Succession d’une SCI : que deviennent les parts au décès d’un associé ?
Dernière mise à jour le 11/09/2026
- Que devient une SCI au décès d’un associé ?
- Qui hérite des parts sociales de la SCI ?
- Comment poursuivre la SCI avec les associés survivants ?
- Combien coûtent les droits de succession sur des parts de SCI ?
- Comment anticiper la succession d’une SCI ?
- Faut-il dissoudre la SCI après le décès d’un associé ?
- Le décès d’un associé n’entraîne pas la dissolution de la SCI. La société continue avec ses héritiers, sauf clause contraire des statuts.
- Les statuts d’une SCI peuvent soumettre l’entrée des héritiers à un agrément des associés survivants. En cas de refus, les héritiers reçoivent la valeur des parts.
- Les parts de la SCI transmises supportent les droits de succession, après un abattement de 100 000 € par enfant en 2026.
- Anticiper la transmission par les statuts, le démembrement ou la donation permet d’éviter l’indivision et les blocages de gestion de la SCI.
Le décès d’un associé soulève une question immédiate concernant la succession dans une SCI. Qui récupère ses parts sociales, et à quelles conditions ? Les parts des associés d’une SCI ne se transmettent pas comme un bien détenu en direct. Elles obéissent à des règles fixées par le Code civil et par les statuts de la société.
Que devient une SCI au décès d’un associé ?
La SCI (Société Civile Immobilière) n’est pas dissoute par le décès de l’un de ses associés. Elle poursuit son activité avec les héritiers du défunt, qui recueillent les parts sociales dans les conditions prévues par les statuts. Ce mécanisme distingue nettement la SCI de la détention d’un bien immobilier en direct, où les héritiers se retrouvent en indivision sur le bien lui-même.
La SCI continue avec les héritiers
L’article 1870 du Code civil pose une règle claire. La société civile continue avec les héritiers ou légataires de l’associé décédé, sauf disposition contraire des statuts. Autrement dit, la mort d’un associé ne met pas fin à la société. Les parts entrent dans la succession et sont transmises selon les règles habituelles du droit des successions.
Les statuts de la SCI gardent la main sur les modalités précises de cette transmission. Ils peuvent aménager l’entrée des héritiers, la subordonner à un accord des autres associés, ou même écarter certains héritiers de la qualité d’associé. Cette liberté statutaire fait de la SCI un outil souple pour organiser la transmission d’un patrimoine immobilier.
Les parts sociales de la SCI
Une SCI détient le bien immobilier à la place des associés. Ce ne sont pas les murs qui appartiennent à chacun, mais des parts sociales représentant une fraction du capital. Chaque associé possède un nombre de parts proportionnel à son apport. Au décès, ce sont ces parts qui se transmettent, pas une part du bien.
Les parts de l’associé décédé reviennent à ses héritiers, désignés par son testament ou, à défaut, par les règles légales de dévolution successorale. Le conjoint survivant, les enfants et les autres héritiers légaux se partagent les parts selon leurs droits respectifs. Ce que les héritiers deviennent ensuite dans la société dépend des statuts.
La transmission des parts aux héritiers de la SCI
Chaque héritier reçoit une fraction des parts correspondant à sa part dans la succession. Ces parts conservent leur valeur et leurs droits, notamment le droit aux bénéfices et le droit de vote, une fois la qualité d’associé acquise. Tant que la succession n’est pas réglée, les héritiers exercent leurs droits collectivement.
Pierre détenait 60 parts d’une SCI familiale qui possède un immeuble locatif. À son décès, il laisse deux enfants, Léa et Thomas, chacun héritant de 30 parts. Les statuts prévoyant l’entrée automatique des héritiers, Léa et Thomas deviennent associés aux côtés de leur mère, déjà titulaire des 40 parts restantes. La SCI continue à percevoir les loyers et à les répartir entre les trois associés, sans blocage lié au décès.
L’entrée des héritiers de la SCI
Les statuts décident du sort des héritiers face à la société. Plusieurs solutions existent, à choisir au moment de la rédaction des statuts :
- L’entrée automatique des héritiers, qui deviennent associés de plein droit sans formalité ;
- L’agrément préalable des associés survivants, qui peuvent accepter ou refuser l’héritier ;
- L’exclusion de la qualité d’associé pour les héritiers, qui reçoivent alors seulement la valeur des parts ;
- La continuation de la société avec les seuls associés survivants, les héritiers étant désintéressés financièrement.
La clause d’agrément est fréquente dans les SCI qui souhaitent garder la maîtrise de leur composition. Elle protège les associés d’origine contre l’arrivée d’un héritier avec lequel la gestion serait difficile.
La clause d’agrément rassure parce qu’elle donne la main sur les entrants. Ce qu’on mesure moins, c’est son revers. Écarter un héritier ne l’efface pas, ça fait naître une dette que la société devra rembourser. Et cette dette se solde parfois par la vente du bien qu’on voulait justement garder dans la famille. La clause pensée pour protéger devient alors le déclencheur de ce qu’on cherchait à éviter.
L’indivision successorale sur les parts de la SCI
Quand plusieurs héritiers recueillent les parts, celles-ci tombent en indivision jusqu’au partage de la succession. Les indivisaires exercent alors leurs droits d’associé ensemble et doivent souvent désigner un mandataire commun pour représenter l’indivision aux assemblées. Cette période peut ralentir les décisions.
Comment poursuivre la SCI avec les associés survivants ?
La poursuite de la SCI avec les associés survivants suppose de régler la situation des héritiers et de rétablir un fonctionnement normal des organes de décision. Selon les statuts, les héritiers rejoignent la société ou sont indemnisés de la valeur des parts. Le gérant, s’il était le défunt, doit être remplacé.
Gérer les blocages de décision après le décès du gérant d’une SCI
Le décès du gérant prive la SCI de son représentant légal. Les associés doivent nommer un nouveau gérant en assemblée, dans les conditions de majorité fixées par les statuts. Sans gérant, la société ne peut plus signer de bail, encaisser certains actes ou engager de dépenses.
Les décisions se compliquent aussi quand les héritiers indivis ne s’accordent pas. Chaque acte important requiert alors un vote, et l’absence de mandataire désigné peut paralyser les assemblées. Prévoir dans les statuts une règle de représentation de l’indivision limite ce risque.
L’indemnisation des héritiers non agréés d’une SCI
Lorsque les héritiers ne deviennent pas associés, faute d’agrément ou par choix statutaire, ils ont droit à la valeur des parts de leur auteur. L’article 1870-1 du Code civil leur reconnaît une créance sur la société. Ils ne votent pas et ne participent pas à la gestion, mais ils doivent être remboursés.
Ce remboursement peut s’opérer de deux façons. La société peut réduire son capital et rembourser directement les héritiers. Les associés survivants ou un tiers agréé peuvent aussi racheter les parts. La valeur retenue correspond à la valeur des parts au jour du décès, à défaut d’accord fixée par un expert.
Le cas de la SCI réunie entre les mains d’un seul associé
Quand la succession aboutit à un associé unique, la SCI ne disparaît pas pour autant. L’article 1844-5 du Code civil prévoit que la réunion de toutes les parts en une seule main n’entraîne pas la dissolution automatique de la société. Un délai d’un an s’ouvre pour régulariser la situation.
Pendant cette année, l’associé unique peut céder ou donner des parts pour retrouver au moins deux associés, condition d’existence d’une société civile. Le juge peut accorder un délai supplémentaire de six mois si une régularisation est en cours. Passé ce délai sans régularisation, tout intéressé peut demander la dissolution de la SCI en justice.
Combien coûtent les droits de succession sur des parts de SCI ?
Les parts de SCI reçues par héritage sont soumises aux droits de succession, comme n’importe quel bien transmis. Le montant dépend de la valeur des parts, du lien de parenté avec le défunt et des abattements applicables. Un enfant bénéficie d’un abattement de 100 000 €, tandis que le conjoint survivant est totalement exonéré.
| Lien de parenté | Abattement 2026 | Taux applicable après abattement |
|---|---|---|
| Enfant, parent (ligne directe) | 100 000 € | 5 % à 45 % |
| Conjoint, partenaire de PACS | Exonération totale | Aucun |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 35 % à 45 % |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | 55 % |
| Petit-enfant, autre parent éloigné | 1 594 € | Selon le degré |
| Personne sans lien de parenté | 1 594 € | 60 % |
Les abattements applicables en 2026
L’abattement réduit la base sur laquelle les droits sont calculés. Il varie selon le lien avec le défunt et se renouvelle tous les quinze ans en cas de donation antérieure. Les montants en vigueur en 2026 restent gelés depuis 2012 :
- 100 000 € par enfant et par parent, en ligne directe ;
- Exonération totale pour le conjoint marié et le partenaire de PACS ;
- 15 932 € entre frères et sœurs ;
- 7 967 € pour un neveu ou une nièce ;
- 1 594 € pour un petit-enfant ou une personne sans lien de parenté.
Le barème progressif des droits de succession
Le barème des droits de succession en ligne directe s’applique par tranches, une fois l’abattement déduit. Ce barème, applicable entre parents et enfants, est resté inchangé en 2026 :
| Part taxable après abattement | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Sophie hérite de son père des parts d’une SCI évaluées à 150 000 € après déduction de l’emprunt en cours. Elle applique d’abord son abattement de 100 000 €, ce qui ramène la base taxable à 50 000 €. Les droits se calculent ensuite par tranches, pour un total d’environ 8 200 €. Sans la SCI, la valeur brute du bien aurait été taxée sans la déduction du passif, pour un coût plus élevé.
L’évaluation des parts et la déduction du passif de la SCI
La valeur des parts se calcule à partir de l’actif net de la société au jour du décès. On prend la valeur du bien immobilier, puis on retranche les dettes de la SCI, notamment le capital restant dû sur l’emprunt. Cette déduction abaisse mécaniquement la base taxable des parts.
Une décote peut aussi s’appliquer pour tenir compte de la faible liquidité des parts, plus difficiles à revendre qu’un bien immobilier. Le calcul des droits de succession d’une SCI répond ainsi à une logique différente de celle d’un héritage immobilier détenu en direct. Cet effet de levier fiscal explique une partie de l’intérêt patrimonial de la SCI.
Comment anticiper la succession d’une SCI ?
Anticiper la succession d’une SCI repose sur trois leviers. Les statuts, le démembrement des parts et la donation du vivant réduisent le coût fiscal de la transmission et préviennent les conflits entre héritiers. Plus l’anticipation est précoce, plus les marges de manœuvre sont larges.
Rédiger des statuts de SCI adaptés
Des statuts bien construits organisent la transmission à l’avance. Ils fixent le sort des héritiers, prévoient une clause d’agrément, désignent un gérant de remplacement et encadrent la représentation de l’indivision. Un modèle générique laisse souvent ces questions de côté.
La rédaction sur mesure des statuts de SCI permet d’intégrer ces clauses dès la création ou de les ajouter par une modification ultérieure. Un pacte d’associés peut compléter le dispositif en réglant les rapports entre associés en dehors des statuts.
Le démembrement des parts de SCI
Le démembrement de parts de SCI sépare l’usufruit de la nue-propriété. Le donateur garde l’usufruit et perçoit les loyers, tout en transmettant la nue-propriété à ses enfants. La valeur taxable de la nue-propriété est réduite selon l’âge de l’usufruitier, ce qui diminue les droits de donation.
Au décès de l’usufruitier, les enfants deviennent pleins propriétaires des parts sans nouvelle taxation. Ce mécanisme cumule deux avantages, une donation à valeur réduite et une transmission finale exonérée. Il suppose toutefois une organisation anticipée, plusieurs années avant la succession.
La donation de parts de SCI de son vivant
La donation de parts de SCI permet de transmettre progressivement le patrimoine en profitant des abattements. Un parent peut donner jusqu’à 100 000 € de parts par enfant tous les quinze ans sans droits à payer. En fractionnant les donations dans le temps, la transmission se fait à coût réduit.
La donation présente un autre atout. Elle fige la valeur des parts au jour de la donation, ce qui neutralise la hausse future du bien immobilier. La transmission d’un patrimoine avec une SCI devient ainsi progressive et maîtrisée, au lieu de tout reporter sur la succession.
Faut-il dissoudre la SCI après le décès d’un associé ?
La dissolution n’est ni automatique ni obligatoire après un décès. Elle n’intervient que si les statuts la prévoient, si les associés la décident ensemble, ou si la société reste avec un associé unique au-delà du délai légal. Dans la plupart des cas, la SCI se poursuit avec les héritiers ou les associés survivants.
Quand la dissolution est décidée, elle suit une procédure en plusieurs étapes :
- Voter la dissolution en assemblée générale et nommer un liquidateur ;
- Publier un avis de dissolution dans un support d’annonces légales ;
- Réaliser l’actif, c’est-à-dire vendre le bien immobilier et régler les dettes ;
- Établir les comptes de liquidation et répartir le solde entre les associés ;
- Déclarer la clôture de la liquidation et radier la société.
La dissolution d’une SCI génère des frais et une fiscalité propre, notamment sur le boni de liquidation et sur la plus-value immobilière. Comparer le coût d’une dissolution à celui d’un maintien de la société aide à choisir la solution la plus adaptée à la situation des héritiers.
Le décès d’un associé de SCI ne met pas fin à la société, qui continue en principe avec les héritiers en vertu de l’article 1870 du Code civil. Les statuts décident si les héritiers deviennent associés de plein droit, sont soumis à agrément ou reçoivent seulement la valeur de leurs parts. Les parts transmises supportent les droits de succession, avec un abattement de 100 000 € par enfant inchangé en 2026, et la déduction du passif de la SCI allège la base taxable. Anticiper par des statuts adaptés, le démembrement ou la donation reste le meilleur moyen d’éviter l’indivision, les blocages de gestion et une fiscalité trop lourde.
Dernière mise à jour le 11/09/2026
FAQ
Une SCI est-elle dissoute au décès d'un associé ?
Non. L’article 1870 du Code civil prévoit que la SCI continue avec les héritiers de l’associé décédé, sauf clause contraire des statuts. Le décès ne provoque donc pas la disparition automatique de la société, qui poursuit son activité et la gestion de son patrimoine immobilier.
Les héritiers deviennent-ils automatiquement associés de la SCI ?
Cela dépend des statuts. Ils peuvent prévoir une entrée automatique, un agrément préalable des associés survivants, ou l’exclusion des héritiers de la qualité d’associé. En cas de refus d’agrément, les héritiers ne votent pas mais reçoivent la valeur des parts de leur auteur.
Quels sont les frais de succession sur des parts de SCI ?
Les parts supportent les droits de succession selon le lien de parenté avec le défunt. Un enfant bénéficie d’un abattement de 100 000 €, puis les droits se calculent par tranches de 5 % à 45 %. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés.
La SCI permet-elle de payer moins de droits qu'en indivision ?
La SCI permet de déduire le passif de la société, notamment l’emprunt en cours, ce qui abaisse la valeur taxable des parts. Une décote pour faible liquidité peut aussi s’appliquer. Ces mécanismes réduisent souvent la base imposable par rapport à un bien détenu en indivision directe.
Que se passe-t-il si la SCI n'a plus qu'un seul associé ?
La société n’est pas dissoute automatiquement. L’article 1844-5 du Code civil ouvre un délai d’un an pour retrouver au moins deux associés, prorogeable de six mois par le juge. Sans régularisation à l’issue de ce délai, tout intéressé peut demander la dissolution en justice.
Comment sont évaluées les parts de SCI pour la succession ?
Les parts sont évaluées à leur valeur vénale au jour du décès. On part de la valeur du bien immobilier, dont on retranche les dettes de la SCI. Une décote peut tenir compte de la difficulté à revendre des parts, sous réserve de la justifier auprès de l’administration fiscale.
Comment éviter l'indivision entre héritiers dans une SCI ?
Plusieurs solutions existent. Rédiger des statuts prévoyant la représentation de l’indivision, transmettre progressivement les parts par donation, ou recourir au démembrement pour organiser la transmission. Une SCI familiale bien structurée limite les risques de blocage entre héritiers.
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Bonjour, J’ai des parts dans une SCI (pas familiale). Nous étions 3 associés. Un des associés est décédé et les enfants renoncent à l’héritage car il était fortement endetté (la SCI n’est pas endettée). Il reste 2 associés dont le fils du défunt. La succession va durer apparemment car le notaire nous explique qu’ils vont remonter jusqu’au 7 ème rang et il y a des enfants mineurs ….avant que le domaine ne prenne le relais. Quid des parts en attendant ? Les revenus fonciers liés au défunt sont placés sur un compte excedentaire en attendant mais nous sommes en train… Lire la suite »
Bonjour, Le décès d’un associé de SCI ouvre des questions qui relèvent à la fois du droit des successions et du fonctionnement de la société. De manière générale, les parts sociales du défunt entrent dans son patrimoine successoral et leur sort dépend du déroulement de la succession et de ce que prévoient éventuellement les statuts. Lorsque la succession se prolonge, par exemple en raison de renonciations ou de la recherche d’héritiers, les parts restent en principe attachées à la succession le temps que soit déterminée la personne ou l’entité appelée à les recueillir. Les revenus et les opérations concernant la… Lire la suite »
Dans le cas d’une SCI pour laquelle il reste encore un prêt à rembourser et que l’un des 2 associés décède , que se passe-t-il au niveau remboursement du crédit ?
Bonjour,
À titre général, la SCI est une personne morale distincte de ses associés (art. 1842 C. civ.) et demeure tenue au remboursement du prêt. En cas de décès d’un associé, ses parts sont transmises à ses héritiers (art. 1870 C. civ.). Les associés sont indéfiniment responsables des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital (art. 1857 C. civ.).
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour Mon père a créé une sci avec ses trois frères. Au décès de mon père, les parts sociales qu’il détenait dans la SCI ne sont pas entré dans le patrimoine successoral et officiellement je n’en ai donc pas hérité (le notaire n’a pas mentionné cette SCI dans l’acte relatif au partage des biens entre mon frère et moi même) Mais le gérant de la SCI (un des frères survivants) a modifié les statuts et nous a intégré dans les associés de la SCI avec mon frère (selon ces statuts, nous détenons donc chacun la moitié des parts que détenait… Lire la suite »
Bonjour,
Les parts sociales entrent dans l’actif successoral (art. 724 C. civ.). En SCI, l’article 1861 du Code civil subordonne l’entrée d’un héritier à l’agrément des associés si les statuts le prévoient. À défaut d’agrément, les héritiers ont droit à la valeur des parts. Toute modification statutaire suppose décision collective et formalités prévues par les articles 1835 et 1854 C. civ.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé en droit des sociétés afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée. L’équipe LegalPlace.
bonjour nous avons acheter un terrain avec notre fille et gendre en indivision nous avons construit deux maisons mitoyennes. Nous avons fait passer un géomètre pour diviser ce terrain et le borner tout a été fait. pouvons nous faire une sci familiale avec des parts de 50/50 . Que se passe t il en cas de décès car j ai aussi un fils et je veux que chacun de mes enfants récupèrent 25% de notre bien.
Bonjour,
La constitution d’une SCI familiale permettant une détention à hauteur de 50 % des parts pour votre couple et 50 % pour votre fille et votre gendre est juridiquement possible, à condition que la valeur des apports immobiliers corresponde strictement à la répartition du capital social.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour Mon père avait créer une SCI avec mes 2 frères et ma sœur mais moi je ne suis pas inclus dans cette société Mon père est décédé en 2019 et j’ai hérité une partie des parts sociales de cette SCI ainsi que mes frères et sœur Mon père avait créer son garage automobile ou mes frères et sœur y travaillaient et moi non mais à ce jour ils ont décidé de vendre le garage Est ce normal que je ne perçoive rien de la somme que leur a rapporter là vente de ce bien qui a été créer par… Lire la suite »
Bonjour, Le droit de percevoir une somme suite à la vente d’un actif par une SCI dépend des décisions prises en assemblée générale par les associés. Lorsqu’un immeuble est vendu, le prix de vente est encaissé par la société et non par les associés personnellement. La distribution de ces fonds aux porteurs de parts sociales, dont vous faites partie par héritage, n’est pas automatique : elle nécessite une décision collective de distribuer des dividendes ou de rembourser des apports. Si les fonds sont conservés par la société pour payer des dettes ou réaliser de nouveaux investissements, les associés ne perçoivent… Lire la suite »
Bonjour,
Les droits financiers attachés aux parts sociales d’une SCI appartiennent aux associés, en proportion de leur détention au capital. Conformément aux articles 1852 et 1856 du Code civil, les bénéfices issus de la vente d’un bien social sont en principe répartis entre les associés sauf stipulation contraire des statuts. Tout héritier devenu associé a droit à sa quote-part des résultats distribués.
Nous vous invitons à prendre contact avec un notaire afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour
Merci pour votre réponse mais étant donné que lorsque mon père est décédé je n’ai pas voulu être associé dans la sarl donc j’ai reçu la part de mon père en argent
Maintenant ils ont vendu le garage
Est ce que je peux réclamer ma part sur ce bien ?
Merci
Bonjour,
En cas de décès d’un associé dans une société, les droits successoraux s’exercent selon les règles de l’indivision successorale. Si la part sociale a été liquidée et réglée en numéraire lors de la succession, conformément à l’article 826 du Code civil, le successible n’a en principe plus vocation à revendiquer des droits sur les actifs postérieurement cédés par la société.
Nous vous invitons à prendre contact avec un notaire afin d’obtenir une analyse adaptée à votre situation personnelle.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
SCI familiale : suite décès d’un associé(le père) faut il que chaque héritier (les enfants) fasse une déclaration de cession de parts comme pour une vente et fasse enregistrer cette déclaration auprès des impôts alors que le notaire a déjà fait une déclaration de succession ?
Merci.
Bonjour,
Par principe, les héritiers n’ont pas à faire une déclaration de cession de parts sociales ni à l’enregistrer, car il ne s’agit pas d’une vente mais d’une transmission par décès.
La déclaration de succession déposée par le notaire auprès de l’administration fiscale suffit, conformément à l’article 635, 1-4° du CGI.
Nous vous invitons à prendre contact avec un avocat spécialisé, qui saura vous renseigner davantage.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, ma mère est décédee et a fait une donation au dernier vivant à mon beau-père d’une maison en sci ; j’ai une soeur ; de quoi vais-je hériter ? Je ne suis pas intéressée par les parts mais par la contrepartie en argent, que puis-je faire ? Au décès de mon beau-père, les parts de ma mère vont-elles me revenir ou a ses enfants à lui ? D’avance, merci beaucoup
Bonjour,
En cas de donation au dernier vivant, votre beau-père a pu recevoir l’usufruit ou une part des parts de SCI. Vous conservez vos droits d’héritière réservataire. Si vous ne souhaitez pas les parts, vous pouvez demander leur équivalent en argent sous conditions. Au décès de votre beau-père, ses parts iront à ses héritiers, sauf clause de retour.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
merci beaucoup !
bonjour, comment puis je racheter les parts de mon pere ancien gerant de la sci, je suis associer avec lui, mais je refuse la succession. mais se bien et sentimental. apparament les parts son de 24 mille euros
Bonjour,
Même en cas de refus de la succession, il est possible de racheter les parts de son père dans la SCI en les achetant aux héritiers acceptants ou à l’État si la succession lui revient.
Il faut vérifier les statuts de la SCI, obtenir l’agrément des associés si nécessaire, signer un acte de cession, le faire enregistrer aux impôts, puis le déposer à l’INPI.
Des droits d’enregistrement peuvent s’appliquer.
En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.
Bonjour, Si vous êtes associé dans la SCI avec votre père mais que vous refusez la succession, vous ne devenez pas automatiquement propriétaire de ses parts. Celles-ci intègrent la succession et doivent être transmises à ses héritiers légaux ou testamentaires, sauf renonciation générale de leur part. Pour racheter ses parts, même en refusant la succession, vous pouvez le faire auprès des héritiers qui acceptent la succession. Il faudra alors conclure un acte de cession de parts sociales devant notaire (si les statuts l’exigent) ou sous seing privé, avec enregistrement auprès de l’administration fiscale. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »
merci de votre reponse, mais je suis la seule heritiere, puis je me permettre de negocier avec les domeine bien a vous