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  • Le redressement judiciaire ne dépossède pas le dirigeant de son mandat social. Il garde la gestion de son entreprise, sous le contrôle d’un administrateur judiciaire désigné par le tribunal.
  • En redressement judiciaire, les dettes nées avant le jugement d’ouverture sont gelées et les créanciers ne peuvent plus poursuivre l’entreprise en paiement.
  • Pendant un redressement judiciaire, les salariés conservent leur contrat de travail. Leurs salaires impayés sont avancés par l’AGS, le régime de garantie des salaires.
  • La période d’observation du redressement judiciaire dure 6 mois, renouvelable jusqu’à 18 mois au maximum. Elle débouche sur un plan de continuation, une cession ou une liquidation.

Beaucoup de dirigeants pensent qu’ouvrir un procédure de redressement judiciaire revient à perdre leur entreprise. La réalité est différente, le redressement judiciaire est d’abord un outil de protection qui suspend la pression des créanciers et laisse le temps de trouver une solution. Encore faut-il savoir ce qui change concrètement pour vous. Voici les conséquences du redressement judiciaire pour le dirigeant, les salariés et les créanciers, étape par étape.

Qu’est-ce qu’un redressement judiciaire ?

Le redressement judiciaire s’adresse aux entreprises en difficulté dont la situation n’est pas irrémédiablement compromise, mais qui sont en cessation des paiements. Cette procédure collective vise la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement des dettes. C’est le tribunal de commerce, ou le tribunal judiciaire pour les professions libérales et agricoles, qui l’ouvre par un jugement.

La définition du redressement judiciaire

Le redressement judiciaire est une procédure collective qui laisse l’entreprise fonctionner pendant que sa situation est examinée par le tribunal. Le tribunal nomme un administrateur judiciaire, chargé de surveiller ou d’assister le dirigeant, et un mandataire judiciaire, qui représente les créanciers. Cette procédure se distingue de la procédure de sauvegarde, qui s’ouvre avant la cessation des paiements, et de la liquidation, qui met fin à l’activité. Le redressement judiciaire vise au contraire à maintenir l’activité et à rembourser les dettes progressivement.

Le redressement judiciaire se déroule en trois phases successives :

  1. Le jugement d’ouverture, par lequel le tribunal ouvre la procédure, constate la cessation des paiements et nomme l’administrateur et le mandataire judiciaires.
  2. La période d’observation, pendant laquelle l’entreprise poursuit son activité le temps que sa situation soit analysée. Elle dure 6 mois, renouvelable jusqu’à 18 mois au maximum.
  3. L’issue de la procédure, lorsque le tribunal arrête un plan de redressement, ordonne une cession de l’entreprise ou prononce la liquidation judiciaire.

Une agence de communication est en difficulté. Ses fournisseurs réclament 28 000 € qu’elle ne peut plus régler et sa trésorerie est vide. Plutôt que de subir des saisies, le dirigeant saisit le tribunal de commerce pour ouvrir un redressement judiciaire. La procédure suspend aussitôt les poursuites de ses créanciers et lui donne le temps de réorganiser son activité.

Quand une entreprise est-elle placée en redressement judiciaire ?

Le placement en redressement judiciaire suppose deux conditions réunies. D’une part, l’entreprise doit être en état de cessation des paiements, c’est-à-dire dans l’impossibilité de régler ses dettes exigibles avec l’argent dont elle dispose. Et d’autre part, son redressement ne doit pas être manifestement impossible, sinon le tribunal prononce directement la liquidation. L’article L631-1 du Code de commerce fixe ce cadre. Le dirigeant a l’obligation de déclarer la cessation des paiements dans un délai de 45 jours. Il peut toutefois éviter cette déclaration s’il demande, dans ce même délai, l’ouverture d’une conciliation. Cette procédure amiable et confidentielle cherche un accord avec les principaux créanciers, sans passer par le redressement judiciaire.

Respecter le délai de 45 jours pour déclarer la cessation des paiements protège le dirigeant. Déclarer trop tard peut être qualifié de faute de gestion et engager sa responsabilité personnelle par la suite.

Quelles sont les conséquences du redressement judiciaire pour le dirigeant ?

Le dirigeant conserve son poste et continue de diriger pendant un redressement judiciaire. Contrairement à une idée répandue, la procédure n’entraîne pas de dessaisissement automatique, à la différence de la liquidation où le dirigeant perd la main au profit d’un liquidateur.

Le redressement judiciaire encadre la gestion du dirigeant sans le dessaisir

En redressement judiciaire, le tribunal confie à l’administrateur judiciaire une mission de surveillance ou d’assistance. Dans le premier cas, le dirigeant continue de gérer seul, l’administrateur se contentant de contrôler. Dans le second, certaines décisions doivent être prises ou cosignées avec l’administrateur. Les actes de gestion courante restent possibles, comme régler les fournisseurs, facturer les clients ou verser les salaires. En revanche, les opérations importantes, comme vendre un bien de l’entreprise, contracter un emprunt ou licencier, sont encadrées et supposent souvent l’accord de l’administrateur.

Un dirigeant de PME de menuiserie de 12 salariés placée en redressement judiciaire voit le tribunal désigner un administrateur avec une mission d’assistance. Il continue de signer les devis, de gérer les chantiers et de payer les salaires du mois. En revanche, pour vendre une machine de production ou souscrire un nouvel emprunt, il doit obtenir l’accord de l’administrateur. Son rôle de dirigeant reste entier, simplement il n’agit plus tout à fait seul sur les décisions lourdes.

La rémunération du dirigeant en redressement judiciaire

La rémunération du dirigeant n’est pas figée pendant un redressement judiciaire. Le juge-commissaire peut la fixer ou la modifier, afin de préserver la trésorerie de l’entreprise. Un dirigeant qui se versait un salaire élevé peut donc voir sa rémunération revue à la baisse le temps du redressement. Cette décision vise à protéger l’argent disponible pour financer l’activité et rembourser les dettes.

Responsabilité personnelle et cautions du dirigeant en redressement judiciaire

En principe, le patrimoine personnel du dirigeant n’est pas touché par les dettes de la société en redressement judiciaire. La procédure concerne l’entreprise, pas ses biens propres. Deux situations peuvent toutefois engager ses biens personnels, la faute de gestion et les cautions qu’il a signées.

La faute de gestion engage la responsabilité du dirigeant sur son patrimoine. Lorsqu’elle a contribué à l’insuffisance d’actif, le tribunal peut le condamner à combler tout ou partie du passif sur ses biens personnels. Les articles L651-2 et suivants du Code de commerce prévoient cette action. Des sanctions comme la faillite personnelle ou l’interdiction de gérer restent également possibles en cas de comportement fautif.

Les garanties personnelles exposent elles aussi le patrimoine personnel du dirigeant. Si le dirigeant s’est porté caution solidaire d’un prêt de la société, sa protection est limitée dans le temps. Pendant la période d’observation et l’exécution du plan, il bénéficie de l’arrêt des poursuites et des délais accordés à l’entreprise. Le créancier ne peut se retourner contre lui à titre personnel qu’ensuite, en particulier en cas d’inexécution du plan de redressement ou de liquidation.

Une caution personnelle signée pour un crédit bancaire ou un bail engage vos biens propres. C’est souvent le vrai risque financier pour le dirigeant, bien plus que la procédure elle-même. Vérifiez les garanties que vous avez données avant toute chose.

Quelles sont les conséquences du redressement judiciaire pour les créanciers ?

Le jugement d’ouverture du redressement judiciaire change radicalement la position des créanciers. Ils ne peuvent plus réclamer le paiement de ce qui leur est dû librement. Cette protection est le cœur de la procédure.

Le gel des créances antérieures au redressement judiciaire

Toutes les dettes nées avant le jugement d’ouverture du redressement judiciaire sont gelées. L’entreprise n’a pas le droit de les payer, et les créanciers n’ont pas le droit d’en exiger le règlement. Ces créances seront traitées dans le cadre du plan de redressement, souvent étalées sur plusieurs années. Le cours des intérêts s’arrête également pour la plupart des dettes.

La suspension des poursuites individuelles en redressement judiciaire

Après le jugement d’ouverture de la procédure de redressement judiciaire, aucun créancier ne peut engager ou poursuivre une action en justice pour être payé. Les saisies en cours sont suspendues. Cette règle de suspension des poursuites individuelles vaut pour tout le monde, du fournisseur impayé à l’administration fiscale. Elle donne à l’entreprise l’air dont elle a besoin pour se réorganiser.

La déclaration des créances en redressement judiciaire

Après l’ouverture du redressement judiciaire, les créanciers doivent déclarer leurs créances au mandataire judiciaire pour espérer être payés. Le délai est de 2 mois à compter de la publication du jugement au BODACC, le bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Ce délai passe à 4 mois pour les créanciers établis hors de France métropolitaine. Un créancier qui ne déclare pas dans les temps risque de ne pas être payé du tout.

Un fournisseur de matières premières à qui une entreprise cliente placée en redressement judiciaire doit 12 000 € au titre de livraisons antérieures au jugement voit sa créance gelée. Pour espérer être payé, il doit la déclarer au mandataire judiciaire dans le délai de 2 mois suivant la publication au BODACC. S’il laisse passer ce délai, il risque de perdre tout droit au paiement.

Type de créance Sort pendant la procédure Ce que le créancier peut faire
Dette née avant le jugement d’ouverture Gelée, paiement interdit Déclarer sa créance sous 2 mois
Dette née après le jugement (utile à l’activité) Payée à l’échéance normale Exiger le paiement normalement
Créance garantie par une sûreté Gelée, mais rang préservé Déclarer et faire valoir sa garantie
Salaires dus aux employés Avancés par l’AGS Aucune démarche, prise en charge automatique

Quelles sont les conséquences du redressement judiciaire pour les salariés ?

Le redressement judiciaire ne met pas fin aux contrats de travail. Les salariés restent en poste et continuent d’être payés. C’est l’un des objectifs de la procédure, préserver l’emploi autant que possible.

La poursuite des contrats de travail en redressement judiciaire

En redressement judiciaire, les contrats de travail des salariés se poursuivent normalement pendant la période d’observation. L’activité continue, donc le travail aussi. Un représentant des salariés est désigné pour défendre leurs intérêts et vérifier le montant des sommes qui leur sont dues. L’ouverture de la procédure ne rompt aucun contrat de travail de façon automatique.

Une salariée depuis 4 ans dans une PME placée en redressement judiciaire voit son contrat de travail se poursuivre normalement pendant la période d’observation. Lorsque l’entreprise ne peut plus verser son salaire mensuel de 2 100 € net pendant deux mois, l’AGS avance les sommes dues. Elle continue de travailler et récupère ses salaires sans attendre l’issue de la procédure.

La garantie des salaires par l’AGS en redressement judiciaire

Quand l’entreprise ne peut plus payer les salaires, l’AGS prend le relais. Ce régime, financé par les cotisations des employeurs, avance les salaires impayés ainsi que les indemnités liées à d’éventuels licenciements. La garantie est plafonnée à 4, 5 ou 6 fois le plafond mensuel des contributions au régime d’assurance chômage (soit quatre fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale), selon l’ancienneté du contrat de travail. Le plafond maximal atteint 96 120 € en 2026. Les salariés récupèrent ainsi leurs sommes sans attendre l’issue de la procédure.

L’AGS avance les salaires, mais elle devient ensuite créancière de l’entreprise à hauteur de ce qu’elle a versé. Les sommes avancées seront donc remboursées par la société dans le cadre du plan, au même titre que les autres dettes.

Les licenciements pendant le redressement judiciaire

Des licenciements économiques peuvent intervenir pendant le redressement judiciaire s’ils sont urgents, inévitables et indispensables au maintien de l’activité. Ils obéissent à une procédure encadrée et doivent être autorisés par le juge-commissaire. Les indemnités correspondantes sont prises en charge par l’AGS lorsque l’entreprise ne peut pas les régler.

Quelles conséquences du redressement judiciaire pour l’entreprise ?

L’entreprise en redressement judiciaire continue de fonctionner. Elle produit, vend, facture et signe de nouveaux contrats. Les partenaires qui traitent avec elle après le jugement d’ouverture sont d’ailleurs protégés, car les dettes nées après l’ouverture doivent être payées à leur échéance normale.

Les contrats en cours ne sont pas rompus par la procédure. L’administrateur peut décider de poursuivre ceux qui sont utiles à l’activité, comme un bail commercial, même si des loyers antérieurs restent impayés. L’ouverture d’un redressement est publique et inscrite au BODACC. Certains fournisseurs peuvent alors exiger un paiement comptant, et des clients peuvent hésiter. Restaurer la confiance fait partie du travail du dirigeant pendant cette période.

Un dirigeant d’entreprise de transport en redressement judiciaire signe après le jugement d’ouverture de nouveaux contrats et règle ses nouveaux fournisseurs comptant. Ces dettes nées après le jugement doivent être payées à l’échéance normale, ce qui rassure ses partenaires récents. Un ancien fournisseur, impayé avant l’ouverture, doit en revanche patienter jusqu’à l’adoption du plan.

Quelles sont les trois issues possibles du redressement judiciaire ?

La période d’observation du redressement judiciaire dure 6 mois. Elle peut être renouvelée une fois, puis prolongée de six mois supplémentaires à la demande du ministère public, pour un maximum de 18 mois. À son terme, le tribunal tranche entre trois issues, le plan de redressement, la cession de l’entreprise ou la liquidation judiciaire.

Issue du redressement judiciaire Ce qui se passe Conséquence pour l’entreprise
Plan de redressement Les dettes sont étalées et l’activité continue L’entreprise survit et rembourse selon le plan
Cession L’activité est reprise par un repreneur L’entreprise change de mains, l’emploi peut être maintenu
Liquidation judiciaire L’activité cesse, les actifs sont vendus L’entreprise disparaît

Le plan de redressement judiciaire

Le plan de redressement est l’issue la plus favorable du redressement judiciaire. Le tribunal arrête un plan de continuation qui étale le paiement des dettes sur une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. L’entreprise reste entre les mains de son dirigeant et poursuit son activité en respectant l’échéancier fixé. Ce plan suppose que l’entreprise ait démontré, pendant la période d’observation, sa capacité à redevenir viable.

Un dirigeant de commerce placé en redressement judiciaire avec 80 000 € de dettes voit le tribunal arrêter après la période d’observation un plan de redressement étalant le remboursement sur 8 ans. Il garde son entreprise et rembourse ses créanciers chaque année selon l’échéancier fixé. Le plan lui permet de poursuivre son activité tout en apurant progressivement son passif.

La cession de l’entreprise en redressement judiciaire

La cession de l’entreprise intervient quand le dirigeant ne peut pas porter seul le redressement judiciaire. Le tribunal peut alors ordonner la cession totale ou partielle de l’entreprise à un repreneur. L’objectif est de sauver l’activité et les emplois, même si l’entreprise change de propriétaire. Le produit de la vente sert à désintéresser les créanciers.

La bascule du redressement judiciaire en liquidation judiciaire

Si aucune solution de redressement judiciaire n’est possible, la procédure bascule en liquidation judiciaire. L’activité s’arrête, les actifs sont vendus et le produit réparti entre les créanciers selon leur rang. C’est l’issue que le redressement judiciaire cherche précisément à éviter.

Le redressement judiciaire protège l’entreprise le temps qu’elle se réorganise. Le dirigeant garde la gestion sous le contrôle d’un administrateur, les dettes antérieures sont gelées et les poursuites suspendues, les salariés sont payés grâce à l’AGS et leurs contrats maintenus. Pendant une période d’observation de six à dix-huit mois, l’entreprise cherche une solution durable, qui prend la forme d’un plan de continuation, d’une cession ou, en dernier recours, d’une liquidation. Les principaux risques personnels pour le dirigeant tiennent aux fautes de gestion et aux cautions qu’il a pu signer.

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Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 18/08/2026

FAQ

Quelle est la durée d'un redressement judiciaire ?

La période d’observation d’un redressement judiciaire dure 6 mois. Elle est renouvelable une fois, puis peut être prolongée de six mois à la demande du ministère public, soit 18 mois au maximum. Si un plan de continuation est adopté, son exécution peut ensuite s’étaler sur une durée allant jusqu’à 10 ans.

Le dirigeant perd-il le contrôle de son entreprise en redressement judiciaire ?

Non. Le redressement judiciaire n’entraîne pas de dessaisissement du dirigeant. Il continue de gérer, sous la surveillance ou avec l’assistance d’un administrateur judiciaire selon la mission fixée par le tribunal. Le dirigeant perd la main uniquement en cas de bascule vers la liquidation.

Le dirigeant peut-il être tenu responsable sur ses biens personnels ?

En principe, non. La responsabilité personnelle du dirigeant peut toutefois être engagée en cas de faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif. Le dirigeant reste également tenu des cautions personnelles qu’il a signées, par exemple pour un prêt bancaire.

Que deviennent les salariés pendant un redressement judiciaire ?

Les contrats de travail des salariés se poursuivent et ils continuent d’être payés. Si l’entreprise ne peut plus verser les salaires, l’AGS les avance. Des licenciements économiques restent possibles s’ils sont indispensables au sauvetage de l’activité, avec l’autorisation du juge-commissaire.

Peut-on continuer à travailler avec une entreprise en redressement judiciaire ?

Oui. L’entreprise en redressement judiciaire poursuit son activité et peut signer de nouveaux contrats. Les dettes contractées après le jugement d’ouverture doivent être payées à leur échéance normale, ce qui protège les nouveaux partenaires.

Quelle différence entre redressement judiciaire et liquidation judiciaire ?

Le redressement judiciaire vise à sauver l’entreprise, qui continue son activité sous contrôle. La liquidation judiciaire intervient quand le redressement est impossible. Elle met fin à l’activité et organise la vente des actifs pour payer les créanciers.

Que se passe-t-il à la fin de la période d'observation d'un redressement judiciaire ?

À la fin de la période d’observation, le tribunal choisit entre trois issues. Il arrête un plan de redressement si l’entreprise est viable, ordonne une cession si un repreneur se présente, ou prononce la liquidation si aucune solution n’est possible.

Le redressement judiciaire est-il visible publiquement ?

Oui. Le jugement d’ouverture du redressement judiciaire est publié au BODACC et mentionné sur les registres publics de l’entreprise. Toute personne peut donc en avoir connaissance, ce qui explique la vigilance de certains partenaires commerciaux.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris