom : si vous souhaitez créer une SCI afin de bénéficier d’un régime avantageux en terme de gestion de patrimoine, n’hésitez pas à recourir aux services d’un professionnel tel que LegalPlace. Il vous suffit de remplir un formulaire en ligne puis d’envoyer les documents demandés. Notre équipe se charge par la suite d’effectuer l’ensemble des étapes de la procédure jusqu’au dépôt du dossier d’immatriculation auprès du greffe du Tribunal de commerce.

Les conséquences fiscales de la transmission

Sur le plan fiscal, les parts sociales de la SCI font partie de l’actif successoral et sont donc soumis aux droits de succession de la SCI.

Leur valeur est calculée en fonction de la valeur réelle du patrimoine de la SCI, diminuée des dettes (emprunts, travaux, impôts fonciers, etc.).

L’évaluation des parts sociales est une étape délicate : une sous-évaluation injustifiée peut être requalifiée par l’administration fiscale, entraînant des pénalités.

Astuce LegalPlace : Avant toute transmission, faites évaluer les parts sociales par un expert (notaire ou expert-comptable). Cela vous permet d’obtenir une évaluation juste et opposable à l’administration, de bénéficier des abattements fiscaux (notamment sur les donations entre parents et enfants) et de préparer une transmission progressive pour réduire les droits de succession.

Comment poursuivre la SCI avec les associés survivants ?

Si les statuts de la SCI le prévoient, la société peut se poursuivre uniquement avec les associés survivants. Les héritiers du défunt ne deviennent alors pas associés, mais sont indemnisés selon la valeur des parts héritées.

En cas de SCI à deux associés, le survivant dispose d’un an pour trouver un nouvel associé. Passé ce délai, la société risque la dissolution, même si, en pratique, une certaine tolérance est souvent admise.

Le versement d’une indemnité aux héritiers

Lorsqu’un associé de SCI décède, il est possible (si les statuts le prévoient) que la société se poursuive uniquement avec les associés survivants.

Dans ce cas, les héritiers ne deviennent pas associés : ils ont simplement droit à une indemnisation correspondant à la valeur des parts du défunt. Cette somme est calculée de la même façon que lors d’un refus d’agrément.

Exemple concret : Marc et Sophie ont créé une SCI pour gérer leur maison secondaire. Les statuts prévoient une clause de continuation entre époux survivants. Au décès de Marc, la SCI continue avec Sophie seule. Les enfants de Marc ne deviennent pas associés, mais la société leur verse une indemnité équivalente à la valeur des parts qu’ils auraient héritées.

Astuce LegalPlace : Lors de la rédaction des statuts, pensez à préciser les modalités de calcul et de versement de l’indemnité pour éviter tout litige ultérieur.

Cas particulier : la poursuite de la SCI avec un seul associé

Lorsqu’une SCI ne compte que deux associés et que l’un d’eux décède, la société peut se retrouver temporairement avec un seul associé.

Dans ce cas, la loi lui accorde un délai d’un an pour régulariser la situation, c’est-à-dire trouver un nouvel associé.

Passé ce délai, toute personne intéressée (héritier, créancier, administration…) peut demander au juge la dissolution de la société.

Cependant, dans la pratique, les tribunaux et l’administration font preuve de souplesse. Une SCI peut continuer à fonctionner avec un seul associé, tant qu’aucune action en dissolution n’est engagée.

Exemple : Si Sophie, devenue associée unique après le décès de Marc, continue à gérer la SCI sans faire entrer de nouvel associé, la société pourra perdurer sans problème tant qu’aucun tiers ne conteste la situation.

Comment dissoudre la société dans le cadre d’une succession en SCI en cas de décès ?

Le décès d’un associé n’entraîne pas automatiquement la dissolution de la SCI. En principe, la société continue avec les héritiers du défunt, qui récupèrent ses parts et peuvent devenir associés, sauf clause contraire prévue dans les statuts.

Cependant, les associés peuvent décider d’inscrire dans les statuts qu’un décès provoque la dissolution immédiate de la société.

Dans ce cas, la SCI est liquidée : les biens sont vendus, les dettes réglées, et le boni de liquidation (ce qui reste) est réparti entre les héritiers du défunt selon leur part d’héritage.

Exemple : dans une SCI familiale, deux frères prévoient dans les statuts que le décès de l’un mettra fin à la société. À la disparition de l’un d’eux, la SCI est dissoute, et les héritiers perçoivent la part du patrimoine correspondant au défunt.

Astuce LegalPlace : pour éviter les litiges ou les blocages successoraux, pensez à définir clairement dans les statuts les conditions de dissolution (décès, vente d’un bien, retrait d’un associé, etc.). Et surtout, faites-vous accompagner par un notaire ou un avocat : la procédure de dissolution est technique et doit être correctement formalisée pour être valable.

Quels sont les frais de succession suite au décès d’un associé de la SCI ?

Au décès d’un associé, ses parts sociales de SCI entrent automatiquement dans sa succession et sont soumises aux droits de succession. Ces droits dépendent à la fois du lien de parenté entre le défunt et les héritiers, et de la valeur vénale réelle des parts au moment du décès c’est-à-dire leur valeur sur le marché, tenant compte du patrimoine immobilier détenu par la SCI.

Exemple : si une SCI possède un immeuble estimé à 500 000 €, et que le défunt détenait 40 % des parts, la valeur taxable s’élève à 200 000 €. Cette somme servira de base pour calculer les droits de succession après application des abattements.

Barème des droits de succession sur les parts de SCI : 

Lien entre le défunt et l’héritier Abattement applicable Taux d’imposition
Enfant / Parent (ligne directe) 100 000 € par héritier De 5 % à 45 % selon la tranche
Frère / Sœur 15 932 € 35 % (jusqu’à 24 430 €), puis 45 %
Neveu / Nièce 7 967 € 55 %
Non-parent / Tiers Aucun 60 %
Astuce LegalPlace : Une décote de 10 à 20 % peut s’appliquer si les parts sont en indivision ou difficiles à revendre. De plus, une évaluation professionnelle par un expert évite les redressements fiscaux. Enfin , vous pouvez anticiper la transmission grâce à une donation en nue-propriété ou un pacte Dutreil, qui permettent de réduire significativement les droits de succession tout en conservant le contrôle sur la gestion de la SCI.

FAQ

Quels sont les frais de succession pour une SCI familiale ?

Les frais de succession pour une SCI familiale dépendent de la valeur des parts transmises et du lien de parenté entre le défunt et les héritiers. Chaque héritier bénéficie d’un abattement fiscal (jusqu’à 100 000 € en ligne directe), puis paie des droits allant de 5 % à 60 %. Une décote peut parfois s’appliquer sur la valeur des parts.

Quels sont les avantages d'une SCI dans le cadre d'une succession ?

Afin de transmettre les parts sociales d'une SCI, il convient de procéder à la cession des parts sociales à la personne intéressée, ou à une donation (aux enfants ou petits-enfants par exemple). Les parts peuvent également être transmises aux héritiers d'un associé à la suite de son décès.

Quelle est la valeur des parts d’une SCI familiale lors d’une donation ?

Lors d’une donation de parts de SCI familiale, la valeur des parts est évaluée selon la valeur vénale du patrimoine de la SCI, déduction faite des dettes éventuelles. Il est possible d’appliquer une décote (généralement de 10 à 20 %) en cas d’indivision ou de non-liquidité. Cette stratégie permet d’optimiser fiscalement la donation et de réduire les droits à payer.

En cas de décès de l'associé majoritaire d'une SCI, comment les héritiers sont-ils imposés ?

Les héritiers sont imposés aux droits de succession sur la valeur des parts de SCI transmises, après application des abattements selon leur lien de parenté. L’imposition dépend donc de la valeur du patrimoine immobilier détenu via la SCI. Ensuite, s’ils conservent les parts, ils seront imposés sur les revenus (IR ou IS selon le régime de la SCI).
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Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 27/03/2026

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Dans le cas d’une SCI pour laquelle il reste encore un prêt à rembourser et que l’un des 2 associés décède , que se passe-t-il au niveau remboursement du crédit ?

Bonjour,

À titre général, la SCI est une personne morale distincte de ses associés (art. 1842 C. civ.) et demeure tenue au remboursement du prêt. En cas de décès d’un associé, ses parts sont transmises à ses héritiers (art. 1870 C. civ.). Les associés sont indéfiniment responsables des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital (art. 1857 C. civ.).

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour Mon père a créé une sci avec ses trois frères.  Au décès de mon père, les parts sociales qu’il détenait dans la SCI ne sont pas entré dans le patrimoine successoral et officiellement je n’en ai donc pas hérité (le notaire n’a pas mentionné cette SCI dans l’acte relatif au partage des biens entre mon frère et moi même) Mais le gérant de la SCI (un des frères survivants) a modifié les statuts et nous a intégré dans les associés de la SCI avec mon frère (selon ces statuts, nous détenons donc chacun la moitié des parts que détenait… Lire la suite »

Bonjour,
Les parts sociales entrent dans l’actif successoral (art. 724 C. civ.). En SCI, l’article 1861 du Code civil subordonne l’entrée d’un héritier à l’agrément des associés si les statuts le prévoient. À défaut d’agrément, les héritiers ont droit à la valeur des parts. Toute modification statutaire suppose décision collective et formalités prévues par les articles 1835 et 1854 C. civ.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.

bonjour nous avons acheter un terrain avec notre fille et gendre en indivision nous avons construit deux maisons mitoyennes. Nous avons fait passer un géomètre pour diviser ce terrain et le borner tout a été fait. pouvons nous faire une sci familiale avec des parts de 50/50 . Que se passe t il en cas de décès car j ai aussi un fils et je veux que chacun de mes enfants récupèrent 25% de notre bien.

Bonjour,

La constitution d’une SCI familiale permettant une détention à hauteur de 50 % des parts pour votre couple et 50 % pour votre fille et votre gendre est juridiquement possible, à condition que la valeur des apports immobiliers corresponde strictement à la répartition du capital social.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour Mon père avait créer une SCI avec mes 2 frères et ma sœur mais moi je ne suis pas inclus dans cette société Mon père est décédé en 2019 et j’ai hérité une partie des parts sociales de cette SCI ainsi que mes frères et sœur Mon père avait créer son garage automobile ou mes frères et sœur y travaillaient et moi non mais à ce jour ils ont décidé de vendre le garage Est ce normal que je ne perçoive rien de la somme que leur a rapporter là vente de ce bien qui a été créer par… Lire la suite »

Bonjour,

Les droits financiers attachés aux parts sociales d’une SCI appartiennent aux associés, en proportion de leur détention au capital. Conformément aux articles 1852 et 1856 du Code civil, les bénéfices issus de la vente d’un bien social sont en principe répartis entre les associés sauf stipulation contraire des statuts. Tout héritier devenu associé a droit à sa quote-part des résultats distribués.

Nous vous invitons à prendre contact avec un notaire afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour
Merci pour votre réponse mais étant donné que lorsque mon père est décédé je n’ai pas voulu être associé dans la sarl donc j’ai reçu la part de mon père en argent
Maintenant ils ont vendu le garage
Est ce que je peux réclamer ma part sur ce bien ?
Merci

Bonjour,

En cas de décès d’un associé dans une société, les droits successoraux s’exercent selon les règles de l’indivision successorale. Si la part sociale a été liquidée et réglée en numéraire lors de la succession, conformément à l’article 826 du Code civil, le successible n’a en principe plus vocation à revendiquer des droits sur les actifs postérieurement cédés par la société.

Nous vous invitons à prendre contact avec un notaire afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, Le droit de percevoir une somme suite à la vente d’un actif par une SCI dépend des décisions prises en assemblée générale par les associés. Lorsqu’un immeuble est vendu, le prix de vente est encaissé par la société et non par les associés personnellement. La distribution de ces fonds aux porteurs de parts sociales, dont vous faites partie par héritage, n’est pas automatique : elle nécessite une décision collective de distribuer des dividendes ou de rembourser des apports. Si les fonds sont conservés par la société pour payer des dettes ou réaliser de nouveaux investissements, les associés ne perçoivent… Lire la suite »

SCI familiale : suite décès d’un associé(le père) faut il que chaque héritier (les enfants) fasse une déclaration de cession de parts comme pour une vente et fasse enregistrer cette déclaration auprès des impôts alors que le notaire a déjà fait une déclaration de succession ?
Merci.

Bonjour,

Par principe, les héritiers n’ont pas à faire une déclaration de cession de parts sociales ni à l’enregistrer, car il ne s’agit pas d’une vente mais d’une transmission par décès.

La déclaration de succession déposée par le notaire auprès de l’administration fiscale suffit, conformément à l’article 635, 1-4° du CGI.

Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour, ma mère est décédee et a fait une donation au dernier vivant à mon beau-père d’une maison en sci ; j’ai une soeur ; de quoi vais-je hériter ? Je ne suis pas intéressée par les parts mais par la contrepartie en argent, que puis-je faire ? Au décès de mon beau-père, les parts de ma mère vont-elles me revenir ou a ses enfants à lui ? D’avance, merci beaucoup

Bonjour,

En cas de donation au dernier vivant, votre beau-père a pu recevoir l’usufruit ou une part des parts de SCI. Vous conservez vos droits d’héritière réservataire. Si vous ne souhaitez pas les parts, vous pouvez demander leur équivalent en argent sous conditions. Au décès de votre beau-père, ses parts iront à ses héritiers, sauf clause de retour.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

merci beaucoup !

bonjour, comment puis je racheter les parts de mon pere ancien gerant de la sci, je suis associer avec lui, mais je refuse la succession. mais se bien et sentimental. apparament les parts son de 24 mille euros

Bonjour, Si vous êtes associé dans la SCI avec votre père mais que vous refusez la succession, vous ne devenez pas automatiquement propriétaire de ses parts. Celles-ci intègrent la succession et doivent être transmises à ses héritiers légaux ou testamentaires, sauf renonciation générale de leur part. Pour racheter ses parts, même en refusant la succession, vous pouvez le faire auprès des héritiers qui acceptent la succession. Il faudra alors conclure un acte de cession de parts sociales devant notaire (si les statuts l’exigent) ou sous seing privé, avec enregistrement auprès de l’administration fiscale. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

merci de votre reponse, mais je suis la seule heritiere, puis je me permettre de negocier avec les domeine bien a vous

Bonjour,

Même en cas de refus de la succession, il est possible de racheter les parts de son père dans la SCI en les achetant aux héritiers acceptants ou à l’État si la succession lui revient.

Il faut vérifier les statuts de la SCI, obtenir l’agrément des associés si nécessaire, signer un acte de cession, le faire enregistrer aux impôts, puis le déposer à l’INPI.

Des droits d’enregistrement peuvent s’appliquer.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.

L’équipe LegalPlace.

Bonjour
Nous avons creer une SCI FAMILIALE À BUT NON LUCRATIF
MA FILLE EST DÉCÉDÉE laissant 2 e’fnts Un mineur l autre majeur ses parts je pense son pour ses enfants soit 25% et les autres 25% reviennent à mon beau fils nous avons 50%, pouvons nous vendre le bien sans l accord de mon beau fils car nous ne nous entendons plus ?
Merci pour votre réponse
Dans l attente
Cordialement

Rédigé par

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris