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  • Une SCI peut emprunter en son nom propre dès son immatriculation, si son objet social prévoit l’acquisition immobilière et si le gérant est habilité à signer.
  • La banque n’analyse pas la capacité d’emprunt de la SCI mais celle ses associés. Elle consolide leurs revenus et leurs crédits en cours pour appliquer le plafond d’endettement de 35 % en moyenne.
  • Les associés répondent des dettes sociales de façon indéfinie mais non solidaire, à proportion de leurs parts dans le capital.
  • Une SCI dotée d’un objet social locatif ne bénéficie ni du délai de réflexion de 10 jours ni de la condition suspensive légale de prêt. Ces protections se négocient au contrat.
  • Le taux d’usure applicable aux prêts consentis aux SCI atteint 5,72 % sur 10 à 20 ans au troisième trimestre 2026, contre 4,57 % pour un particulier.

Acheter à plusieurs par l’intermédiaire d’une société civile immobilière et d’un emprunt permet de réunir les capacités de financement de chaque associé, d’éviter les blocages de l’indivision et peut avoir une incidence positive sur la gestion de la SCI. Le crédit accordé à une SCI suit toutefois des règles différentes du prêt immobilier classique, tant sur l’analyse du dossier de financement que sur les garanties et les protections légales applicables.

Une SCI peut-elle contracter un emprunt bancaire ?

Oui, une SCI peut emprunter en son nom propre. Elle acquiert la personnalité morale à son immatriculation, comme le prévoit l’article 1842 du Code civil, et devient alors capable de signer un contrat de prêt, d’hypothéquer un bien et de rembourser des échéances sur son propre compte. Sa capacité d’emprunt dépend toutefois de deux éléments, le contenu de l’objet social et l’étendue des pouvoirs du gérant fixée par les statuts.

Un emprunt souscrit par le gérant en dehors de l’objet social, ou sans l’habilitation prévue par les statuts, peut être contesté par les associés. La banque exige donc presque toujours un procès-verbal d’assemblée avant de débloquer les fonds.

Les trois conditions de validité d’un emprunt en nom propre en SCI

Trois conditions doivent être réunies pour qu’un emprunt engage valablement une SCI :

  • La SCI est immatriculée et dispose d’un extrait Kbis ainsi que d’un numéro SIREN ;
  • L’objet social mentionne l’acquisition de biens immobiliers et, idéalement, la faculté de recourir à l’emprunt et de consentir des garanties ;
  • Le gérant est habilité à emprunter, par une clause des statuts ou par une décision collective des associés.

Beaucoup de statuts limitent les pouvoirs du gérant au-delà d’un certain montant, souvent entre 50 000 € et 100 000 €. Relisez donc vos statuts avant de démarcher les banques, car une clause mal rédigée retarde votre dossier de plusieurs semaines.

L’emprunt d’une SCI en cours de création

Avant son immatriculation, une SCI ne peut pas contracter de prêt. Les fondateurs agissent au nom de la « SCI en formation » et présentent les statuts signés à la banque, qui conditionne son offre définitive à la production du Kbis. Le délai de création s’ajoute donc au délai d’instruction bancaire, de quatre à huit semaines.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Emprunt en SCI ou emprunt en nom propre : que choisir ?

Trois montages permettent de financer un achat immobilier en SCI. Le prêt peut être souscrit par la société elle-même, contracté personnellement par chaque associé qui apporte ensuite les fonds, ou remplacé par des avances en compte courant d’associé.

Critère Emprunt par la SCI Emprunt personnel des associés Compte courant d’associé
Débiteur du prêt La société Chaque associé individuellement Aucun prêt bancaire
Effet de levier Maximal, les capacités s’additionnent Limité à la capacité de chacun Nul, il faut disposer des fonds
Déductibilité des intérêts Oui, au niveau de la société Oui, mais formalisme strict Oui, dans la limite du taux plafond
Responsabilité en cas de défaut Indéfinie, à proportion des parts Personnelle et totale Perte possible de l’avance
Cas d’usage typique Investissement locatif à plusieurs Associés aux profils très inégaux Complément d’un financement insuffisant

L’emprunt souscrit directement par la SCI reste le montage le plus fréquent sur les opérations locatives. La société devient propriétaire, rembourse les échéances grâce aux loyers, et les intérêts réduisent son résultat imposable. L’emprunt personnel des associés convient plutôt aux profils bancaires inégaux, mais il faut alors prouver que les fonds ont financé le bien loué.

Lorsque la banque plafonne son financement à 80 % du prix, les associés couvrent les 20 % restants par des avances en compte courant, plus faciles à récupérer qu’un apport en capital.

Quelle est la capacité d’emprunt d’une SCI ?

La capacité d’emprunt d’une SCI s’évalue au niveau consolidé de ses associés, non au niveau de la société. La banque additionne leurs revenus, retranche leurs charges de crédit, pondère les loyers attendus à 70 %, puis applique le plafond d’endettement de 35 %. Une SCI nouvellement créée n’ayant ni bilan ni historique bancaire, tout repose sur la solidité financière de ses associés.

La règle des 35 % s’applique-t-elle à un emprunt en SCI ?

Oui, la règle des 35 % concerne aussi les emprunts en SCI. Elle découle de la décision du Haut Conseil de stabilité financière du 29 septembre 2021, modifiée le 18 décembre 2023, juridiquement contraignante pour les banques. Trois plafonds s’imposent aux établissements de crédit :

  • Un taux d’effort maximal de 35 % des revenus, assurance comprise ;
  • Une durée limitée à 25 ans, portée à 27 ans avec un différé d’amortissement de deux ans ;
  • Une marge de flexibilité de 20 % de la production trimestrielle de crédits, dans laquelle les banques peuvent déroger aux deux premiers critères.
Créer une SCI ne permet pas de contourner la règle des 35 %. Le taux d’effort d’une société civile étant difficile à calculer, ces prêts sont classés dans la marge de flexibilité de 20 %, mais le plafond s’applique au taux d’endettement consolidé des associés, crédits à la consommation compris.

Comment calculer la capacité d’emprunt d’une SCI ?

Le calcul part du taux d’endettement consolidé des associés, plafonné à 35 %.

Taux d’endettement = (charges de crédit totales) ÷ (revenus professionnels + 70 % des loyers attendus)

La banque ne retient pas la totalité du loyer prévisionnel, car elle anticipe la vacance locative, les impayés et la taxe foncière. Cet abattement de 30 % est une pratique de marché, non une règle légale. Quatre étapes permettent de chiffrer la capacité d’emprunt :

  1. Additionner les revenus nets de tous les associés, revenus fonciers existants compris ;
  2. Ajouter 70 % du loyer mensuel attendu sur le bien à financer ;
  3. Recenser toutes les charges de crédit déjà supportées par chaque associé ;
  4. Appliquer le plafond de 35 % aux revenus pondérés, puis retrancher les charges pour obtenir la mensualité disponible.
Zacharia perçoit 3 200 € nets par mois, Sonia 2 800 €, et le bien visé devrait se louer 950 €. Les revenus retenus atteignent 6 665 €, soit une charge de crédit autorisée de 2 332 €. Zacharia rembourse déjà 620 € et Sonia 180 €. La mensualité disponible est donc de 1 532 €, soit environ 270 000 € sur 20 ans à 3,5 %.

Quelles sont les conditions pour obtenir un emprunt en SCI ?

Une banque examine cinq points avant d’accorder un emprunt à une SCI, l’apport, l’endettement consolidé des associés, la durée, la qualité du projet locatif et la situation de chaque associé. Seuls le plafond de 35 % et la durée maximale de 25 ans, portée à 27 ans avec un différé d’amortissement, sont fixés par un texte.

L’apport personnel attendu pour un emprunt en SCI

Les banques réclament un apport de 10 % à 30 % du prix d’acquisition. Il couvre en priorité les frais de notaire, environ 7 % à 8 % du prix sur un bien ancien, et les frais de garantie. Les associés le constituent en libérant un capital social suffisant, ou en versant des avances en compte courant avant l’acquisition.

La solvabilité de chaque associé de la SCI

La banque étudie chaque associé individuellement, comme s’il empruntait seul. Elle examine ses revenus, son ancienneté professionnelle, son endettement, ses relevés des trois derniers mois et l’absence d’inscription au fichier des incidents de remboursement. Un seul profil fragile suffit à bloquer le financement, puisque le plafond de 35 % s’applique au taux consolidé.

Quelles garanties la banque exige-t-elle pour un emprunt en SCI ?

Aucune garantie n’est imposée par la loi pour un emprunt en SCI. Toutes celles que la banque réclame relèvent de la négociation, et elle en combine généralement deux, une garantie réelle sur le bien financé et une garantie personnelle sur un ou plusieurs associés.

Garantie Principe Coût indicatif Quand la banque la retient
Hypothèque conventionnelle Le bien est saisissable en cas de défaut 1,5 % à 2 % du montant emprunté Systématique sur les biens anciens
Hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers Équivalent, moins taxé 0,5 % à 1 % du montant emprunté Uniquement sur un bien existant
Caution d’une société de cautionnement Un organisme garantit le remboursement 1 % à 1,5 %, partiellement restitué Rarement acceptée pour une SCI
Caution personnelle et solidaire Un associé s’engage sur son patrimoine Gratuit mais très engageant Presque systématique

La caution solidaire des associés sur l’emprunt de la SCI

La banque demande presque toujours à un ou plusieurs associés de se porter caution personnelle et solidaire. Cet engagement, prévu aux articles 2288 et suivants du Code civil, porte sur 100 % de la dette et non sur une quote-part. Il survit par ailleurs à une cession de parts, sauf accord du prêteur.

Signer une caution solidaire annule en pratique le bénéfice de la responsabilité non solidaire des associés de SCI. Un associé détenant 10 % des parts peut alors être poursuivi pour l’intégralité du capital restant dû.

L’assurance emprunteur est-elle obligatoire pour un emprunt en SCI ?

L’assurance emprunteur n’est imposée par aucun texte, mais elle est exigée par la totalité des banques françaises, avec une couverture décès et invalidité d’au moins 100 % du capital emprunté. La banque cible les associés dont les revenus servent au remboursement, et les quotités sont indépendantes de la répartition des parts.

La loi Lemoine s’applique-t-elle à un emprunt en SCI ?

La loi Lemoine du 28 février 2022 ne s’applique pas, en principe, à un emprunt souscrit par une SCI. Ses deux avancées, la résiliation à tout moment et la suppression du questionnaire de santé, visent les emprunteurs personnes physiques. Changer d’assureur en cours de crédit suppose donc l’accord de la banque, d’où l’intérêt de faire jouer la concurrence dès la souscription, l’écart avec une délégation d’assurance atteignant 30 % à 50 %.

Quelles sont les étapes pour obtenir un emprunt en SCI ?

Sept étapes séparent le projet d’emprunt en SCI du déblocage des fonds. Comptez trois à six mois entre la constitution de la société et la signature chez le notaire.

  1. Constituer la SCI et l’immatriculer. Rédigez les statuts, déposez le capital, publiez l’avis de constitution puis déposez le dossier sur le guichet unique de l’INPI. Comptez 191 € HT pour l’annonce légale en France métropolitaine, tarif à destination des professionnels, et 60,38 € de greffe.
  2. Chiffrer le projet. Établissez le coût complet, prix, frais de notaire, agence, travaux et garantie, puis déduisez l’apport disponible.
  3. Réunir les pièces. Statuts signés, Kbis et dépôt du capital pour la société ; pièces d’identité, avis d’imposition et relevés de compte pour chaque associé ; compromis de vente et étude locative prévisionnelle.
  4. Obtenir l’accord des associés. Faites voter en assemblée le recours à l’emprunt, les garanties et l’habilitation du gérant. À défaut de clause statutaire, l’unanimité s’applique et le procès-verbal rejoint le dossier bancaire.
  5. Comparer les offres. Sollicitez au moins quatre établissements, dont une banque spécialisée dans l’investissement locatif, et comparez le taux, l’assurance et le coût de la garantie.
  6. Accepter l’offre de prêt. Vérifiez chaque ligne, en particulier le taux de l’assurance. L’indemnité de remboursement anticipé étant librement fixée au contrat, faites-la plafonner.
  7. Signer chez le notaire. Il procède à la vente et inscrit la garantie au service de la publicité foncière. Les échéances courent le mois suivant, sauf différé d’amortissement négocié.

Les 7 étapes pour obtenir un emprunt en SCI, du chiffrage du projet à la signature chez le notaire.

Quelles protections perd la SCI sur son emprunt immobilier ?

Une SCI perd la plupart des protections que le Code de la consommation accorde aux particuliers. L’article L. 313-1 réserve ce régime aux prêts finançant un immeuble d’habitation en dehors de toute activité professionnelle. Or les tribunaux analysent l’objet social locatif d’une SCI comme la marque d’une activité professionnelle.

Protection Emprunteur particulier SCI avec objet social locatif
Délai de réflexion de 10 jours sur l’offre Acquis de plein droit Non applicable
Condition suspensive légale d’obtention du prêt Acquise de plein droit À stipuler au compromis
Plafonnement au taux d’usure des particuliers Oui, seuils plus bas Non, catégorie distincte

L’engagement de la SCI devient donc définitif dès la signature de l’acceptation. La condition suspensive d’obtention de prêt doit par ailleurs être rédigée expressément dans le compromis, en précisant le montant recherché, le taux maximal accepté et la durée.

Faites systématiquement inscrire la condition suspensive d’obtention de prêt au compromis signé par la SCI, avec un montant et un délai chiffrés. Sans cette clause, un refus de financement peut coûter le dépôt de garantie, soit 5 % à 10 % du prix de vente.

Quel taux d’intérêt pour un emprunt en SCI en 2026 ?

Les taux consentis aux SCI se situent généralement 0,10 à 0,40 point au-dessus de ceux proposés aux particuliers pour une durée équivalente. Les prêts aux SCI relèvent d’une catégorie de taux d’usure distincte, celle des prêts aux personnes morales sans activité commerciale ou professionnelle. La Banque de France publie ces seuils chaque trimestre.

Type de prêt Taux d’usure SCI (T3 2026) Taux d’usure particulier (T3 2026)
Taux fixe, 2 à 10 ans 5,76 % 4,07 %
Taux fixe, 10 à 20 ans 5,72 % 4,57 %
Taux fixe, 20 ans et plus 5,73 % 5,29 %
Taux variable, plus de 2 ans 5,80 % 5,28 %

Trois raisons expliquent cet écart. Le plafond d’usure des personnes morales laisse à la banque une latitude de tarification plus large. Le financement locatif présente un risque perçu comme plus élevé, puisque le remboursement dépend de la perception des loyers. La concurrence est enfin plus faible sur ce segment.

SCI à l’IR ou à l’IS : quelles conséquences sur l’emprunt de la SCI ?

Le régime fiscal ne change pas la capacité d’emprunt d’une SCI, mais il modifie la rentabilité de l’opération. À l’impôt sur le revenu, seuls les intérêts se déduisent des loyers. À l’impôt sur les sociétés, les intérêts et l’amortissement du bien se cumulent, ce qui neutralise souvent le résultat imposable pendant le remboursement.

Critère SCI à l’impôt sur le revenu SCI à l’impôt sur les sociétés
Déductibilité des intérêts Oui, sur les revenus fonciers Oui, sur le résultat comptable
Amortissement du bien Non Oui, sur 20 à 50 ans selon les composants
Imposition des loyers Barème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %
Sort du déficit Imputable sur le revenu global jusqu’à 10 700 € Reportable sans limite de durée

Au régime réel, l’article 31 du Code général des impôts admet la déduction des intérêts, des frais de dossier et des primes d’assurance décès imposées par le contrat. L’option pour l’impôt sur les sociétés, prévue à l’article 239 du même code, devient définitive après le cinquième exercice.

Que se passe-t-il si la SCI ne rembourse pas son emprunt ?

L’article 1857 du Code civil énonce que les associés d’une société civile répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital. Leur responsabilité n’est donc pas plafonnée à leurs apports et leur patrimoine privé peut être engagé. Elle n’est en revanche pas solidaire, chaque associé ne répondant que de sa quote-part.

La responsabilité des associés de SCI n’est pas solidaire, contrairement à celle des associés de société en nom collectif. La banque ne peut donc pas réclamer l’intégralité de la dette à l’associé le plus solvable, sauf s’il a signé un acte de cautionnement solidaire.

Avant de se tourner vers un associé, la banque doit avoir poursuivi la SCI de façon préalable et vaine, comme l’impose l’article 1858 du Code civil. Un associé qui a cédé ses parts reste par ailleurs tenu des mensualités exigibles pendant la période où il les détenait, d’où l’intérêt d’obtenir une décharge écrite avant toute cession.

Une SCI peut emprunter dès son immatriculation, à condition que son objet social le prévoie et que le gérant y soit habilité. La banque n’étudie pas la société mais ses associés, dont elle consolide les revenus et les charges de crédit pour appliquer le plafond de 35 %. Elle réclame ensuite une hypothèque sur le bien et, presque toujours, la caution personnelle et solidaire d’un associé. La SCI perd par ailleurs le délai de réflexion de dix jours et la condition suspensive légale de prêt.

Créer ma SCI en 5mn

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L’ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

Dernière mise à jour le 10/09/2026

FAQ

Une SCI peut-elle obtenir un emprunt sans apport ?

Oui, mais ce cas reste rare. Un financement à 110 % suppose des associés aux revenus élevés, une bonne rentabilité locative et souvent une épargne conservée en garantie.

Faut-il l'accord de tous les associés pour un emprunt en SCI ?

L’accord requis dépend des statuts de la société. Lorsqu’une clause habilite le gérant à emprunter jusqu’à un certain montant, son accord suffit sous ce seuil. Au-delà, une décision collective devient nécessaire, à l’unanimité si les statuts ne prévoient pas de majorité particulière.

Une SCI peut-elle bénéficier d'un prêt à taux zéro ?

Non, l’article L. 31-10-2 du Code de la construction et de l’habitation le réserve aux personnes physiques primo-accédantes. Seul l’éco-prêt à taux zéro reste accessible à une SCI à l’impôt sur le revenu comptant au moins un associé personne physique, pour des travaux de rénovation.

Une SCI sans revenus locatifs peut-elle obtenir un emprunt ?

Oui, dès lors que ses associés disposent de revenus suffisants pour couvrir les échéances. La banque analyse alors leur capacité de remboursement personnelle, sans pondération de loyers à 70 %.

Peut-on financer sa résidence principale par un emprunt en SCI ?

Financer sa résidence principale par un emprunt en SCI est juridiquement possible, mais l’opération présente des inconvénients notables. L’associé occupant doit verser un loyer à la société ou déclarer un avantage en nature, et il perd le bénéfice de l’exonération de plus-value sur la résidence principale. Acheter sa résidence principale en SCI se justifie surtout dans une logique de transmission.

L'emprunt d'une SCI ouvre-t-il droit au délai de réflexion de 10 jours ?

L’emprunt d’une SCI n’ouvre en principe pas droit au délai de réflexion de 10 jours. L’objet social locatif d’une société civile immobilière est analysé par les tribunaux comme la marque d’une activité professionnelle, ce qui l’écarte du régime protecteur du Code de la consommation. L’engagement devient donc ferme dès l’acceptation de l’offre de prêt. Seules les SCI purement patrimoniales, sans activité locative, peuvent revendiquer ce délai.

Sources de l'article

38 Commentaires
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Bonjour, J’ai vendu la totalité de mes parts de SCI. Comment obtenir la sortie de caution bancaire sur l’emprunt immobilier de celle-ci ?
Je vous remercie d’avance pour votre réponse

Bonjour, La cession de la totalité de vos parts sociales ne met pas automatiquement fin à votre engagement de caution envers la banque : en droit français, la caution reste tenue tant que l’établissement prêteur n’a pas expressément donné son accord à sa libération. Pour obtenir votre sortie de caution, il est donc nécessaire que la SCI (désormais représentée par ses nouveaux associés) sollicite la banque afin qu’elle procède à un réexamen du dossier et accepte soit de vous décharger, soit de substituer un nouveau garant. La banque reste libre d’accepter ou de refuser. Nous vous invitons à prendre contact… Lire la suite »

Il me reste une question.
Si cette reprise de caution de l’emprunt ne se fait pas. Me serait-il possible de demander la vente du bien, qui me permettrait de me libérer de ce poids et contrainte qui pèse sur moi à ce jour?

Merci beaucoup pour votre retour. Cela confirme ce que je pensais.

Bonjour j ai un bien de 600000e avec un revenu foncier de 1980e à ce jour . Il reste 2 f3 à rénover. 1 studio et un f2. Mes enfants veulent faire une sci . Avec un emprunt. Comment s y prendre. En hypothequant merci

Bonjour, En principe, la création d’une SCI avec apport d’un bien immobilier déjà détenu peut se faire par apport en nature du bien à la société ou par vente du bien à la SCI, financée par emprunt. L’hypothèque pourra garantir ce prêt, conformément à l’article 2393 du Code civil. Si vous optez pour la vente, vous devrez signer un acte authentique et la SCI contractera un emprunt bancaire avec inscription hypothécaire sur l’immeuble. Si vous apportez le bien à la SCI, l’opération est constatée par un commissaire aux apports et inscrite aux statuts. En espérant que notre réponse vous sera… Lire la suite »

Bonjour,
Peut on céder une partie uniquement de son compte courant d’associé à une personne et l’autre partie à une autre personne ? Merci d’avance

Bonjour,
Les intérêts d’un prêt immobilier contracté par la sci mais payé par les associés via les comptes courants d’associés sont-ils récupérable en cas de cession du compte courant d’associé?

Bonjour, Si un associé cède son compte courant d’associé, la somme correspondant aux intérêts du prêt qu’il a indirectement financé via ce compte est incluse dans la créance transmise, mais les intérêts ne sont pas “récupérables” à part. La cession porte sur le solde global du compte courant, lequel inclut les avances en capital faites par l’associé, qu’elles aient servi à payer le capital du prêt ou ses intérêts. Le cessionnaire reprend donc la créance en l’état, sans droit spécifique à “récupérer” les intérêts isolément, sauf clause contraire. En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une… Lire la suite »

Merci pour votre réponse rapide et précise. Cette récupération des intérêts serait dans le cadre d’une cession de CCA et de part concomitante en effet. Ma question suivante serait: une cession de compte courant peut elle être partielle? Et quelle serait la différence entre une cession totale ou partielle et un remboursement totale ou partiel du CCA dans le cadre d’une cession comitente des parts d’un associé ? Merci d’avance

Bonjour, nous avons créer une sci familiale, moi, mon mari et mon fils. Nous avons fait un emprunt pour travaux qui se terminera l’année prochaine, mon mari étant décédé a donner ses parts à notre fils. En tant que remboursement nous faisions 50/50 maintenant ça se passe comment qui doit rembourser quoi ?

Bonjour, Avec le décès de votre mari et la transmission de ses parts à votre fils, la répartition du remboursement du prêt dépend désormais de la répartition actuelle des parts dans la SCI. Si votre fils détient désormais la moitié des parts et vous l’autre moitié, alors le remboursement peut continuer à être réparti à parts égales. Toutefois, si la répartition des parts a changé, chacun doit contribuer au remboursement en fonction de sa proportion dans la SCI, sauf accord contraire entre vous. Il peut être utile de formaliser cette répartition pour éviter tout litige futur. En espérant que notre… Lire la suite »

Est ce que les membres d’une SCI sont en droit de réclamer , une part de l’indemnité pour un préjudice corporel et moral , que l’un d’entre eux a reçu à la suite d’un accident de la route qu’il est le seul à avoir subi personnellement , mais dont l’assurance dépend d’un prêt que ces membres ont contracté en commun dans le cadre de leur SCI ,

Bonjour,

Non, les autres membres de la SCI ne peuvent pas réclamer une part de l’indemnité, car celle-ci est destinée exclusivement à réparer le préjudice personnel de la victime. Le fait que l’assurance soit liée à un prêt contracté en commun n’y change rien, car l’indemnisation vise le dommage subi par une seule personne et non un préjudice collectif affectant la SCI. Seule une indemnisation couvrant une perte économique directement liée à l’activité de la société pourrait éventuellement faire l’objet d’une discussion.

En espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle journée.
L’équipe LegalPlace.

Bonjour, nosu avons une SCI familiale : 1 mère retraitée et 3 enfants adultes en activité. 2 des 4 associés veulent acquérir un bien dont l’achat sera réparti en parts. Mais comment cela se passe pour le crédit ?

Bonjour,
Votre situation est complexe car les modalités de prêt dépendent des banques et également de votre situation particulière. Nous vous invitons donc à contacter un établissement bancaire, qui saura vous aiguiller.
En vous souhaitant une belle journée.
L’équipe LegalPlace

Bonjour,
En cas d’emprunt bancaire souscrit par une SCI familiale et dont les échéances sont payées par l’un des associés. La déclaration du prêt est-elle obligatoire aux impôts ? Doit on cumuler le montant des échéances et apprécier le montant annuel du prêt ou avance en compte courant ?

Par avance merci

Bonjour,
Vous devez déposer l’imprimé n° 2062 « Déclaration de contrat de prêt » auprès du service des impôts des particuliers en même temps que votre déclaration de revenus.En vous souhaitant une belle journée,
L’équipe LegalPlace.

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Rédigé par

Samuel Goldstein

Samuel est co-fondateur de LegalPlace et responsable du contenu éditorial. L'ambition est de rendre accessible le savoir-faire juridique au plus grand nombre grâce à un contenu simple et de qualité. Samuel est diplômé de Supelec et de HEC Paris

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