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  • Le dropshipping est un modèle commercial dans lequel le vendeur est un intermédiaire entre la société productrice et l’acheteur. Il ne possède pas de stock, mais reste responsable de la commande.
  • Vous devez obligatoirement créer une entreprise et disposer d’un statut juridique pour exercer cette activité.
  • Le dropshipping est légal, mais il reste encadré en matière de protection des consommateurs, de TVA et de droits de douane.

Vous envisagez de vous lancer en dropshipping ? Ce modèle vous permet de créer une boutique en ligne sans gérer le stock, à condition de respecter un cadre légal précis. Découvrez ce qu’il faut savoir avant de créer votre entreprise.

Comment se lancer dans le dropshipping ?

Le dropshipping est un modèle de vente dans lequel un détaillant vend des produits sur Internet sans gérer l’envoi et le retour des produits ou la gestion des stocks. Le dropshipper constitue l’intermédiaire entre l’acheteur et le fournisseur. À chaque commande client, c’est le fabricant ou le grossiste qui se charge de livrer directement les articles auprès du consommateur final.

Le dropshipping permet donc à un entrepreneur de créer un commerce avec un budget de lancement minimal. Les principaux frais concernent la création du site Internet et les démarches de création d’entreprise.

En revanche, l’entrepreneur reste responsable des produits qu’il vend. À ce titre, il doit créer des partenariats avec des fournisseurs de confiance, vérifier la qualité des articles vendus, et assurer un suivi client de qualité.

Si ce modèle de vente vous intéresse, commencez par identifier le type de produit que vous souhaitez commercialiser. Vous pourrez ensuite mener une étude de marché et bâtir un business plan pour sécuriser votre projet. Il faut ensuite créer votre entreprise, sous le statut juridique de votre choix. Vous devrez aussi trouver un ou plusieurs fournisseurs, puis créer votre site Internet et commencer à communiquer autour de votre activité. Enfin, pensez à vous renseigner sur la réglementation applicable afin de lancer votre entreprise dans de bonnes conditions.

En raison de ses tarifs compétitifs et de ses capacités de fabrication, la Chine s’impose depuis plusieurs années comme un acteur majeur dans l’industrie du dropshipping. Les dropshippers sont nombreux à s’approvisionner auprès de fournisseurs chinois, dont AliExpress et Alibaba, afin de proposer des produits à des prix attractifs à l’échelle mondiale.

Le dropshipping est-il légal en France ?

Le dropshipping est une méthode de vente légale. Vous commercialisez des produits avec l’accord du fournisseur. Cependant, vous restez responsable des articles que vous proposez sur votre boutique en ligne. C’est pourquoi vous devez vérifier qu’ils sont licites, conformes et sécurisés au regard de la réglementation en vigueur.

Par ailleurs, vous devez respecter les règles applicables à la vente en ligne. Vous devez informer vos clients des caractéristiques et du prix des produits vendus (article L111-1 du Code de la consommation), ainsi que des conditions de livraison et de retour. La vente de vos articles doit inclure un droit de rétractation. Toute pratique commerciale déloyale est à proscrire dans le cadre du dropshipping.

Enfin, vous êtes obligé de créer une entreprise, sous le statut juridique de votre choix. La micro-entreprise est privilégiée pour tester l’activité de dropshipper, tandis que la société est pertinente pour une activité qui se développe.

Il n’est pas possible de créer une entreprise de dropshipping en tant que particulier. Vous devez obligatoirement vous immatriculer via le Guichet unique et au RCS (Registre du commerce et des sociétés).

Quel statut juridique pour faire du dropshipping ?

Pour créer une entreprise de dropshipping, les commerçants débutent généralement en micro-entreprise pour tester leur activité avant de basculer en société (EURL ou SASU) lorsque l’activité croît.

Créer une micro-entreprise pour devenir dropshipper

Le statut de micro-entrepreneur vous permet de tester le marché et votre concept. Il est accessible et sa création est gratuite. Vous bénéficiez d’obligations comptables allégées : vous devez principalement déclarer vos revenus chaque mois ou chaque trimestre, ainsi que tenir un livre de recettes et un registre des achats pour assurer un suivi et une transparence sur vos mouvements financiers.

Par ailleurs, vous payez des cotisations sociales à hauteur de 21,2 % de votre chiffre d’affaires. De fait, vous n’êtes pas imposé sur les périodes où vous ne générez pas d’entrée d’argent. En revanche, même en cas de chiffre d’affaires nul, vous devez effectuer votre déclaration auprès de l’URSSAF.

Vous êtes non assujetti à la TVA si votre chiffre d’affaires annuel n’excède pas 85 000 € (seuil minimal) ou 93 500 € (seuil majoré). Dans ce cas, vous ne facturez pas la TVA, mais vous ne pouvez pas non plus la récupérer. Vous pouvez toutefois opter volontairement pour la TVA avant d’atteindre ces seuils en contactant le SIE de votre entreprise.

Les limites de ce statut résident principalement dans l’impossibilité de déduire vos frais professionnels et le plafond de chiffre d’affaires. Pour continuer à bénéficier des avantages de ce régime, vous ne devez pas dépasser 203 100 € de chiffre d’affaires annuel. Ce plafond peut freiner votre développement.

Créer une société pour faire du dropshipping

La société vous permet de développer votre activité de dropshipper avec un cadre juridique structuré et sans limite de chiffre d’affaires. Vous pouvez choisir une SASU ou une EURL si vous entreprenez seul, ou plutôt pour une SAS ou une SARL si vous préférez vous associer. Dans tous les cas, la société permet de protéger votre patrimoine personnel de votre patrimoine professionnel. Vous pouvez aussi déduire vos frais professionnels (notamment les frais liés à la gestion de votre site Internet ou à votre communication). Vous pouvez aussi recruter des salariés.

En contrepartie, les démarches de création et de gestion sont plus complexes. Vous devez tenir une comptabilité complète et déposer vos comptes annuels. Par ailleurs, vous bénéficiez en principe d’une franchise en base TVA sous 85 000 € de chiffre d’affaires annuel. Toutefois, l’achat de produits hors UE pour une vente en France implique des règles spécifiques en matière de TVA.

La SASU et la SAS offrent une grande souplesse d’organisation et une protection sociale renforcée. Il est d’ailleurs facile de passer de SASU à SAS, car les deux constituent la même forme juridique. En revanche, vos cotisations sociales sont plus élevées, et les démarches de création sont plus complexes qu’en EURL ou SASU, notamment en matière de rédaction des statuts.

De leur côté, l’EURL et la SARL offrent un cadre renforcé pour le développement de l’entreprise. Vos cotisations sociales sont aussi moins élevées. En contrepartie, votre protection sociale est moins étendue qu’en SASU, car vous dépendez du régime des travailleurs non salariés. De plus, la transformation d’une EURL en SARL est plus complexe.

Micro-entreprise ou société pour se lancer en dropshipping : comment choisir ?

Le tableau suivant vous détaille les différences entre la micro-entreprise et la société pour vous aider à choisir le statut juridique le plus adapté à votre projet de dropshipping :

Micro-entreprise EURL/SARL SASU/SAS
Avantages Création rapide

Gestion allégée

Cotisations sociales représentent un pourcentage de chiffre d’affaires

Pas de plafonds de chiffre d’affaires

Déduction des frais professionnels

Séparation du patrimoine personnel et professionnel

Charges sociales moins élevées qu’en SASU/SAS

Pas de plafonds de chiffre d’affaires

Déduction des frais professionnels

Séparation du patrimoine personnel et professionnel

Organisation flexible

Protection sociale renforcée

Passage de SASU à SAS facile

Inconvénients Plafond de chiffre d’affaires de 203 100 €

Impossibilité de déduire vos frais professionnels

Cadre strict

Protection sociale plus réduite qu’en SASU/SAS

Passage d’EURL à SARL complexe

Complexité de création

Charges sociales plus élevées qu’en EURL/SARL

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Trouver mon statut idéal

Quelles sont les étapes pour se lancer dans le dropshipping ?

Vous devez choisir une niche et trouver des fournisseurs de qualité avant d’immatriculer votre entreprise, de créer votre site Internet et de communiquer autour de votre marque.

Choisir une niche

La première étape de création de votre entreprise de dropshipping consiste à identifier le type de produits que vous désirez vendre. Cosmétique, décoration, vélos, boissons fermentées… Les possibilités sont nombreuses. Pour sélectionner une niche, appuyez-vous sur les secteurs qui vous intéressent, puis évaluez les marchés en pleine croissance. Si vous n’avez pas d’idée précise, observez les domaines qui rencontrent le plus de succès pour orienter votre choix.

Vous pouvez affiner votre étude en vous aidant de l’outil Google Trends. Il explore la fréquence de recherche de divers termes. Prêtez attention aux produits qui suscitent un volume de recherche croissant.

Couplez votre analyse avec des outils dédiés au dropshipping, comme Dsers. Il vous indique le volume de produits commandés sur des plateformes de vente en ligne comme AliExpress.

Réaliser une étude de marché

L’étude de marché est nécessaire pour vérifier que votre projet e-commerce est viable et qu’il existe bien un réel potentiel de générer des bénéfices sur votre niche. Commencez par évaluer le profil de vos clients (besoins, attentes, panier moyen) et celui de vos concurrents directs et indirects (magasins physiques, sites e-commerces généralistes et spécialisés). Analysez aussi l’environnement de votre activité (tendances du marché, réglementation, évolution de la demande, etc.). En couplant ces informations, vous vérifiez que votre concept est solide. Vous pouvez également ajuster vos premières idées pour construire un business model cohérent.

Établissez aussi un prévisionnel financier de votre boutique en ligne. Il s’agit d’estimer vos entrées et sorties d’argent pour vos trois premières années d’exercices. Vous identifiez votre seuil de rentabilité et vous assurez que votre projet est financièrement viable.

Vous pourrez ainsi bâtir votre business plan. Cet outil de pilotage est utile pour suivre et ajuster votre développement commercial et démarcher de potentiels investisseurs.

Trouver un fournisseur fiable

Pour que votre e-commerce de dropshipping fonctionne correctement, il est nécessaire de collaborer avec des fournisseurs fiables. Plusieurs critères de sélection doivent retenir votre attention : la qualité des produits vendus, leur conformité avec la réglementation française et européenne, ainsi que la qualité de leur service client et de leur gestion logistique (notamment en matière de livraison et de retours).

Testez les produits pour vous assurer qu’ils soient conformes à leur description. Vous restez responsable des articles que vous vendez sur votre site.

Vous pouvez tout autant faire appel à des plateformes telles qu’AliExpress ou Amazon, des grossistes comme BigBuy et Brandsdistribution, ou encore collaborer avec des fournisseurs français. D’ailleurs, de nombreuses plateformes de gestion proposent des catalogues de grossistes préétablis.

Créer le catalogue de votre site Internet

Votre site e-commerce doit proposer un catalogue d’articles cohérent avec votre univers de marque et votre cible. Organisez vos produits en catégories logiques et proposez des articles complémentaires sur chaque fiche produit. Cette approche favorise l’augmentation du panier moyen et améliore l’expérience utilisateur.

Immatriculer votre entreprise

Conformément à l’article R123-32 Code de commerce, vous devez immatriculer votre entreprise avant de lancer votre activité de dropshipping. Les démarches administratives sont à réaliser dans le mois qui précède l’ouverture de votre site Internet ou dans les 15 jours qui suivent. Les formalités diffèrent selon votre statut juridique.

En micro-entreprise, vous pouvez directement vous rendre sur le site du Guichet unique, sans actions préalables. Vous remplissez le formulaire de création et partagez les documents requis (carte d’identité, justificatif de domicile ou encore attestation de non-condamnation). La procédure est gratuite pour ce statut juridique.

En société, vous devez au préalable générer vos statuts, déposer votre capital social en banque ou auprès d’un notaire, et publier un avis de création dans un JAL (journal d’annonces légales). Vous remplissez ensuite le formulaire de création de société sur le Guichet unique et transmettez les documents demandés. Cette opération est payante, et coût en moyenne entre 200 et 300 euros selon la forme juridique choisie.

Une fois votre dossier validé, vous recevez votre numéro SIREN, votre numéro SIRET, votre code APE et votre extrait Kbis.

LegalPlace vous accompagne de A à Z dans la création de votre entreprise : génération des statuts, publication de l'annonce légale, dépôt du dossier au Guichet unique INPI. Vous répondez à quelques questions, LegalPlace gère toutes les formalités.

Créer son site e-commerce

Votre site Internet constitue la vitrine de votre entreprise de dropshipping. Il doit donc être agréable à parcourir tout en guidant l’internaute vers votre catalogue de produits. Pour optimiser votre visibilité, il reste utile de mettre en place une stratégie SEO afin d’attirer du trafic qualifié depuis les moteurs de recherche, en complément si besoin d’une stratégie de publicité payante (SEA ou Meta Adds). Pour créer votre site Internet, vous pouvez utiliser l’application WooCommerce de WordPress, ou passer par des plateformes dédiées comme Shopify ou Dropizi. Vous pouvez créer vous-même votre boutique en ligne ou faire appel à un webdesigner spécialisé en e-commerce.

Fixer un prix rentable

Pour fixer un prix rentable pour les produits vendus sur votre site de dropshipping, il est nécessaire de mener une analyse détaillée du marché. Dans le tarif final, vous devez prendre en compte à la fois le prix d’achat des marchandises, les frais de fonctionnement de votre site, la TVA, les droits de douane (le cas échéant) et votre marge. N’hésitez pas à comparer vos tarifs avec ceux des sites concurrents pour ajuster votre positionnement.

Faire la promotion de votre site

Pour attirer des clients sur votre site Internet, vous devez en assurer la promotion. Plusieurs leviers peuvent être activés en parallèle : créer une stratégie de référencement naturel (SEO), lancer des campagnes de publicité et communiquer sur les réseaux sociaux.

Votre site peut capter du trafic qualifié à condition de déployer une stratégie SEO efficace. Elle repose sur une structure technique propre pour faciliter l’accès aux robots de Google et autres navigateurs, et la création de contenu précis qui décrit clairement les produits vendus. Rédigez des descriptions sur vos pages catégories et publiez des articles de blog pour répondre aux questions de vos clients. La qualité de votre contenu et des informations partagées facilite ensuite l’obtention de liens depuis d’autres sites. Si besoin, il est possible de mettre en place une stratégie de backlinks pour renforcer l’autorité de votre site.

Vous pouvez compléter votre communication sur les réseaux sociaux. Vous développez ainsi la visibilité de votre marque et stimulez le trafic vers votre site e-commerce. C’est un excellent moyen de faire connaître votre marque auprès d’un nouveau public et de construire une communauté fidèle.

Enfin, vous pouvez mettre en place des campagnes de publicité sur Google ou sur les réseaux sociaux. Elles permettent de cibler directement votre clientèle idéale et de renforcer votre notoriété. N’hésitez pas à mener des tests pour identifier le canal et le type de format qui génèrent le plus de clics.

Quelles sont les obligations légales du dropshipper ?

En vertu de l’article L221-5 du Code de la consommation, vous devez fournir des informations claires et précises à vos clients :

  • Vos fiches produits doivent indiquer les caractéristiques essentielles de vos produits, leur prix ainsi les modalités de livraison.
  • Votre page de commande (ou panier d’achat) doit rappeler les informations essentielles relatives aux caractéristiques des produits, à leurs tarifs, ainsi que le délai de livraison estimé.
  • Vos mentions légales doivent préciser votre identité (nom, coordonnées, numéro RCS) et celle de votre hébergeur.
  • Vos CGV doivent contenir votre nom et vos coordonnées, les garanties légales (incluant les modalités de mise en œuvre du contrat de vente), le nom et les coordonnées de votre médiateur à la consommation, les conditions et les modalités d’exercice du droit de rétractation (délai de 14 jours, formulaire type de réclamation).

Vous restez responsable des produits que vous vendez sur votre site. Vous devez vous assurer que votre fournisseur dispose de suffisamment de stock pour envoyer les commandes dans le délai affiché sur votre boutique en ligne.

Toute pratique commerciale trompeuse (faux avis, origine trompeuse, fausse promotion, etc.) est passible de sanctions, conformément aux articles L121-2 à L121-5 du Code de la consommation. Ces pratiques commerciales déloyables sont passibles de 2 ans d’emprisonnement et 300 000 euros pour une personne physique, et jusqu’à 1,5 millions d’euros pour une personne morale.

Quelle fiscalité et quelles taxes pour le dropshipping ?

Vous devez respecter vos obligations fiscales, déclarer votre TVA si vous y êtes assujetti et demander un numéro EORI.

La fiscalité en dropshipping

Les modalités d’imposition de votre activité de dropshipping dépendent de votre statut juridique. En micro-entreprise, vous êtes assujetti à l’impôt sur le revenu. Sous conditions, vous pouvez bénéficier du versement libératoire.

En société, vous êtes assujetti à l’impôt sur les sociétés en SARL, SASU et SAS, et à l’impôt sur le revenu par défaut en EURL. Sous conditions, vous pouvez opter pour l’autre type d’imposition. Vos déclarations sont à réaliser auprès de la direction générale des finances publiques.

Toute entreprise a des obligations comptables (bilan, compte de résultat, déclarations fiscales…). ComptaPlace vous accompagne pour rester conforme aux exigences légales en toute tranquillité, et éviter les sanctions en cas de contrôle fiscal.

La TVA

En tant que commerçant, vous devez déclarer et reverser la TVA collectée auprès de vos clients. Si vous êtes en micro-entreprise sous le seuil de 85 000 € de chiffre d’affaires annuel, vous bénéficiez de la franchise en base de TVA. De fait, vous n’êtes pas redevable de la TVA et ne la facturez pas à vos clients, mais en contrepartie, vous ne pouvez pas la récupérer sur vos achats.

Si vous vous approvisionnez en dehors de l’Union européenne, vous pouvez utiliser le guichet IOSS pour collecter, déclarer et reverser la TVA auprès du seul État membre, sans devoir vous enregistrer auprès de toutes les autorités fiscales des États membres de l’UE.

En cas d’importation venant d’un pays hors de l’Union européenne, un droit de douane forfaitaire de 3 euros s’applique aux colis de valeur égale ou inférieure à 150 euros (il n’y a plus d’exonération à compter du 1er juillet 2026). Ce tarif est cumulé avec la taxe petit colis de 2 euros par article (applicable depuis le 1er mars 2026) et la redevance pour frais de gestion UE, applicable à compter du 1er novembre 2026 (et qui entraînera la suppression de la “taxe petit colis”).

Le numéro EORI

Si vos fournisseurs se trouvent à l’extérieur de l’Union européenne, vous devez obtenir un numéro EORI. Il sert à identifier vos colis, à retracer son acheminement et à lutter contre les risques de fraude. Il concerne votre activité de dropshipping quel que soit votre statut juridique. Vous pouvez l’obtenir en vous connectant au site des douanes SOPRANO. Ce numéro est valide sans limitation de durée.

Le numéro EORI sert aux opérations douanières. Il est à ne pas confondre avec le numéro de TVA intracommunautaire qui sert aux opérations fiscales.

Quels sont les avantages et les inconvénients du dropshipping ?

Comme tout modèle de vente, le dropshipping présente des avantages et des inconvénients.

Les avantages du dropshipping

Le dropshipping est un système de vente qui nécessite peu d’investissement au départ. Un ordinateur et une connexion Internet suffisent pour gérer votre site. Vous n’avez pas de local à louer ni de matière première à acheter, puisque c’est le fournisseur qui se charge de stocker et d’expédier les articles. Vous ne gérez pas la logistique associée aux envois et aux retours de produits.

Vous êtes libre d’agrandir votre catalogue de marchandises en fonction de votre marché et de vos objectifs de développement. Aucune contrainte géographique ne vous retient, vous êtes libre d’exercer votre activité d’où vous le souhaitez.

Votre mission consiste principalement à gérer votre plateforme de vente, développer votre communication et générer des leads qualifiés.

Les inconvénients

Même si vous vendez des articles conçus par d’autres fabricants, vous êtes responsable de leur qualité. Vous devez donc tester les produits en amont, vous informer sur leurs conditions de fabrication, et rédiger un contrat solide avec le fournisseur. Ce document n’est pas obligatoire, mais vous permet de protéger vos intérêts et ceux de vos clients. Dans certains cas, votre relation peut aussi être encadrée par les conditions générales d’utilisation de la plateforme où vous commandez vos produits.

Vous devez aussi suivre de près la gestion des stocks de vos fournisseurs. S’ils arrêtent de concevoir ou de diffuser un produit, vous devez le retirer de votre catalogue. Il est également nécessaire de vous assurer qu’ils disposent de suffisamment de stock pour envoyer les articles dans les délais affichés sur le site Internet. En cas de risque de rupture, il est important d’en informer les internautes par un message clair et visible sur votre site.

En outre, votre marge de vente est généralement réduite en dropshipping. En effet, c’est un secteur qui rencontre une forte concurrence. Vous pouvez toutefois vous démarquer en identifiant une niche porteuse encore peu exploitée et en améliorant l’expérience client.

Le dropshipping est-il rentable ?

Le dropshipping est une activité qui peut être rentable, à condition de développer un business model solide. Un dropshipper débutant peut espérer dégager un revenu net de quelques centaines d’euros nets tandis qu’un professionnel avancé qui optimise sa marge peut gagner plusieurs milliers d’euros nets.

Pour être rentable, vous devez identifier votre seuil de rentabilité. Cette donnée vous aide à ajuster vos prix, en veillant à équilibrer vos revenus avec vos charges. Les coûts de ce modèle de vente incluent à la fois le prix d’achat de vos articles, les frais de fonctionnement de votre site Internet, vos frais de communication, les frais de transaction si vous passez par des plateformes de paiement comme Stripe ou Paypal, et vos cotisations et impôts.

Certains leviers vous aident à optimiser votre marge (souvent comprise entre 15 et 30 %). Vous pouvez notamment sélectionner une niche très ciblée, réaliser des achats de gros, proposer un service client de qualité, fluidifier l’expérience utilisateur sur votre site et développer la notoriété de votre marque.

Il convient de se méfier des fausses promesses qui affirment que le dropshipping est une activité facilement lucrative. Comme tout commerce, vous devez agir sur plusieurs leviers pour faire connaître votre marque et encourager les consommateurs à passer à l’achat.

Comment créer son entreprise de dropshipping ?

Pour créer votre entreprise de dropshipping, vous devez :

  • Identifier une niche porteuse avec idéalement peu de concurrence ;
  • Mener une étude de marché ;
  • Sélectionner des fournisseurs de qualité ;
  • Choisir le statut juridique le mieux adapté à votre situation ;
  • Immatriculer votre entreprise sur le site du Guichet unique ;
  • Obtenir votre numéro Kbis et votre numéro EORI ;
  • Créer votre site Internet ;
  • Promouvoir votre activité (SEO, publicité, réseaux sociaux).

Le dropshipping est une activité commerciale appréciée pour sa simplicité de gestion et son coût abordable, car vous n’avez pas de produits à créer ni de stock à gérer. Vous gérez principalement le développement de votre site et de sa notoriété. Vous êtes libre de vous spécialiser dans le secteur de votre choix et de choisir votre statut juridique. Vous êtes cependant soumis à une réglementation spécifique, notamment en matière d’information au client et de TVA.

FAQ

Quel budget faut-il pour commencer le dropshipping ?

L’investissement initial concerne surtout la création de votre site, l’achat de son nom de domaine et l’hébergement. À ces frais peuvent aussi s’ajouter un budget dédié à la communication (optimisation du site, création d’une campagne de publicité, création d’un compte sur vos réseaux sociaux). Le budget de départ peut être compris entre 200 et 500 euros si vous faites tout seul, et atteindre plusieurs milliers d’euros si vous engagez des prestataires pour créer votre site et gérer votre communication.

Quel est le salaire d'un dropshipper ?

Le salaire d’un dropshipper est variable et dépend à la fois de la concurrence de son marché, de la marge bénéficiaire et de la notoriété de son site Internet. Le taux de marge brute est souvent compris entre 15 et 30 %. Un dropshipper débutant peut dégager quelques centaines d’euros nets tandis qu’un profil plus expérimenté peut générer plusieurs milliers d’euros.

Peut-on faire du dropshipping en tant qu'auto-entrepreneur ?

Oui, il est possible de faire du dropshipping en tant qu’auto-entrepreneur. C’est d’ailleurs un statut juridique privilégié pour tester cette activité, car il est simple et rapide à créer. Notez cependant que vous ne pouvez pas déduire vos frais professionnels et que votre chiffre d’affaires annuel est plafonné à 203 100 €.

Faut-il payer la TVA en dropshipping ?

Si vous êtes assujetti à la TVA, vous devez la récupérer, la déclarer et la régler. Seuls les micro-entrepreneur non assujettis ne sont pas concernés, car qui n’excèdent pas 85 000 € de chiffre d’affaires. Notez que l’importation de colis hors Union européenne est soumise à des droits de douane, notamment un forfait de 3 euros par colis de moins de 150 euros.

Peut-on se lancer dans le dropshipping gratuitement ?

Le dropshipping vous permet de créer une entreprise avec peu de frais, mais certains coûts restent incompressibles. La création de votre site Internet engendre obligatoirement l’achat d’un nom de domaine et un abonnement auprès d’un hébergeur. Si vous créez une société, vous payez aussi des frais de greffe.

Quelles démarches dois-je faire pour me lancer légalement dans le dropshipping en France en 2026 ?

Une fois que vous avez identifié votre niche et trouvé des fournisseurs, vous devez immatriculer votre entreprise sur le Guichet unique. Si vous créez une société, vous devez au préalable rédiger vos statuts, déposer votre capital social et publier un avis de création dans un JAL. Vous devez aussi demander un numéro EORI pour l’importation de produits depuis des pays situés en dehors de l’union européenne.

Quel statut juridique choisir pour démarrer du dropshipping quand on débute avec un petit budget ?

La micro-entreprise est le statut juridique privilégié pour démarrer une activité de dropshipping avec peu de frais. Il est rapide à créer et bénéficie d’obligations comptables allégées. Vous devez principalement tenir un livre de recettes et un registre des achats, ainsi que déclarer votre chiffre d’affaires.

Est-ce que je dois payer des droits de douane sur les colis venant de Chine en 2026 ?

Oui, des droits de douane s’appliquent sur tout colis venant de Chine en 2026, y compris ceux d’une valeur de moins de 150 euros. Un prix forfaitaire de 3 euros s’applique, ainsi qu’une taxe petit colis de 2 euros (remplacée par une redevance pour frais de gestion UE à compter du 1er novembre 2026).

Quels sont les risques et les sanctions si je ne respecte pas la réglementation en dropshipping ?

Toute pratique commerciale déloyale en dropshipping est passible de sanctions. Elle peut entraîner une amende de 300 000 euros et 2 ans d’emprisonnement pour une personne physique, et jusqu’à 1,5 million d’euros pour une personne morale.
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Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.

Dernière mise à jour le 29/06/2026

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Mehdi Ouchallal

Co-fondateur LegalPlace, Mehdi est diplômé du magistère DJCE et avocat. Il a exercé plus de 12 ans au sein de cabinets anglo-saxons et français en droit des sociétés, fusions-acquisition et capital investissement.