Assurance multirisque professionnelle : ce qu’elle couvre et quand la souscrire
Dernière mise à jour le 09/10/2026
- Qu’est-ce qu’une assurance multirisque professionnelle ?
- L’assurance multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?
- Que couvre une assurance multirisque professionnelle ?
- Quel est le prix d’une assurance multirisque professionnelle ?
- Comment choisir son assurance multirisque professionnelle ?
- Comment faire jouer son assurance multirisque professionnelle en cas de sinistre ?
- Comment résilier une assurance multirisque professionnelle ?
- L’assurance multirisque professionnelle regroupe dans un seul contrat l’assurance des locaux, du matériel, des stocks et la responsabilité civile liée à l’exploitation.
- La multirisque professionnelle n’est imposée par aucune loi, mais la plupart des baux commerciaux obligent le locataire à assurer son local.
- Le contrat multirisque pro ne remplace jamais les assurances imposées à certains métiers, comme la garantie décennale dans le bâtiment ou la RC Pro des professions réglementées.
- Le prix d’une multirisque professionnelle va, en général, d’environ 250 € à plus de 2 000 € par an, selon l’activité, la surface et la valeur des biens assurés.
Un incendie dans la réserve, un dégât des eaux venu de l’étage supérieur ou un cambriolage peuvent arrêter net une activité, et c’est précisément ce risque que l’assurance multirisque professionnelle prend en charge. Aucune loi ne l’impose, mais votre bail commercial, la nature de votre activité et les nouvelles règles issues de la loi du 26 mai 2026 en font souvent une assurance professionnelle incontournable.
Qu’est-ce qu’une assurance multirisque professionnelle ?
L’assurance multirisque professionnelle (souvent abrégée MRP) protège à la fois les biens de l’entreprise et sa responsabilité envers les tiers. Concrètement, ce contrat indemnise les dégâts subis par les locaux, le matériel et les marchandises, mais aussi les dommages que l’activité cause à d’autres personnes. Ainsi, une seule cotisation annuelle couvre la plupart des risques matériels d’une entreprise installée dans un local.
L’assurance multirisque professionnelle, un contrat « tout en un »
Le contrat multirisque professionnel réunit en une seule souscription des protections qu’il faudrait sinon souscrire séparément, comme l’assurance incendie, l’assurance vol et la responsabilité civile. L’entrepreneur n’a donc qu’un seul interlocuteur, une seule échéance annuelle et une seule cotisation à suivre.
La MRP repose sur deux volets. D’un côté, la partie « dommages aux biens » couvre ce qui appartient à l’entreprise ou ce dont elle a la garde, comme les murs loués, l’agencement, les machines ou les stocks. De l’autre, la partie « responsabilité civile exploitation » prend en charge les dommages causés à un client, un fournisseur ou un passant dans le cadre de l’activité. Par exemple, un client qui glisse sur un sol mouillé dans une boutique sera indemnisé par ce second volet.
Les assureurs qui proposent une multirisque professionnelle ajoutent en général des options pour adapter la couverture au métier exercé. Le contrat de base reste donc un socle, que chaque entreprise complète selon ses risques réels.
Qui peut souscrire une assurance multirisque professionnelle ?
La multirisque pro est ouverte à toute entreprise qui dispose de locaux ou de biens professionnels, quelle que soit sa forme juridique. Les profils les plus concernés sont les suivants :
- Les commerçants qui reçoivent du public et stockent des marchandises ;
- Les artisans qui utilisent un atelier, des outils et des véhicules ;
- Les professions libérales installées dans un cabinet ou un bureau ;
- Les TPE et PME qui louent ou possèdent des locaux ;
- Les micro-entrepreneurs qui exercent dans un local dédié.
Quelles sont les différences entre assurance multirisque professionnelle et RC Pro ?
L’assurance multirisque professionnelle protège d’abord les biens de l’entreprise et couvre les accidents liés à l’exploitation des locaux. La RC Pro, elle, couvre les dommages causés à un client par la prestation elle-même, comme une erreur, un oubli ou une négligence.
| Critère | Assurance multirisque professionnelle | RC Pro |
|---|---|---|
| Ce qu’elle protège | Les locaux, le matériel, les stocks et la responsabilité liée à l’exploitation | La responsabilité liée à la prestation ou au service fourni |
| Dommages à vos propres biens | Couverts | Non couverts |
| Dommages causés aux tiers | Accidents dans les locaux ou liés à l’activité | Erreurs, fautes ou négligences dans l’exécution de la mission |
| Obligation | Aucune obligation légale, mais souvent exigée par le bail | Obligatoire pour certaines professions réglementées |
| Profils concernés | Commerçants, artisans, entreprises avec local | Prestataires de services, consultants, professions libérales |
L’assurance multirisque professionnelle et la RC Pro se complètent donc plus qu’elles ne s’opposent. Certains assureurs intègrent d’ailleurs une RC Pro dans leur offre multirisque, tandis que d’autres la proposent à part. Vérifiez ce point dans votre devis, car la mention « responsabilité civile » peut ne viser que la RC exploitation. Une offre groupée permet d’ailleurs souvent de réduire le prix de l’assurance entreprise par rapport à deux contrats séparés.
L’assurance multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?
Non, aucune loi n’impose à une entreprise de souscrire une assurance multirisque professionnelle. En revanche, plusieurs situations la rendent pratiquement indispensable, à commencer par la location d’un local commercial.
Aucune obligation légale de souscrire une assurance multirisque professionnelle
Le Code des assurances ne contient aucune disposition qui oblige un commerçant, un artisan ou une société à souscrire un contrat multirisque. Le choix appartient donc au dirigeant, qui mesure les risques que son activité fait peser sur ses biens et sur les tiers. Pourtant, une entreprise sans couverture finance seule la reconstruction d’un local ou le remplacement d’un stock après un sinistre. Or, la remise en état d’un commerce après un incendie atteint vite plusieurs dizaines de milliers d’euros, une somme que supporte rarement une petite structure sur sa trésorerie.
Bail commercial : quand l’assurance multirisque professionnelle devient indispensable
Le bail commercial rend la multirisque professionnelle quasi obligatoire pour le locataire. D’une part, la quasi-totalité des baux commerciaux contiennent une clause qui oblige le locataire à assurer les lieux et à remettre chaque année une attestation au bailleur. Si le locataire ne respecte pas cette clause, le propriétaire peut, selon la rédaction du bail, en demander la résiliation.
La présomption de responsabilité du locataire en cas d’incendie renforce encore l’intérêt de cette assurance. L’article 1733 du Code civil prévoit que le locataire répond de l’incendie, sauf s’il prouve un cas fortuit (un événement imprévisible et extérieur), une force majeure, un vice de construction ou la propagation du feu depuis un immeuble voisin. Autrement dit, c’est au locataire de démontrer qu’il n’est pas en cause, et non au bailleur de prouver sa faute. La garantie « risques locatifs » de la multirisque professionnelle couvre justement cette responsabilité.
Les assurances obligatoires que l’assurance multirisque professionnelle ne remplace pas
Plusieurs métiers sont soumis à une obligation d’assurance spécifique que la multirisque pro ne couvre pas. Les principales obligations sont les suivantes :
- La garantie décennale pour les professionnels du bâtiment qui participent à la construction d’un ouvrage ;
- La responsabilité civile médicale pour les professionnels de santé ;
- La RC Pro des professions réglementées, comme les agents immobiliers, les experts-comptables ou les avocats ;
- L’assurance des véhicules utilisés pour l’activité.
Ces assurances obligatoires s’ajoutent donc à la multirisque professionnelle, sans jamais s’y substituer. Un professionnel du bâtiment doit par exemple détenir une décennale, même si son atelier est déjà assuré en multirisque. Les professions soumises à une RC Pro obligatoire cumulent ainsi les deux contrats.
Que couvre une assurance multirisque professionnelle ?
Un contrat multirisque professionnel se compose de garanties de base, présentes dans presque tous les contrats, et de garanties optionnelles choisies selon l’activité. Chaque garantie a ensuite ses limites, fixées par les exclusions et la franchise.
Les garanties de base de l’assurance multirisque professionnelle
Les garanties de base d’un contrat multirisque pro couvrent les principaux événements qui peuvent toucher un local et son contenu :
- L’incendie, l’explosion et la foudre ;
- Le dégât des eaux, y compris les infiltrations venues d’un voisin ;
- Le vol, la tentative de vol et le vandalisme ;
- Le bris de glace des vitrines, portes vitrées et enseignes ;
- La responsabilité civile exploitation pour les dommages causés aux tiers.
La loi ajoute trois garanties d’office dans tout contrat multirisque professionnel qui assure des biens contre l’incendie ou d’autres dommages. Il s’agit de la garantie catastrophes naturelles, de la garantie tempête et de la garantie attentats et actes de terrorisme. L’assureur ne peut donc pas les retirer du contrat, même si l’entreprise ne les a pas demandées. En contrepartie, la garantie catastrophes naturelles donne lieu à une surprime de 20 % de la prime dommages depuis le 1er janvier 2025.
Les garanties optionnelles de l’assurance multirisque professionnelle
Les garanties optionnelles d’une multirisque professionnelle permettent de couvrir des risques propres à chaque métier :
- La perte d’exploitation, qui compense le manque à gagner pendant l’arrêt forcé de l’activité ;
- La perte de valeur du fonds de commerce si l’entreprise perd une partie de sa clientèle après un sinistre ;
- Le bris de machine pour le matériel informatique, les fours ou les équipements de production ;
- Les marchandises sous température régulée, en cas de panne de chambre froide ;
- Le matériel transporté ou utilisé hors des locaux ;
- La protection juridique en cas de litige avec un client, un fournisseur ou le bailleur.
La garantie perte d’exploitation est souvent l’option la plus utile d’une multirisque professionnelle. En effet, un local détruit se répare, mais le loyer, les salaires et les remboursements d’emprunt continuent de courir pendant les travaux.
Exclusions et franchise de l’assurance multirisque professionnelle
Un contrat multirisque ne couvre jamais certaines situations, appelées exclusions. Les exclusions les plus fréquentes concernent les dommages causés volontairement par l’assuré, le défaut d’entretien des locaux, l’usure normale du matériel ou encore les faits de guerre. Certains contrats excluent aussi les vols commis sans effraction ou les biens laissés dans un véhicule. Avant de signer, lisez donc attentivement les conditions générales et les conditions particulières.
La franchise d’une MRP (multirisque professionnelle) reste à la charge de l’entreprise après chaque sinistre. Plus elle est élevée, plus la cotisation baisse, mais plus l’entreprise assume elle-même les petits sinistres. Pour les catastrophes naturelles, en revanche, la franchise ne se négocie pas. La réglementation la fixe à 10 % des dommages, avec un minimum de 1 140 €.
Quel est le prix d’une assurance multirisque professionnelle ?
Le prix moyen d’une assurance risque professionnelle
Le prix d’une assurance multirisque professionnelle varie en général d’environ 250 € à plus de 2 000 € par an. L’écart s’explique surtout par la nature de l’activité, la surface du local et la valeur des biens à assurer.
| Profil | Exemple d’activité | Fourchette indicative par an |
|---|---|---|
| Indépendant sans stock | Consultant, graphiste en bureau partagé | 250 € à 600 € |
| Commerce de proximité | Fleuriste, librairie, salon de coiffure | 500 € à 1 200 € |
| PME avec local et salariés | Agence, atelier, petit entrepôt | 600 € à 1 500 € |
| Activité à risque élevé | Restaurant, boulangerie, artisan du bâtiment | 1 500 € à plus de 2 000 € |
Les tarifs de multirisque pro présentés dans ce tableau sont des ordres de grandeur observés sur le marché en 2026. Seul un devis personnalisé permet de connaître la cotisation applicable à une entreprise donnée.
Les critères qui font varier le prix de l’assurance multirisque professionnelle
L’assureur calcule la cotisation d’une multirisque pro à partir de plusieurs critères :
- La nature de l’activité et son niveau de risque, une cuisine professionnelle présentant par exemple plus de risques d’incendie qu’un bureau ;
- La surface des locaux et leur emplacement ;
- La valeur du matériel, de l’agencement et des stocks ;
- L’historique de sinistres de l’entreprise ;
- Le montant des franchises choisies ;
- Les options ajoutées au contrat de base.
La surprime catastrophes naturelles pèse aussi sur le prix d’une multirisque professionnelle. Depuis le 1er janvier 2025, elle représente 20 % de la prime des garanties dommages aux biens, contre 12 % auparavant. Cette hausse, décidée par un arrêté publié fin décembre 2023, a donc mécaniquement augmenté le coût des contrats professionnels.
Comment choisir son assurance multirisque professionnelle ?
Le bon contrat d’assurance multirisque professionnelle est celui qui couvre les risques réels de l’entreprise, au juste prix, sans garantie superflue. Pour le trouver, suivez ces étapes dans l’ordre :
- Faites l’inventaire de vos biens professionnels et estimez leur valeur de remplacement.
- Relisez la clause d’assurance de votre bail pour connaître les garanties exigées par le bailleur.
- Vérifiez si votre métier impose une assurance obligatoire, comme la décennale ou une RC Pro réglementée.
- Comparez les garanties, les plafonds d’indemnisation et les franchises de plusieurs offres.
- Lisez attentivement les exclusions, notamment pour le vol et la perte d’exploitation.
- Demandez plusieurs devis et vérifiez la date de prise d’effet avant de résilier un ancien contrat.
Le plafond d’indemnisation d’un contrat multirisque mérite une attention particulière. Si ce plafond est inférieur à la valeur réelle des biens, l’assureur peut appliquer une réduction proportionnelle. Ainsi, une entreprise qui assure 50 000 € de stock pour une valeur réelle de 100 000 € risque de n’être indemnisée qu’à hauteur de la moitié de ses pertes. Le choix dépend aussi de la forme juridique, car l’assurance d’une SARL et l’assurance d’une SAS ne protègent pas des dirigeants exposés aux mêmes responsabilités.
Comment faire jouer son assurance multirisque professionnelle en cas de sinistre ?
L’indemnisation par une multirisque professionnelle dépend d’abord de la rapidité de la déclaration du sinistre. L’expertise permet ensuite d’évaluer les dommages et de fixer le montant versé.
Les délais pour déclarer un sinistre à son assurance multirisque professionnelle
L’article L113-2 du Code des assurances fixe les délais de déclaration d’un sinistre à l’assureur multirisque. Le contrat peut allonger ces délais, mais jamais les réduire. Ils courent à partir du moment où l’assuré a connaissance du sinistre.
| Type de sinistre | Délai de déclaration |
|---|---|
| Incendie, dégât des eaux, bris de glace | 5 jours ouvrés |
| Vol ou cambriolage | 2 jours ouvrés |
| Catastrophe naturelle | 30 jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel |
| Action en justice contre l’assureur | 2 ans à compter de l’événement |
Une déclaration de sinistre tardive n’entraîne la perte de la garantie que si l’assureur prouve que ce retard lui a causé un préjudice. Mieux vaut cependant déclarer au plus vite, photos et factures à l’appui. Le délai de deux ans pour agir contre l’assureur correspond quant à lui à la prescription biennale, propre au droit des assurances.
Expertise et indemnisation par l’assurance multirisque professionnelle
Pour un sinistre important, l’assureur d’une multirisque professionnelle mandate un expert qui constate les dégâts et chiffre les pertes. Depuis le 28 mai 2026, l’assureur doit informer l’assuré qu’il peut demander une contre-expertise. Cette contre-expertise reste à la charge de l’assuré, sauf si son contrat comprend une garantie « honoraires d’expert ».
La franchise catastrophes naturelles applicable aux biens professionnels est fixée par la réglementation, quel que soit l’assureur. Elle s’élève à 10 % du montant des dommages, avec un minimum de 1 140 €, porté à 3 050 € pour les dommages liés à la sécheresse. Pour la perte d’exploitation, la franchise équivaut à trois jours ouvrés, avec le même minimum de 1 140 €. De plus, la loi du 26 mai 2026 prévoit qu’une seule franchise s’applique lorsque plusieurs catastrophes naturelles rapprochées touchent le même bien, selon des conditions qu’un décret doit encore préciser.
Comment résilier une assurance multirisque professionnelle ?
Une assurance multirisque professionnelle se résilie en principe à sa date d’échéance annuelle, avec un préavis de deux mois. Plusieurs événements permettent aussi d’y mettre fin en cours d’année :
- Un changement de situation qui modifie le risque, comme la cessation d’activité ou le départ à la retraite, dans les trois mois suivant l’événement ;
- La vente du fonds de commerce, le contrat pouvant alors être résilié par l’acheteur ou par l’assureur ;
- Le refus de l’assureur de baisser la cotisation alors que le risque a diminué ;
- Une hausse de tarif, si le contrat prévoit cette faculté de résiliation.
Les lois Chatel et Hamon, qui permettent aux particuliers de résilier à tout moment après un an, ne s’appliquent pas à la multirisque pro. Ces textes ne visent que les contrats souscrits en dehors de toute activité professionnelle. Une entreprise doit donc respecter l’échéance annuelle ou invoquer l’un des motifs légaux de résiliation.
Assurance : demander mon devis
Dernière mise à jour le 09/10/2026
FAQ sur l'assurance multirisque professionnelle
Une assurance multirisque professionnelle est-elle utile sans local ?
Une assurance multirisque professionnelle est rarement utile pour une entreprise sans local ni stock. Dans ce cas, le principal risque porte sur la responsabilité envers les clients, que couvre une RC Pro. Le matériel, comme un ordinateur ou un appareil photo, peut alors être assuré par une extension du contrat habitation ou par une garantie spécifique.
La RC Pro est-elle incluse dans une assurance multirisque professionnelle ?
La RC Pro n’est pas toujours incluse dans un contrat multirisque professionnel. La multirisque comprend systématiquement une responsabilité civile exploitation, qui couvre les accidents liés aux locaux et à l’activité. La RC Pro, qui couvre les erreurs commises dans l’exécution des prestations, est parfois proposée en option ou dans un contrat séparé.
Un micro-entrepreneur doit-il souscrire une assurance multirisque professionnelle ?
Un micro-entrepreneur n’est pas obligé de souscrire une assurance multirisque professionnelle, sauf si son bail l’exige. Un micro-entrepreneur qui loue un local commercial devra en pratique l’assurer. À l’inverse, un micro-entrepreneur domicilié chez lui pourra se contenter d’une assurance auto-entrepreneur centrée sur la RC Pro.
L'assurance multirisque professionnelle couvre-t-elle le matériel hors du local ?
L’assurance multirisque professionnelle ne couvre pas, dans sa version de base, le matériel utilisé hors du local, car elle protège les biens situés à l’adresse déclarée. Pour assurer le matériel transporté sur un chantier ou chez un client, il faut ajouter une option dédiée, souvent appelée « matériel hors locaux » ou « bris de machine nomade ».
Comment obtenir une attestation d'assurance multirisque professionnelle ?
L’assureur remet l’attestation d’assurance multirisque professionnelle dès la souscription du contrat, souvent directement en ligne dans l’espace client. Elle se renouvelle ensuite chaque année, ce qui permet de la transmettre au bailleur ou aux clients sur simple demande.
La cotisation d'assurance multirisque professionnelle est-elle déductible ?
La cotisation d’assurance multirisque professionnelle est déductible du résultat pour les entreprises soumises à un régime réel d’imposition, au titre des frais professionnels déductibles. En revanche, un micro-entrepreneur ne peut pas la déduire, car son bénéfice imposable est déjà calculé grâce à un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires.
Sources de l'article
- Article 1733 du Code civil
- Article L113-2 du Code des assurances
- Article L121-18 du Code des assurances
- Article L122-7 du Code des assurances
- Article L125-1 du Code des assurances
Connexion








